La place de l’opinion publique
-Deux opinions contradictoires
Une majorité des juges disent tenir compte de l’opinion publique lorsqu’ils choisissent la peine
Les législateurs basent de + en + leurs réformes sur l’opinion publique (USA): à partir de 1990 l’opinion publique devient + importante que l’opinion des experts
Le populisme pénal
Attitude basée sur les citoyens, sur l’émotion plutôt que sur la raison
La mesure de l’opinion publique
Les consultations publiques:
-75% des citoyens considèrent que les sentences des tribunaux ne sont pas assez sévères
-70% sont pour la peine de mort dans certaines circonstances
les gens sont pour la politique américaine qui emprisonne à vie les individus qui en sont à leur troisième infraction pénale
Les critiques des mesures:
- Les connaissances erronées du public en matière de justice
le public surestime la criminalité alors que le taux reste stable ou baisse d’année en année : la fréquence et la gravité
le public sous-estime la sévérité des tribunaux: les taux d’incarcération et la durée des peines prononcées ou purgées
Les critiques des mesures:
- Opinion biaisée par les médias
Les critiques des mesures:
- Problèmes méthodologiques des sondages d’opinions
La place de la victime:
Dans les décisions des juges
-Déclaration de la victime (DV):
présente les circonstances du délit et les conséquences du crime pour la victime
peut être écrite ou lue par la victime
peut servir pour le prononcé de la peine ou les audiences de remise en LC
si la victime est décédée, la DV peut être rédigée par les proches
Dans les décisions des législateurs: instrumentalisation des victimes à des fins politiques
L’impact de la déclaration des victimes sur les victimes
L’impact de la déclaration sur la décision
Comment expliquer l’absence d’impact de la DV sur les décisions
L’instrumentalisation des victimes à des fins politiques
Discours où l’on propose les droits des victimes aux droits des contrevenants : accent mis sur les droits des victimes qui modifient les droits des accusés, accent mis sur les droits et les besoins d’une partie des victimes
Utilisation de la présence ou des noms des victimes pour justifier les nouvelles politiques pénales: s’opposer à la politique = manquer d’empathie envers les victimes = imposition d’une suramende
Le virage punitif: culture de controle
Culture de contrôle
Changement de paradigme : Vision d’un criminel carencé (qu’on doit soigner) à un criminel rationnel (qu’on doit dissuader) ou dangereux (qu’on doit neutraliser)
Nouveaux styles de gestion qui amènent un contrôle plus intense et plus diffus
Nouvelle gestion publique
Gestion actuarielle des risques
Différents signes
Le durcissement pénal au Canada
Remises en question de la thèse du virage punitif de Garland par des auteurs canadiens
Durcissement du discours et des lois, mais impacts limités sur les pratiques
Lecture de Landreville
À remplir
Il regarde les changements punitifs du Canada sur trois niveaux
Être capable d’identifier ces trois niveaux
Être capable de repérer la conclusion générale de l’auteur sur les changements observés pour chacun de ces niveaux
La question est un choix multiple
Impact des réformes récentes
Rupture importante dans la manière de penser et de faire les réformes
- Changements pénales à la pièce
- Fin de la politique duale : accent uniquement punitif
- Restriction du pouvoir discrétionnaire des juges
Impact limité sur les taux d’incarcération car volume de condamnation a diminué au fil du temps
- Or, recours de plus en plus fréquent à la prison
– Variations selon les provinces
— Recours à la prison est stable au Québec et en Ontario (provinces plus populeuses)
— Recours à la prison a beaucoup augmenté en Sakatchewan et Colombie-Britanique
– Variations selon les infractions :
— Recours à la prison a presque doublé pour les infractions sexuelles contre les enfants