Cours 2 Flashcards

(33 cards)

1
Q

Localisationnisme vs globalisme

D’ou provient le globalisme

A

Le globalisme est né de la théorie de l’évolution :
- Un phénomène pathologique est considéré comme la dissolution d’un comportement normal
- Et les comportements sont le résultat de mécanismes psychophysiologiques faisant intervenir plusieurs structures anatomiques

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2
Q

Localisationnisme vs globalisme

Le globalisme selon Jackson

A

Pour Jackson, toute fonction accomplie par le système nerveux central n’est pas tributaire d’un groupe limité de cellules formant une sorte de dépôt pour cette fonction
Elle est sous-tendue par une organisation verticale complexe représentée d’abord au niveau inférieur dans le tronc cérébral, puis au niveau moyen dans les secteurs moteurs ou sensoriels du cortex et enfin au niveau supérieur, supposé être celui des régions frontales

Organisation du cerveau avec des régions préférentielles de traitement = des zones plus spécialisées mais si cette région du cerveau est altéré l’activité/fonction soutenue pourra être reprise par une autre région

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3
Q

Localisationnisme vs globalisme

Freud (globaliste)

A

Freud suggère que le substratum neuro-anatomique de la parole et du langage doit être conçu comme « une aire corticale continue de l’hémisphère gauche ». La notion de centre telle que le centre de la parole n’a de sens que du point de vue de la pathologie, elle ne reflète en rien le fonctionnement du cerveau normal

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4
Q

Localisationnisme vs globalisme

Head (globalisme)

A

Pour Head, l’aphasie est une perturbation de la formulation et de l’expression symbolique. Elle touche la compréhension et l’usage de signes propres au langage mais aussi de signes autres que ceux du langage.
Head refuse la localisation de fonctions supérieures comme le langage ainsi que la notion de centre.

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5
Q

Localisationnisme vs globalisme

Synthèse de Head

A

Il admet seulement des foyers préférentiels d’intégration et établit un rapport entre des lésions circonscrites et des syndromes, associant ainsi à une pratique localisationniste une théorisation globaliste

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6
Q

La naissance de la neuropsychologie expérimentale

A
  • La neuropsychologie expérimentale implique l’étude de séries de patients et/ou sujets sains et l’utilisation de paradigmes standardisés
  • c’est un courant méthodologique (test sur des groupes, et non des patients)
  • cette période s’étend de la fin de la Seconde Guerre Mondiale aux années 1970
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7
Q

La naissance de la neuropsychologie expérimentale

Personnes fondatrices de la neuropsychologie expérimentale

A
  • Henri hécaen (France)
  • Alexandre luria (union soviétique)
  • Hans lukas teuber (états-unis)
  • Brenda milner (canada)
  • E. de Renzi (Italie)
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8
Q

La naissance de la neuropsychologie expérimentale

Pour Luigi Amedeo Vignolo (2011), les quatre principales caractéristiques de la neuropsychologie expérimentale sont:

A
  1. La constitution d’échantillons représentatifs de patients atteints de lésions hémisphériques unilatérales
  2. L’évaluation quantitative des performances au moyen d’épreuves standard et la définition objective du trouble sur la base des scores obtenus aux mêmes épreuves par un groupe de sujets témoins
  3. La comparaison de la fréquence et de la sévérité des troubles dans des groupes de malades, distincts selon la latéralisation lésionnelle et la présence d’autres signes d’« organicité cérébrale »
  4. L’utilisation de techniques statistiques pour établir avec quel risque d’erreur les conclusions peuvent être généralisées
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9
Q

La neuropsychologie cognitive

A

Reprendre travaux des comportementaliste
A partir des années 1960, les recherches ont pour objectif non plus de localiser des fonctions dans le cerveau, mais d’identifier et de caractériser des modules fonctionnels et des opérations de traitement dans une architecture hypothétique de l’esprit :
 C’est la naissance de la psychologie cognitive

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10
Q

La neuropsychologie cognitive

A quoi s’interesse la psychologie cognitive

A

A la différence du béhaviorisime (aussi appelé comportementalisme) dont l’objet était l’observation et la quantification des réponses comportementales face à différentes situations contrôlées, la psychologie cognitive s’intéresse au processus mentaux qui s’opèrent entre la présentation d’un stimulus et la réponse comportementale

stimulus -> boite noire -> réponse

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11
Q

La neuropsychologie cognitive

Qu’est ce qu’on peut déjà mettre dans la boite noire à cette époque ?

A
  • Module compréhension (Broca)
  • Module production (Wernicke)
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12
Q

La neuropsychologie cognitive

Objectif principal de la psychologie cognitive et neuropsychologie cognitive

A

Si l’objectif principal de la psychologie cognitive est d’élaborer des modèles du traitement de l’information chez le sujet normal, la neuropsychologie cognitive trouve sa spécificité dans l’étude de patients atteints de lésions cérébrales notamment.
 Les psycho cognitive ne s’intéressait pas aux lésions cérébrales, il travaillait avec
o Il ne faisait pas de liens avec la structure cérébrale sous-jacent

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13
Q

La neuropsychologie cognitive

Quelle était l’objectif d’origine de la neuropsychologie ?

