Cas 1. Le traitement de la bactérie Staphylococcus pseudintermedius résistante à la méticilline est devenu un problème en médecine vétérinaire. Bien qu’elle soit souvent isolée de patients qui se présentent en cliniques vétérinaires, on craint que le risque d’infection par cette bactérie résistante ne soit augmenté par une hospitalisation. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs de risque d’infection par le Staphylococcus pseudintermediusrésistante à la méthicilline chez les chiens et les chats en Allemagne. Cent cinquante (n=150) animaux (chats ou chiens) ayant eu un diagnostic d’infection par Staphylococcus pseudintermedius résistante à la méthicilline et 133 animaux (chats ou chiens) ayant reçu un diagnostic d’infection par Staphylococcus pseudintermedius sensible à la méthicilline ont été recrutés pour cette étude, à partir des données provenant d’un laboratoire diagnostic de référence. (retrospectif)
Les critères d’inclusion des animaux dans l’étude étaient (1) avoir reçu un diagnostic d’infection par Staphylococcus pseudintermedius au cours des six derniers mois, et (2) avoir un isolat de Staphylococcus pseudintermedius dûment conservé par le laboratoire et disponible pour de nouvelles analyses. Les vétérinaires ayant examiné et référé les animaux correspondants à ces critères étaient ensuite contactés par téléphone afin de compléter un questionnaireafin de recueillir des informations sur leur historique médicale et d’hospitalisation, le nombre de visites dans une clinique vétérinaire précédant le diagnostic, et les médicaments reçus dans les six derniers mois.
Une fois toutes les données compilées, celles-ci ont été analysées à l’aide de modèles statistiques. Les résultats principaux sont présentés au tableau suivant :
On sélectionne des animaux ‘‘sains = contrôle’’ (diagnostiqué Staph sensible à la méthicilline), et des animaux ‘‘malade = cas’’ (diagnostiqué Staph résistant à la méthicilline).
Les animaux sélectionnés ont été diagnostiqués dans les 6 derniers mois (rétrospectif), et l’étude est allée recueillir des informations complémentaires concernant les facteurs de risque possibles auprès des vétérinaires concernés.
Le devis d’étude représente un bon choix, car il permet de comparer la fréquence d’exposition (chez les cas témoins et malades) à plusieurs facteurs, ce qui est justement le but de l’étude qui cherche a trouvé des facteurs de risque liés à l’infection de Staph résistant à la méthicilline.
Les auteurs ont choisi ce type de mesure car lors d’une étude cas/témoin, ce sont les chercheurs qui vont contrôler le nombre de malades et de sains qui participent donc impossible de calculer la prévalence. C’est donc pour cela que le rapport de cote est la seule mesure d’association possible à utiliser.
Si l’isolat n’était pas bien conservé ou non disponible pour de nouvelles analyses, il y aurait pu avoir un mauvais classement dû à une erreur du laboratoire (lors du diagnostic) et l’étude n’aurait pas pu la détecter.
Cas 2. Le PICRA (Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens) surveille les tendances à l’échelle nationale quant à l’utilisation des antimicrobiens et à l’émergence de la résistance aux antimicrobiens chez certaines bactéries isolées chez l’humain, les animaux ou dans les aliments. Ce système de surveillance renferme plusieurs volets. Le volet 1 consiste à centraliser les informations sur le profil de résistance de certaines bactéries isolées à partir d’échantillons cliniques soumis par les vétérinaires canadiens et provenant d’animaux de toutes espèces. Les laboratoires provinciaux qui reçoivent les échantillons des vétérinaires praticiens envoient par la suite les informations recueillies au PICRA qui les utilise à son tour pour évaluer les tendances relatives à la fréquence des isolats résistants au fil du temps. Le volet 2 consiste dans la collecte systématique d’échantillons de viande vendue en épicerie par l’équipe du PICRA. Ces échantillons sont analysés afin de recueillir des informations sur les profils de résistance de certaines bactéries isolées à partir de ces échantillons.
Le volet 2 puisque ce volet repose sur une collecte de données spécifiquement planifiée et réalisée dans un but de surveillance. En effet, le volet 2 consiste à aller recueillir des échantillons pour surveillance plutôt que d’attendre le signalement par des vétérinaires (surveillance passive) comme dans le volet 1.
La surveillance passive est moins coûteuse et permet d’avoir une grande collecte d’information, par contre, ce n’est pas la meilleure représentativité du portrait épidémiologique réel étant donné qu’il y a une sous-déclaration des cas.
