Qu’est-ce que la cognition comparative?
L’étude du traitement de l’information à travers différentes espèces
À quoi fait référence la cognition?
Mémoire, catégorisation, prise de décisions, résolution de problèmes, langage, duperie
Qu’entendons-nous par «comparative»?
Comparaison entre les espèces
-Similitudes
-Différences
Qu’est-ce que le canon de Morgan?
Nous ne devons en aucun cas interpréter une action animale comme relevant de l’exercice de facultés de haut niveau, si celle-ci peut être interprétée comme relevant de l’exercice de facultés de niveau inférieur
Explique la situation derrière le canon de Morgan.
Il essayait d’entraîner son chien à rapporter un bâton à travers un clôture. Il lançait le bâton au-dessus d’une clôture et observait comment le chien essayait de rapporter le bâton avec l’obstacle de la clôture.
-Un jour, par hasard, le bâton du chien s’est cassé et celui-ci a réussi à passer la clôture. Un passant a observé la scène et a dit à Morgan que son chien était très intelligent. Or, c’était vraiment le fruit du hasard.
Comment pouvons-nous tester la mémoire sans le langage?
En utilisant le béhaviorisme et le conditionnement, nous pouvons évaluer la mémoire à travers la discrimination.
Discrimination
-Choix de réponse: un seul élément correspond à ce vous avez (devriez avoir) étudié
-On est capable de transposer la mémoire en problème de discrimination. Par exemple, avec les choix de réponses, je demande à la personne lequel des éléments est ce qu’il y a dans sa mémoire parmi les choix offerts. Cela permet d’évaluer les animaux.
En quoi consiste le paradigme de l’appariement différé à l’échantillon?
Conditionnement:
-Nous montrons un stimulus à l’animal. Il y a ensuite un délai. Puis, durant la phase d’essai, l’animal doit choisir parmi des trois options le stimulus qu’il a vu précédemment.
-Si l’animal choisit la forme qu’on lui a présenté précédemment, il reçoit de la nourriture. Sinon, il ne reçoit aucune nourriture.
-Éventuellement, l’animal comprend qu’il faut qu’il indique la forme qu’il a vu précédemment.
Pendant les tests, nous allons faire varier le délai pour évaluer la capacité de mémoire des animaux.
Discute de la comparaison humain-singes pour le paradigme de l’appariement différé à l’échantillon.
La courbe ressemble à la courbe de l’effet de récence.
Patron similaire pour les singes et les humains:
-Plus le délai est long, moins on observe de bonne réponse.
-La courbe s’aplatît éventuellement
Les humains de plus de 4 ans ont des meilleurs résultats que les singes.
Les singes ont des meilleurs résultats que les enfant de 4 ans.
Discute de l’interférence proactive dans le paradigme de l’appariement différé à l’échantillon.
Les chercheurs ont fait une étude avec où ils ont fait deux groupes.
-Groupe 1: avec interférence. Cela veut dire que l’on fait les essais un après l’autre.
-Groupe 2: sans interférence. Cela veut dire qu’on attend assez longtemps entre les essais pour que les essais précédents ne soient plus vraiment en mémoire et n’agissent pas comme interférence.
Si l’interférence proactive existe, alors la performance devrait être meilleure dans la condition «sans interférence».
Comme de fait, la performance était meilleure dans le groupe sans interférence.
Qu’est-ce que le phénomène d’oubli dirigé?
Phénomène par lequel on demande d’oublier un élément (souvent erroné) et qui résulte dans une moins bonne performance dans une tâche de mémoire sur cet élément.
Discute de l’expérience que l’on utilise chez les animaux pour étudier l’oubli dirigé.
Expérience chez le pigeon
On présente à l’animal un stimulus d’échantillon. Ensuite, pendant le délai, on présente un symbole à l’animal qui va lui indiquer s’il doit mémoriser ou pas le stimulus.
-L’animal connait la signification du symbole car nous l’avons conditionné.
Dans l’expérience, il y a donc deux types d’essais.
-Essai de remémoration: le symbole indique au pigeon que nous allons l’évaluer sur sa mémorisation du stimulus.
-Essai d’oubli: le symbole indique au pigeon qu’on ne veut pas l’évaluer. Or, éventuellement, nous allons tout de même l’évaluer. On veut voir si, même si l’animal pense ne pas être testé, l’animal se souvient de l’information.
Discute des résultats obtenus pour l’expérience sur l’oubli dirigé chez les pigeons.
Le pourcentage de réponse correctes est plus élevé pour les essais de remémoration que pour les essais d’oubli.
-Les pigeons sont donc capables d’allouer leur attention à ce qui est important à se souvenir (comme les humains).
-Expliquer par certain comme une indication que comme les humains, les animaux utilisent la répétition pour se souvenir. Répètent si important, ne répètent pas si non.
Les pigeons se souviennent toutefois un peu de l’information lors des essais d’oubli.
Que font les oiseaux pendant. l’hiver?
Les pressions environnementales poussent les oiseaux à soit migrer soit emmagasiner de la nourriture afin de l’utiliser durant l’hiver.
Migration:
-Évolution de capacités de navigation spatiale impressionnantes
Cacher la nourriture:
-Des espèces sont capables de cacher des milliers d’items à des centaines d’endroits qu’ils peuvent retrouver
-Mémoire spatiale adaptée à ce besoin
Discute des expériences conduites chez les oiseaux qui emmagasinent de la nourriture.
