Perception Flashcards

(188 cards)

1
Q

Qu’est ce que la perception humaine?

A
  • Activité où sujet fait expérience d’objets ou de propriétés présents dans son environnement. Regroupe ensemble mécanismes de détection, intégration et de reconnaissance d’une stimulation sensorielle
  • Repose habituellement sur informations fournies par ses sens et est liée aux mécanismes de cognition

Utilité = établir contact avec environnement

Comment ?
Perception = interprétation de sensations
Majeure partie de nos ressources cérébrales = dédiée à intégration sensorielle et à son interprétation

Impression subjective que notre perception est une évidence (objective) = illusion

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2
Q

Stimulus distal VS stimulus proximal

A

Stimulus distal = Objets présents dans l’environnement

Stimulus proximal = Énergie transmise par l’objet, qui est captée par nos récepteurs

Stimulus distal - > Stimulus proximal -> Sensation

Soleil -> réflexion de la lumière sur un objet -> Vision

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3
Q

Qu’est ce que la transduction ?

A

Processus par lequel l’énergie phyisique/chimique (stimulus proximal) est captée par nos récepteurs sensoriels et convertie en influx nerveux transmis au syst. nerveux

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4
Q

Où se passe la transduction pour les différents sens ?

A

Vision: récepteurs photosensibles de la rétine

Audition: vibrations de l’air transmises au tympan, qui transmet signal à d’autres structures qui transformant l’énergie en activité électrique

Toucher : récepteurs sensibles à la pression

Odorat/Goût : Récepteurs captant molécules émises par objets

  • Une fois capté et converti en influx nerveux = signal dot être traité et interprété par le cerveau
  • Majeur travail perceptif par cerveau = Convertir influx nerveux en signal captable par cerveau
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5
Q

Complexité du processus (cycle) perceptif

A

1- Stimulus environnemental
2- Stimulus sur lequel porte attention (ex: porter attention au verre)
3- Stimulus frappant récepteurs
4- Transduction = conversion de l’énergie en signal électrique, ex: sensation dans nos oreilles qui est traduit en influx nerveux
5- Processing = Traitement neuronal influencé par les connaissances
6- Perception (expérience consciente)
7- Reconnaissance = savait qu’il y avait un verre, ex: remarque que verre est tombé
8- ACTION = mouvement ou réponse, ex: se lever pour ramasser le verre

connaissance = influence processing et perception

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6
Q

Qu’est ce qu’un neurone ?

A
  • Unité de base du fonctionnement du système nerveux, transmet sugnal électrique et reçoit influx nerveux
  • 2 états :repos & transmission de décharge électrique (On ou Off)
    Pas d’intensité/variation type d’influx nerveux
  • Arrive à produire expérience perceptive riche
  • Traitement de l’information (interaction entre neurones syst. nerveux)
  • Division du travail
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7
Q

Limites de la complexité du processus perceptif

A

Processus perceptif indirect = bcp étapes de traitement, division, addition de tous les systèmes perceptifs

systèmesperceptifs comment parfois erreurs = illusions = hypothèses sur organisation monde extérieur

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8
Q

Qu’est ce que le traitement ascendant ?

A
  • Repose uniquement sur données sensorielles
  • Ne réfère aucunement aux connaissances ou à l’expérience passée
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9
Q

Qu’est ce que le traitement descendant ?

A

Repose sur information de haut niveau qui influence notre perception
Ex. attentes, expérience, connaissances

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10
Q

Par quoi est déterminée notre perception ?

A

Interaction entre :
- Propriétés physiques de environnement

  • Propriétés récepteurs sensoriels captant signaux environnementaux

-Organisation système nerveux responsable du traitement de l’information
reçue

  • Nos connaissances, expériences passées et attentes
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11
Q

Étude de la perception = approche physiologique

A

Étude de la constitution physique de notre système perceptif et de l’organisation
fonctionnelle du système nerveux impliqué dans la perception
Anatomie
Enregistrement de l’activité nerveuse
Effects de lesions ou perturbations du fonctionnement cérébral

  • Méthodes : neurosciences sensorielles, neuroimagerie
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12
Q

Qu’est ce que l’approche cognitive? (approche comportementale)

A

Étude de l’effet des connaissances, expériences passées et attentes sur l’expérience perceptive.
Étudie l’interprétation que l’on fait avec les données perceptives (ex. illusions)

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13
Q

Qu’est ce que l’approche psychophysique? (approche comportementale)

A

Étude des relations entre l’expérience perceptive et les paramètres physiques de la stimulation présentée:
* Seuils sensoriels
* Discrimination
* Estimation des données
sensorielles

Objectif = établir relation entre propriétés physiques du stimulus et
l’expérience perceptive

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14
Q

Lien entre le stimulus et l’expérience (approche psychophysique)

A

Stimulus ➡️ système perceptif ➡️ expérience perceptive

Organisation et fonctionnement système perceptif = détermine Relation entre stimulus et expérience perceptive

Si on détermine caractéristiques de cette relation = gagne Nouvelles informations sur fonctionnement du système perceptif

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15
Q

Que sont les seuils absolus ? (approche psychophysique)

A
  • Intensité minimale à laquelle stimulation est détectée
  • Théorie Classique du seuil: existe point de transition très netentre intensité à laquelle stimulus non détectable et intensité où stimulus est détectable
  • Varie selon type de sensation (lumière, son, poids…) et conditions environnementales

-pas proportionnel à intensité du stimulus (ex: cm seuil différentiel)

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16
Q

Méthodes des stimuli constants-seuil absolus (approche psychophysique)

A

Méthode des stimuli constants = stimuli intensité variable présentés en ordre aléatoire et sujet doit dire à chaque essai s’il a detecté la cible ou non

Objectif = Déterminer intensité minimale stimulus pouvant être détectée de façon fiable

Seuil (threshold) = intensité à laquelle stimulus est détecté dans 50% des essais
Point statistique sur une courbe de détection (Pas un point net)

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17
Q

Méthodes des limites-seuil absolus (approche psychophysique)

A

Méthode des limites = variations intensité du stimulus sont faites dans un ordre descendant ou ascendant
- Sujet ne détecte plus la cible = série descendante interrompue
- Sujet détecte cible = série ascendante est interrompue

Point de transition: valeur entre intensité de stimulation où une série est interrompue et intensité du stimulus précédent

Seuil Absolue: Moyenne des points de transition entre plusieurs séries

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18
Q

Méthodes d’ajustement-seuil absolus (approche psychophysique)

A

Méthode d’ajustement = stimulus présenté = son intensité ajustée par sujet (non l’expérimentateur) jusqu’à ce qu’il détecte ou arrête de détecter le stimulus
Sujet ajuste volume jusqu’à temps qu’il détecte

Seuil: correspond à intensité Moyenne à laquelle sujet peut tout juste détecter stimulus
Seuil absolu= est ce que j’entend le stimulus ou non

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19
Q

SEUIL DIFFÉRENTIEL (APPROCHE PSYCHOPHYSIQUE)

A
  • Seuil différentiel: différence minimale (la + petite) entre 2 stimulations qui est détectable
  • Peut être mesurée avec mêmes méthodes que seuil absolu sauf :
  • Présentation de 2 stimuli au lieu d’un seul
  • Sujet doit dire s’il détecte différence entre 2 stimuli

Procédure:
Stimulation standard = fixe
Stimulus de comparaison = intensité variable

  • Directement proportionnelle à intensité du stimulus standard,sauf si stimulus standard a intensité près seuil de détection
  • Seuil différentiel dépend de intensité initiale stimulus
    Petit poids → petite différence détectable
    Poids plus lourd → différence + grande nécessaire
    Doit dire si le nouveau stimulus est + lourd ou moins lourd que l’autre, différence la + petite qu’on a besoin pour différencier 2 stimuli
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20
Q

Différence entre seuil absolu et seuil différentiel

A

Seuil absolu→ “est-ce que je perçois quelque chose ?”
dépend de environnement et de sensibilité sensorielle

Seuil différentiel → “est-ce que je perçois une différence ?”
proportionnel à l’intensité du stimulus

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21
Q

MÉTHODE D’ESTIMATION DE MAGNITUDE (approche psychophysique)

A
  • Permet d’étudier relation entre intensité physique et intensité perçue. Permet de tracer relation stimulus-sensation
  • Procédure: sujet attribue à stimulus valeur numérique correspondant à intensité subjective de stimulation

La loi de puissance de Stevens = décrit comment sensation perçue dépend de l’intensité physique

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22
Q
A
  • Expansion de la réponse = intensité perçue augmente + rapidement que intensité physique (n>1)
  • Réponse linéaire = intensité perçue est directement proportionnelle à intensité physique (n=1)
    Notre perception de la longueur est fidèle à la longueur elle-même = réponse linéaire
  • Compression de la réponse = intensité perçue augmente moins rapidement que intensité physique (n<1)
    Pour le sucre et luminosité= pas expansion dans notre cerveau qu’elle ne l’est vrm
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23
Q

THÉORIE DE DETECTION DU SIGNAL

A
  • Théorie Générale qui vise à expliquer et à mesurer la sensibilité d’un observateur à un signal, tient compte debiais de réponse possibles
    Pourquoi on perçoit ou pas les stimulus ou pas
  • Postule que intensité avec laquelle tout stimulus est représenté par notre système perceptif varie aléatoirement selon distribution normale et que performance varie aléatoirement selon distribution normale
  • Toute performance de détection se fait en présence d’un bruit de fond (toujours présent de façon interne, souvent présent de façon externe)
  • Même si un signal (ex. son du téléphone) est toujours le même, perception varie à cause du bruit interne et externe
  • Théorie de détection du signal différencie sensibilité réelle VS signal et critère de décision de observateur

À cause de l’environnement, perception varie à cause de ca

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24
Q

Détection du signal : vrai/faux positifs et négatifs (exemple du cellulaire)

A
  • Bruit de douche constant, si on se concentre sur bruit de la douche = + fort, si on pense a autre chose = moins fort
  • Si téléphone, chevauchement de ces bruits la
  • Vrai négatif (correct rejection) → signal n’est pas là et on ne dit rien
  • Vrai positif (hit) = signal est là et on le détecte, cellulaire est là et sonne pour de vrai
  • Faux positif (false alarm) = signal n’est pas là mais on dit qu’il est, mon cellulaire est la mais sonne pas
  • Faux négatif(miss)= signal est là mais on ne le détecte, cellulaire a sonné mais détecte pas