C’est pour cela que en faisant une surveillance active, on obtient des résultats plus représentatifs (car plus ciblé pour nos objectifs) grâce auxquels on pourra estimer plus facilement la fréquence de résistance des antimicrobiens. C’est également un excellent choix pour évaluer l’effet d’un programme de prévention ou de contrôle (par exemple dans ce cas voir si l’utilisation des antimicrobiens de 1ère classe est diminuée). Par contre, la surveillance active est plus coûteuse.
Réponses :
Réponses :
15/60 = p(M+|E+)
16/80 = p(M+|E-)
A. Calculez RR
B. Calculez risque attribuable
C. Calcul p (M+|E+) - p (M+|E-) / p (M+|E+). Qu’est-ce que vous venez de calculer?
15/60 = p(M+|E+)
16/80 = p(M+|E-)
A. Calculez RR: 1.25
B. Calculez risque attribuable : 0.05
C. Calcul p (M+|E+) - p (M+|E-) / p (M+|E+). Qu’est-ce que vous venez de calculer?
Donner des informations sur le pronostic d’une condition
Dénérer des hypothèses
A. Quel est le type de devis de cette étude?
B. Quelle(s) mesure(s) de fréquence pouvons-nous calculer avec cette étude? (Type K)
a) Prévalence
b) Taux d’incidence
c) Risque d’incidence
C. Voici un tableau sur l’association suite à l’étude entre la stérilisation avant 4 mois et le développement de l’obésité. Discuter des résultats obtenus
D. Vous croyez qu’il y a un biais dans l’étude puisque, selon votre expérience clinique, les femelles ont une plus grande tendance à être stérilisées par leurs propriétaires et qu’elles ont aussi une plus grande prédisposition à l’obésité lorsque stérilisées. Comment appelle-t-on ce biais?
E. Il y a 3 tableaux 2 X 2 (obésité x exposition). Le 1er montre l’échantillon au complet avec un RR de 1,7. Le 2e montre le tableau avec les femelles et le 3e avec les mâles.
F. Quels sont les trois critères définissant un facteur de confusion? (faire une phrase complète par critère)
A. Quel est le type de devis de cette étude?
étude cohorte habituellement prospectif
étude cas-témoin habituellement rétrospectif
B. Quelle(s) mesure(s) de fréquence pouvons-nous calculer avec cette étude? (Type K)
a) Prévalence
b) Taux d’incidence
c) Risque d’incidence
C. le fait d’être stérilisé avant 4 mois n’est pas sun facteur de risque (malgré le fait que sa valeur de RR soit > 1) car l’intervalle de confiance inclut 1 et que la valeur p > 0.05.
D. Vous croyez qu’il y a un biais dans l’étude puisque, selon votre expérience clinique, les femelles ont une plus grande tendance à être stérilisées par leurs propriétaires et qu’elles ont aussi une plus grande prédisposition à l’obésité lorsque stérilisées. Comment appelle-t-on ce biais? Biais de confusion (sexe = facteur confondant)
E. Il y a 3 tableaux 2 X 2 (obésité x exposition). Le 1er montre l’échantillon au complet avec un RR de 1,7. Le 2e montre le tableau avec les femelles et le 3e avec les mâles.
F. Quels sont les trois critères définissant un facteur de confusion? (faire une phrase complète par critère)
A. Quel est ce type de devis?
B. Sélectionner les individus à partir des dossiers du CHUV est un exemple de:
C. Décrivez 1 avantage et 1 inconvénient d’utiliser la base sélectionnée à la réponse précédente.
Avantage :
Inconvénient :
D. Dire quels sont le ou les facteurs qui augmentent le risque de manière significative. Dire quels sont les facteurs qui sont protecteurs de façon significative.
E. Vous suspectez que cette étude soit affectée par un biais d’information. Nommez deux types de biais d’information qui sont susceptibles d’affecter la validité des résultats de cette étude, et expliquez en une phrase si ces biais sont différentiels ou non différentiels.
A. Quel est ce type de devis?
B. Sélectionner les individus à partir des dossiers du CHUV est un exemple de:
C. Décrivez 1 avantage et 1 inconvénient d’utiliser la base sélectionnée à la réponse précédente.
Avantage : Meilleure validité interne, plus facile de recruter des sujets
Inconvénient : Moins bonne validité externe
D. Dire quels sont le ou les facteurs qui augmentent le risque de manière significative. Dire quels sont les facteurs qui sont protecteurs de façon significative.
