Cours 1 Flashcards

(68 cards)

1
Q

Qu’est‑ce qu’une émotion ?

A

Une émotion est un phénomène comprenant un ressenti subjectif, une expression comportementale et des modifications physiologiques. Elle est difficile à étudier car elle est éphémère et subjective.

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2
Q

Pourquoi distinguer expérience et expression émotionnelle ?

A

L’expérience émotionnelle est le ressenti interne

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3
Q

Pourquoi les émotions sont plus difficiles à étudier que les systèmes sensoriels ?

A

Elles ne peuvent pas être déclenchées par un stimulus simple et mesurable

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4
Q

Sur quoi repose notre connaissance des émotions ?

A

Sur les études animales (lésions, enregistrements) et humaines (cas cliniques, imagerie).

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5
Q

Que montre Darwin sur les émotions ?

A

Les émotions fondamentales sont universelles et partagées avec certains animaux, suggérant une base biologique commune.

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6
Q

Objectif des premières théories des émotions

A

Déterminer si l’émotion provient du corps, du cerveau ou de leur interaction.

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7
Q

Théorie de James‑Lange : idée centrale

A

L’émotion résulte de la perception des modifications physiologiques du corps.

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8
Q

Exemple James‑Lange

A

Araignée → réaction corporelle → peur.

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9
Q

Paradoxe de James‑Lange

A

On ne fuit pas parce qu’on a peur

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10
Q

Limite James‑Lange : émotions sans signes physiologiques

A

Certaines émotions existent sans modifications corporelles évidentes.

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11
Q

Limite James‑Lange : ambiguïté physiologique

A

Les mêmes réponses physiologiques peuvent accompagner des émotions différentes.

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12
Q

Théorie de Cannon‑Bard : idée centrale

A

L’émotion et les réponses corporelles sont générées en parallèle, indépendamment.

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13
Q

Argument Cannon : lésions de la moelle

A

Les émotions persistent malgré l’absence de feedback corporel complet.

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14
Q

Argument Cannon : absence de corrélation physiologie‑émotion

A

Les mêmes réponses physiologiques peuvent accompagner des émotions différentes.

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15
Q

Rôle du thalamus selon Cannon‑Bard

A

Génère l’expérience émotionnelle.

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16
Q

Comparaison James‑Lange / Cannon‑Bard

A

James‑Lange : corps → émotion. Cannon‑Bard : émotion + corps en parallèle.

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17
Q

Limite Cannon‑Bard : différences physiologiques entre émotions

A

Certaines émotions ont des profils physiologiques distincts.

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18
Q

Traitement émotionnel inconscient : définition

A

Réponse émotionnelle déclenchée par un stimulus non perçu consciemment.

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19
Q

Expérience Öhman & Dolan : masquage visuel

A

Un visage menaçant masqué déclenche une réponse autonome.

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20
Q

Conditionnement émotionnel inconscient

A

Un stimulus neutre associé à un choc déclenche ensuite une réponse même masqué.

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21
Q

Activation inconsciente de l’amygdale

A

L’amygdale s’active à des stimuli émotionnels non conscients.

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22
Q

Implication du traitement inconscient

A

L’expression émotionnelle peut exister sans expérience consciente.

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23
Q

Définition du système limbique

A

Ensemble de structures supposées impliquées dans l’émotion, concept aujourd’hui critiqué.

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24
Q

Lobe limbique de Broca

A

Ensemble d’aires médianes : gyrus cingulaire, hippocampe, cortex temporal médian.

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25
Rôle initial du lobe limbique
Broca pensait qu’il était lié à l’olfaction.
26
Circuit de Papez : objectif
Expliquer l’expérience et l’expression émotionnelle.
27
Structures du circuit de Papez
Cingulaire → hippocampe → hypothalamus → thalamus antérieur → cingulaire.
28
Rôle du cingulaire selon Papez
Siège de l’expérience émotionnelle consciente.
29
Rôle de l’hypothalamus selon Papez
Expression émotionnelle (réponses autonomes).
30
Limites du circuit de Papez
Ne rend pas compte de la diversité des émotions.
31
Critique du système limbique
Regroupe des structures hétérogènes, pas un système fonctionnel unique.
32
Exemple : hippocampe
Impliqué dans la mémoire, pas dans l’émotion.
33
Exemple : gyrus cingulaire
Impliqué dans attention, douleur, cognition.
34
Conclusion sur le système limbique
Les émotions reposent sur des réseaux distribués.
35
Syndrome de Klüver‑Bucy
Hyperoralité, hypersexualité, docilité, agnosie visuelle, perte de peur.
36
Lien Klüver‑Bucy / amygdale
Les symptômes apparaissent surtout quand l’amygdale est détruite.
37
Anatomie de l’amygdale
Noyaux basolatéral, central, corticomédian
38
Rôle du noyau basolatéral
Apprentissage émotionnel, conditionnement de la peur.
39
Rôle du noyau central
Active réponses autonomes et comportementales.
40
Rôle du noyau corticomédian
Comportements sociaux, olfaction.
41
Effets d’une lésion bilatérale de l’amygdale
Diminution de la peur, difficulté à reconnaître la peur, comportements sociaux altérés.
42
Effets d’une stimulation de l’amygdale
Déclenche peur, anxiété, vigilance.
43
Cas S.M.
Absence de peur, difficulté à reconnaître la peur, comportements risqués.
44
Conditionnement de la peur : définition
Association stimulus neutre + stimulus aversif.
45
Circuit neuronal de la peur
Thalamus → amygdale basolatérale → amygdale centrale → hypothalamus + PAG.
46
Rôle du thalamus dans la peur
Voie rapide, grossière.
47
Rôle du cortex dans la peur
Voie lente, précise.
48
Pourquoi l’amygdale est essentielle à la peur ?
Intègre les signaux sensoriels et active les réponses autonomes.
49
Différence peur / anxiété
Peur = danger immédiat
50
Rôle de l’amygdale dans la peur
Intègre les signaux sensoriels, associe les stimuli aux émotions et active les réponses autonomes et comportementales.
51
Différence peur / anxiété
Peur = danger immédiat
52
Agressivité prédatrice
Agressivité silencieuse, dirigée vers une proie, contrôlée par l’hypothalamus latéral.
53
Agressivité affective (défensive)
Agressivité bruyante, posture menaçante, contrôlée par l’hypothalamus médian et la PAG.
54
Rôle de l’hypothalamus dans l’agressivité
Hypothalamus médian = agressivité défensive
55
Expériences de Hess
La stimulation de zones précises de l’hypothalamus déclenche des comportements agressifs ou défensifs selon la région.
56
Rôle de la PAG
Centre moteur des comportements d’agression et de défense
57
Rôle de l’amygdale dans l’agressivité
Évalue les stimuli menaçants et active l’hypothalamus pour générer les réponses agressives.
58
Effet d’une amygdalectomie
Réduction de l’agressivité, docilité accrue, diminution des réactions de défense.
59
Lobotomie frontale : définition
Section des connexions du cortex préfrontal
60
Rôle du cortex préfrontal dans l’émotion
Régulation des impulsions, contrôle de l’agressivité, prise de décision émotionnelle.
61
Pourquoi la lobotomie réduit l’agressivité
Supprime les capacités de planification et d’évaluation émotionnelle, rendant les patients apathiques.
62
Rôle de la sérotonine dans l’agressivité
Faible activité sérotoninergique = agressivité accrue
63
Origine de la sérotonine
Produite par les noyaux du raphé, qui projettent largement dans le cerveau.
64
Études animales : sérotonine et agressivité
Singes avec faible 5‑HIAA = impulsivité, agressivité, mortalité plus élevée.
65
Études humaines : sérotonine et impulsivité
Faible 5‑HIAA associé à impulsivité, comportements violents, tentatives de suicide.
66
Rôle des récepteurs 5‑HT1A et 5‑HT1B
Leur activation inhibe l’agressivité
67
Pourquoi la sérotonine n’explique pas tout
L’agressivité dépend aussi de l’environnement, des hormones, de l’apprentissage et d’autres neurotransmetteurs.
68
Conclusion générale du chapitre
Les émotions reposent sur des réseaux distribués : amygdale, hypothalamus, cortex préfrontal, PAG, systèmes neuromodulateurs.