communication Flashcards

(47 cards)

1
Q

Qu’est-ce que la communication cellulaire ?

A

le processus par lequel les cellules envoient, reçoivent et interprètent des signaux chimiques ou physiques pour coordonner leurs activités. Elle repose sur des ligands (signaux) et des récepteurs spécifiques.

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2
Q

Quelles sont les 3 étapes de la communication cellulaire ?

A
  1. Réception : le ligand se lie au récepteur. 2. Transduction : le signal est converti et amplifié en cascade intracellulaire. 3. Réponse : modification du comportement cellulaire (ex. expression génique, contraction).
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3
Q

Distinguez les voies endocrine, paracrine et autocrine.

A

Endocrine : signal libéré dans le sang, cellule cible éloignée (ex. hormones).

Paracrine : signal agit sur les cellules voisines (ex. neurotransmetteurs).

Autocrine : la cellule répond à son propre signal (ex. certains facteurs de croissance tumoraux).

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4
Q

Quelles sont les 4 classes de récepteurs et leur localisation ?

A
  1. RCPGs (membranaires, 7 passages transmembranaires).
  2. RTKs (membranaires, activité tyrosine kinase).
  3. Récepteurs canaux ioniques (membranaires).
  4. Récepteurs nucléaires/intracellulaires (cytoplasme ou noyau, ligands lipophiles).
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5
Q

Qu’est-ce que la transduction du signal ?

A

Conversion du signal extracellulaire en signal intracellulaire via une cascade de molécules de relais. Elle permet d’adapter, d’amplifier et de distribuer le message initial vers diverses cibles intracellulaires.

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6
Q

Qu’est-ce que l’amplification du signal et pourquoi est-elle importante ?

A

Chaque étape d’une cascade enzymatique active de nombreuses molécules en aval. Ainsi, un seul ligand peut déclencher une réponse massive. Cela permet une grande sensibilité et une réponse rapide à de faibles concentrations de signal.

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7
Q

Qu’est-ce qu’une cascade de transduction (cascade enzymatique) ?

A

Suite ordonnée de réactions biochimiques où chaque enzyme activée active la suivante. Elle amplifie le signal de manière exponentielle et permet l’intégration de multiples signaux.

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8
Q

Qu’est-ce qu’un domaine protéique ?

A

Région structuralement et fonctionnellement autonome d’une protéine, capable de se replier indépendamment. Exemples : domaine SH2 (lie les phosphotyrosines), domaine kinase (activité catalytique), domaine de liaison au ligand.

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9
Q

Qu’est-ce que l’AMPc et d’où provient-il ?

A

L’AMP cyclique (AMPc) est un second messager produit par l’adénylate cyclase (AC) à partir de l’ATP en réponse à l’activation d’une protéine Gs. Il active principalement la PKA (protéine kinase A).

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10
Q

Quel est le rôle du Ca²⁺ comme second messager et d’où provient-il ?

A

Le Ca²⁺ active des protéines comme la calmoduline, déclenchant diverses réponses (contraction, sécrétion, etc.). Il est libéré du réticulum endoplasmique (RE) suite à l’action de l’IP3, ou entre par des canaux membranaires.

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11
Q

Qu’est-ce que l’IP3, d’où provient-il et quel est son rôle ?

A

L’inositol-1,4,5-trisphosphate (IP3) est produit par la phospholipase C (PLC) à partir du PIP2 membranaire. Il diffuse vers le RE et ouvre les canaux calciques, libérant du Ca²⁺ dans le cytoplasme.

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12
Q

Qu’est-ce que le DAG et quel est son rôle ?

A

Le diacylglycérol (DAG) est coproduit avec l’IP3 par la PLC. Il reste dans la membrane plasmique et active la protéine kinase C (PKC), qui phosphoryle des protéines cibles.

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13
Q

Qu’est-ce que le crosstalk ?

