Brodeur (1986) souligne que ce “n’est plus la loi qui contraint la pratique [des tribunaux], mais celle-ci qui dicte la signification de la lettre molle du texte législatif” Expliquez.
On dit que le contenu de la loi pénal est trop imprécis et elle est loin de régir la pratique.
En quoi l’entente de plaidoyer à la suite d’une négociation contraste-t-elle avec l’image médiatique de l’obtention du plaidoyer de culpabilité et de la détermination de la peine? Quel pourcentage des affaires pénales se gère avec ces ententes?
L’image médiatique renvoie à un procès où le procureur et l’avocat de la défense font entendre des témoins et discutent de la validité de preuves terminant par un plaidoyer devant le jury. La réalité est différente puisque la détermination de la peine est issue dans 90% des cas, d’une négociation de plaidoyer entre le procureur de la Couronne et l’avocat de la défense.
Il y a trois catégories de promesses du procureur dans le cadre de ces ententes. Lesquelles?
Quelles sont les deux recommandations de la Commission de détermination de la peine (1987) et de la Commission de réforme du droit du Canada (1989) quant à la négociation de plaidoyer? Quel est leur but? Quel en fut le suivi?
Sur quoi reposent les débats quant à la manière d’intégrer la victime dans la procédure pénale?
Les débats reposent sur la diversité des points de vue quant au rôle que l’on veut lui faire jouer et les résultats attendus de cette participation (inclure la victime).
Quelles sont les deux grandes tendances de la pratique de négociation de plaidoyer constatées par l’étude de Gravel (1991)?
Quelles sont les trois grandes questions soulevées par les études quant aux pratiques de négociation de plaidoyer?
Quel est le but de la procédure de libération conditionnelle et qu’est-ce qui est essentiel pour que cette période de libération soit réussie? Pourquoi?
La procédure de libération conditionnelle a pour but d’assurer une libération graduelle et contrôlée, avec des conditions et des mesures de soutien, afin que le retour en société n’amène pas la personne libérée à se retrouver dans les mêmes situations problématiques qui l’ont amenée en prison, protégeant la population.
Ce qui est essentiel sont les programmes qui accompagnent cette surveillance correctionnelle dans la communauté car une bonne partie de la clientèle en libération conditionnelle connaît des problèmes importants et a peu de ressources lors de sa sortie de prison.
Distinguez la semi-liberté, de la libération totale et de la libération d’office
De quelles manières les initiatives juridiques, ces dernières années, viennent-elles miner le travail des commissaires aux libérations conditionnelles et quelles en sont les conséquences?
Toutes les initiatives en matière de justice pénale depuis cette période demandent davantage d’enfermement. Aucune n’est venu renforcer les procédures de soutien à la réinsertion sociale.
Les conséquences sont de renforcer dans la population l’idée que l’enfermement est le meilleur moyen pour prévenir le crime et que les libérations conditionnelle diminuent la peine donnée par les juges au détriment de la protection sociale.
Quelles sont les principales conséquences de la montée de l’enfermement dans les établissement fédéraux?
Quelles sont les principales conséquences de la montée de l’enfermement dans les établissement fédéraux?
Quelle est la fonction idéologique du système pénal? En quoi cela bénéficie-t-il à l’État?
La fonction idéologique du système pénal est de faire croire à la population que ce qui la menace le plus est les illégalismes populaires qui forment la matière pénale, détournant ainsi l’attention de certains types d’incidents plus graves et plus dangereux.
L’état peut ainsi affirmer qu’il joue efficacement son rôle de protection sociale pour minimiser la violence en annonçant toujours plus de lois criminelles et toujours plus de peines, sans que soit pointée du doigt son inaction à l’égard des véritables clauses de nombreux problèmes sociaux comme la pauvreté, le manque de ressources communautaires, etc.