Quels sont éléments principaux d’un traitement adapté ?
Quelles questions poser pour connaitre son patient ?
LE PROFIL PSY :
- historique de dépression ? d’anxiété
- coping ? : capacité à faire face à son problème –> recherche de kinésiophobie ou catastrophisme
- hygiène de vie/habitudes
- attentes du patient
- croyances (que pensez-vous avoir ?)
- profession et loisirs
- charge mentale
Qu’est-ce qui peut améliorer l’effet placebo ?
Comment éviter l’effet nocebo ?
Donner les 6 questions cliniques clés
Quels éléments peuvent orienter vers une douleur nociceptive ?
Informations à l’anamnèse :
- douleur variable, pulsatile, lancinante
- relation proportionnée entre douleur et stimulation - fx aggravants et favorisants
- douleur localisée à la zone atteinte (parfois référée)
- amélioration de la douleur en accord avec le temps de guérison/cicatrisation du tissu atteint
- efficacité du traitement
Informations à l’examen clinique :
- reproduction de la douleur claire et proportionnée à la stimulation du ou des tissus atteints
- douleur localisée à la palpation
- examen neurologique normal
- absence d’allodynie
- possible présence d’une position antalgique
Donner des sources potentielles de douleurs nociceptives au niveau du rachis
Donner la PEC d’une douleur nociceptive (composante inflammatoire et mécanique)
RASTER REMER
INFLAMMATOIRE :
- repos relatif
- AINS
- Taping/strapping
- tt à visée antalgique : travail musculaire, dry-needling
- entretient de l’activité musculaire
- réassurance : explication de la douleur et du pronostic
MÉCANIQUE :
- Repos relatif
- manipulations ou mobilisations dans la préférence directionnelle
- exercices adaptés à la situation (mobilité stabilité)
- entretien de l’activité musculaire
- réassurance : explication de la douleur et du pronostic
Quels éléments orientent vers une douleur neuropathique ?
dlr neuropathie = lésion au niveau du SNC ou SNP qui provoque l’apparition de décharges ectopiques au niveau des fibres sensitives
Informations à l’anamnèse :
- douleur à type de brulures, décharges électriques, démangeaisons, picotements, engourdissement
- douleur possiblement associée à une sensation de gonflement ou de froid, due à une altération du SNA
- douleurs spontanées possibles
- topographie bien définie
QUESTIONNAIRE DN4 +++
Informations à l’examen clinique :
- reproduction de la douleur et du patient lors des ULTT/LLTT et lors de la palpation du SNP
- parfois autres signes neurologiques associés
Donner des sources potentielles de douleurs neuropathies au niveau du rachis.
radiculopathie d’origine : discale, dégénérative (CLE) ou par racine nerveuse adhérente
tronculopathie : syndrome du piriformes, TOS
myélopathie compressive d’origine : dégénératif (myelopathie cervico-arthrosique), néoplasique (NO)
Donner les grandes lignes de la PEC d’une douleur neuropathique (inflammatoire + mécanique)
RASTER MEMER
Composante inflammatoire :
- repos relatif
- AINS, corticoides
- strapping/taping
- traitement à visée antalgique : travail musculaire, dry needling ….
- entretien de l’activité musculaire
- réassurance - explication de la douleur et du pronostic
Composante mécanique :
- Manipulations ou mobilisations dans la préférence directionnelle
- exercices adaptés à la situation –> préférence directionnelle
- mobilisations neuro-méningées
- entretien de l’activité musculaire
- réassurance - explication de la douleur et du pronostic
Donner la définition de la douleur nociplastique
Perturbation des voies de la douleur sans lésion
des influx nociceptifs répétitifs peuvent modifier les neurones centraux et entrainer une diminution seuil d’activation, augmentation de l’intensité de la réponse, diffusion de la sensation douloureuse à d’autres dermatomes
Quels éléments orientent vers une douleur nociplastique ?
INFORMATIONS À L’ANAMNÈSE
- douleur disproportionnée, non mécanique et imprévisible en réponse à des facteurs aggravants/atténuants multiples et non spécifiques
- douleur persistante au-delà des délais attendus de cicatrisation des tissus/récupération de la pathologie
- douleur disproportionnée par rapport à la nature et à l’étendue de la blessure ou de la pathologie
- distribution généralisée et non anatomique de la douleur
antécédents d’échecs d’interventions (médicales/chirurgicales/autres thérapeutiques)
- forte association avec des fx psychosociaux inadaptés
- ne répond pas aux AINS mais aux antiépileptiques ou antidépresseurs
- présence de douleur spontanée
- haute incapacité fonctionelle
- douleur +/- constante
- douleur nocturne + sommeil perturbé
- association à d’autres dysesthésies
EXAMEN CLINIQUE
- schéma de provocation de la douleur disproportionné, incohérent, non mécanique, non anatomique en réponse aux tests de mouvement/mécanique
- résultats + d’hyperalgésie et/ou d’allodynie et/ou d’hyperpathie dans la distribution de la douleur
- zones de douleur/sensibilité diffuses sans rapport anatomique à la palpation –> patient poly-doulureux
- signes de Waddell présents
Donner des sources potentielles de douleurs nociplastiques
douleur pas liée à une souffrance tissulaire mais à un dysfonctionnement des mécanismes de régulation de la douleur
fx prédisposants :
- psycho sociaux
- hygiène de vie, stress, fatigue
- croyances erronées
- arrêt de travail
Donner les grandes lignes de la prise en charge d’une douleur nociplastique.
MAE
Manipulations ou mobilisations selon la préférence directionnelle
Activité sportive par étape
Education : réassurance, hygiène de vie, explications
Après un exercice, si le patient n’a pas de douleur pendant ou immédiatement après l’activité, ni d’augmentation de la douleur plus tard dans la journée ou la journée suivante , quel est le feu ? Que faire par la suite ?
FEU VERT - on peut performer le même exercice avec une plus grande intensité ou durée
Pendant un exercice, douleur modérée pendant ou immédiatement après; douleur modérée plus tard dans la journée ou le jour d’après, quel est le feu ? Que faire par la suite ?
FEU JAUNE - même exercice en surveillant le résultat pendant, après et le jour suivant
Pendant un exercice, douleur sévère pendant, immédiatement après; douleur sévère plus tard dans la journée ou le jour suivant : quel est le feu ? Que faire par la suite ?
FEU ROUGE - laisser la douleur retourner à son intensité d’origine et décider d’un nouvel exercice ou une intensité moindre
Au niveau lombaire, quels critères orientent vers une préférence directionnelle en flexion ?
amélioré par la position assise
douloureux à la marche et au piétinement
pas de douleur au passage assis/debout
Au niveau lombaire, donner les critères d’une préférence directionnelle en extension.
aggravé par la position assise
amélioré à la marche
intolérant à la flexion lombaire
signe de Minor
périphérisation à la flexion possible
valsalva +
Au niveau lombaire, donner les critères d’une préférence directionnelle ne flexion latérale.
aggravé en extension et flexion
amélioré en position allongée
possible antalgique en shift
En cervical, donner les critères d’une préférence directionnelle en flexion.
amélioré en position assise
douloureux à la marche
amélioré avec coussin sous nuque
Au niveau cervical, donner les critères d’un préférence directionnelle en extension.
aggravé par la position assise
amélioré à la marche
intolérant à la flexion cervicale
possible périphérisation lors de la flexion cervicale
En cervical, donner les critères d’une préférence directionnelle en flexion latérale.
aggravé en extension et en flexion
amélioré en position allongée
possible antalgique en shift