A

Interaction entre deux voies de signalisation différentes, où les composants d’une voie influencent (activent ou inhibent) les composants d’une autre voie. Permet l’intégration et la coordination de multiples signaux simultanés.

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14
Q

Donnez un exemple de crosstalk entre deux voies de signalisation

A

La PKA (voie AMPc) peut phosphoryler et inhiber la Raf (voie MAPK des RTKs), modulant ainsi la prolifération cellulaire. De même, PKC peut activer Raf, créant un lien entre la voie PLC-DAG et la cascade MAPK.

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15
Q

Qu’est-ce que la multiplicité des réponses ?

A

Un même signal peut produire des réponses différentes selon le type cellulaire, car chaque cellule possède un ensemble distinct de récepteurs, protéines de transduction et gènes cibles. Ex. : l’adrénaline provoque une contraction cardiaque mais une relaxation bronchique.

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16
Q

Pourquoi un même ligand peut-il produire des effets opposés dans différents tissus ?

A

Car la réponse dépend du type de récepteur exprimé, des protéines de transduction présentes et des gènes cibles activés dans chaque type cellulaire. C’est le principe de la multiplicité des réponses.

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17
Q

Comment un signal est-il terminé après activation d’une voie de signalisation ?

A

Par des mécanismes comme : dégradation du second messager (ex. phosphodiestérase dégrade l’AMPc), déphosphorylation par des phosphatases, hydrolyse du GTP par la protéine G, internalisation du récepteur (désensibilisation).

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18
Q

Quelle est la différence entre un ligand hydrophile et un ligand hydrophobe en termes de type de récepteur utilisé ?

A

Ligand hydrophile (ex. peptides, catécholamines) : ne traverse pas la membrane → récepteur membranaire (RCPG, RTK). Ligand hydrophobe (ex. stéroïdes, hormones thyroïdiennes) : traverse la membrane → récepteur intracellulaire ou nucléaire.

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19
Q

Décrivez la structure d’un RCPG

A

Protéine à 7 domaines transmembranaires (hélices α). Extrémité N-terminale extracellulaire (site de liaison du ligand), extrémité C-terminale intracellulaire (couplage à la protéine G). Présent dans la membrane plasmique.

20
Q

Quelles sont les étapes d’activation d’un RCPG ?

A
  1. Le ligand se lie au RCPG → changement de conformation. 2. Le RCPG activé recrute et active la protéine G hétérotrimérique (Gαβγ). 3. Gα échange son GDP contre du GTP et se dissocie de Gβγ. 4. Gα et Gβγ activent leurs effecteurs respectifs.
21
Q

Comment la protéine G hétérotrimérique est-elle activée et inactivée

A

Activation : le RCPG activé joue le rôle de GEF → échange GDP→GTP sur Gα → dissociation de Gα-GTP de Gβγ. Inactivation : Gα possède une activité GTPase intrinsèque → hydrolyse GTP en GDP → réassociation Gα-GDP avec Gβγ → retour à l’état inactif.

22
Q

Quelle est la localisation de la protéine G hétérotrimérique ?

A

La protéine G hétérotrimérique (Gαβγ) est ancrée à la face interne de la membrane plasmique par des modifications lipidiques sur les sous-unités Gα et Gγ.

23
Q

Qu’est-ce qu’une protéine effectrice dans le contexte des RCPGs ? Donnez des exemples.

A

Protéine directement activée par la sous-unité Gα ou Gβγ qui produit ou dégrade un second messager. Exemples : Adénylate cyclase (AC) — produit l’AMPc ; Phospholipase C (PLC) — produit IP3 et DAG.

24
Q

Décrivez la voie de transduction via Gs → AC → PKA.

A

Gαs active l’adénylate cyclase (AC, membranaire) → production d’AMPc → activation de la PKA (cytoplasmique) → PKA phosphoryle des protéines cibles (facteurs de transcription, enzymes) → réponse cellulaire.