A

A l’origine, la neuropsychologie cognitive avait comme objectif de développer des modèles théoriques, en s’affranchissant des contraintes liées à la structure et au fonctionnement du cerveau.
-> Ce niveau d’analyse était strictement cognitif.

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14
Q

La neuropsychologie cognitive

Qu’est ce que la neuropsychologie cognitive voulait relier ?

A

Par la suite, la neuropsychologie cognitive a cherché à relier les processus cognitifs aux substrats cérébraux en évaluant les prédictions de modèles cognitivistes aux perturbations présentées par des patients atteints de lésions cérébrales.

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15
Q

La neuropsychologie cognitive

A quel type de patient la neuropsy cognitive s’interesse ?

A

La neuropsychologie cognitive s’intéresse en priorité aux patients présentant un syndrome cognitif, c’est-à-dire un ensemble de symptômes cognitifs mis en évidence par le jeu des dissociations et des doubles dissociations.
Les perturbations et les capacités préservées du patient sont interprétées pour être « localisées » dans un modèle représentant l’architecture fonctionnelle du système cognitif étudié.
Ce système hypothétique n’a pas de réalité anatomique mais rend compte des étapes et des connexions dans le système de traitement de l’information

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16
Q

La neuropsychologie cognitive

3 postulats principaux sont nécessaires pour que le profil de perturbations et de capacités préservées d’un patient puisse contribuer à préciser une théorie du fonctionnement cognitif :

A
  1. Le principe de modularité suppose qu’une fonction cognitive, conçue comme un système complexe de traitement de l’information, est décomposable en sous-systèmes et en modules ayant une certaine autonomie fonctionnelle.
  2. Le principe de transparence postule que les performances observées chez un patient atteint de lésions cérébrales peuvent être interprétées comme la résultante d’un traitement normal amputé d’un ou plusieurs modules.
  3. Le principe de fractionnement rejoint le concept de dissociation. Une lésion cérébrale peut entraîner la perturbation d’un seul module.
17
Q

La neuropsychologie cognitive

En somme, la démarche de la neuropsychologie cognitive :

A
  • s’appuie toujours sur un modèle de traitement de l’information
  • recherche la lésion fonctionnelle responsable des troubles
  • nécessite l’utilisation d’une méthodologie précise pour caractériser cette localisation « sur le papier », c’est-à-dire dans le modèle de fonctionnement cognitif choisi.
    o Par exemple dans la spécification d’un trouble du langage : comparaison des performances selon différentes modalités (dénomination, répétition, lecture, écriture, etc.)
18
Q

La neuropsychologie cognitive

L’apport de la neuropsychologie cognitive à la rééducation et au diagnostic cognitif.

A
  • La neuropsychologie cognitive a également fait évoluer la rééducation d’une pratique empirique visant à corriger des symptômes vers une démarche plus rationnelle et scientifique cherchant d’abord à comprendre sur un plan théorique les perturbations du patient.
  • Le « diagnostic cognitif » permet alors de proposer un programme précis et contrôlé de rééducation.
    o Ne tient pas compte du substrat cérébrale (c’est le neurologue qui est en charge de ça)
19
Q

les liens entre cognition et cerveau :

la neuropsychologie doit intégrer

A
  • Les contraintes neurobiologiques
  • Les techniques d’exploration du cerveau
  • L’avancement des connaissances
    o pour rapprocher les modèles cognitifs aux modèles neurobiologiques
20
Q

Exemple de l’extension du champ de la neuropsychologie cognitive

A

concerne les pathologies exemptes d’atteintes neuronales patentes
-> c’est le cas de diverses pathologies développementales
o par ex. : pour les dyslexies développementales ou pour les troubles du spectre autistique, les modèles issus de la pathologie lésionnelle focale de l’adulte ont d’abord été appliqués aux perturbations observées chez l’enfant

C’est le cas également des pathologies psychiatriques.
- Rapprochement entre neuro psychologie et psychopathologie pour l’étude de la schizophrénie par exemple.
- Avènement de la psychopathologie cognitive qui entretient des liens étroits avec la neuropsychologie

21
Q

La neuropsychologie fonctionnelle

A

Ce courant de recherche a pour objectif de mettre en relation un comportement (et plus précisément une activité cognitive) et une activité cérébrale

22
Q

Le fonctionnement du cerveau est mesuré au moyen de différents indices :

A

o Électriques
o Magnétiques
o Physico-chimiques

23
Q

La neuropsychologie fonctionnelle

Technologies utilisées

A

Ce domaine implique l’utilisation de technologies sophistiquées et contraignantes et la construction de paradigmes cognitifs pertinents
Dans l’évolution des idées en neuropsychologie, cette approche fonctionnelle a permis de concilier une modélisation cognitive et des explorations dynamiques de plus en plus précises du cerveau humain

24
Q

La neuropsychologie fonctionnelle

Originalités de cette approche

A

L’une des originalités de cette approche est d’être applicable au sujet sain : les méthodes d’imagerie fonctionnelle permettent ainsi de visualiser « directement » les structures cérébrales impliquées dans différentes opérations cognitives.