Cellulaire sonne tjrs à la même force

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25
Sensibilité perceptive (d’) – Théorie de la détection du signal
- d' = Sensibilité de observateur, mesuré à partir de probabilité de détection correcte/fausses alarmes * + sensibilité est élevée = + distance entre distributions du bruit et du signal -> + grande est valeur d’ - Performance de détection dépend de **distance entre distribution du bruit et signal + bruit** = sensibilité perceptive Déprime = indique à quel point signal est distinct du bruit de la douche, distance entre ces 2 courbes la mais c pas nous qui décide Capable de bien l’entendre quand le bruit est vrm différent
26
Critère de décision (béta) – Critère libéral VS conservateur
**Critère optimal (β/béta)** = situé à intersection distributions du bruit et signal + bruit - **Critère** = **ajustable selon contexte, état et objectifs** de observateur * détermine **niveau d’alerte : décider d’entendre le téléphone… ou pas** **Attendre un appel → critère + libéral** (on dit + souvent que le téléphone sonne) **Ne rien attendre**/ fatigue →**critère + conservateur**
27
Courbe ROC – Performance de détection
- Courbe ROC = performance observateur - montre **proportions de détections correctes/fausses alarmes pour valeur donnée de d’,** (indépendamment du critère de décision) - Forme de la courbe = capacité à distinguer signal du bruit - Courbe **éloignée** de la diagonale (45°) → **sensibilité élevée → signal et bruit bien séparés** - Courbe **proche** de la diagonale → **sensibilité faible → bcp chevauchement signal/bruit**
28
Composante physiologique principarle pour la perception
Système nerveux
29
Qu'est ce qu'un récepteur ?
type de neurone possédant structure adaptée pour détecter énergie physique ou chimique provenant de environnement
30
Comment se produit l'activité électrique du neurone?
- Neurone = rempli de liquide et baigne lui-même dans liquide. - liquides contiennent ions(molécules portant charge électrique + ou -) . Activité électrique neurone = échanges ioniques de part et d’autre de la membrane cellulaire - ions impliqués = sodium(Na+) et potassium(K+)
31
Qu'est ce que le potentiel de repos ?
**Charge électrique à l’intérieur** du neurone **par rapport à celle de l’extérieur** du neurone (**au repos**) - **NÉGATIF** = prcq **intérieur neurone** a **concentration** relative**ions positifs + faible que extérieur** - **Activité spontanée** = **Au repos**: neurone envoie parfois **influx nerveux en l’absence de stimulation extérieurs** cerveau a un certain niveau d’activité de base = activité spontanée
32
Qu'est ce que le potentiel d'action?
1- **Influx nerveux**= déclenché par **entrée massive d’ions sodium (Na+)** dans corps cellulaire Dépolarisation = entrée massive de sodium (devient positive) 2- **Sortie massive d’ions potassium (K+) à l’extérieur** corps cellulaire Polarisation = sortie massive de potassium (devient négative) - **Échanges ioniques** = dépend de **modifications sélectives de perméabilité de membrane cellulaire** - Doit avoir **période réfractaire avant** prochain potentiel action
33
Influx nerveux (potentiel action) : vitesse et fréquence
- Vitesse du potentiel action dépend de : 1- **diamètre** de **axone** 2- **épaisseur** de **gaine** de myéline 3- **longueur** de **axone** - Potentiel d’action = **réponse tout ou rien** Intensité du stimulus n’**augmente PAS GROSSEUR de l’influx** **INTENSITÉ = augmente FRÉQUENCE influx** **Stimulation + forte → + grand nombre d’influx nerveux**
34
Synapse : transmission entre neurones
**Synapse** = espace microscopique entre **terminaison axonale du neurone pré-synaptique** et **dendrites du neurone post-synaptique** - **Activation neurone pré-synaptique** = se transmet par **libération de neurotransmetteurs** (ex. acétylcholine, dopamine, sérotonine) - neurotransmetteurs = se lient aux récepteurs du neurone post-synaptique = liaison = **modification potentiel électrique** du neurone **post-synaptique** - **captation** dépend de **compatibilité** de **forme** entre **neurotransmetteur** et son **site récepteur**
35
Effet excitateur VS inhibiteur (effet synaptique-transmission info)
**Effet excitateur**: rend **potentiel** électrique **dans** neurone**+ positif** = **dépolarisation** = **+ production influx nerveux** par neurone post- synaptique = favorise influx nerveux, ex: dopamine **Effet inhibiteur**: rend **potentiel** électrique **dans** neurone **+ négatif** = **hyperpolarisation** = **empêcher** neurone post-synaptique **de produire un influx nerveux** = empêche que cerveau soit suractivé Crise épilepsie = surexcitation du cerveau
36
Qu'est ce qui est responsable de perception dans le cerveau ?
**neurones du système perceptifs** et les **connexions** existants
37
Propriétés physiques de la lumière
**Lumière** = **énergie électromagnétique** dont longueur d’onde peut activer récepteurs de notre système visuel **Longueur d’onde:** ce qui voyage dans espace, distance entre 2 pics d’une onde, visibles = entre 400 et 700nm - **Photons** = **particule énergie qui est absorbé** par différents éléments (ex: photorécepteurs) - **Teinte**= changement de **couleur perçue** en fonction de la **longueur d’onde **
38
Lumière émise, réfléchie, transmise =
**Émise par les objets** = **source lumineuse** (ampoule, soleil, écran) **Réfléchie** = tous les **objets sur lequel** la lumière fait **ricochet** **Transmise** = ex. **À travers une vitre de fenêtre** ou des particules d’eau dans l’atmosphère qui dispersant les rayons électromagnétiques
39
Fonctions de l'oeil
- capter l’énergie lumineuse émise ou reflétée par les objets et de la faire converger sur la rétine - permet de former une image du monde extérieur. Réflexion inversée sur notre rétine
40
Parties de l'oeil et fonctions
**Cornée**: fenêtre transparente Fibres hautement ordonnées, sans vaisseaux sanguins Plusieurs terminaisons nerveuses ayant fonction de protection, regeneration rapide (<24h) **Film de larme:** lubrifie l’oeil et enlève les Mauvaises particules **Humeur aqueuse**: Fluide dérivé du sang, entre cornée et le cristallin, fournit l’oxygène et les nutriments, élimine déchets **Cristallin**: structure transparente en forme de lentille responsable de focaliser rayons lumineux sur rétine Devient + rigide avec l'âge = moins de focus sur ce qu’on regarde **Fovea** = centre de notre vision, le focus
41
Parties de l'oeil et fonctions
**Pupille**: endroit où lumière pénètre dans l’oeil **Iris (couleur de l’oeil)**: * muscle autour de la pupille, contrôle quantité de lumière qui rentre dans l’œil au travers par expansion et contraction * Rôle important dans qualité de image perçue * Élasticité diminue avec l’âge = personne âgée + éblouie par la lumière (iris s’élargit et rétrécit moins bien) **Couleur**: dépend de quantité et de distribution de mélanine dans ses tissus. **Entre le cristallin et la rétine: Humeur vitreuse** Occupe 80% du volume interne de l’œil Liquide visqueux (blanc d’œuf) Transparent Maintient forme de l’œil, soutient rétine et permet passage de la lumière
42
Rétine = définition et fonctions
**Rétine**: couche de neurones tapissant fond de l’oeil. Contient récepteurs sensibles à l’énergie lumineuse, photorécepteurs * Fonction = **convertir énergie lumineuse en influx nerveux** (transduction) **Rôle** = **informer cerveau** sur aspects de lumière qui sont reliés aux objets environnement
43
Fovéa = définition et fonctions
**Fovéa** = portion de **rétine** recevant projection des stimuli situés **au centre** du champ visuel - Endroit vers lequel nos yeux sont dirigés * **Contient que des cônes** afin de **maximiser acuité visuelle et la perception** fine des **détails**. Ce qu’on regarde = représente la fovéa Fovea = centre de notre vision, le focus
44
Quel est l'angle visuel des rétines?
**Chaque rétine** = permet de voir environ **160 degrés** de l’espace visuel qui se trouve **devant nous** **Ensemble = 2 rétines** vont nous permettre de **voir environ 190 degrés** de l’espace visuel On peut voir un peu derrière nous
45
Pouvoir réfractaire de l’œil et erreurs réfractives
Pouvoir réfractaire = capacité de œil à faire converger lumière Pouvoir réfractaire de l’œil est assuré par **4 structures** : 1- **Fixes** = cornée, humeur aqueuse, humeur vitreuse 2- **Changeante** = cristallin (accommodation) 3- **Accommodation** = ajustement cristallin pour focaliser meilleure image possible sur la rétine 4- **Emmétropie** = pouvoir réfractaire adéquat → image sur la rétine - **Erreurs réfractives** = image arrive pas sur rétine * **Myopie** = image en **avant de la rétine** → voit mal de loin → lentilles - * **Hypermétropie** = image **derrière la rétine** → voit mal de près → lentilles +
46
Disque optique (cercle jaune)
- **Où le sang arrive et sort**de l’oeil et où les axones des cellules ganglionnaires quittent l’oeil vers le nerf optique - Portion de l’oeil **sans photorécepteurs** - Où **axones des cellules ganglionnaires vont converger** pour former le nerf optique - **Tache aveugle** = **cerveau** essaye de **compenser et inférer** ce qu’il y a autour pour compenser le fait qu’il y a un **point noir** qu’on voit pas Photorécepteurs se connecte aux cellules ganglionnaires pour former le nerf optique
47
Rétine : structure et rôle dans la transduction
- rétine = composée de plusieurs couches cellulaires (layers) - **transduction visuelle** commence au niveau **photorécepteurs** - influx nerveux circule vers couches extérieures de rétine - couches avant photorécepteurs sont constituées de cellules transparentes **Épithélium pigmentaire** : - fournit **nutriments aux photorécepteurs** - assure **recyclage photorécepteurs** (recharge leur potentiel)
48
Photorécepteurs : bâtonnets VS cônes
- **Captent** l’énergie **lumineuse** = réponse neuronale → cellules horizontales et bipolaires = Responsables de la transduction **Bâtonnets**: environ 90 millions * **atteingnent lentement leur sensibilité maximale** * Détectent **intensité** lumineuse * Aucune couleur * juste teinte de gris = **1 type de bâtonnet** **Cônes**: environ 4-5 millions * atteint **rapidement leur sensibilité maximale** * **Bleus** (S cones): sensibles aux longueurs d’ondes **courtes** (max 419nm) * **Verts** (M cones): sensibles aux longueurs d’ondes **moyennes** (max 531nm) * **Rouges** (L cones): longueurs d’ondes élevés/longues (max 558nm)
49
3 segments aux photorécepteurs
1- **Externe** = contient **photopigments** 2- **Interne** = partie entre externe et terminaisons synaptiques 3- **Terminaisons synaptiques**
50
De quoi sont constitués les photopigments?
1- **Opsine (protéine)** = **détermine quelle longueur d’onde** sera captée par photorécepteur * bâtonnets = **rhodopsine** * cônes = **photopsines** (S,M,L) Photopsine = détecte/détermine quelle longueur d’onde est captée cône = pas bcp de photopigment, pas bsn de bcp prcq déjà adapté au jour = déjà sensible à la lumière 2- **Chromophore**=**capture photons/lumière** → active opsine → déclenche phototransduction pas de transduction si longueur d’onde capté est pas la bonne, pas envoyé si c’est pas le bon cône qui a capté la bonne longueur d’onde
51
Est ce qu’il y a des bâtonnets dans la fovéa ? (EXAMEN)
**NON, juste cônes** prcq on veut + **détails**, raison pk centre de notre vision a + de détail **Pas d’acuité visuel dans notre périphérie**
52
Vision photopique (éclairage normal) VS vision scotopique (obscurité)
- **Éclairage normal (vision photopique)** Éclairage normal/de **jour** **Cônes** dominent **Peu sensibles** (bsn de bcp de lumière pour activer) mais **très précis** Permet **vision en couleur** **Bâtonnets** = sont **saturés** = trop de lumière = ne peuvent plus répondre - **Obscurité (vision scotopique)** = **la nuit** **Bâtonnets** dominent Très **sensibles** (**pas bsn de bcp** de lumière pour activer) **Sans couleur et peu précis** **Cônes = pas actives**, pas assez de lumière pour les activer **Meilleure en périphérie** = prcq pas de cônes activés, fovéa (centre vision = juste de cônes) voit très mal dans obscurité Adaptation à la noirceur et la lumière **Sensibilité**: Capacité à répondre à une très faible quantité de lumière
53
Adaptation à la noirceur VS lumière du jour
**Adaptation à la lumière de jour**= Presque **instantanée** Pupille se **contracte** Soleil **désagréable mais bref** Cônes s’adaptent rapidement Adaptation obscurité = **Lent** Bâtonnets = très lents Augmentation de la sensibilité progressive des bâtonnets Régénération de la Rhosopsine Vision sensible mais sans couleur Cônes dans la noirceur = peuvent plu s’activer, pas assez de lumière
54
Qu'est ce que la vision mésopique?
**Vision intermédiaire** entre: - Vision photopique (cônes) - Vision scotopique (bâtonnets) Caractéristiques perceptives - Vision**moins précise** que le jour - Vision **moins sensible** que la nuit - **Difficulté à percevoir** : Obstacles Contours contrastes faibles Couleurs **Mécanismes impliqués** cônes = inefficaces à faible luminance bâtonnets = **pas** encore pleinement **adaptés** QUESTION BONUS = moment dans la journée où **on voit le moins bien ? Quand le soleil se couche, Vision mésopique**, pas assez de lumière pour activer cônes, batônnet pas encore adapté à cette période là = vision moins précise et moins sensible
55
Adaptation à l’obscurité se fait de 4 façons
1- **Grosseur** de la **pupille** 2- **Régénération** des pigments **photosensibles** 3- **Duplex** rétinien 4- **Circuit** neuronal
56
Grosseur de la pupille (adaptation lumière)
Variation sur un facteur de 4 de la grosseur de la pupille **16x + de lumière** qui entre quand pupille = **complètement dilatée** en quelques secondes
57
Régénération des pigments photosensibles = principe général et conséquences