25
Quelle est la localisation de l'adénylate cyclase (AC) ?
L'adénylate cyclase est une protéine intégrale de la membrane plasmique (face cytoplasmique).
26
Quelle est la localisation de la PKA et comment est-elle activée ?
La PKA est cytoplasmique à l'état inactif. L'AMPc active la PKA, qui transduit la réponse dans la cellule de différentes façons.
27
Décrivez la voie de transduction via Gq → PLC → PKC.
Gαq active la PLC (membranaire) → PLC clive PIP2 → production de DAG (membranaire) et IP3 (diffuse vers le RE). IP3 libère Ca²⁺ du RE → Ca²⁺ + DAG activent la PKC (membranaire).
28
Quelle est la localisation de la PLC et du PIP2 ?
La PLC est associée à la face interne de la membrane plasmique. Le PIP2 (phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate) est un phospholipide intégré dans le feuillet interne de la membrane plasmique.
29
Quelle est la localisation de la PKC et comment est-elle activée ?
La PKC est d'abord cytoplasmique (inactive). Lors de l'activation, elle se transloque vers la membrane plasmique, où DAG et Ca²⁺ l'activent. Elle phosphoryle ensuite diverses protéines cibles
30
Quel est le rôle de Gi dans la signalisation par RCPG ?
La sous-unité Gαi inhibe l'adénylate cyclase, réduisant la production d'AMPc et diminuant l'activité PKA. C'est le mécanisme opposé à Gαs. Ex. : récepteurs adrénergiques α2.
31
Comment la phosphodiestérase (PDE) régule-t-elle la voie AMPc ?
La PDE dégrade l'AMPc en AMP (inactif), terminant le signal. C'est un mécanisme de régulation négative. Son inhibition (ex. par la caféine, le sildenafil) prolonge le signal AMPc.
32
Résumez les localisations des molécules clés de la voie RCPG.
Membrane plasmique : RCPG, Protéine G (Gαβγ), AC, PLC, PIP2, DAG, PKC (après activation). Cytoplasme : AMPc, PKA (inactive), IP3 (diffuse). RE : Ca²⁺ stocké (libéré par IP3). Noyau : cibles de PKA/PKC (facteurs de transcription).
33
Décrivez la structure d'un RTK.
Protéine membranaire avec : un domaine extracellulaire de liaison au ligand, un domaine transmembranaire unique (hélice α), et un domaine intracellulaire à activité tyrosine kinase. Ex. : récepteur de l'EGF, récepteur de l'insuline.
34
Décrivez le mécanisme d'activation d'un RTK.
1. Le ligand se lie au domaine extracellulaire → dimérisation de deux monomères RTK. 2. Autophosphorylation : chaque RTK phosphoryle les tyrosines de l'autre. 3. Les phosphotyrosines servent de sites d'ancrage pour des protéines adaptatrices à domaine SH2 (ex. GRB2).
35
Qu'est-ce que la protéine G monomérique Ras et comment est-elle activée ?
Ras est une petite GTPase monomérique ancrée à la membrane plasmique. Elle est inactive avec GDP et active avec GTP. Activation : GRB2 (lié au RTK) recrute SOS (GEF) qui stimule l’échange GDP→GTP de Ras → Ras-GTP active.
36
Quel est le rôle des GEF, GDI et GAP sur la protéine G monomérique ?
GEF (Guanine Exchange Factor, ex. SOS) : active Ras, échange GDP→GTP. GAP (GTPase-Activating Protein) : inactive Ras, stimule l'hydrolyse GTP→GDP. GDI (Guanine Dissociation Inhibitor) : stabilise la forme GDP inactive, empêche l'activation.
37
Décrivez la cascade MAPK suite à l'activation d'un RTK
RTK activé → GRB2-SOS → Ras-GTP → Raf (MAPKKK, membranaire) → MEK (MAPKK, cytoplasmique) → ERK/MAPK (cytoplasmique → noyau) → phosphorylation de facteurs de transcription → prolifération, différenciation.
38
Décrivez la voie PLC suite à l'activation d'un RTK
