Intro Sido
❌Parcours célébration du monde
(origine latine chrétienne celebratio action d’accomplir solennellement une cérémonie sacrée ensemble de rituels pour célébrer végétaux animaux et humains “Regarde” )
“Sous la plume de Colette, tout vit et vibre: la pierre et le brin d’herbe, le seuil et le toit, et, chez les êtres, le trait, la manie, l’expression et le souvenir” Alberic Cahuet
Description Sido
+figure autoritaire et dominante dire sa famille (l’exclue du reste du monde jalousie. décide de l’avenir de ses enfants.)
Les autres pers de la famille
Hommage, éloge de Sido
Hommage à sa mère, mystification => idéalisation de la figure maternelle “Je la chante de mon mieux” = chant d’amour
“Je répétais la fin de ses phrases J’avais déjà la voix plus grave que la sienne mais J’imitais ses manières. Je l’imite encore”
=> grande admiration, modèle
Relation mère fille
Héritage / Célébration de la vie
Célébration nature
L’amour des bêtes
L’amour et l’amitié
Art du bohneur
→ recherche du bonheur au quotidien, simplicité (positivité)
« Le frôlement du bonheur… caresse impalpable qui creuse le long de mon dos un sillon velouté, comme le bout d’une aile creuse l’onde. »
« Moi j’aime ! J’aime tant tout ce que j’aime ! Si tu savais comme j’embellis tout ce que j’aime, et quel plaisir je me donne en aimant ! » (Toby-chien parle)
Goûts affichés
Présence discrète de Colette
Oeuvre idéalisée
⇒ pas une autobiographie assumée (pas de pacte de vérité avec ses lecteurs)
ex : “La dame qui chante” = fiction
❤️ - prête la parole aux animaux
mystification, exagération “ un jardin où, trente années durant, un mari et une femme vécurent sans élever la voix l’un contre l’autre…”
→ seulement 18 ans
- “j’embellis tout ce que j’aime”
Nostalgie et fuite du temps
nostalgie
- “J’appartiens à un pays que j’ai quitté”
- «Mais aucun été, sauf ceux de mon enfance, ne commémore le géranium et la hampe enflammée des digitales »
- « Un ancien moi-même se dresse, tressaille d’une triste allégresse »
- Les Vrilles de la Vigne = penchant mélancolique sur ses souvenirs : Missy, dans “Jour gris” ou “Le Dernier Feu” s’étonne de la sentir parfois si absente et lointaine.
- Toby Chien dit qu’« elle se délecte d’une tristesse et d’une solitude plus savoureuse que le bonheur »
- MAIS Colette explique qu’elle crée « ce qui lui manque et s’en repaît » (“Le Dernier Feu”) =parvient à recréer par les mots le monde de son enfance
⇒ écriture = remède absolu à la mélancolie et elle célèbre les pouvoirs de l’enchantement littéraire : « enchantée encore de mon rêve, je m’étonne d’avoir changé, d’avoir vieilli pendant que je rêvais… » (“Rêverie de nouvel an”).
- temporalité mixte dans toute l’oeuvre : chez Colette temps qui passe = source d’évolution;
- ex: Maquillages → présence discrète de la mère et de la fille indique le passage relais d’une génération à l’autre
“c’est moi enfant et moi à présent” : forte impression d’avoir toujours été la même
⇒ présent éternel prolongé par les sensations de la nature avec la neige d’hiver qui “fait renaître tous les hivers de mon enfance” (rêverie de nouvel an)
Célébration de l’enfance
« Mon imagination, mon orgueil enfantins situaient notre maison au centre d’une rose de jardins, de vents, de rayons, dont aucun secteur n’échappait tout à fait à l’influence de ma mère » Sido.
⇒ thème du jardin qui entoure la maison de son enfance a son importance et fait écho au monde à célébrer tout en étant lié à la figure maternelle et aux souvenirs d’enfance
Liberté
« je veux…, je veux… Je veux faire ce que je veux… ! » (« Toby-Chien parle »)
« Mais j’ai rompu, d’un sursaut effrayé, tous ces fils tors qui déjà tenaient à ma chair, et j’ai fui… »
⇒ les Vrilles de la vigne : rossignol = métaphore des liens qu’elle a dû briser pour se libérer son mariage avec Willy ( émancipation)
= antidote pour surmonter souffrance personnelle
❌Dans « Amours », texte rajouté aux Vrilles de la vigne en 1933, elle commence le récit par une brève phrase très symbolique qui peut aussi se lire comme un bilan :
« Le rouge-gorge triompha »
⇒ On peut y voir un éloge du chant de ce petit oiseau qui triomphe de tous les obstacles
Invitation du lecteur
→ hésite pas, dans un mouvement complice, à apostropher son lecteur de manière comique « Ô lecteur vicieux, qui espérez une anecdote dans le goût grivois et suranné, détrompez-vous » (“En marge d’une page blanche I”)
⇒ Ces instants saisis sur le vif et offerts au lecteur témoignent de cette capacité à s’ouvrir sur le monde et à en saisir toute la diversité et le dynamisme.
Humour
Sensualité
→ souvenirs visuels, tactiles et auditifs se mélangent dans un concert de sensations rappelant la synesthésie des « correspondances » baudelairiennes : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » (Les Fleurs du mal, 1857).
« avec des narines ouvertes pour boire le parfum »
anecdote source: “La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe… Rien qu’à parler d’elles je souhaite que leur saveur m’emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j’emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire…”
Lyrisme