Dans une salle, les chercheurs mettent plein d’objets qui peuvent servir aux oiseaux de repères. Par terre, il y a des petits trous pour que l’animal puisse cacher la nourriture. Lorsqu’on donne à l’animal la nourriture, celui-ci va naturellement cacher la nourriture. Ensuite, les chercheurs sortent l’animal pendant 7 jours puis le ramènent dans la salle. Lorsque l’oiseau revenait dans la salle, il avait faim et allait donc chercher la nourriture.
Deux conditions:
1. Condition 1: les chercheurs bloquent un trou sur deux (90 trous)
-Les oiseaux avaient tendance à mettre toute la nourriture dans le même coin car il y avait plusieurs trous de disponibles dans une même section.
Alors, on ne peut pas être certain qu’on mesure vraiment la mémoire spatiale (l’oiseau n’utilise pas nécessairement ses repères).
2. Condition 2: 15 trous sont disponibles.
-La performance indique la performance en mémoire spatiale car l’oiseau ne peut pas mettre toute la nourriture dans le même coin.
Résultats:
-Scrub jay: faible différence entre les deux conditions. Performance la plus faible des trois espèces.
-Pinyon Jay: pour la condition avec 90 trous, ils ont la meilleure performance. Pour la condition avec 15 trous, leur performance est semblable à celle des nutcracker. Il y a donc une baisse significative de la performance.
-Nutrcracker: sensiblement la même performance pour 90 et 15 trous. Pour les 90 trous, leur performance est moins bonne que les Pinyon Jay.
Conclusion:
-La baisse de performance significative des Pinyon Jay indique qu’ils n’utilisaient pas leur mémoire spatiale.
-La baisse négligeable de la performance des nutcrackers indique qu’ils utilisaient leur mémoire spatiale.
-Les capacités de mémoire spatiale varient entre les espèces.
-Les espèces qui cachent de la nourriture ont une meilleure mémoire spatiale.
Quelle information est la plus importante chez les oiseaux qui emmagasinent de la nourriture pendant l’hiver?
L’information spatiale est plus importante que l’information sur les caractéristiques visuelles chez ces espèces
Explique l’expérience qui a permis de déterminer le type d’information favorisé par les oiseaux qui emmagasinent de la nourriture.
On présente 3 rectangles aux animaux. Chaque rectangles a des caractéristiques visuelles distinctes. Sur un des rectangles, il y a un point noir. Nous présentons ensuite un ces trois mêmes triangles dans des positions différentes.
L’animal doit ensuite choisir le «bon» rectangle. Généralement, les animaux choisissent le rectangle soit en fonction de son emplacement soit ses caractéristiques visuelles.
Résultats:
-Chez les Chickadees, espèce qui cachent de la nourriture, on note une préférence marquée pour l’information spatiale.
-Chez les Juncos, nous ne notons aucune préférence particulière.
Discute des différences cérébrales chez les espèces stockeuses.
Les cerveaux des espèces stockeuses sont différents
Base neurobiologique de cette adaptation, la taille de l’hippocampe
-Taille de l’hippocampe corrèle positivement avec la quantité d’emmagasinage de nourriture des espèces et la quantité de pratique des individus.
-Nouveaux neurones hippocampiques produits à l’automne chez des espèces qui doivent emmagasiner de la nourriture.
On observe que plus les animaux pratiquent, plus l’hippocampe devient grand. Toutefois, quand on regarde le reste du cerveau, on n’observe pas une augmentation de la taille.
Discute des variations inter-espèces et inter-individuelles de la mémoire chez les oiseaux qui emmagasinent la nourriture.
Ressemblance inter-espèces: ils ont tous une mémoire spatiale supérieure aux espèces qui ne cachent pas de nourriture.
Différence inter-individuelle: les capacités de mémoire varient selon chaque individu.
Différence inter-espèce: la mémoire peut varier entre les espèces en raison de d’autres pressions environnementales comme les prédateurs, la reproduction, etc.
Qu’est-ce que la numéroté?
Compréhension de la quantité
Discute de l’expérience utilisant le paradigme d’appariement direct à l’échantillon pour évaluer la numérosité.
On montre un nombre à un animal. Ensuite on montre différentes options à l’animal. On renforce l’animal seulement s’il choisit le stimulus avec le bon nombre d’éléments.
Pour éviter que l’animal se fie au visuel, on change la taille des éléments présentés et leur emplacement.
Résultats: au-delà de huit éléments, les réponses commencent à être aléatoires.
Explique la tâche du sceau.
Quels sont les résultats de la tâche du sceau chez les enfants d’un an?
Les enfants humains d’un an vont continuer à chercher lorsqu’ils ont vu deux items être mis mais n’en voient qu’un. Même chose pour trois items mis mais n’en voient que deux. Mais pas avec plus de trois items
Quels sont les résultats de la tâche du sceau chez les lémurs?
Ils cherchent plus longtemps (constate que les quantités ne sont pas les mêmes) dans les situations suivantes: 1 vs 2, 2 vs 4, 4 vs 8.
Ils ne cherchent pas pour les situations suivantes: 2 vs 3, 3 vs 4.
Les lémurs sont donc sensibles aux aspects de rapports de proportion. Ils semblent être sensible au 2 fois plus mais pas aux plus petits rapports de proportion.
Vrai ou faux. La capacité de numérosité pour les chiffres élevés est également présente chez les primates.
Faux, la capacité de numérosité est présente chez les primates. Toutefois, ce sont seulement les humains qui possèdent la capacité pour les chiffres élevés.