Cadre historique
Au début du 20è siècle, l’instruction est obligatoire, on cherche alors à identifier les élèves qui échouent par “défaut d’intelligence”, des enseignants spécialisés sont chargés de ce travail
En 1904, Binet établit un outil, le Binet-Simon pour identifier ces élèves
Les conceptions de Binet
Pour Binet, un test doit solliciter “les processus mentaux supérieurs”
L’intelligence est alors évaluée d’après son niveau de développement, différents degrés de l’intelligence progressent avec l’âge
Le Binet-Simon est construit autour de la notion “d’âge seuil”, un items associé à un âge seuil pour leur réussite
La révision de Zazzo
Zazzo entreprend un véritable “rajeunissement” du Binet-Simon. En 1960, il fait une élaboration de la révision du Binet-Simon :
- Élimination de certaines épreuves
- Reprise des 28 premiers items
- Prolongation du test jusqu’à 14 ans
En 1966, le Binet-Simon devient le NEMI
Faire évoluer les fondements théoriques
De la NEMI à la NEMI-2, les objectifs de la révision
Il est révisé au début du 21è siècle, cela permet d’assurer la pérennité de cette épreuve à laquelle de nombreux psychologues sont attachés
Conserver la richesse des apports de Binet et de Zazzo
Insister sur les aspects cliniques de la passation et de l’interprétation
Epreuves obligatoires
Vocabulaire
Épreuve de définition qui débute par des mots fréquents, définis en situation, puis se poursuit par des mots plus rares dont les définitions doivent être plus abouties
Clinique :
- Dans une certaine mesure, le vocabulaire reflète le milieu socioculturel d’appartenance
- Les définitions donnent une binnes idée de la maturité de a pensée
- “Epreuve métalinguistique et non simple évaluation des connaissance lexicales”
Structure de la NEMI-2
Quatre épreuves sont obligatoires pour calculer l’indice d’efficience cognitive
Epreuves obligatoire :
- Connaissances
- Comparaisons
- Vocabulaire
- Matrices analogiques
⇒ Calcule d’un indice d’efficience cognitive, IEC
Epreuves facultatives :
- Adaptation sociale
- Répétition de chiffres
- Copie de figures
- Comptage de cubes
Epreuves obligatoires
Matrices analogiques
Épreuve de matrices abstraites qui ne demandent que très peu de connaissance préalable, 30 items
Clinique :
- Bonne mesure de l’intelligence fluide
- Les capacités d’induction/déduction et la mémoire de travail sont très sollicitées
- Epreuve très pertinente avec les enfants présentant des difficultés de langage ou ayant peu de connaissance
- Epreuve abstraite, épurée des irruptions fantasmatiques
Epreuves obligatoires
Connaissances
Évalué, à partir de la mesure des connaissances à un moment donné, les capacité de l’enfant à en acquérir de nouvelles, 29 items
Clinique :
- Première épreuve qui permet un étayage sur le clinicien
- Épreuve qui met en jeu le rapport au savoir
- Indique l’intérêt que l’enfant porte au monde
- Epreuve sensible au milieu culturel
On obtient un score brut et les épreuves sont très proches d’épreuves proposées dans d’autres tests d’intelligence, ce sont des épreuves très chargées culturellement
Epreuves obligatoires
Comparaisons
Cette épreuve est composée de 2 parties :
- Comparaisons différences (8 items)
Enfants plus jeunes
- Comparaisons ressemblances (19 items)
Enfants plus vieux
⇒ La comparaison fait appel à la capacité à se représenter et à rapprocher mentalement des objets pour les comparer
Clinique :
- Comparaisons différences : L’enfant jeune classe les objets en 2 catégories, les identiques et les différents
- Comparaison ressemblances : Fait appel à la pensée catégorielle
Le plaisir pris à penser, l’appétence à découvrir des liens sont nécessaire pour réussir
Epreuves facultatives
Répétition de chiffre
Épreuve classique de mémoire de chiffres qui se compose de deux parties, la répétition de chiffres à l’endroit et la répétition de chiffres à l’envers
Clinique :
- Cette épreuve est très sensible aux fluctuations du sujet et à sa mobilisation
- L’épreuve de répétition de chiffres à l’envers explore plus spécifiquement la mémoire de travail
Epreuves facultatives
Adaptation sociale
Épreuve qui place l’enfant devant des situations sociales ou de la vie quotidienne afin d’évaluer sa capacité à les comprendre et à adhérer aux exigences de celles-ci
Clinique :
- Ne pas confondre la connaissance que l’enfant a des conventions ou règles et son adhésion à celles-ci
- Une très forte réussite peut évoquer un fonctionnement en faux-self
- A l’inverse, un échec massif pose la question de l’investissement du monde environnant
Epreuves facultatives
Copie de figure
Épreuve classique de reproduction de figures géométriques pour les enfants jusqu’à 9 ans, 10 items
Clinique :
- Met en jeu la maturité visuo-spatiale
- Certaines figures mobilisent les rapports topologiques entre les parties
- Un échec important peut amener à s’interroger sur une possible dyspraxie
Epreuves facultatives
Comptage de cubes
Épreuve de comptage qui met en jeu la représentation visuo-spatiale, la mémoire de travail, la connaissance du nombre et la concentration, 10 items, à partir de 9 ans
Clinique :
- L’enfant doit prendre en compte des cubes qu’il ne perçoit pas directement
- Un échec important peut amener à s’interroger sur une possible dyspraxie
Expression des résultats
Par épreuve :
- Score brut → Note standard (permet de comparer l’enfant par rapport à sa classe d’âge)
- Âge de développement (AD)
Pour l’échelle globale :
- Indice d’efficience cognitive de moyenne 100 et d’écart-type 15, comparable à un QI
Cet IEC est présenté sous la forme d’un intervalle de confiance (Exemple : 94 < IEC < 106)
- Classement par percentile
L’étalonnage
D’octobre 2003 à juin 2006 :
- 837 enfants :
Scolarisés de la moyenne section à la 4è
Âgés de 4 à 13 ans
16 groupes d’âges retenus de 4 ans ½ à 12 ans ½
- 5 régions françaises :
4 psychologues scolaires et conseillers d’orientation
1 coordonnateur
3 cotateurs
Nombreux experts
Calcul d’IEC
On passe de la note brute à une note standard avec un tableau de conversion
Ce qui nous permet de nous retrouver avec une notre standard pour chaque compétence
Chaque note correspond à un pourcentage théorique et à un niveau qualitatif
Avec ceci on calcule l’IEC
Cas de troubles spécifique du langage
Cas de retard mental
Cas de précocité intellectuelle
Cas de dyspraxie ou trouble développemental de la coordination