La finalité des prélèvements d’organes : la transplantation
Les grands principes de la transplantation :
• Médecine substitutive
• Remplaçant d’un organe vital
• Par un organe vital
• En s’ opposant au système immunitaire physiologique
Quelles sont les sources d’organes ?
→ Personnes vivantes (rein, foie, poumon, peau)
→ Personnes décédées (tous les organes et tissus)
→ Début de la médecine expérimentale efficace
→ Impasse thérapeutique pour les défaillances «isolées » d’organes vitaux
→ Premières expérimentations chez l’Homme
→ Progrès scientifiques : découverte du système HLA (système de reconnaissance soi/non-soi), des immunosuppresseurs, « coma dépassé »
Premiers succès de greffes réalisées à partir d’organes prélevés chez des donneurs décédés
Développement de la technique
= succès prolongés, demande accrue
Démonstration d’une amélioration de la qualité de vie et de sa durée
Transplantation de reins :
42 409 patients avec un greffon rénal fonctionnel Taux de survie à 1 mois = 96% et à 10 ans = 59%
Transplantation de foie :
14 948 patients avec un greffon hépatique fonctionnel Taux de survie à 1 mois = 95 % et à 5 ans = 75 %
Transplantation cardiaque :
5 093 patients avec un greffon fonctionnel
Taux de survie à 1 mois = 86 % et à 10 ans = 57 %
Transplantation pulmonaire :
3 964 patients avec un ou des greffons fonctionnels
Taux de survie à 1mois = 88 à 92% et à 5ans = 48 à 61%
Dans le cas de l’insuffisance rénale chronique (IRC) on a dans le cadre d’une survie à 3 ans, la transplantation rénale augmente le taux de survie de 30 à 50 %.
Cela demande :
→ une chirurgie initiale
→ un traitement immunosuppresseur à vie
De plus, cette médecine est conditionnée par la disponibilité d’un organe viable, provenant d’un autre être humain, vivant ou mort
Dépend du :
→ contexte juridique et culturel
→ statut du corps humain
→ rapport de l’Homme à son corps dépendant de sa culture → question de la limite entre la vie et la mort
= vide juridique
Coups et blessures volontaires, atteinte à l’intégrité corporelle d’une personne sans finalité pour elle (Code pénal)
= Nécessité d’un cadre législatif et réglementaire strict pour protéger les citoyens et les médecins
Circulaire Jeanneney + arrêté ministériel
→ Précise les critères de mort par destruction cérébrale (= mort encéphalique)
Loi Caillavet
→ Consentement présumé (si la personne décédée n’a pas exprimé de refus net durant sa vie, elle considérée comme donneuse)
Lois de bioéthique :
→ Statut de corps humain
→ Notion de don
→ Un cercle restreint de personnes reconnues légalement comme donneuses
Que signifie la notion de « statut du corps humain » prévu dans cette loi ?
La loi protège les personnes humaines et l’intégrité de leur corps
= Comment permettre l’accès aux organes vitaux du corps humain sans compromettre cette fonction protectrice du droit ?
→ Reconnaître l’existence du corps en tant que tel et affirmer le primat de la protection de son intégrité :
• La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie
• Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable et ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial.
• Le juge peut prescrire mesures pr empêcher ou faire cesser une atteinte illicite au corps humain
Ces lois de bioéthique ont prévues des révisions tous les 5 ans :
2004 =
– Le prélèvement et la greffe, en tant que priorités nationales – Maintien du consentement présumé
– Elargissement du cercle des donneurs vivants
2011 =
– Etats généraux
– Maintien du consentement présumé
– Elargissement du cercle des donneurs vivants et protection sociale des donneurs vivants
ARTICLE 16-3 DU CODE CIVIL Il y a donc une DOUBLE TRANSGRESSION de principes CONDITIONNEE PAR LA FINALITE SOUS RESERVE DU RESPECT
Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui.
Le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir.
→ Principe d’inviolabilité
→ Principe d’indisponibilité
→ Finalité thérapeutique pour autrui
→ Finalité de Recherche
→ du principe d’extra-patrimonialité = gratuité
→ de la volonté de la personne « source » = principe d’autonomie
la nécessité de prendre en compte les particularités respectives des dons entre vivants et post-mortem
• Solidarité interhumaine • Respect de la dignité humaine → Respect de l’Autonomie → Choix éclairé Balance bénéfices/Risques? Bienfaisance Non malfaisance