Pas d’accès à l’extérieur = facteur qui augmente le risque car RC plus grand que 1 (facteur de risque)
Pas d’accès à de la nourriture à volonté = facteur qui diminue le risque car RC plus petit que 1 (facteur protecteur)
E. Vous suspectez que cette étude soit affectée par un biais d’information. Nommez deux types de biais d’information qui sont susceptibles d’affecter la validité des résultats de cette étude, et expliquez en une phrase si ces biais sont différentiels ou non différentiels.
biais d’information =
Les chats qui n’ont pas acces à l’exterieur ont tendance à presenter de plus hauts risques de développer de l’obesité et les chats n’ayant pas accès à de la nourriture à volonté semblent avoir moins de risque de développer l’obésité. Donc, favoriser l’acces à l’exterieur et empêcher l’accès à de la nourriture à volonté (facteur protecteur) pourrait être favorable pour avoir un poids santé ?
A. Dans une étude qui évalue l’effet de X sur une maladie Y, les tests diagnostiques initiaux comportent de nombreux faux négatifs.
B. Une étude cas-témoins semble recruter plus de chats diabétiques qui consomment une nourriture vétérinaire.
C. Une étude est conviée pour déterminer si la diète est en lien avec l’hyperthyroïdie chez le chat. Les chats de races pure ont tendance à manger de la nourriture de qualité et les chats de races domestique ont tendance à manger de la nourriture de magasin grande surface.
A. Dans une étude qui évalue l’effet de X sur une maladie Y, les tests diagnostiques initiaux comportent de nombreux faux négatifs.
B. Une étude cas-témoins semble recruter plus de chats diabétiques qui consomment une nourriture vétérinaire.
C. Une étude est conviée pour déterminer si la diète est en lien avec l’hyperthyroïdie chez le chat. Les chats de races pure ont tendance à manger de la nourriture de qualité et les chats de races domestique ont tendance à manger de la nourriture de magasin grande surface.
A. Expliquer le phénomène observé.
B. Puis, on évalue le fait de passer plus de 12h dehors. Lorsqu’on divise en strates plus de 12h dehors, le OR est de 1 et pour les chiens passant moins de 12h dehors, le OR est de 6. Quel est le phénomène observé?
C. On remarque que le temps passé à l’extérieur est proportionnel à l’incidence, il s’agit donc d’une relation de causalité. Nommez le critère de causalité qui explique le mieux cette observation.
A. Expliquer le phénomène observé. Biais de confusion
B. Puis, on évalue le fait de passer plus de 12h dehors. Lorsqu’on divise en strates plus de 12h dehors, le OR est de 1 et pour les chiens passant moins de 12h dehors, le OR est de 6. Quel est le phénomène observé? Phénomène d’interaction
C. On remarque que le temps passé à l’extérieur est proportionnel à l’incidence, il s’agit donc d’une relation de causalité. Nommez le critère de causalité qui explique le mieux cette observation.
Force d’association
*Lorsque la sensibilité ou la spécificité d’un outil de mesure sont différentes entre les groupes, alors le biais de mauvaise classification est différentiel.
Par exemple, usage de questionnaires dans les études cas-témoins, biais de rappel, pas tous les proprio qui ont une bonne mémoire
A. De quel type d’étude s’agit-il ?
B. Quel énoncé est vrai ?
A. De quel type d’étude s’agit-il ?
B. Quel énoncé est vrai ?
En fait, on a 2 types de biais ici. Biais non-différentiel (test avec une sensibilité et une spécificité inférieures à 100%) et biais différentiel (pas le même test pour les 2 groupes)
Quelle est la différence entre une erreur systématique et aléatoire?
Il est important de distinguer l’erreur systématique (qui mène à des mesures biaisées) et l’erreur aléatoire (qui mène à un manque de précision dans les mesures).
L’erreur systématique mène à des mesures biaisées qui ne peuvent être améliorées en augmentant la précision de la mesure ou en augmentant la taille de l’échantillon.
Une éclosion se produit lorsque le nombre de cas d’une maladie est supérieur au nombre de cas attendu pour une population donnée, pendant une période de temps donnée et en un lieu donné. Pour guider les interventions sanitaires, les épidémiologistes vont analyser la triade agent-hôte-environnement. L’agent peut être, par exemple, le micro-organisme infectieux. L’environnement représente les facteurs extrinsèques qui ont un impact sur l’éclosion alors que l’hôte représente les facteurs intrinsèques.
Réponse : supérieur, population
Une éclosion épidémique se caractérise par une augmentation de cas non-attendus dans une _________ donnée, un temps donné et un ______ donné. (2018, 2017)
Réponse : population, lieu
V
Courbe épidémique
Vous avez une courbe épidémique dont le pic augmente rapidement, est légèrement étalé à droite et est étroit. Quel type de source d’exposition produit ce genre de pic? (2018)
Source ponctuelle