La parole :
activité motrice dynamique qui est unique et complexe et par laquelle nous exprimons nos pensées, émotions et répondons et contrôlons notre environnement.
L’un des outils les plus puissants possédés par notre espèce et le degré avec lequel nous l’employons contribue au caractère et à la qualité de nos vies.
Pourquoi étudier les troubles moteurs de la parole ?
Trouble moteur de la parole :
résulte d’un déficit neurologique affectant la programmation ou l’exécution neuromusculaire de la parole.
La définition des troubles de la moteur englobent :
la dysarthrie et l’apraxie verbale
les troubles de la parole peuvent être :
3 processus neurologiques de la parole :
Processus cognitivo-linguistiques
Pensées, sentiments, émotions
Génèrent une intention de communication
Organisés et convertis en symboles verbaux respectant les règles du langage
Programmation motrice de la parole :
Sélection et organisation des « programmes » sensorimoteurs afin d’activer les muscles de la parole
Exécution neuromusculaire :
Exécution de ces programmes par le SNC et SNP par l’innervation des muscles respiratoires, phonatoires, de la résonance et articulatoires.
Les dysarthries :
Grec « dys » + arthroun : incapacité à prononcer distinctement
Nom collectif pour un groupe de troubles moteurs de la parole associés avec un contrôle neuromusculaire déficitaire pour la parole dû à un dommage du SNC et/ou du SNP.
anomalies inclues dans les dysarthries :
• Vitesse
• Force
• Étendue
• Rythme
• Précision des mouvements
dysarthies peuvent affecter :
• Respiration
• Phonation
• Résonance
• Articulation
• Prosodie
Il y a plusieurs types de dysarthrie :
o Chacune correspondant à un dommage d’une ou de plusieurs parties du système nerveux
o Chacune ayant des neuropathophysiologies sous-jacentes différentes
o Chaque type de dysarthrie a des caractéristiques perceptuelles auditives différentes
o Leur identification précise a des implications pour la localisation de la/les lésion(s).
L’apraxie verbale :
• Est un trouble phonétique-moteur de la parole qui est la conséquence d’un dommage cérébral
• Ce dommage reflète un déficit dans la capacité de traduire précisément ou efficacement les phonèmes ou séquences de phonèmes projetés en commandes neuronales
l’apraxie verbale engendre…
o Des déficits d’articulation et de prosodie
o Des distorsions au niveau de la transition des segments et entre les segments
o Des substitutions des consonnes
o Une accentuation non-appropriée
l’apraxie verbale n’est PAS attribuable :
o À des déficits dans la force ou le tonus
o À des déficits sensoriels
o À des troubles du langage
L’apraxie orale :
• Inhabileté à produire efficacement et immédiatement les mouvements oraux sous commande verbale et/ou sous imitation
Ex : tirer la langue, plisser les lèvres, souffler
2 types d’apraxie des membres :
1- Idéomotrice (moins sévère des deux)
• Inhabileté à exécuter des commandes motrices sous demande ou par l’imitation du même geste.
2- Idéatoire
• Inhabileté à formuler un plan pour l’exécution d’un acte complexe.
• Les mouvements individuels ne peuvent pas être intégrer dans un acte complexe.
*même si les mouvements individuels peuvent être exécuter normalement
Ces troubles avec les gestes sont définis comme de l’apraxie seulement si d’autres troubles peuvent être exclus comme :
Autres troubles de la parole qui sont distincts des troubles moteurs de la parole : neurologiques
o Bégaiement neurogénique acquis
o Palilalie
o Écholalie
o Pseudo-accent étranger
o Aprosodie associée à une lésion de l’hémisphère droit
o Aphasie
Autres troubles de la parole qui sont distincts des troubles moteurs de la parole : Non-neurologiques
Variations normales de la parole :
• Avec l’âge, changements :
Dans la tonalité
Dans la qualité vocale
Dans le débit
Variations prosodiques
• Selon le style
Personnalité
Usage de la parole
État émotionnel
Prévalence et distribution des troubles moteurs de la parole :
57% des patients avec des troubles de la communication acquis de la clinique Mayo présentaient un trouble moteur de la parole
Prévalence et distribution des troubles moteurs de la parole :
D’un échantillon pris aléatoirement de 250 patients (base de données du Registry of the Canadian Stroke Network)
42% des patients avaient une dysarthrie, 30% une aphasie, 44% la dysphagie. 28% des patients avaient à la fois la dysarthrie et la dysphagie 10% des patients avaient tous les trois déficits en même temps