25
EEG (électroencéphalogramme)
- résolution spatiale imprécise - résolution temporelle excellente les indices correspondent à des modifications de l’activité électrique cérébrale recueillies pendant des durées très courtes et même pour certains paramètres « en temps réel » (on pour certains paramètres « en temps réel » (on -line) Mais l’électrode est sur la boite crânienne, donc on mesure que sur la surface externe des hémisphères externes, alors qu’il y a de la matière grise sur la surface interne de l’hémisphère ## Footnote La personne doit faire une tâche cognitive pendant l’enregistrement de l’activité électrique avec l’aide du casque.
26
Imagerie par résonnance magnétique
L’étude des modifications de l’activité cérébrale locale lors de tâches utilise préférentiellement d’autres techniques : - L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) - IRM morphologique
27
IRM morphologique
L’IRM fait une « photo » du cerveau. Cela permet de renseigner sur les structures cérébrales (la localisation) => IRM morphologique/anatomique Un procédé qui permet d’enregistrer le champ magnétique. Notre corps est composé d’atomes, et dans la composition organique il y a des atomes hydrogènes qui composent les tissus (os, peau, sang, ongles…). On est capables avec cette technique de calculer la concentration en hydrogène de chacune des structures
28
Comment lire un IRM morphologique
Dans chacun des tissus combien il y a d’atomes d’hydrogène : nuance de gris o Ce n’est pas vraiment une photo, chaque tissus n’a pas la même concentration o Plus c’est blanc = moins d’hydrogène et plus de lipides o Plus c’est noir = plus d’hydrogène (neurones) Mais on ne voit pas le cerveau en activité : renseigne simplement sur la quantité d’hydrogènes dans chacun des tissus -> Pour aphasie de Broca on verrai du noir : aire cérébrale morte, remplacé par du liquide (céphalo-rachidien)
29
IRMf
L’IRMf donc une mesure indirecte de l’activité cérébrale à partir de la concentration d’oxygène au niveau local -> On enregistre la quantité d’hémoglobine et de désoxyhémoglobine au niveau local -> Mesure indirecte du fonctionnement cérébrale, très précise au niveau spatial o Voir exactement dans quelle région il y a une consommation d’oxygène -> Mais pas de bonne résolution temporelle o On enregistre l’activité pendant 20-30secondes
30
# IRMf Comment on peut enregistrer la consommation d'oxygène
L’IRM fonctionnelle repose sur la consommation d’oxygène par les neurones. Comme chaque neurone a besoin d’oxygène pour fonctionner, on peut suivre son activité en observant les globules rouges qui transportent l’oxygène grâce à l’hémoglobine. Lorsqu’elle est oxygénée, l’hémoglobine est neutre, mais lorsqu’elle a libéré son oxygène (désoxyhémoglobine), elle présente une charge particulière détectable par l’IRM.
31
Magnétoencéphalographie (MEG)
Lorsque le neurone fonctionne, il y a des potentiels évoqués, des potentiels d’actions donc un courant électrique avec un champ magnétique Le meg mesure le champ magnétique associé au neurone Bonne résolution temporelle => milliseconde Mais fonctionne que sur la face externe du cerveau (réseau spatiale pas bonne) -> Il n’est pas capable de mesurer le champ électrique à l’intérieur du cerveau
32
Tomographie par émission de positions (TEP)
Présente une bonne résolution spatiale et permet notamment de visualiser les structures sous-corticales. En revanche, la résolution temporelle, de l’ordre d’une minute (pour les paradigmes d’activation), reste très imparfaite en regard de la rapidité des opérations cognitives Un des avantages à l’IRM est la capacité d’aller mesurer l’activité des régions sous-corticales (sous les hémisphères
33
Comment fonctionne un TEP
Injecte une solution intra-veineuse 15min avant la machine, glucoses radioactifs avec un temps de vie particulier afin de voir quelle région du cerveau sont activés en mesurant la consommation de glucose (ou la radioactivité du glucose a été consommé localement) Information sur l’ensemble du cerveau qui n’est pas dépendante de la question de l’oxygénation (uniquement dépendant de la consommation de glucose). Mesure indirectement l’activité cérébrale (activité électrique avec un champ magnétique) Pas de technique qui mesure la connexion synaptique