Équation de Weintraub (1978)
I. p = k w/A
Où k est le taux de marge (mark up), w le salaire et A la productivité.
k mesure l’écart entre la situation économique et celle de la concurrence pure et parfaite, supposée non inflationniste.
II. La réponse pour contenir l’inflation repose alors :
L’inflation par la demande
I. Dans le cadre de la théorie quantitative de la monnaie :
Si l’emprunteur de la banque crée de la richesse, quand μ augmente, Y augmente simultanément.
B. Il peut alors y avoir inflation lorsque :
II. A. La politique monétaire est adaptée à l’inflation par la demande.
B. Elle n’est en revanche pas adaptée au problème de la déformation des coûts.
La mission de la Réserve fédérale américaine
Selon le Federal Reserve Act de 1913, complété par le Humphrey-Hawkins Full Employment Act en 1978 :
L’objectif principal du système européen de banques centrales
« L’objectif principal du Système européen de banques centrales, ci-après dénommé “SEBC”, est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne »
Art. 127, al. 1er TFUE
Équation de Taylor
I. rnominal =
rréel + α(taux d’inflation constaté – cible de taux d’inflation)
+ ß(taux de croissance constaté – cible de taux de croissance)
où rnominal signifie le taux directeur de la banque centrale et rréel le taux d’intérêt réel à long terme.
II. En pratique, on prend α = ß = 0,5, mais la pondération constitue l’une des prérogatives de la banque centrale.
L’assouplissement quantitatif
(Définition britannique)
“Quantitative easing (QE) is an unconventional form of monetary policy where a Central Bank creates new money electronically to buy financial assets, like government bonds. This process aims to directly increase private sector spending in the economy and return inflation to target.”
(Banque d’Angleterre)
Exemple de politique non conventionnelle de la Banque centrale
I. Elle achète (achats fermes) des titres jugés peu sûrs, au lieu de les retenir en garantie.
II. La logique du qualitative easing est remplacé par celle du quantitative easing (Werner, 1995, à propos de la situation de l’économie japonaise et de la politique de la banque centrale du Japon au début des années 1990).
Les premiers programmes de quantitative easing développés par la BCE
À partir de 2012 :
Le déficit structurel
Le déficit qui aurait été constaté si le PIB était à son niveau « potentiel ».
Le solde conjoncturel
I. Le solde issu du cycle, dépendant de l’écart de production (« output gap »).
II. Il est constitué :
Situation budgétaire des administrations en excédent, au sens de l’art. 3 TSCG
I. Le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l’objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, avec une limite inférieure du solde structurel de 0,5 % du produit intérieur brut aux prix du marché.
II. Cette limite peut être relevée à 1 % lorsque la dette publique est inférieure à 60 % et que les finances publiques sont considérées comme soutenables à long terme.
Premier axiome de Senior
Principe d’hédonisme : « Chaque homme désire obtenir plus avec le moins de sacrifice possible ».
Nassau William Senior, Cours dispensé à Oxford en 1825
Deuxième axiome de Senior
« la population du monde […] n’est limitée que par le mal moral ou physique, ou par la peur d’un manque de ces biens et richesses dont les individus ont besoin »
Nassau William Senior, Cours dispensé à Oxford en 1825
Troisième axiome de Senior
« le pouvoir du travail » est d’« augmenter indéfiniment par l’utilisation de son produit comme moyen de production »
Nassau William Senior, Cours dispensé à Oxford en 1825
Quatrième axiome de Senior
« l’état de l’agriculture étant constant, tout travail supplémentaire sur cette terre produit en général un retour moins que proportionnel »
Nassau William Senior, Cours dispensé à Oxford en 1825
Le taux d’intervention
Le taux de refinancement des banques de second rang auprès de leur banque centrale.
Les paramètres à gérer pour une banque centrale
Le contrôle des changes
I. La contrainte sur les quantités de monnaie échangées avec le reste du monde, qu’impose la Banque centrale en en limitant les mouvements.
II. On dit alors que la Banque centrale limite la convertibilité externe de la monnaie.
La contrainte de la Banque centrale sur le prix interne de la monnaie
L’impossibilité de fixer librement le taux d’intervention.
La contrainte de la Banque centrale sur le prix externe
I. La contrainte qui pèse sur le taux de change lorsque la Banque centrale est dans l’impossibilité de le déterminer (changes flottants).
II. Il y a absence de contrainte externe lorsque la Banque centrale dispose de la liberté de fixer elle-même son taux de change et de l’imposer au marché (changes fixes).
Les éléments interdisant une égalisation des monnaies sur le marché des changes, malgré le flottement libre et la libre circulation des capitaux
Une monnaie n’est pas un produit comme les autres :
La détérioration des termes de l’échange
Première phase de la courbe en J
En cas de dévaluation, dans un premier temps :
L’accroissement des débouchés
Deuxième phase de la courbe en J
En cas de dévaluation réussie :
Le « keynésianisme hydraulique »
Vision de la politique économique où la gestion de la demande par les dépenses publiques débouche automatiquement sur la croissance.
Hansen (plutôt pro-keynésien)