Même quand l’aidant ne fait pas d’évaluation des troubles mentaux ou de psychothérapie, que doit-il faire?
Il doit recueillir de l’information au sujet de son aidé et de la difficulté que celui-ci souhaite surmonter afin de se faire une représentation mentale de son problème.
Qu’est ce que l’intervenant gagne à avoir en tête au début d’une relation d’aide?
Une série de questions générales auxquelles il essaiera de répondre lors des premières rencontres avec l’aidé.
Vrai ou faux, Plus cette représentation est étoffée, plus la formulation du problème par l’aidant est précise et meilleures sont ses interventions en cours de démarche
Vrai
Au début d’une relation d’aide, l’intervenant gagne donc à avoir en tête une série de questions générales auxquelles il essaiera de répondre lors des premières rencontres avec l’aidé.
Comment l’aidant peut obtenir ses réponses?
L’aidant peut ainsi obtenir les réponses à ces questions informellement au fur et à mesure des sujets abordés spontanément par l’aidé (Hétu, 2019), ou plus activement en posant lui-même des questions ouvertes et fermées.
(liste ou fur à mesure quand les informations passe)
Quels sont les questions à poser pour cerner le problème et son contexte?
les 12 questions abrégés
Identité et infos
Motif principal
Demande par qui
Compréhension du problème
Depuis quand
Déclencheur du rendez-vous
Facteurs contextuels
Ce qu’il a essayé
Autres pros impliqués
Réactions de l’entourage
Obstacles perçus
Forces restantes
Vrai ou faux, La question « Depuis quand vit-il avec ces difficultés ? » sert uniquement à remplir le dossier administratif.
Réponse : Faux – elle aide aussi à comprendre la chronicité et la progression du problème.
Vrai ou faux, la question : « Quels professionnels travaillent déjà avec lui ? » permet d’identifier les ressources existantes et éviter la duplication d’intervention.
Vrai
Vrai ou faux, « Quels sont les obstacles à l’amélioration selon le client ? » permet de connaître uniquement l’opinion du thérapeute
Faux – c’est pour comprendre la perception du client sur ce qui bloque sa progression.
Explique pourquoi il est important de demander « Quels facteurs situationnels doivent être considérés pour résoudre le problème ? » Donne deux exemples de facteurs.
Pour adapter l’intervention à la réalité du client. Exemples : famille monoparentale, chômage, deuil, immigration récente, incapacité physique.
Imagine que le client dit : « J’ai essayé de parler à mes amis, mais ça n’a rien changé. »
Quelle question de suivi te permettrait d’explorer les résultats de ses démarches ?
Quels résultats ont été obtenus suite à ces premières démarches ?
Pourquoi demander « D’après lui, qu’est-ce qui fonctionne bien malgré le problème soulevé ? » est important dans l’entrevue initiale ?
Pour identifier les forces et ressources du client, créer un point de départ positif pour l’intervention et renforcer la motivation.
Est ce que les 12 questions constitue un acte réservé?
Ce type d’évaluation initiale réalisée avant d’offrir des services professionnels ne constitue pas un acte réservé (Grou, 2025).
Qu’est ce qui est fait Afin de protéger les clientèles vulnérables et d’assurer l’imputabilité du système professionnel québécois?
Un certain nombre d’activités professionnelles sont réservées par la loi-cadre du système que constitue le Code des professions.
Nommer un activité réservé?
L’une de ces activités réservées, nous l’avons vu (Groupe de travail interordres, 2018), est la psychothérapie.
Nommez une liste des activités réservées
1 - L’évaluation d’un trouble mental
2 - L’évaluation des troubles neuropsychologiques
3 - L’évaluation du fonctionnement psychologique et mental
4 - Émettre un diagnostic
À qui est réserver cette activité : L’évaluation d’un trouble mental, soit de «[…] porter un jugement clinique, à partir des informations dont le professionnel dispose, sur la nature des « affections cliniquement significatives qui se caractérisent par le changement du mode de pensée, de l’humeur (affects), du comportement associé à une détresse psychique ou à une altération des fonctions mentales » et à en communiquer les conclusions»
Cette activité est réservée aux médecins et aux psychologues et, sous réserve de l’obtention d’habilitations spécifiques par leurs ordres professionnels respectifs, aux conseillers d’orientation, aux infirmières et aux sexologues
Qu’est ce que L’évaluation d’un trouble mental?
soit de «[…] porter un jugement clinique, à partir des informations dont le professionnel dispose, sur la nature des « affections cliniquement significatives qui se caractérisent par le changement du mode de pensée, de l’humeur (affects), du comportement associé à une détresse psychique ou à une altération des fonctions mentales » et à en communiquer les conclusions»
Qu’est ce L’évaluation des troubles neuropsychologiques?
L’évaluation des troubles neuropsychologiques, soit de « […]porter un jugement clinique sur la nature des « affections cliniquement significatives qui se caractérisent par des changements neurocomportementaux (de nature cognitive, émotionnelle et comportementale) liés au dysfonctionnement des fonctions mentales supérieures à la suite d’atteintes du système nerveux central » et à en communiquer
À qui est réserver cette activitée : L’évaluation des troubles neuropsychologiques, soit de « […]porter un jugement clinique sur la nature des « affections cliniquement significatives qui se caractérisent par des changements neurocomportementaux (de nature cognitive, émotionnelle et comportementale) liés au dysfonctionnement des fonctions mentales supérieures à la suite d’atteintes du système nerveux central » et à en communiquer
Cette activité est réservée aux médecins et aux psychologues détenant une attestation de formation spécifique de l’Ordre des psychologues du Québec (Office des professions du Québec, 2021).
Qu’est ce que L’évaluation du fonctionnement psychologique et mental ?
L’évaluation du fonctionnement psychologique et mental :
«Évaluation propre au champ d’exercice des psychologues qui consiste à évaluer les affects, aptitudes, attitudes, cognitions, goûts, intérêts, motivations, ressources, etc.
Qu’est ce qu’émettre un diagnostic?
Le projet de loi 67 qui est entré en vigueur en novembre 2024 a permis aux psychologues et aux neuropsychologues de «qualifier leurs conclusions cliniques de diagnostics» (Grou, 2025).
À noter que le diagnostic «conclut sur la nature et la présence ou non d’un trouble mental ou neuropsychologique» (Grou, 2025).
À qui est réserver l’acte de diagnostics?
Le diagnostic des troubles mentaux et de la déficience intellectuelle est un acte réservé aux psychologues et aux neuropsychologues et est partagé notamment avec les infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale, les conseillers en orientation, les sexologues, les orthophonistes, les médecins de famille et les psychiatres.
À noter que cet acte peut être restreint en fonction des champs d’expertise et des différentes attestations dont dispose le professionnel (p. ex., le sexologue détenant une attestation de diagnostic des troubles sexuels peut diagnostiquer les troubles sexuels).
De quel acte on parle?
Le diagnostic