Définition d’une transplantation :
= prélèvement d’un organe d’un donneur et implantation à un receveur avec rétablissement de la continuité vasculaire.
Définition d’une transplantation orthotopique :
Si l’implantation est en lieu et place de l’organe défaillant (ex. : cœur, poumon, foie, intestin) ;
Définition d’une transplantation hétérotopiques :
= si le transplant est placé dans un autre site anatomique, l’organe défaillant restant alors en place (ex. : rein, pancréas).
Définition d’une greffe :
= prélèvement et implantation de tissus, sans anastomose vasculaire (ex. : cornée, îlots pancréatiques, moelle osseuse).
Définition d’une autogreffe :
= Greffe chez le même individu
Définition d’une greffe synergique :
= greffe syngénique si le donneur et le receveur sont génétiquement identiques (jumeaux homozygotes) ;
Définition d’une allogreffe :
lorsque le donneur et le receveur sont génétiquement différents mais de la même espèce ;
Définitiond ‘une xénogreffe :
= lorsque le donneur et le receveur appartiennent à des espèces différentes.
Epidémiologie :
Classification de Maastricht des donneurs d’organes en narrêt circulatoire :
Bilan prégreffe pour le receveurs :
+ 3 objectifs :
Pour s’assurer :
=> Ce bilan est donc mené de manière pluridisciplinaire avec, au minimum, des consultations néphrologique, urologique et anesthésique.
Pour les anastomoses vasculaires on recherche une claudication, de séance de dialyse sur cathéter fémoral, examen des membres inférieurs, pouls fémoraux, échographie-Doppler artériel et veineux des axes iliaques primitifs ou membres inférieurs, scanner abdominopelvien au minimum sans injection à la recherche de calcifications artérielles ;
Pour l’anastomose urinaire on évalu le volume de la diurèse résiduelle, les troubles mictionnels, les antécédents urologiques et de transplantation. Si besoin, en fonction de l’interrogatoire : débitmétrie, cystographie, fibroscopie urétrovésicale, voire bilan urodynamique.
=> Ces examens ont pour but de confirmer l’absence d’obstacle sous-vésical, de reflux vésico-urétral, de signe de lutte vésicale ou d’évaluer la bonne fonction du réservoir vésical.
Bilan pré–greffe du donneurs décédès :
+ objectifs principaux :
Pour :
4 grands axes du bilan pré-greffe du donneur vivant :
1) s’assurer de la compatibilité du donneur potentiel avec le receveur :
2) s’assurer de la faisabilité de la transplantation. Le bilan rénal comprend :
3) s’assurer de l’absence de pathologies susceptibles de s’aggraver après le don, de problèmes infectieux ou néoplasiques, ou de contre-indication anesthésique :
4) afin que son consentement soit éclairé, informer le donneur potentiel :
Consensus général pour la technique chirurgicale de la transplantation rénale :
Sauf exception, la transplantation rénale est hétérotopique, c’est-à-dire hors du site anatomique de l’organe considéré. Les reins natifs ne sont donc pas retirés et le transplant est implanté en fosse iliaque, où vaisseaux et vessie sont faciles d’accès.
On retiendra donc que pour une majorité d’équipes françaises, une première transplantation rénale est faite : en fosse iliaque droite, avec des anastomoses artérielle et veineuse termino-latérales sur les vaisseaux iliaques externes, et une implantation urétérale dans la vessie (anastomose urétéro-vésicale avec montage antireflux, volontiers protégée par sonde double JJ).
Complications chirurgicales précoces de la transplantation rénale + CAT en 1ere intention devant une retard de fonction :
Aux complications chirurgicales aspécifiques (hémorragiques, transfusionnelles, nosocomiales, pariétales) s’ajoutent des risques précoces pouvant compromettre la fonction du greffon
=> L’écho-Doppler du transplant est l’examen d’imagerie de première intention en cas de retard de fonction.
Suivi après transplantation rénale : + objectfs
Dans les suites immédiates de la transplantation, le patient est vu en consultation de façon rapprochée : 1, 3, 6 mois, puis ensuite au minimum une fois par an.
Si l’anastomose urinaire a été faite sur une sonde double J, celle-ci est retirée par cystoscopie sous anesthésie locale quelques semaines après la transplantation.
=> Le suivi est uronéphrologique et il a plusieurs objectifs :
Diagnostic d’un état de mort encéphalique :
Les médecins qui établissent le constat de la mort, d’une part, et ceux qui effectuent le prélèvement ou la greffe, d’autre part, doivent faire partie d’unités fonctionnelles ou de services distincts.
Législation concernant le donneur vivant :
Le Code de la santé publique fixe précisément les conditions du don d’organes du vivant (art. L. 1231-1 et 1231-3 du Code de la santé publique issus de la loi de bioéthique n° 2011-814 du 7 juillet 2011).
=> L’ABM gère un registre des duos et réalise un cycle de tests d’appariement (match-run) tous les 3–4 mois.
Résumé du bilan donneur et du receveur INDISPENSABLES à la transplantation : (4)
❯ groupage ABO et Rhésus ;
❯ typage HLA classe I (A et B), classe II (DR et DQ) ;
❯ sérologies ;
❯ imagerie abdominopelvienne.
Un cross match lymphocytaire posittig contre indique formellement à la transplantation ?
=> VRAI