RTK activé → activation de PLCgamma (via phosphotyrosines) → PIP2 → IP3 + DAG → IP3 libère Ca²⁺ du RE lisse → Ca²⁺ + DAG activent PKC. Cette voie est similaire à celle des RCPGs via Gq, mais initiée par un RTK.
39
Quelles sont les localisations des molécules clés de la voie MAPK ?
Membrane plasmique : RTK, Ras, Raf (après recrutement). Cytoplasme : GRB2, SOS, MEK, ERK (inactif), PLCgamma. Noyau : ERK actif (phosphoryle les facteurs de transcription).
40
Qu'est-ce que GRB2 et quel est son rôle dans la signalisation par RTK ?
GRB2 est une protéine adaptatrice contenant un domaine SH2 (lie les phosphotyrosines du RTK) et un domaine SH3 (lie SOS). Elle sert de pont entre le RTK activé et SOS (GEF de Ras), déclenchant la cascade MAPK.
41
Comment la mutation de Ras peut-elle causer un cancer ?
Une mutation de Ras (ex. Gly12Val) inactive son activité GTPase → Ras reste constitutivement actif (bloqué en forme GTP) → activation permanente de la cascade MAPK → prolifération cellulaire incontrôlée → cancer. Ras muté est présent dans ~30% des cancers humains.
42
Quelle est la différence entre la protéine G hétérotrimérique (RCPGs) et la protéine G monomérique (RTKs) ?
Hétérotrimérique (Gαβγ) : 3 sous-unités, activée directement par le RCPG (GEF), localisée à la membrane. Monomérique (Ras) : 1 seule sous-unité, activée indirectement par GRB2-SOS, ancrée à la membrane. Les deux fonctionnent comme des minuteries moléculaires GTP/GDP.
43
Une cellule surexprime constitutivement la protéine Ras. Quel effet attendez-vous sur la voie MAPK et sur la cellule ?
Ras constitutivement actif → activation permanente de Raf → MEK → ERK → phosphorylation continue de facteurs de transcription pro-prolifératifs → prolifération incontrôlée → risque de transformation cancéreuse (oncogène). C'est un exemple de mutation gain-de-fonction
44
Comment pourrait-on bloquer moléculairement une réponse excessive due à l'activation d'un RCPG lié à Gs ?
Interventions possibles : inhiber l'AC ; activer une PDE pour dégrader l'AMPc ; utiliser un antagoniste du RCPG ; surexprimer Gαi pour contrebalancer Gαs ; inhiber PKA avec des inhibiteurs compétitifs de l'ATP.
45
L'inactivation de la GAP dans une cellule aura-t-elle le même effet que l'activation d'une GEF ? Justifiez.
Oui, dans les deux cas Ras reste actif plus longtemps. La GAP stimule l'hydrolyse GTP→GDP (inactivation) ; son absence prolonge l'état GTP-actif. La GEF accélère le remplacement GDP→GTP (activation). Les deux augmentent la proportion de Ras-GTP actif, amplifiant la signalisation MAPK.
46
Expliquez comment le crosstalk entre la voie AMPc/PKA et la voie MAPK pourrait moduler la réponse cellulaire.
PKA peut phosphoryler Raf (inhibition dans certains types cellulaires) → réduction de la cascade MAPK → moins de prolifération. Inversement, PKA peut activer Rap1 qui active B-Raf → activation de la voie MAPK. Ce crosstalk dépend du contexte cellulaire et illustre l'intégration des signaux
47
Un patient présente un récepteur RTK qui se dimérise spontanément sans ligand. Quelles voies sont activées et quelles conséquences cliniques peut-on anticiper ?
Dimérisation constitutive → transphosphorylation permanente → activation continue des voies MAPK (prolifération) et PLCgamma (PKC, Ca²⁺). Conséquences : prolifération incontrôlée, résistance à l'apoptose → cancer. Exemple clinique : HER2 amplifié dans le cancer du sein (ciblé par le trastuzumab).