Diploïdie
Haploïdie / Monoploïdie
Polyploïdie
Euploïdie
Triploïdes
➡ 3 lots de chromosomes (3n)
➡ Sont en général stériles => la balance génique n’est pas assurée dans les gamètes après méiose = gamètes aneuploïdes;
➡ Situation rarement présente dans la nature
➡ Les triploïdes sont pourtant bien utiles en agro-alimentaire pour plusieurs raisons
ex:
- banane variété cavendish
- Saumon 3n femelle stérile (qui sur-exprime une hormone de croissance)
- Huitres triploïdes, Stériles ( Croissance plus rapide (pas
d’énergie dépensée pour la reproduction) ; Plus charnues que les diploïdes ; Gardent les mêmes propriétés gustatives tout au
long de l’année (seulement l’hiver pour les autres huitres)
Tétraploïdes
autotétraploïdes
= 4 lots de chromosomes homologues
allotétraploïdes
= 4 lots de chromosomes non-homologues
‣ Sont issus du dédoublement du stock 2n d’un hybride F1 interspécifique stérile
=> hybride F1 interspécifique = résultat du croisement de 2 espèces différentes mais proches
ex:
- ♂ cheval x ♀ ânesse = BARDOT
- ♂ âne x ♀ jument = MULET
Comment rendre un hybride F1 interspécifique fertile?
=> Par dédoublement du nombre de chromosomes par traitement à la colchicine par exemple (possible chez les végétaux; ça ne fonctionne pas chez les animaux)
Comment croiser deux espèces de blé artificielle
=> utilisation d’une espèce “porteuse” de blé dur (Triticum carthlicum) que l’on peut croiser artificiellement avec Aegilops ventricosa et Triticum aestivum
=> résultat = formation d’un hybride interspécifique stérile (entre A. ventricosa et T. carthlicum)
=> on rend fertile cet hybride par traitement à la colchicine (dédoublement des chromosomes)
=> puis on effectue une série de rétro-croisements (back-cross) de cet hybride avec T. aestivum afin d’éliminer les gènes qui ne sont pas favorables venant de l’égilope ventru et de ne garder que les gènes
favorables (ceux de la résistance aux maladies);
=> Les recombinaisons entre les chromosomes ont été favorisées par application de rayons X qui induisent des cassures des chromosomes et activent donc les phénomènes de recombinaison pour in fine après plus de 15 années de travail produire la variété « Renan » (hexaploïde)
=> ce sont donc des blocs entiers de gènes de A. ventricosa qui ont été introduits dans T. aestivum
=> la variété Renan plébiscité en agriculture bio est donc tout, sauf naturelle !