**Principe général:** Quand **photopigment** (dans cônes ou bâtonnets) **absorbe** photon/lumière = **temporairement inactif** + doit être **régénéré avant de capter un autre photon** **Blanchiment** : En forte luminosité = nb de **photons dépasse capacité de régénération** → **beaucoup** de **photopigments** = **inactifs** → ⬇️ diminution de sensibilité visuelle **Faible lumière (nuit)** : Moins de photons que de photorécepteurs → pas de saturation → sensibilité élevée **Forte lumière (jour)** : Trop de photons → photorécepteurs “occupés” → impression d’éblouissement / vision affaiblie. **Danger** : **Lumière très intense** (ex. laser, lampe forte) = suractiver photorécepteurs = endommager rétine.
58
Régénération cônes VS bâtonnets
**Régénération des cônes** **Peu** de photopigment **Régénération rapide** (secondes à quelques minutes) =**Permet adaptation rapide** aux changements de lumière **Adapatation sensibilité limitée → plafonne vite dans l’obscurité** = rapide mais pas suffisant **Régénération des bâtonnets** **Grande quantité de rhodopsine** = protéine qui absorbe photons Régénération **lente** (≈ 20–30 minutes) Permet**augmentation progressive et massive** de capacité de **détection** Essentielle pour la vision nocturne
59
Duplex rétinien (adaptation à la lumière)
**Concept** : rétine fonctionne grâce à 2 système visuels distincts: **Système Photopique**: **Cônes** Fonctionne en **forte luminance** Adaptation à l’obscurité rapide Vision centrale, précise, colorée Adaptation à obscurité rapide = absorbe de la lumière, dépend des cônes (elle débute immédiatement, et dure quelques minutes) Système **Scotopique**: **Bâtonnets** Fonctionne en **faible luminance** Adaptation obscurité **lente** Vision périphérique, sensible, **sans couleur** Prendre jusqu’à 30 min pour bien voir le soir = adaptation obscurité lente Bâtonnet le soir = doit aller chercher les faibles lumières pour être capable de voir, dépend des bâtonnets (elle prend plus de temps et très sensible)
60
Circuit neuronal
**Comment le système nerveux optimise l’information ?** **Cellules ganglionnaires** = détectent **différences de luminosité** entre centre et la périphérie de leur champ récepteur. **Champ récepteur** = zone de rétine où stimulus active neurones = activité **augmente avec lumière** jusqu’à **seuil de saturation** * codent **luminosité relative** plutôt que intensité absolue **Résultat** = signal est transformé en **motifs d’activation**, pas en simple flux lumineux. DONC = - **Réduit quantité info à traiter** par cerveau -**Met en évidence contrastes locaux** (formes, contours) - **Ignore photons inutiles**et **optimise sensibilité** de œil
61
Vrai ou faux ? Les couleurs disparaissent la nuit ?
Vrai = bâtonnets ne codent pas la couleur Dans l’obscurité, le monde devient naturellement gris = conséquence directe du duplex rétinien
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Vrai ou faux ? On voit mieux la nuit en regardant de face que de côté
Faux = **voit mieux en regardant de côté** Les bâtonnets sont absents de la fovéa En faible luminosité, regarder légèrement à côté d’un objet permet de mieux le détecter (vision périphérique = vision nocturne)
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Vrai ou faux ? bleu “préserve” la vision nocturne
Faux =**rouge préserve vision nocturne** bâtonnets sont **peu sensibles aux longues longueurs d’onde** Les **lumières rouges perturbent moins l’adaptation à l’obscurité** = vont être moins surstimuler et vont pas arrêter de fonctionner
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Vrai ou Faux ? La neige est un cauchemar pour la rétine
VRAI = Elle réfléchit jusqu’à 80–90 % de la lumière Peut saturer les photorécepteurs → éblouissement, “cécité des neiges”. D’où l’importance des lunettes solaires
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Vrai ou Faux ? Les humains ne sont pas faits pour la nuit
Vrai = Les chouettes ont presque uniquement des bâtonnets Les humains ont choisi : la couleur & la précision La vision nocturne pas une spécialité
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5 couches cellulaires de la rétine
**1- Photorécepteurs** **Rôle** = recevoir énergie lumineuse et de la transformer en information électrique **2- Cellules horizontales** **Rôle** = inhibition latérale au niveau des connexions entre les récepteurs et cellules bipolaires **3- Cellules bipolaires** **Rôle** = prendre le signal électrique et le transmettre aux cellules ganglionnaires 1 cône pour 1 cellule bipolaire **4- Cellules amacrines** **Rôle** = inhibition latérale au niveau des connections entre les cellules bipolaires et cellules ganglionnaires **5- Cellules ganglionnaires** **Rôle** = mettre toute l’information ensemble et l’envoyer au cerveau via les nerfs optiques
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Caractéristiques des cônes
**Fonction** = Vision des couleurs et détails fins le jour  **Sensibilité à la lumière** = Faible (nécessitent plus de lumière) **Localisation** = Concentrés dans la fovéa (vision centrale) **Nb de cellules par neurone bipolaire** = 1 cône → 1 neurone bipolaire (peu de convergence) → haute précision **perception détails**= haute acuité **couleur** = oui (rouge, vert, bleu)
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Caractéristiques des bâtonnets
**Fonction** = Vision en faible lumière (nocturne) sans couleur  **Sensibilité à la lumière** = Très élevée (fonctionnent dans l’obscurité) **Localisation** = Majoritairement en périphérie de la rétine **Nb de cellules par neurone bipolaire** = Plusieurs bâtonnets → 1 neurone bipolaire (forte convergence) → moins précis **perception détails** = faible acuité **couleur** = Non (slmt teinte gris)
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2 propriétés importantes au niveau de la synapse qui contribuent au traitement de l’information
1- Convergence 2- Inhibition
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Qu'est ce que la convergence ?
- **Nombre de photorécepteurs** qui transmettent leur information à une **même cellule ganglionnaire** C’est un choix du système visuel entre sensibilité et précision. - Degré important de convergence dans organisation de la rétine **Convergence élevée = bâtonnets** = **amplifie sensibilité à la lumière**, mais **diminue leur acuité** (principe de sommation spatiale) Convergence dans batonnets réussit à déclencher même si la lumière est faible **Convergence faible = cônes** = **favorise acuité** (meilleure précision & détails), mais **réduit sensibilité la lumière** Chaque cône qui reçoit un signal = déclenche cellule ganglionnaire
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Qu'est ce que la Sommation spatiale ?
* **Addition de activité des neurones** ayant champs récepteurs **spatialement** **distincts** * produit **par circuits neuronaux convergents** * **cellule ganglionnaire** = **activée par bâtonnets reçoit + de synapses excitatrices** que celle active par cônes Cône = cellule va pas déclencher prcq pas assez de lumière pour eux
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Bâtonnets et cônes : convergence et sommation
- ***bâtonnets*** = **forte convergence** = permet sommation spatiale = signaux plusieurs bâtonnets s'additionnent (≈ 120 bâtonnets → 1 cellule ganglionnaire) = **Moins énergie lumineuse nécessaire** pour stimuler **1 bâtonnet** qu’un cône → **+ de chances de déclencher cellule ganglionnaire** = **+ de sensibilité** (VS précision spatiale) - ***cônes*** = **convergence très faible** (souvent 1 cône → 1 ganglionnaire) → **PAS de sommation spatiale**, = 1 cône seul a **moins de chance d’activer ganglionnaire** - cônes ne sont pas moins sensibles en soi
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Acuité relative des bâtonnets et cônes
-**Acuité perceptive** = **capacité** système perceptif **à distinguer de petits détails** - meilleure acuité = résolution spatiale + fine - **Acuité** varie selon **région de rétine stimulée** - **Fovéa** =**acuité maximale** - **Plus on s’éloigne de la fovéa/centre** → **acuité visuelle diminue** (en périphérie) En périphérie = moins de détails perçus - **Plus distance** entre stimuli **est petite**→ **meilleure acuité** - **cônes** = **très sensibles** aux **détails** = donnent **info spatiale précise**
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Bâtonnets et cônes : acuité et sommation spatiale
- **Acuité dépend de sommation spatiale** - **Convergence élevée des bâtonnets** = * amplifie leur sensibilité à la lumière * diminue leur acuité Ne **distingue pas d’où arrive info** - **Convergence faible des cônes** * **favorise acuité** (meilleure précision & détails) * réduit leur sensibilité à la lumière Patron activation = diffèrent =**voit bien détails**
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2 types de cellules ganglionnaires
**Cellules ganglionnaires Parvocellulaires (P)** * 90% (dans la rétine) * Convergence des cônes * Petits champs récepteurs = meilleure acuité * Adaptation lente **Cellules ganglionnaires Magnocellulaires (M)** * 5% * Convergence des bâtonnets * Grand champs récepteurs = faible acuité * Adaptation rapide
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Champ récepteur rétinien : organisation et rôle?
**Champ récepteur** = région spécifique qui, lorsqu’elle est stimulée, modifie le potentiel membranaire d’un neurone **Champ récepteur rétinien** = zone de la rétine dont la stimulation lumineuse modifie l’activité d’un neurone **Photorécepteurs font synapse avec** : Cellules bipolaires → voie directe Cellules horizontales → voie indirecte (inhibitrice) La voie indirecte inhibe les photorécepteurs voisins → permet de déterminer d’où vient la lumière Les champs récepteurs rétiniens ont une organisation concentrique : Centre ON / périphérie OFF Centre OFF / périphérie ON La lumière n’active pas toute la zone de la même façon Rôle principal : détecter les contrastes, pas la quantité absolue de lumière Forte réponse : centre et périphérie différents Faible réponse : éclairage uniforme
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Champ récepteur : fovéa et périphérie
**Fovéa** : Champs récepteurs petits Vision précise, détails Périphérie : Champs récepteurs grands Meilleure sensibilité à la lumière au mouvement Tous les bâtonnets convergent vers une cellule ganglionnaire Va inhiber les photorécepteurs des voisins prcq ce photorécepteur reçoit + de lumière Champ récepteur permet de définir les contrastes
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Champs récepteurs dans l’oeil
- Champs récepteurs = divisés en zones excitatrices et zones inhibitrices Zone excitatrice : * stimulation lumineuse → augmentation de la fréquence de l’influx nerveux Zone inhibitrice : * stimulation lumineuse → diminution de la fréquence de l’influx * peut bloquer la production d’influx * retrait de la stimulation → augmentation transitoire de la fréquence Le traitement de l’information visuelle commence dès la rétine Il y a une transformation de la représentation visuelle entre les photorécepteurs et les cellules ganglionnaires
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Champ récepteur (centre ON) = réponse à lumière photorécepteurs
Quand les photorécepteurs du centre sont stimulés : * la voie ON est activée * la cellule ganglionnaire augmente sa fréquence de décharge * plus de potentiels d’action sont envoyés au cerveau * signal : « il y a plus de lumière au centre que dans le reste » * Quand les photorécepteurs de la périphérie sont stimulés : * la périphérie est OFF * elle exerce une inhibition sur la cellule ganglionnaire * diminution de la fréquence de décharge * peut même descendre sous l’activité spontanée * signal : « il y a plus de lumière autour qu’au centre » - Une cellule ON-centre est spécialisée pour détecter des augmentations locales de lumière - Elle répond fortement quand le centre est plus éclairé que la périphérie - La cellule ganglionnaire exerce une auto-inhibition, ce qui renforce le contraste
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Champ récepteur OFF-centre : réponse à la lumière
Quand les photorécepteurs du centre sont stimulés : * voie OFF est activée * cellule ganglionnaire diminue sa fréquence de décharge * moins de potentiels d’action * message : « le centre est plus lumineux que prévu / diminution locale de contraste sombre» Quand les photorécepteurs de la périphérie sont stimulés : * la périphérie est ON * elle exerce une excitation sur la cellule ganglionnaire * augmentation de la fréquence de décharge * plus de potentiels d’action * message : « le centre est plus sombre que son environnement » Une cellule OFF-centre est spécialisée pour détecter des diminutions locales de lumière Les cellules ON-centre et OFF-centre fonctionnent simultanément, ce qui permet la détection du contraste
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Codage visuel des cellules ganglionnaires
Cellules ganglionnaires ne codent pas : * des objets * des surfaces * des visages Elles codent : * variations locales de luminance * transitions clair ↔ foncé * positions précises du champ visuel Chaque cellule signale seulement : « Ici, il y a un contraste de ce type. » Au niveau des cellules ganglionnaires, la représentation visuelle ne repose plus sur : * intensité lumineuse absolue * couleur d’un point unique
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Qu'est ce qu'est l'inhibition latérale?
Inhibition latérale: mécanisme dans les circuits neuronaux par lequel un neurone réduit l’activité de ses neurones voisines Produite par les synapses inhibitrices dans la rétine ON et OFF sont nécessaires pour détecter les contrastes Les expériences ont montré que: lorsqu’un photorécepteur est activé, il réduit l’activité des photorécepteurs voisins même s’ils reçoivent de la lumière réduit activité neurone voisine, amplifie/localise contrastes (différence entre intensités de lumière) quand photorécepteur est bcp illuminé (+ stimulé) = son propre signal augmente = active cellules horizontale (eux reçoit info de plusieurs photorécepteurs et renvoie inhibition latérale vers voisins) = photorécepteurs le + stimulé ressort + = voisins + supprimés = différence locales amplifés
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À quoi sert l'inhibition latérale?
Sert à augmenter contraste et précision spatiale Quand un photorécepteur est fortement stimulé par la lumière : Son propre signal augmente Il active les cellules horizontales Ces cellules horizontales : reçoivent l’information de plusieurs photorécepteurs renvoient une inhibition latérale vers les voies voisines **Résultat** : le photorécepteur le plus stimulé ressort davantage Ses voisins sont relativement supprimés les différences locales sont amplifiées Le système visuel code les différences, pas les valeurs absolues. Quand reçoit de lumière (en A) = pas activer = inhiber Tout ça crée spécificité de où la lumière arrive Quand reçoit de lumière (en A) = pas activer = inhiber Tout ça crée spécificité de où la lumière arrive
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Inhibition latérale : rôle dans le contraste
Inhibition latérale des photorécepteurs : * assurée par les cellules horizontales * met en évidence les différences locales de luminance Inhibition latérale des cellules bipolaires et ganglionnaires : * assurée par les cellules amacrines * renforce l’organisation centre ON / centre OFF * rend le contraste plus précis Rôle global : * détecter où il y a plus ou moins de lumière * accentuer les différences locales plutôt que l’intensité absolue
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Lien entre inhibition latérale et bandes de mach
Les bandes de Mach sont une illusion optique : la perception ne correspond pas à la réalité physique de la lumière Elles sont causées par l’inhibition latérale Aux frontières entre zones claires et foncées, l’inhibition est asymétrique : * les neurones près d’une zone plus lumineuse sont davantage inhibés * les neurones près d’une zone plus sombre le sont moins Cette inhibition asymétrique exagère le contraste aux bordures On perçoit : * une sur-clarté du côté clair * une sur-obscurité du côté foncé Les zones (ex. B et C) peuvent avoir la même intensité lumineuse, mais être perçues différemment Point clé : l’illusion apparaît seulement quand les bandes sont adjacentes → si elles sont séparées, l’illusion disparaît
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Inhibition latérale et grille de Hermann (Pourquoi voit-on des points gris aux intersections ?)
A = Intersection * Centre reçoit lumière * **Périphérie** reçoit **beaucoup de lumière** (4 directions) = Inhibition latérale forte (Pt A se fait inhiber par les 4 autres directions) * Réponse ganglionnaire réduite * Le cerveau interprète : zone plus sombre * → Apparition d’un point gris B = Corridor * Centre reçoit lumière * Périphérie reçoit moins de lumière (2 directions) * Inhibition latérale plus faible * Réponse ganglionnaire plus forte * → Zone perçue plus claire
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Voies sensorielles de la vision (de extérieur jusqu'au fond du cerveau)
1-Rétine 2-Nerf optique 3-Chiasme optique 4-Tractus optique 5-Corps genouillé latéral (CGL) (Thalamus) 6-Radiations optiques 7-Cortex visuel primaire (V1) Chiasme optique = séparation des voies visuelles Radiation optique Transfert ça à V1-2-3-4
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Chaque œil voit une partie du champ visuel de l’autre œil : les hémirétines se chevauchent dans la vision centrale, permettant la vision en relief et la perception précise. Chevauchement permet perception en profondeur Chaque rétine est divisée en deux : hémirétine nasale (côté nez) hémirétine temporale (côté tempe) Le champ visuel gauche est projeté sur les hémirétines droites des deux yeux. Hémirétine nasale de l’œil gauche Hémirétine temporale de l’œil droit Le champ visuel droit est projeté sur les hémirétines gauches des deux yeux. Hémirétine temporale de l’œil gauche Hémirétine nasale de l’œil droit
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Chiasme optique: point ou les nerfs optiques de chaque oeil se croisent. C’est à ce niveau que se produit la décussation optique : les fibres provenant des hémirétines nasales de chaque œil croisent la ligne médiane les fibres provenant des hémirétines temporales restent du même côté. Ainsi, chaque corps genouillé latéral reçoit l’information provenant de l’hémichamp visuel opposé, issue des deux yeux. Informations hémirétines temporales = restent du même côté
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Corps genouillé latéral (CGL) : Noyau du thalamus Lieu de synapse reliant le nerf optique et le cortex visuel Possède une organisation en couches cellulaires Centre de tri et d’organisation Cortex visuel primaire: Premier site cortical recevant l’information visuelle Situé dans le pôle occipital ou V1 ou cortex strié Analyse caractéristique de base (contrastes,etc) Envoie les projections en direction des autres aires cérébrales – aires extrastriées (V2, V3, V4) Collicule supérieur: Structure sous-corticale Reçoit 10% des fibres ganglionnaires Impliqué dans le contrôle des mouvements oculaires Corps genouillé = envoie le moins d’info possible mais la + importante
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Champs récepteurs V1
En V1, les neurones ne répondent plus à des points lumineux, mais à des formes orientées. Rétine & CGL : centre-périphérie V1: orientation, longueur, mouvement Champs récepteurs du cortex strié (V1) sont de 3 types Cellules simples Cellules complexes Cellules hypercomplexe (end-stopped) Les champs récepteurs de V1 sont des champs récepteurs dans l’espace visuel, construits à partir de champs ON/OFF rétiniens plus simples. Centre périphérie = centre ON-OFF, contraste ou pas
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Cellules simples Ont un champ récepteur ayant la forme d’une barre orientée. Le champ récepteur est constitué de 2 ou 3 bandes juxtaposées se distinguant par leur polarité (ON ou OFF) La réponse des cellules simples est sélective à l’orientation (verticale, horizontale, oblique) Très Spécifique à la position
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2. Cellules complexes Leur champ récepteur est sélectif à l’orientation (comme les cellules simples) MAIS leur réponse est indépendante de la localisation du stimulus dans le champ récepteur Insensible à la position exacte De plus, le stimulus doit être en mouvement Début du codage de direction et dynamique visuelle Une étape vers la perception du mouvement ! Sélectifs à orientation ,faut que stimulus soit en mouvement Indépendant à la position, se déclenche même quand sont pas à la même position
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3. Cellules hypercomplexes (end-stopped) Champs récepteurs actives par les lignes d’une longueur spécifique en mouvement. Sélectifs: La longueur La direction de mouvement A une orientation préférée. Aucune réponse pour stimulation statique Sélectifs à orientation, mvmt et longueur Se déclenche à leur maximal quand stimulus arrive direct au champ réceptif Faut que la barre bouge
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Cellules simples Sensibles à des lignes ou bords dans une orientation précise, à une position spécifique du champ visuel Exemple Tu regardes une porte → certaines cellules simples réagissent à l’orientation verticale du bord Tu regardes un sol carrelé → d’autres cellules réagissent aux lignes horizontales des carreaux Les cellules simples codent la position et l’orientation d’un bord Cellules complexes Sensibles à des lignes ou bords de même orientation qu’une cellule simple, mais indépendant de la position exacte du stimulus. + Mouvement!! Exemple : Tu regardes une route droite → les cellules complexes s’activent le long de toute la longueur de la route, pas seulement à un point précis Tu regardes une barre de chocolat sur la table → les neurones détectent la barre même si tu bouges légèrement les yeux Cellules end-stopped (hypercomplexes) Sensibles aux lignes ou bords d’une longueur limitée, ainsi qu’aux coins, extrémités & angles Tu regardes une personne marcher derrière une clôture → les cellules end-stopped s’activent lorsque les extrémités des segments du corps apparaissent et disparaissent entre les barreaux Les cellules end-stopped répondent lorsque des extrémités de contours apparaissent, se déplacent ou disparaissent, mais pas quand l’objet est totalement occulté. Tu observes une voiture passer derrière des arbres → elles détectent les bords courts et leurs extrémités en mouvement.
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Le système visuel contient des neurones dont les champs récepteurs sont sélectifs à certaines propriétés de la stimulation visuelle (ex. orientation, mouvement). Ces neurones agissent comme des détecteurs de traits. Adaptation sélective Correspond à une exposition prolongée à un stimulus possédant une propriété spécifique (ex. lignes verticales). Les neurones sensibles à cette propriété voient alors leur réponse diminuer temporairement : on parle de fatigue neuronale spécifique. Effet consécutif Cette fatigue sélective entraîne une modification de la perception après la fin de la stimulation. L’effet observé est spécifique à la propriété adaptée, ce qui reflète un déséquilibre temporaire entre différentes populations de neurones. Quand nos neurones sont fatigués
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L’effet consécutif d’orientation vient d’un déséquilibre temporaire entre populations de neurones de V1 sélectives à différentes orientations. Avant l’adaptation : les populations de neurone sont en équilibre Pendant l’adaptation: Exposition prolongée à des lignes orientées à 20°.Les neurones de V1 dont l’orientation préférée est autour de 20° sont fortement sollicités. Ces neurones développent une fatigue sélective (diminution temporaire de leur réponse). Après l’adaptation: La réponse des neurones préférant ~20° est diminuée. Les neurones codant les orientations voisines ou opposées sont relativement plus actifs. Un déséquilibre temporaire apparaît entre les populations neuronales. Crée illusion d’orientation consécutive Preuve forte de la sélectivité de V1 Pour chaque angle = neurone spécifique pour la ligne
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Après adaptation à une orientation inclinée, les neurones correspondants diminuent leur réponse. Lors de la présentation de lignes verticales, le déséquilibre d’activité entre les neurones d’orientation opposée fait apparaître une inclinaison illusoire dans la direction opposée. Quand une population de neurones se fatigue, la perception change Quand nos neurones se fatiguent, voit pas la réalité de la perception Avec la méthode d’adaptation sélective, il est possible de produire un effet consécutif sélectif à la fréquence spatiale Le stimulus test ne paraît pas neutre Il semble avoir une fréquence spatiale différente
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Fréquences spatiales
Les neurones de V1 présentent aussi une sélectivité à la fréquence spatiale L’échelle de mesure pour la fréquence spatiale est le nombre de cycles du réseau (barre foncé, barre pâle) par degré d’angle visuel Les différentes bandes de fréquences spatiales amènent différents types d’information Basse fréquence: les contours Haute fréquence: les détails
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Champ récepteur: region de la rétine qui, lorsque stimulée, affecte le taux d’activation de la cellule mesurée Les champs récepteurs des cellules ganglionnaires et du Corps Genouillé Latéral (CGL) contiennent des regions excitatrices et inhibitrices Comment determine-t-on le champ récepteur d’un neurone? -> En enregistrant son activité à l’aide d’une microelectrode, alors que l’on stimule différentes regions de la rétine. Quand l’activité du neurone change, c’est qu’on a trouvé son champ récepteur Centre off = lumière au centre = centre inhibé
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Organisation rétinotopique
Organisation rétinotopique: Dans le système visuel (CGL, V1, etc.), chaque neurone correspond à une position précise du champ visuel. Les neurones voisins dans le cerveau représentent des zones voisines de la rétine (et donc de l’espace visuel). L’organisation spatiale de l’image est conservée de la rétine jusqu’au cortex visuel. Lorsqu’un stimulus visuel (ici un M inversé, présenté près de la fovéa) est montré à un participant, l’activation observée dans le cortex visuel primaire (V1) reproduit la forme et l’organisation spatiale du stimulus. Cette correspondance directe entre le stimulus visuel et l’activation corticale est possible grâce à l’organisation rétinotopique. Va pas voir les couleurs de la tasse, mais va voir les contours de la tasse et la forme Le CGL compte 6 couches cellulaires superposées, il s’agit donc d’une organisation laminaire. Ces couches ne sont pas mélangées, chacune reçoit des entrées spécifiques Chaque couche constitue une carte rétinotopique, une carte complète du champ visuel, mais traite des informations différentes A toujours voisin de B et B tjrs voisin de C, pas de mélange et toujours même ordre Chaque couche spécialisée pour qqch Chaque couche reçoit même image mais traite pas info de la même façon Trajectoire perpendiculaire: la trajectoire suivit par l’électrode est perpendiculaire à la surface de la structure Trajectoire oblique: La trajectoire suivie par l’électrode est relativement parallèle à la surface de la structure Magnification corticale: variation de la surface corticale dédiée à la représentation d’un stimulus selon sa position sur la rétine Au niveau visuel: une plus grande surface corticale est allouée à la représentation du centre du champ visuel (fovéa) qu’à la périphérie Cet effet est lié à la plus grande densité neuronale au centre du champ visuel qu’en périphérie La magnification corticale joue un rôle important dans la réduction de l’acuité avec l’excentricité de la stimulation Pour 1mm de cônes sur la fovéa, il y a environ 5x plus d’espace sur le cortex strié qui représente ce mm que si ce mm provenait de la périphérie Perception des détails = fovéa = besoin de + de régions du cortex visuel
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Colonnes neuronales
Le CGL présente une structure laminaire; il est constitué de 6 couches distinctes de neurones Organisation par œil Les couches reçoivent l’information d’un seul œil (séparation œil gauche / œil droit) Cette séparation est conservée jusqu’au cortex visuel primaire (V1) Couche 1 = la plus à l’intérieur Couche 6 = la plus extérieure Cellules ganglionnaires magnocellulaires = couches 1 et 2 Cellules ganglionnaires parvocellulaires = couches 3 à 6 Ségrégation des infos visuelles pour nous aider à différencier les différentes composantes
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Cellules ganglionnaires magnocellulaires IMPORTANT
gros corps cellulaire, grands champs récepteurs axones plus grosses = haute vitesse de conduction Réponse: transitoire (réagit au changements) Information traitée : mouvement contraste basses fréquences spatiales haute résolution temporelle Lésion: Difficulté à percevoir le mouvement
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Cellules ganglionnaires parvocellulaires IMPORTANT
petit corps cellulaire, petits champs récepteurs axones plus minces = basse vitesse de conduction Moins bonne sensibilité à l’intensité lumineuse Réponse: soutenue (stable) Information traitée: détails fins couleur hautes fréquences spatiales haute résolution spatiale Lésion: atteinte de la perception des couleurs, texture, forme, relief, détails Le système visuel fonctionne en voies parallèles : la voie magnocellulaire dit “ça bouge”, la voie parvocellulaire dit “c’est quoi exactement”.
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Développement de la vision
Les fonctions visuelles peuvent apparaître et se développer à différents moments et à des vitesses différentes au travers l’âge. Pas inné Bâtonnets: Déjà développés et fonctionnels chez les nouveau-nés Cônes: Les 3 types fonctionnerait à partir de 2-3 mois À 1 mois il n’y a pas de discrimination chromatique Sensibilité au scintillement : optimal vers 3 mois Acuité et sensibilité au contraste : très lent, jusqu’à plusieurs années
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Sensibilité aux basses fréquences se développe plus rapidement que celle pour les hautes fréquences Différentiation de la région maculaire Densité des récepteurs dans la fovéa augmente, les segments externes des cônes s’allongent Migration de cellules ganglionnaires vers la fovéa pendant les 4 premiers mois et à l’âge de 4ans = comme un adulte Pas de détails = pas de hautes fréquences
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Période critique ? Période du développement pendant laquelle la stimulation visuelle est essentielle pour que la vision se développe normalement. Quand : premier 3 mois Pourquoi :Le système visuel a une grande plasticité à ce moment-là. Si un œil est privé de lumière ou si la vision est perturbée (ex : strabisme, cataracte congénitale), le cerveau peut ne pas développer correctement les connexions visuelles → déficits permanents.
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Une cellule bipolaire ON connecte à une cellule ganglionnaire ON (et inversement). Les voies ON et OFF restent séparées de la rétine jusqu’au cortex visuel primaire (V1). Cellules bipolaires = intermédiaire Cellules ganglionnaires = information finale envoyé au cerveau BC = cellule bipolaire Cellule ganglionnaire = dernière étape avant d’arriver au cerveau
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On/off -> perception formes
Chaque aire visuelle combine l’information provenant des niveaux précédents pour extraire des caractéristiques de plus en plus complexes, menant à la perception du mouvement et à la reconnaissance des objets. Rétine: Détecter les différences locales (cellules ganglionnaires), pas de lignes, pas de contours, pas de forme V1: assembler les contrastes en lignes orientées (cellules simples, complexes,etc), contours seulement Aires extrastriés : V2-V3 – combiner les lignes (angles, courbes) – forme commence à exister. V4 – convergence des lignes, traits – infère profondeur IT – géons, reconnaissance d’objets Cellule ganglionnaire transforme en contraste Les aires extrastriées (V2, V3, V4, MT/V5, etc.) combinent les sorties de V1 pour construire des représentations visuelles de plus en plus complexes, nécessaires à la perception de la forme, du mouvement et de la couleur.
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La perception de la forme visuelle est peut-être l’aspect de notre perception que l’on prend le plus pour acquis. La projection rétinienne d’un objet demeure toujours ambiguë par rapport à sa forme réelle. La forme perçue n’est pas directement donnée par la rétine (2D) Elle doit être inférée par le cerveau (3D) Projection rétinienne est toujours ambiguë
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Points de vue accidentelle
Le système visuel utilise le contexte, les attentes et les régularités du monde pour choisir l’interprétation la plus probable.
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La discrimination entre les couleurs qui délimitent un objet, ceux qui appartienne à cet objet, et ceux crées par l’ombrage constitue un autre problème que le système visuel doit résoudre Parfois, certaines portions du contour d’un objet ne présentent aucun contraste par rapport au fond devant lequel il se situe. Nous n’avons pourtant aucune difficulté à percevoir la continuité du contour en question. Se fie sur discrimination de la couleur On arrive à percevoir que c’est la même chose, même s’il y a des projections d’ombre, arrive à voir que c’est un objet complet L’image rétinienne des objets est souvent partiellement cachée par d’autres, ambiguë ou dégradée. La forme de la projection rétinienne des objets change selon le point de vue et sa taille change selon la distance Cerveau se base sur des règles pour déterminer que c’est la même personne
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Vrai ou Faux ? Perception est une copie de l’image rétinienne
FAUX La perception n’est pas une copie de l’image rétinienne La perception de la forme -> un processus inférentiel (le cerveau interprète, complète et résout l’ambiguïté)
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Regroupement perceptif
Le regroupement perceptif correspond aux mécanismes par lesquels le système visuel organise les éléments visuels en unités cohérentes. Autrement dit : * on ne perçoit pas des points, des lignes ou des couleurs isolées * on perçoit des formes, des objets et des scènes structurées Le cerveau doit imposer une organisation pour rendre la scène compréhensible
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Regroupement perceptif – approches
Début 20ème siècle Structuralisme : l’expérience perceptive repose sur l’addition de sensations élémentaires. Traits encodés par l’aire V1: notre représentation visuelle repose exclusivement sur une simple combinaison ou addition de l’information captée par les neurones individuels de V1 ● Tout ce qu’on voit = mini points et tout ça ensemble = donne perception 1912 - Gestaltisme: « le tout est plus que la somme de ses parties » La perception est fonction de configurations globales Même si additionne tous les traits = donne image globale, + que juste additionner des points
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L’approche Gestaltiste
L’approche gestaltiste a dominé l’approche comportementale pour l’étude de la perception jusqu’aux années 1960 Les travaux menés pendant cette période se sont intéressés à deux questions fondamentales de la perception de la forme 1. Organisation perceptive 2. Discrimination figure-fond
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Principes organisation perceptive - L’approche Gestaltiste
- Principes de l’organisation perceptive = règles **guidant** **intégration** des éléments locaux d’une image en une **représentation globale** * Ces principes ne sont pas localisés dans un seul cortex (v1, V2, etc), ils émergent d’un traitement distribué dans les aires extrastriées (en dehors de V1) avec contributions de plusieurs régions **Principes**: - Pragnanz - Bonne continuité - Similarité - Proximité - Sort commun - Familiarité - Région commune - Connectivité - Synchronie Traitement distribué du cerveau, travail avec plusieurs régions
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Pragnanz - Organisation perceptive (approche Gestaltiste)
- image **ambiguë ou complexe**= cerveau **choisit** spontanément l’**interprétation** : *** la + simple * la + régulière * la + symétrique * la + stable** C’est celle qui **demande le moins d’effort perceptif**.
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Bonne continuité - Organisation perceptive (approche Gestaltiste)
Des éléments disparates qui forment un tracé continu seront regroupés ensemble. Les segments d’une ligne interrompue seront regroupés afin de former le tracé le plus régulier possible L’organisation perceptive n’implique pas que l’intégration des contours, mais aussi le regroupement des textures. ● Les textures qui se ressemblent = appartiennent au même ensemble
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Similarité VS Proximité - Organisation perceptive (approche Gestaltiste)
Similarité = Des éléments disparates qui sont similaires entre eux auront tendance à être regroupés. Proximité = Des éléments proches les uns des autres seront regroupés ensemble ● Éléments + proches sont regroupés ensemble
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Autres principes - Organisation perceptive (approche Gestaltiste)
- Sort commun = Des éléments disparates en mouvement seront regroupés ensemble s’ils ont un mouvement commun Le mouvement devient un indice de regroupement plus fort que la proximité ou la forme. Indice de mvmt devient + important - Familiarité = Des éléments disparates ont tendance à être regroupés ensemble s’ils forment une structure qui reconnaissable - Région commune = des éléments à l’intérieur d’une région commune seront perçus comme groupés ensemble - Connectivité = des éléments connectés les uns aux autres seront perçus comme formant un tout. - Synchronie = des éléments synchrones sont perçus comme reliés entre eux
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Règles en conflit
Nécessite un processus décisionnel qui détermine l’interprétation de l’objet à partir de conclusions offertes par chaque mécanisme ● Cerveau décide et prend un choix de ce qui est le + logique, fait des conclusions pour chaque mécanisme
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Modèle Pandémonium
Processus décisionnel: interaction entre divers principes en compétition, chacun signalant à un degré plus ou moins fort la présente d’une propriété particulière qu’il est chargé de détecter Modèle pandémonium: * Chaque démon crie pour signaler le trait qu’il doit détecter. * Les démons du niveau plus élevé doivent décider si la propriété qu’ils détectent est présente ou non sur la base de ce signal Notre cerveau est rempli de ptit démon qui a sa caractéristique préférée Quand on a un A, tous les démons qui ont les caractéristiques du A = s’activent Démon cognitif doit faire un choix et selon caractéristiques activées = détermine que c’est un A
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Heuristiques
règles simples qui reposent sur certaines connaissances quant à la manière dont le monde qui nous entoure est habituellement organisé et quant aux règles de la physique Aucune décision finale - Figures ambiguës - Alternance entre 2 possibilités Notre cerveau alterne tjrs entre les 2 possibilités De voir des visages ou un vase = les 2 sont possibles
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Discrimination figure-fond
Étapes importantes de la vision: - Organisation perceptive - Discrimination figure-fond Objectif : déterminer les portions de l’image qui constituent la figure et celles qui constituent le fond La distinction figure–fond n’est pas une propriété fixe de l’image, mais le résultat d’une organisation perceptive qui peut changer. ● Cerveau décide c’est quoi la figure et c’est quoi le fond ● Peut tjrs alterner entre figure et le fond selon les indices qu’on va avoir
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Caractéristiques des formes qui ont tendance à être plus souvent perçues comme la figure:
Caractéristiques des formes qui ont tendance à être plus souvent perçues comme la figure: Inclusion (figure est inclue/contenue dans une autre surface) Petite taille relativement au reste de l’image Symétrie Parallélisme Éléments en mouvement Convexité Petite taille = figure Tout ce qui est symétrique = à l'air d’être la figure Quand voit les choses bouger = 1 est la figure et l’autre est le fond ( peut toujours alterner) Convexité = tout ce qui est convexe = a l’air d’être la figure Indice pour percevoir la figure
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Problématique : occlusion
Comment arrive-t-on à inférer les parties d’un objet qui sont cachées par un autre ? Solution: complétion amodale, qui infère les contours cachés par l’occlusion sur la base de certaines heuristiques ● Complétion amodale = cerveau complète les trous basées sur les contours et certaines heuristiques
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Rattachabilité, Point d’inflexion, Intersection de contours
un seul point d’inflexion dans le contour à inférer permet de rattacher, sur le plan perceptif, les contours visibles. La nécessité de supposer deux points d’inflexion ne le permet pas - Point d’inflexion: point sur le contour où la courbure change de sens - Intersection de contours: les intersections en T signalent presque toujours un cas d’occlusion alors que ce n’est presque jamais le cas pour les intersections en Y ou en flèche.
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Le tout est ses parties
l’objectif premier de la vision intermédiaire est de construire une représentation globale des objets. L’information locale des stimuli demeure toutefois disponible, notamment parce que le traitement initial de la stimulation consiste à une décomposition de l’image en ses parties constituantes ● Perçoit le L + facilement que les u ● Lettres composées de petites parties, donc perception + globale
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Reconnaissance d’objets
Implique une mise en correspondance entre une représentation perceptive et une représentation en mémoire Théorie simple: appariement de gabarit Problème avec cette approche: chaque nouvelle instance d’un objet dont la position, orientation, forme, exacte, etc. diffère du gabarit serait reconnue comme un objet différent Voit objet et capable de faire association avec ce qu’on connait déjà A n’a pas tjrs cette forme là, cmt on fait pour reconnaitre un A quand il a pas tjrs les mêmes instances
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Théorie alternative vs Théorie de reconnaissance-par-composante
Théorie alternative: La reconnaissance d’objets repose sur des représentations abstraites qui décrivent les parties d’un objet et la manière dont ces parties sont organisées entre elles, plutôt que sur une image exacte de l’objet. Le cerveau reconnaît un objet en identifiant ses parties principales et leurs relations, même si l’apparence exacte change. ● Objet est reconnu avec ses parties principales (barre horizontale et deux barres obliques), peut importe la forme Constance de forme: capacité à se représenter la forme de l’objet comme constante malgré un changement de point de vue Théorie de reconnaissance-par-composante de Biederman, notre système visuel décompose les objets en traits primitifs volumétriques « géons » Les objets sont reconnus à partie de leurs composantes, les géons et leur arrangement Système visuel décompose les objets en géons, chaque objet est composé de géon que notre cerveau va mettre ensemble pour reconnaitre les objets Cerveau se base sur nos connaissances pour inférer
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Les géons sont des formes 3D simples caractérisées par les dimensions suivantes
- Bords - Courbures de l’axe principale - Taille à travers l’étendue de l’axe principale - Symétrie La reconnaissance d’objets est possible grâce à l’identification de géons invariants au point de vue. ● Peu importe orientation objet = arrive tjrs à percevoir géons = reconnait objet
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Théorie de reconnaissance-par-composantes présentes 2 limitations importantes:
1) Les descriptions structurales obtenues manquent de precision et ne permettent pas certaines distinctions importantes (livre vs ordi) 2) Contrairement à ce que la théorie prédit, la performance de reconnaissance d’objets n’est pas parfaitement invariante au point de vue ● Problème ● 1- même si il y a des géons = pas assez précis pour savoir c’est quoi ● 2- peut importe angle de l’objet peut le reconnaitre mais certains objets on ne reconnait pas selon angle, il ya des points de vue qui sont pas propice à reconnaissance des objets
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Rotation 3d
Rotation 3D des objets entraîne une diminution des performances dans des tâches d’appariement ou de reconnaissance
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Approche basée sur les vues
La capacité de reconnaître les objets peu importe leur point de vue est expliqué par: 1) Processus d’alignement : mettre en correspondance l’objet perçu à la représentation en mémoire 2) Accumulation en mémoire visuelle: accumulation des images des différents points de vue d’un objet auquel on a déjà été exposé Peu importe angle = peut reconnaitre camion prcq on la déjà vu sur tous ses angles (reconnaissance basée sur la mémoire), prend une banque de mémoire pour reconnaitre les objets basés sur tous ses angles
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Spécialisation fonctionnelle
La reconnaissance visuelle, de manière générale, semble également impliquer une variété de mécanismes spécialisés pour différentes classes de stimuli: - Objets - Lieux - Parties du corps - Matériel écrit - Visages Tous une spécialisation dans le cerveau pour reconnaitre ces aspects là
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Visages
Dans le cas des visages, il semble exister un parallèle avec la distinction « niveau de base » vs « niveau subordonné » que l’on rencontre dans la reconnaissance d’objets 1. Visage en tant que visage: invariant à l’inversion 2. Visage pour l’identification d’une personne : très sensible à l’inversion Niveau de base = reconnaitre que c’est un visage, invariant à l’inversion (traite avec la couleur, la forme, etc) Niveau subordonné = reconnaitre c’est quel visage, traits spécifiques à identification de la personne = si inversés = très dure de reconnaitre la personne
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Bases neuronales de la perception de la forme : cortex inférotemporal (IT)
* Impliquée dans la reconnaissance des formes et des objets complexes * Le cortex IT contient des neurones sélectifs à : * des formes complexes, des objets, des catégories visuelles (ex. visages, corps, objets) * Chaque neurone ne code pas une image exacte, mais des configurations de traits La reconnaissance visuelle repose sur l’activité de populations de neurones spécialisés dans le cortex inférotemporal, chacun contribuant à la perception consciente des formes et des objets. ● Inférotemporal = en rose, contient neurones pour formes complexes
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sélectivité et la spécialisation fonctionnelle des neurones IT
● Neurones très sensible aux régions, à l’écriture, visage ● Neurones très sélectifs pour lieux, visages, couleur ● Le cerveau met tout ça ensemble pour produire/reconnaitre image
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Bases neuronales de la perception des visages: gyrus fusiforme
* L’activité maximale de l’aire FFA (Fusiform Facial Area) est observée lorsque la cible est reconnue * Activation réduite ou nulle si le participant ne perçoit pas un visage Activité maximale de cette aire là (FFA) = quand reconnait correctement un visage Activité pas déclenché FFA = ne voit pas de visage
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Perception de la distance
Nous percevons l’environnement en 3D l’image sur notre rétine 2D, sans profondeur
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Approche des indices - perception distance
Approche repose sur l’identification des sources d’information signalant la profondeur dans la scène. Hypothèse: la perception de la profondeur résulte de l’enregistrement et du traitement (interprétation) de ces indices par le système visuel. 3 classes d’indices 1) Indices oculomoteurs 2) Indices monoculaires (regroupe indices picturaux et ceux produits par le mouvement) 3) Indices binoculaires
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Indices oculomoteurs - Approche des indices (perception distance)
Angle de convergence de nos yeux varie en fonction de la distance nous séparant de l’objet observé Accomodation: la forme de notre cristallin varie également en fonction de la distance nous séparant de l’objet observé afin de focaliser son image sur la rétine Ces indices ne sont utiles que pour des objets près (2-3 mètres et moins) puisque l’angle de convergence et l’accommodation ne varient que très peu au-delà de cette distance ● Indice oculomoteur = angle de convergence va varier en fonction de la distance de l’objet ● Objet + proche = grande convergence, objet loin = pas avoir un grand angle de convergence ● 1er indice de la profondeur = angle de convergence de nos yeux, juste utile pour objet de près, pour être capable de faire angle de convergence et de regarder la distance en fct de l'accommodation de notre cristallin ● = bon pour objet + près, marche pas quand on est très loin
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Indices monoculaires picturaux - Approche des indices (perception distance)
Occlusion: un objet sera vu comme plus près si son image recouvre partiellement celle d’un autre - Indice non métrique (plus proche vs plus loin), par opposition à un indice métrique, qui permet d’estimer la distance. Hauteur relative: un objet sur le sol sera perçu comme plus éloigné s’il est plus haut dans le champ visuel. Un objet dans les aires sera perçu comme plus éloigné s’il est plus bas dans le champ visuel Pas un indice qui nécessite les 2 yeux, Mono = prend juste 1 œil pour ce type d’indice, traiter/intégrer par chaque œil Occlusion = objet + près si recouvre partiellement l’autre objet Cercle pas caché par rien d’autre HAUTEUR = + il est bas = + on perçoit la personne comme étant proche (sur le sol) Dans le ciel = + nuage est + bas (vers le sol) = + il a l’air éloigné + stimuli est haut dans champ visuel = + a l’air d’être loin (sur le sol) Sur le sol = règle est inverse que quand objet est dans le ciel Ombrage: donne une information sur le relief et le la localisation des objets Ombrage = perçoit comme étant dans les airs, ombre/relief nous indique position objet Taille relative: percevoir un objet comme plus près si l’image qu’il projette sur la rétine est plus grande Taille relative = objet parait + gros prcq occupe une + grande place sur rétine 2 images qui prennent la même place = problème, mais sait qui yen a une réellement + grand que l’autre (taille familière) Taille familière: notre connaissance de la taille habituelle d’un objet + la taille de l’image rétinienne nous informe sur la distance nous séparant d’un objet - seul indice de profondeur capable d’informer sur la distance métrique absolue Taille familière = connaissance de la vraie taille des choses nous informe sur la distance métrique, seule indice de profondeur qui nous informe sur la taille absolue/distance métrique, prcq si se base sur taille relative ou ombrage on va penser que c’est la même taille Perspective aérienne: la lumière provenant d’objets éloignés doit traverser une plus grande distance à travers l’air (contient poussière, eau, etc), comparé aux objets plus proches Atmosphère cause: - Une diffusion de la lumière qui cause une atténuation des contrastes (embrouillés) - Bleuissement de l’image avec une augmentation de la distance + les montagnes sont loin = + ils paraissent bleus Perspective linéaire: des lignes parallèles dans le monde extérieur convergent l’une vers l’autre au niveau de leur projection rétinienne à mesure qu’elles s’éloignent de l’observateur - Point de convergence = point de fuite - Unique pour l’ensemble d’une image Gradient de texture: les surfaces comportent des contrastes locaux- la texture. - La taille des éléments de texture - Distance séparant ces éléments Diminuent avec une augmentation de la distance Ligne parallèle dans le monde = vont converger (point de fuite = unique pour l’ensemble de l'image, pas plusieurs points de convergence dans notre vision) Si voit des lignes converger = Inférer que c’est très loin Gradient de texture = Taille des éléments de texture vont nous donner des indices sur la distance + qu’il y a une diminution de la texture = + taille augmente, + on s’éloigne = moins les textures sont visibles Si ferme un œil = peut percevoir tous ces indices
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Indices monoculaires de mouvement
Parallaxe de mouvement: Vitesse et direction du mouvement de l’image rétinienne causé par notre propre déplacement varie selon la distance des objets. Si notre regard est fixé à l’infini: la vitesse du mouvement de l’image rétinienne est plus grande pour un objet près qu’un objet éloigné Dans les deux cas, la direction apparente du mouvement est en direction opposée à notre propre déplacement ● + stimuli est proche de nous = + voyage rapidement ● Vitesse qui passe dans notre champ visuel= nous indique sur la distance de l’objet Regard fixé sur un point: - Les objets plus près que ce point ont un mouvement apparent en direction opposée à notre propre déplacement - Les objets plus éloignés que ce point ont un mouvement apparent dans la même direction que notre déplacement - La vitesse de ces mouvements augmente avec la distance séparant un objet de la rétine Les objets + proche de nous = va dans la direction opposée, très rapidement Mais les objets qui sont + loin de nous = vont de la même direction que nous, très lentement Nous informe sur la profondeur de notre champ visuel
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Indices binoculaires
- Nos yeux voient le monde sous des points de vue différents - Cette différence de point de vue fait en sorte que les images projetées par des objets situés à des distances différentes présenteront une disparité binoculaire différente - Disparité binoculaire: différence entre les yeux au niveau de la projection rétinienne d’un objet. Cette différence peut être démontrée par l’observation d’objets situés à des distances différentes en fermant alternativement l’œil droit et gauche - Stéréoscopie: impression de profondeur reposant sur la disparité binoculaire Besoin de nos 2 yeux Chaque œil va voir la projection de l'objet sous différent angle = permet de faire reconstruction 3D, différence entre les 2 yeux au niveau de la projection Le fait qu’on voit cube en 3D = on a 2 infos provenant de chaque œil qui nous informe sur la profondeur de notre oeil
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Physiologie et perception de la profondeur
Des neurones dans le cortex pariétal présentent une sélectivité à l’inclinaison en profondeur des surfaces qui est signalée par un gradient de texture Ces neurones présentent en même temps une sélectivité à la disparité binoculaire. Fonction: signaler la profondeur et utiliser une variété d’indices de profondeur à cette fin Neurones très sélectifs à la direction du champ visuel Utiliser tous les indices de la population neuronales pour rebâtir la profondeur complète
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Qu’est-ce que la couleur ?
Lumière: énergie électromagnétique dont la longueur d’onde peut activer les photorécepteurs de notre rétine. Cette énergie est soit: - Émise par les objets (source lumineuse) - Réfléchie par les objets ou transmise par transparence Longueurs d’onde visibles: entre 400 et 700nm La longueur d’onde est la propriété de la lumière qui est associée à notre perception de la couleur
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Autres aspects de la couleur
Composition spectrale: distribution de l’intensité de l’énergie lumineuse à travers les différentes longueurs d’onde visible Lumière monochromatique: Lumière composée d’une seule longueur d’onde. Très rare!! La lumière dans notre environnement contient une plusieurs longueurs d’onde Couleur achromatique (sans teinte): couleur produite avec une intensité à toutes les longueurs d’ondes visibles. les couleurs achromatiques sont celles situées entre le blanc et le noir (gris) Couleur chromatique: couleur produite avec une intensité plus forte pour certaines longueurs d’onde que pour d’autres. Différentes teintes ● Monochromatique = 1 seule longueur d’onde, très rare (appart artificiellement) ● Les Différences de gris = sont basées sur la lumière ● Bleu = pas une longueur seule de bleu = mais mélange entre vert jaune, pas juste 1 longueur d’onde
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Chaque objet réfléchit une proportion différente de lumière selon la longueur d’onde Courbe de réflectance (ou transmission): propriété de la surface d’un objet qui concerne la proportion de l’énergie lumineuse qui est réfléchie à travers l’ensemble des longueurs d’ondes constituant le spectre visible. La réflectance sélective produit des couleurs chromatiques. Composition spectrale de la lumière qui est réfléchie ou transmise par un objet dépend: 1) Courbe de réflectance 2) Composition spectrale de la source lumineuse qui l’éclaire Typing bond = feuille blanche avec intensité max de toutes les longueurs d’onde = raison pk perçu blanche Grise = moins d'activation de toutes les longueurs d’onde intense Noir = aucune longueur d’onde Chaque objet va absorbe une couleur et réfléchir autre chose, composition spectrale de l'objet dépend de ce qu’elle va elle-même réfléchir + la source lumineuse qui va l’éclairer (source très lumineuse = voit+ de rouge, mais lumière mauve = peut réfléchir moins de mauve) Tomate = absorbe toutes les couleurs et va slmt réfléchir rouge (raison pk on la voit rouge) pas bcp de longueur d'onde bleu/vert/jaune, mais bcp de composition spectrale rouge Composition spectrale dépend de la courbe de réflectance
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Différence entre longueur d'onde et couleur
Ne pas confondre longueur d’onde et couleur : * Longueur d’onde : Propriété physique (nm) , Existe indépendamment de l’observateur * Couleur: Expérience perceptive, Dépend : des cônes, du contexte, de l’adaptation, du cerveau Elles sont liées, mais pas équivalentes. Ce que la science comprend bien = traitement sensoriel * Comment les cônes L, M, S répondent * Comment on discrimine deux couleurs * Comment on mesure les seuils Ce qui est encore mal compris = qualia * Pourquoi le rouge ressent comme il est * Pourquoi une couleur est « chaude », « vive », « douce » * L’apparence subjective de la couleur Les longueurs d’onde de sont pas équivalents Couleur est qqch de subjectif = dépend des cônes de chaque personne Couleur chaude/vive/douce = subjectif, dépend de éclairage et tout
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Mélange soustractif VS addictif
Mélange soustractif : fonctionne par absorption, produit par le mélange de pigments (ex. peinture) ou par la superposition de filtres colorés, chacun absorbant ou bloquant certaines longueurs d’ondes * Pigments n’émettent pas de lumière, ils absorbent certaines longueurs d’onde * Chaque objet a sa propre courbe d'absorption, on mélange les courbes d'absorption Pigment = absorbe une couleur et reflètes d’autres couleurs Composition physique fait que certains objets réfléchissent certaines couleurs ou pas Peinture bleue absorbe le jaune et la peinture jaune va absorber le bleu de la peinture bleu = ce qui va rester = vert, mélange de peinture= couleur qui va ressortir = couleur qui a pas été bloqué par autre chose, elle va rester de la soustraction Couleur relâché est le résultat de la soustraction Si met filtre qui absorbe longueur d’onde courte (bleu) ce qui va rester = couleur jaune/rouge Si mets filtre qui absorbe longueur d’onde longues = ressort bleu Mélange additif: produit par la superposition de faisceaux lumineux. - Ce proceed additionne l’énergie comprise dans les faisceaux qui sont superposés - La couleur résultante correspond à l’addition des compositions spectrales de chaque faisceau Marche slmt avec des lumières = énergie Certaines couleurs absorbent les autres = rouge et vert et rouge et bleu = rouge ressort (peinture), mélange les 3 = noir Mélange moyen : mélange produit par la juxtaposition spatiale ou temporelle des couleurs. La couleur résultante présente une courbe de réflectance qui est la couleur moyenne des couleurs mélangées Ressort une couleur moyenne à cause du mouvement ou en fonction de la distance, on va pouvoir voir des couleurs différentes
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Cercle des couleurs - classification des couleurs
- Premier système de classification des couleurs proposé par Newton Couleurs complémentaires: paires de couleurs qui lorsque additionnées, produisent du blanc. Les couleurs complémentaires se situent aux positions diamétralement opposées l’une sur l’autre. - Limité dans la représentation de l’ensemble des couleurs que l’on arrive à discriminer Peut percevoir + de couleurs que juste ca
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3 dimensions par lesquelles une couleur peut être caractérisée
1. Tonalité : dimensions au niveau de laquelle se distinguent le rouge du vert, du jaune, etc. l’identité de la couleur 2. Clarté : réfère à l’intensité lumineuse de la couleur, une couleur dite claire se rapproche du blanc, une couleur moins claire se rapproche du noir 3. Saturation: degré de différence entre une couleur donnée et un gris neutre Tonalité = cmt on différencie couleur d’une autre, identité de la couleur Clarté = intensité lumineuse, couleur moins claire = se rapproche du noir, + la couleur devient claire = + se rapproche du blanc Saturation = différence entre la couleur et gris neutre, + couleur est saturé = ressemble pas à du gris, moins la couleur est saturée = ressemble + à du gris Vision des couleurs
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Ségrégation et organisation perceptive
- La perception de la couleur aide à distinguer les objets les uns des autres - Contribue à la perception de la continuité des surfaces présentant des contrasted d’intensité importants - Couleur contribue au groupement perceptif par similarité Couleur nous aide au groupement par couleur par similarité, même couleur = facilement regrouper ensemble Aide à savoir quoi manger ou pas
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Signalisation - vision des couleurs
Certaines couleurs ont aussi des significations qui peuvent être importantes pour un comportement adapté Couleur facilite la reconnaissance des certaines classes d’objets ayant une couleur caractéristique Couleur aide à identifier certaines catégories, couleur donne des indications sur quoi manger ou pas au niveau évolutif
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Théories de la vision des couleurs
Théorie trichromatique (Young-Helmholtz): explique comment différentes combinaisons de longueurs d’onde peuvent produire la même perception de couleur. Tâche de Maxwell: ajuster l’intensité relative des longueurs d’ondes (monochromatiques) constituant le stimulus de comparaison afin de produire une couleur d’apparence identique au stimulus test (monochromatique). - Le mélange de couleurs au niveau du stimulus de comparaison est additif - Les couleurs appariées sont des métamères Métamère: couleurs d’apparence identique, mais de composition spectrale différente La couleur n’est pas directement contenue dans la lumière. Elle est construite par le cerveau à partir des réponses relatives des cônes.
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Résultats - Tâche de Maxwell
* Toute couleur du spectre visible peut être reproduite à l’aide d’un mélange de trois longueurs d’onde ajustées en intensité. * Avec seulement deux longueurs d’onde, ce n’est pas possible : on ne peut pas reproduire toutes les couleurs visibles. * Ce résultat vaut pour n’importe quelles trois longueurs d’onde, tant qu’aucune ne peut être obtenue par mélange des deux autres. * Ces observations montrent que notre système visuel fonctionne en utilisant trois types de photorécepteurs, chacun sensible à différentes plages du spectre. * Conclusion : La couleur dépend du patron de réponse combiné de ces trois photorécepteurs → c’est la base de la théorie trichromatique. La couleur dépend de la réponse des 3 cônes, la réponse trichromatique (toutes les couleurs possibles dépend des 3 cônes)
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Photorécepteurs et trichromatisme
Le déclenchement d’une réponse par un photorécepteur se produit lorsque le pigment qu’il contient absorbe la lumière. Tous les bâtonnets contiennent le même pigment et un seul pigment est insuffisant pour discriminer les couleurs Un seul photorécepteur ne peut pas discriminer les couleurs, car différentes longueurs d’onde peuvent produire la même réponse. Les 2 longueurs d’ondes donnent la même réponse Au moins 2 pigments différents sont nécessaires pour assurer une capacité de discrimination des couleurs. Trois classes de cônes ont pu être isolés basé sur leur absorption spectrale * Chaque longueur d’onde produit un patron différent d’activation S–M–L. * Il n’existe aucune couleur qui active un seul type de cône. La longueur bleu déclenche à la ligne moyenne Tous les cônes sont activés pour toutes les couleurs mais à des degrés différents Grâce à cette activité des 3 cônes qu’on va pouvoir percevoir toutes les couleurs Au niveau de la rétine, c’est le niveau relatif d’activité des 3 types de cônes qui signale la couleur Chaque longueur d’onde produit un patron différent d’activation S–M–L. Il n’existe aucune couleur qui active un seul type de cône. ● Mauve mélange entre le bleu et le rouge = cône bleu et cône rouge = grande activité ● Patrons différents des cônes, théorie de la vision des couleurs
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Théories de la vision des couleurs Théorie des processus antagonistes
): la perception des couleurs repose sur des mécanismes neuronaux organisés en paires opposées, dans lesquelles l’activation d’une couleur inhibe la perception de sa couleur opposée. Ces paires antagonistes sont : Rouge (L) ↔ Vert (M), Bleu (S) ↔ Jaune (L+M), Blanc (L+M fort) ↔ Noir (L+M faible) Selon cette théorie, la couleur perçue dépend de l’équilibre relatif d’activité au sein de ces systèmes opposés, plutôt que de l’activation indépendante de récepteurs spécifiques à chaque couleur. Exemple : orange - Canal rouge–vert: L > M → rouge - Canal bleu–jaune: L+M > S → jaune Couleur orange (rouge et jaune) Pour canal rouge et vert= activation du rouge va être + grande que le vert Couleur = antagoniste = 1 qui va donner et l’autre va pas être activé Images consécutives: la fixation oculaire prolongée (adaptation) d’une surface colorée donne ensuite lieu à la perception d’une image de couleur complémentaire, qui est comme imprimée sur la rétine (effet consécutif) ● Va voir les couleurs opposés prcq adaptation aux surfaces colorées, prcq voient couleurs complémentaires
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Théories de la vision des couleurs Contraste chromatique simultané
l’apparence d’une surface colorée est modifiée par les autres couleurs qui l’entourent Toute couleur tend à induire la perception de sa complémentaire dans les couleurs qui lui sont voisins. L’illusion de contraste simultanée met aussi en évidence les oppositions rouge-vert et jaune-bleu
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Annulation de couleurs
* Tâche expérimentale où l’on ajoute une couleur complémentaire (par mélange additif) pour neutraliser une composante chromatique d’une couleur initiale * Soutien la théorie des processus antagonistes * 4 couleurs fondamentales : bleu, vert, jaune, rouge On n’annule pas le vert, On annule la composante jaune contenue dans le vert initial. Vert initiale = on va annuler les longueurs d’onde qu’on veut pas pour obtenir le vert qu’on veut On va ajouter des couleurs complémentaires pour la neutraliser Ex: on va ajouter du bleu pour neutraliser le jaune (jaune couleur complémentaire du bleu) On va annuler les composantes contenues dans le vert initial
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Théories de la vision des couleurs
Hering propose que la couleur n’est pas codée directement par les cônes, mais par des mécanismes antagonistes (en opposition), organisés en 3 axes - On ne perçoit jamais deux couleurs opposées sur le même canal au même endroit, parce qu’elles sont codées par le même mécanisme antagoniste Impossible de voir le rouge et le vert un par-dessus l’autre prcq se sont des couleurs complémentaires
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Corps genouillé latéral et processus antagonistes
Parmi les cellules ganglionnaires et au niveau du CGL, il existe des populations neuronales spécifiques suivant le principe des processus antagonistes Ces neurones ont des champs récepteurs concentriques présentant une sélectivité spectral opposant soit le rouge et vert, soit le jaune et le bleu. Théorie de Hering prouvé CELLULE GANGLIONANIRE QUI a G+ et R- = SE DÉCLENCHE BCP +AVEC le vert et quand c’est le rouge = se déclenche pas Cellule ganglionnaire qui répond on et off selon les couleurs complémentaires
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Cortex visuel primaire – antagoniste
Certaines populations de neurones dans le cortex strié présentent également des champs récepteurs ayant une sélectivité chromatique antagoniste. Une minorité de ces cellules ont des champs récepteurs similaires à ceux dans le CGL La majorité présentent un double antagonisme chromatique dans un champ récepteur. - Permet détection de bordures colorées - Pas possible avec un antagonisme simple Worst = le vert est pas activé et le rouge est activé et vert est négatif mais est dans une section verte Cellule antagoniste = vert et rouge Even better = centre activé rouge et périphérie négative reçoit son vert mais ne fait pas bcp d’émission Mais pour vrm détecter bordures colorées= prends cellules ganglionnaires doubles = intérieur (rouge positif et vert négatif) et extérieur (rouge négatif et vert positif) = meilleure réponse pour détecter un contraste
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Mécanismes responsables de la constance de couleur
- Constance de couleur : Un changement dans la composition spectrale de l’éclairage ambiant (lumière solaire vs ampoule électrique) modifie la composition spectrale de la lumière réfléchie par les objets. - Notre perception de la couleur des objets demeure constante malgré des variations d’illumination Une pomme reste rouge : * au soleil * à l’ombre * sous une lampe C’est la constance de couleur. La constance de couleur est possible parce que le cerveau interprète la lumière reçue en tenant compte de l’éclairage, de la géométrie de la scène et de nos connaissances sur les objets. ● Constance de couleur = peu importe intensité lumineuse qui va arriver à cet objet-là = va être quand même capable de percevoir/d’identifier l’objet = Basé sur connaissance des objets peu importe luminosité et tout - Le cerveau ne mesure pas la couleur directement. Il utilise des heuristiques (raccourcis intelligents basés sur le monde réel).
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Heuristiques reposant sur notre connaissance des contraintes physiques
1. **Luminance VS teinte** = Assomptions faites **par rapport à la couleur d’un objet** en lien avec **nos connaissances de la couleur qu’il devrait** y avoir **2. Géométrie et réflexion** **Heuristique** = **règle** interne **basée** sur nos **connaissances**
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Sur quoi est basée la couleur perçue (inférence) ?
Couleur perçue = pas propriété directe du stimulus, PAS objectif (à cause de la lumière), peut pas changer perception qu'on a * Dépend des règles internes qu'on a * signal sensoriel * contexte * géométrie * éclairage * connaissances antérieures constance de couleur = mécanisme inférentiel qui peut conduire à perceptions différentes (quand éclairage est ambigu)
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Mécanismes responsables de constance de couleur = V1 et V4
* **V1** = 1er traitement couleur (1ere zone qui reçoit lumière) → réponse **dépend de composition spectrale de lumière**, si lumière change = couleur perçue change aussi (par V1) * **V4** = traitement + avancé, reçoit info traitée par V1 → réponse **stable** (**constance de la couleur**) malgré changements éclairage = **perçoit la même couleur** indépendamment de la lumière ambiante
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Attention Visuelle 8 Sous-Types d’attention
* **Attention exogène** = orientation ou capture automatique de l’esprit (Ex. un flash lumineux rapide ) **pas de processus cognitif**, qqch qui se passe et on se retourne directement * **Vigilance** = **surveille qqch** (ex. surveiller un chaudron jusqu’à ce que l’eau bouille) * **Externe** = porter attention aux stimuli présents dans l’**environnement** * **Interne** = porter attention à une ligne de **pensée** plutôt qu’à une autre, sélectionner une réponse plutôt qu’une autre, attention à ce qui se produit **dans notre tête** * **Divisée**: porte **attention à 2 choses en même temps** (conduire + podcast), * **Soutenue** =**surveiller** stimulus de façon **continue** (ex. en classe , lire), garde notre attention tout le long * **Sélective** = **focaliser sa concentration sur une seule source** d’information en ignorant les autres sources (rester concentré malgré une notification facebook)
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Attention dans le traitement visuel
**Très grande quantité** d’informations dans stimulation visuelle de la rétine = peut **pas traiter consciemment tout en même temps** **Solution = attention sélective** - Mécanisme adaptatif - Se concentre sur certaines informations et on ignore d’autres Pas capable de lire les 2 phrases en même temps, doit se concentrer sur 1 des colonnes pour avoir le + d’attention possible
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Attention manifeste VS cachée
* **Manifeste (overt)** = Orienter organe sensoriel **vers un stimulus**, ex. **tourner la tête ou yeux**. Ex. fixer les mots en lecture * **Cachée (covert):** porter attention sans manifester de signe extérieur indiquant que l’on est attentif. Ex. **porter attention du coin de l’œil sans le bouger**
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Attention manifeste – overt attention
**Sélectivité** du système visuel = **organisation rétinienne** * **Zone à haute résolution spatiale. La fovéa** À travers les mouvements oculaires, on peut exposer notre fovéa à certaines portions de la scène visuelle pour un traitement plus détaillé. * Attention manifeste **Très lent: 2-3 sacades/s** **Se concentre sur la cible**, attention très lente (point de fixation), peut pas tout traiter image en même temps
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Attention cachée – covert attention
* **Sélectivité** visuelle via un processus interne, **sans déplacer les yeux** * Dirige attention à 1 endroit différent de la **fixation oculaire**. * **Très rapide** * Cognitif = permet de **détecter des éléments** du background **sans les regarder directement** * Ex. : percevoir des piétons du coin de l’œil sans les fixer
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Qu'est ce qui crée notre perception de l'environnement ? (attention)
Certaines personnes **portent + attention à certaines choses et d’autres à d’autres** = crée notre perception de l’environnement = fais qu’on a pas tous la même vie **attention est nécessaire à la construction de la représentation** qu’on se fait de notre environnement. Nous décidons quel est notre univers perceptif à travers la **sélection attentionnelle que l’on exerce** –
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Tâche d’indiçage visuo-spatial
**But** = mesurer effet de l’attention **covert (sans bouger les yeux)** sur le temps de réaction (TR). **Méthode** = fixer une croix → un indice apparaît → dire rapidement si point est à gauche ou à droite. **Types d’indices** : - **Exogène** (**périphérique**) = déplacement attention automatique, rapide, **TR ↓ (sait où stimulus arrive)** - **Endogène** (**symbolique**) = volontaire, + lent, **↑ TR = doit interpréter** (si stimulus est direct après), si + long délai stimulus = correct **Résultats** : **- Indice valide → ↓ TR - Indice invalide → ↑ TR** - Indices phériques = + vite, mais **effet similaire** si **laisse assez de temps pour interpréter symbole**
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Vers quoi l'attention peut être dirigée (Tâche d’indiçage visuo-spatial) ?
- Attributs visuels/classe d’objets particulière -**Attention sélective** quand est dirigé vers certains attributs = **peut ignorer certains attributs** et **se concentrer** sur d’autres
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Tâche de recherche visuelle (but, recherche parallèle et sérielle, effet pop out)
* Indiquer **si cible prédéterminée est présente ou non** * Nombre de stimuli variable A) **Recherche parallèle** = regarde **tous les stimulus en même temps = prend pas bcp de temps** de faire notre recherche B) & C) recherche sérielle **Effet pop-out** - cible nous « saute aux yeux » par son **caractère différent** - Pdnt recherche parallèle (rapidité à trouver ce qu’on veut)
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Recherche parallèle
* Nombre **distracteurs** = **aucun effet** * **Temps** de réponse = **le même** = **rapide** * Tous items sont **examinés en même temps** = **disponibilité pattentive** de son **trait distinctif** Attributs disponibles pré-attentivement - **Propriétés élémentaires** = couleur, orientation, courbe, etc -**Proriétés complexes** = orientation en **profondeur** Attribut **distinctif** = doit **être suffisamment saillant/différent** = nous saute aux yeux = recherche parallèle Certains attributs on pas bsn d’un effort cognitif
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Tâches de recherche difficile = recherche sérielle
- **Distracteur presque pareil que cible** = rend ça **+ difficile** = **temps** de réponse **augmente** = **demande + attention** -**Vitesse varie en fct des propriétés** de la cible et distracteurs Si pas familier avec les types de caractères = prend + de temps à faire recherche sérielle, pas familier avec attributs qu’on cherche
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Recherche guidée VS conjonctive
**Recherche guidée** = attention **restreinte à attributs qui nous intéresse** en fonction **infos sur caractéristiques de base** de l’objet (p. ex., la couleur ou la forme), regarde pas toute la scène Recherche guidée = cherche tomate = se concentre où il y a des aliments rouges **Recherche conjonctive** = **recherche d’une cible définie** par recherche de **2 attributs ou +** * Doit chercher attributs différents des autres * Aucun attribut unique ne définit la cible (pas assez de dire cherche valise rectangle avec des roues)
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Guidage basé sur la scène VS sérielle
- **Guidage basé sur la scène** = **Infos connues sur la scène** quand on cherche qqch fait qu’on va savoir c’est où= **regarde directe où c’est** * Ex = tasse se trouve généralement sur une surface horizontale 1- **Recherche basée sur la scène**= envoie notre attention très rapidement au robinet prcq on sait c’est où, indice qui nous aide à savoir c’est où 2 - **Recherche sérielle** pour trouver le robinet = **regarde chaque objet, saute pas aux yeux**
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Attention et intégration perceptive Théorie de l’intégration des attributs visuels (Treisman)
1-**Stade pré-attentif** = **Image visuelle = encodée selon ses différents attributs** = traités séparément (couleur, forme, mouvement) 2- **Stade attentionnel focalisé** = où traits de base sont mis ensemble et intégrés = représentation complète objet 3- Représentation peut être **comparée aux connaissances gardées en mémoire** pour donner lieu à la reconnaissance de l’objet
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Conjonctions illusoires (Treisman)
Selon **théorie de l’intégration caractéristiques (Treisman)** = attention = **nécessaire pour lier correctement attributs d’un objet** Expérience = présente formes colorées et chiffres (distracteurs) Quand **attention est détournée** = * Caractéristiques **simples** (couleur, forme) = **perçues** MAIS **mal associées** ❌ **Conjonction illusoire** = **couleur et forme** de **2 objets différents** = perçues comme 1 seul objet Conclusion : On peut voir les **attributs**, MAIS **sans attention** = les **intègre pas correctement**
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Vacillement attentionnel (attentionnal blindness)
- **Vacillement attentionnel (attentionnal blindness)** = Quand un **stimulus** arrive trop **rapidement après la détection du stimulus précédent** (délai trop court) = on va **pas détecter** de manière **consciente** le **nouveau stimulus** - Personne qui joue aux jeux vidéo manquent moins le X après - besoin d’un certain temps avant que attention soit disponible à nouveau - attention est requise pour détection consciente des objets de notre environnement.
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Qu'arrive t'il quand nous ne portons pas attention? Cécité inattentionnelle et perception consciente
- **cécité inattentionnelle** = ne **perçoit pas stimulus inattendu, pourtant parfaitement visible**, car son attention est focalisée sur une **autre tâche** = nécessité de l’**attention pour la perception consciente**de **détails spécifiques**d’une scène visuelle Détection facilitée = localisation changements indiquée **au préalable** conscience que nous avons de l’information disponible dans notre environnement est limitée
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Attention/Reconnaissance sur les scènes visuelles
- **La scène** (structure d’ensemble) = peut la **traiter rapidement, indice rapide** qui nous aide dans l’attention comme la forme et les couleurs reconnaissance de la scène et objets -**Reconnaissance facile** = **objets** présentés dans leur **contexte habituel** + sont placés à l’endroit normalement * Si **objet incohérent** avec la scène = reconnaissance facile
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Comment l’attention visuelle influence-t-elle la réponse cérébrale ?
Attention modifie = **force** et **sélectivité** des réponses neuronales Même stimulus (visage + maison), tâche différente : * Attention sur **visage** → **activation ↑ du Fusiform Face Area (FFA)** * Attention sur **maison** → **activation ↑ région parahippocampique (PPA)** Conclusion : réponse cérébrale dépend de sur quoi on porte attention (pas seulement du stimulus) vision fournit information = attention détermine expérience