Les compétences d’une commune sont identiques, quelle que soit leur taille. Elles ont une vocation
générale instituée par la loi du 5 avril 1884: « le conseil municipal règle, par ses délibérations, les affaires
de la commune ». Les communes bénéficient de la compétence générale pour gérer toute affaire d’intérêt
communal.
Les compétences de la commune s’articulent autour:
La commune s’est vue reconnue par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale
et d’affirmation des métropoles un rôle de chef de file pour fixer les modalités de l’action commune des
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collectivités territoriales et de leurs établissements publics pour l’exercice des compétences relatives à
la mobilité durable, à l’organisation des services publics de proximité, à l’aménagement de l’espace et au
développement local.
Le champ de compétences des communes s’est réduit au profit de l’intercommunalité suite à l’adoption
de la loi NOTRe du 7 août 2015.
Le département apparaît historiquement comme le principal bénéficiaire des transferts de compétences
effectués depuis la première loi de décentralisation de 1982. Il a exercé ainsi jusqu’à il y a peu ses
responsabilités dans quatre domaines d’action: L’action sociale et sanitaire, l’aménagement de l’espace et
l’équipement, l’éducation, la culture et le patrimoine, les actions économiques.
La loi MAPTAM du 27 janvier 2014 désigne le département comme chef de file en matière d’aide sociale et de
solidarité des territoires.
En matière d’aménagement et de transport, l’action du département concerne notamment:
— L’équipement rural, le remembrement, l’aménagement foncier, la gestion de l’eau et de la voirie
rurale, en tenant compte des priorités définies par les communes (lois de 1983).
— Les services de transport spécial des élèves handicapés vers les établissements scolaires qui,
seuls, demeurent à la charge du département. En effet, seront transférés du département à la région,
depuis le 1er 2017 (art. L. 3111-1 code des transports), tous les autres transports (transports scolaires,
transports routiers non urbains, lignes ferroviaires d’intérêt local, desserte des îles…).
— La gestion de la voirie départementale, soit toutes les routes n’entrant pas dans le domaine public
national (loi du 13 août 2004), qui reste de la compétence du département. La loi NOTRe donne au
département la possibilité de financer les itinéraires routiers d’intérêt régional et identifiés comme tel
dans un schéma régional (SRADDET).
— La gestion des ports maritimes et intérieurs, ou de certains aérodromes, pourra être transférée, par
l’État, des départements aux autres collectivités territoriales.
— Le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) est chargé de la protection contre les
incendies et gère les sapeurs-pompiers du département. Il participe également aux opérations de
secours en cas d’accidents, de catastrophes naturelles…
Historiquement, la Région avait ses compétences essentiellement centrées sur le développement et
l’aménagement du territoire, la formation professionnelle, la gestion des lycées et celle des transports hors
agglomération.
Après la loi NOTRe du 7 août 2015 :
supprime la clause générale de compétence pour les régions, chaque conseil
régional règle par ses délibérations les affaires de la région « dans les domaines de compétences que la Loi lui
attribue ». En clair, la région ne peut plus agir dans tous les domaines, au nom de l’intérêt public local et ses
compétences sont limitées à celle que la loi lui attribue.
La loi a ainsi encadré une forme de pouvoir réglementaire des régions tout en cherchant à respecter
l’interdiction d’une tutelle d’une collectivité sur une autre inscrite à l’article 72 al. 5 de la Constitution.
Attention à la loi 3DS
Les EPCI ou les groupements de communes (syndicats, communauté de communes, d’agglomération,
communautés urbaines, métropoles par exemple) peuvent avoir des compétences relativement proches de
celles attribuées aux communes, départements ou régions.
L’EPCI répond à deux principes: