Personnalité évitante
nosographie classique =>
Personnalité dépendante
DSM-5, 301.6 (F60.7)
Besoin excessif d’être pris en charge => comportement soumis et « collant » + peur séparation,
apparaît au début de l’âge adulte
présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manifestations suivantes :
Personnalité obsessionnelle
ou compulsive
présente une double polarité:
-> besoin “anankastique” de contrôle :
goût pour l’ordre et la propreté, conformisme, formalisme, méticulosité, sens de l’économie confinant à l’avarice, entêtement, pauvreté des affects et de la sensualité, incapacité à la détente…
-> tendance “psychasthénique” au doute:
indécision, scrupules excessifs, introspection et intellectualisation, refuge dans l’abstraction, prédominance de la pensée sur l’action, procrastination…
Personnalité Hystérique
présente une double polarité:
-> histrionisme :
quête d’attention, théâtralisme avec hyperexpressivité des affects, suggestibilité, immaturité, séduction inappropriée et érotisation de la relation, modelage sur des stéréotypes sexuels (ex: la vamp) en contraste avec la crainte de la sexualité réelle, mythomanie (tendance à l’envahissement par l’imaginaire avec construction de romans stéréotypés “noirs” ou “roses”).
-> dépendance affective :
quête affective, passivité, soumission au regard d’Autrui, dévalorisation de soi, intolérance à la solitude, demande constante de réassurance.
Personnalité paranoïaque - Lévy-Soussan, 1994
4 traits fondamentaux caractérisent la personnalité paranoïaque :
-> hypertrophie du Moi.
Cette surestimation de soi entraîne vanité et orgueil.
En découlent également la psychorigidité, l’obstination, l’intolérance, le mépris d’autrui voire le fanatisme.
-> Méfiance
qui favorise sentiments de persécution et d’isolement, s’associe à la susceptibilité, la réticence et l’hypervigilance.
-> fausseté du jugement,
=> fausses interprétations et subjectivisme pathologique.
Due aux sentiments de persécution et de grandeur.
L’autocritique ou le doute sont impossibles,
’autoritarisme et l’intolérance concernant les opinions d’autrui sont fréquents.
-> inadaptation sociale
conséquence des 4 autres traits + difficulté à subir une discipline collective.
tendance à s’isoler, à être égocentriques, sociabilité emédiocre, rigides, rancuniers, quérulents.
Personnalité schizoïde
→ retrait dans tous les champs de la vie du sujet, contrastant avec une richesse de sa vie imaginaire.
=> difficultés habituellement rencontrées ds relations sociales + relative inadaptation socioprofessionnelle.
Personnalité schizotypique
→ Ds nosographie classique -> forme de schizophrénie a minima (non comme une personnalité pathologique).
→ Ds classifications internationales: fait partie des troubles de la personnalité.
DSM-5 : caractérisée par :
A) Un mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne aiguë et des compétences réduites dans les relations proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles, et par des conduites excentriques.
Le trouble apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manifestations suivantes :
B) Ne survient pas exclusivement pendant l’évolution d’une schizophrénie, d’un trouble bipolaire ou d’un trouble dépressif avec caractéristiques psychotiques, d’un autre trouble psychotique ou d’un trouble du spectre de l’autisme.
Personnalité-limite
→ mode général d’instabilité du comportement, de l’image de soi, de l’affectivité et des relations.
→ biographie svt chaotique, avec changements brusques de profession ou de partenaire érotique, de belles et brèves réussites / alternant avec mises en échec désastreuses.
→ impulsivité: accès de colère intenses et inappropriés, voire actes hétéro- ou auto-agressifs, surtout si menacé d’abandon (réel ou imaginaire).
→ En fait, un doute sur la valeur de soi sous-tend le fonctionnement / et le sujet tantôt idéalise son image, tantôt se dévalorise massivement.
→ menace dépressive serait constante (Bergeret) alors même que la souffrance psychique n’est pas supportée.
→ Se manifeste par d’intenses oscillations d’humeur, avec des moments dépressifs marqués par la honte et la rage plutôt que la culpabilité, ou bien un fonctionnement hypomane défensif.
→ Les relations dramatisées révèlent une dépendance à l’autre, avec intolérance à la solitude
→ relation aux objets investis est marquée là aussi par une alternance d’extrêmes : passage brutal de l’amour à la haine et vice versa (l’ambivalence ne pouvant être reconnue).
→ L’utilisation d’autrui, traité comme un objet ou servant de prothèse narcissique, peut confiner à la perversion.
Angoisse:
Un tel fonctionnement s’exprime notamment par des “provocations” testant le lien avec Autrui (e.g., dans la relation thérapeutique).
Lorsque l’angoisse déborde les défenses, un sujet état-limite peut présenter des symptômes variés :
Diagnostic: du fait devariabilité, multiplicité des symptômes, sensibilité au cadre thérapeutique car l’étayage des soins peut apaiser rapidement les symptômes les plus bruyants. + confirmé par dépendance narcissique à Autrui dans la relation.
Personnalité narcissique
→ variante de la personnalité-limite dans laquelle le sujet maintient de façon plus stable une image idéalisée de soi au 1er plan.
→ sémiologiquement: sentiment d’être unique, survalorisation de soi et manque d’empathie, avec un besoin éperdu de reconnaissance.
→ La dépendance au jugement des autres trahit la défaillance narcissique qui menace en profondeur et peut susciter de brefs effondrements.
Personnalité psychopathique ou “anti-sociale”
→ assez fréquemment rencontrée,
→ proche de la personnalité-limite, mais avec dévalorisation de soi + au 1er plan.
→ impulsivité particulièrement marquée et le sujet se heurte constamment aux règles sociales qu’il ne semble pas avoir intériorisées.
→ La biographie est émaillée de ruptures / instabilité et conflits avec les institutions remontent souvent à une enfance marquée par des carences affectives.
→ passages à l’acte peu mentalisés: absence de culpabilité apparente + répétition sans “apprentissage” des leçons de la loi.
→ approche thérapeutique délicate car:
→ Mais, sous le masque des troubles du comportement, la profondeur de la souffrance psychique est révélée par:
→ Mêmes types de décompensation que pour personnalités-limites, avec:
→ comme personnalités-limites et narcissiques, la personnalité psychopathique est le plus souvent sous-tendue par une organisation-limite // mais des structures névrotiques ou psychotiques peuvent parfois s’exprimer par des manifestations psychopathiques.