EOS Flashcards

(54 cards)

1
Q

Décrire douleur musculosquelettique primaire chronique

A
  • Distinct de douleur nociceptive ou neuropathique, c’est plutôt une douleur nociplastique.
  • La douleur chronique sans lésions tissulaires affecte ++ les aspects physiques, émotionnels et fonctionnement social
  • Dlr persistante depuis plus de 3 mois avec détresse émotionnelle importante ou une incapacité fonctionnelles telle qu’elle est considérée dans un cadre biopsychosocial, et ne peut être expliquée par une autre condition.
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2
Q

quels sont les critères de dx pour douleur musculosquelettique primaire chronique

A

**Un diagnostic possible de douleur musculosquelettique primaire chronique nécessite les éléments 1 et 2 (douleur et constat d’examen) Un diagnostic probable de douleur MSK primaire chronique nécessite les 4 éléments (douleur, constat d’examen, sensibilité à la douleur aux stimuli externes et symptômes centraux)
- Douleur régionale, présente depuis au moins 3 mois et ne peut pas être entièrement expliquée par la douleur neuropathique ou nociceptive
- Examen clinique montre une hypersensibilité à la douleur évoquée
- ATCD de douleur / sensibilité au toucher, à la pression, aux mouvements ou à la température
- Présence d’hypersensibilité au son, lumière, odeur, perturbation sommeil, fatigue et problèmes cognitifs (mémoire, concentration par exemple)

  • Les principaux symptômes sont douleur, perturbation sommeil et trouble humeur
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3
Q

Quelles sont les questions spécifiques pour confirmer dx de douleur musculosquelettique primaire chronique

A

 Depuis quand la douleur
 Localisation de la douleur (plusieurs endroits ou un seul ?)
 Comment la douleur a commencé (associée à un trauma ? apparition progressive ?)
 Trouble sommeil ?
 Trouble humeur ?
 Trouble cognitif (concentration, mémoire ?)

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4
Q

décrivez les interventions en lien avec douleur musculosquelettique primaire chronique

A

Interventions :
- Médication analgésique, exercice physique (surtout aérobique), bonne alimentation, relaxation, bonne gestion des capacités
Traitement de la douleur chronique comprend :
- Diminuer l’impact de la douleur en changeant les croyances de la personne p/r à sa douleur (approche cognitivo-comportementale qui indique de modifier les croyances mal adaptées ou inefficaces)
- Augmenter les connaissances du pt p/r au contrôle de sa douleur
 Éducation par les neurosciences de la douleur :
 Stratégies permettant aux patients de changer leur vision de la douleur
 On utilise des analogies pour éduquer les patients sur leur douleur
 Consiste en des sessions éducatives décrivant en détail la neurobiologie et la neurophysiologie de la douleur et le traitement de la douleur (« pain processing ») par le système nerveux.
 Enseigner le dosage des exercices (donc arrêter l’exercice quand le patient commence à ressentir de la douleur (attention de ne pas rentrer dans un cycle de surmenage dans les bons jours et sous-ménage dans les mauvais jours)
- Augmenter la capacité fonctionnelle
 En fixant des buts fonctionnels
 Définir un cadre temporel
 Entre 6 et 8 semaines
 Doit être significatif pour le patient
 Trouver des buts réalistes (première étape. Permet de diriger le tx)
 Définir les limitations fonctionnelles/incapacités (s’asseoir, debout, marcher, soulever des charges, conduire, etc.)
 Exercices en lien avec ces limitations / but fonctionnel
 Incapacités sociales et familiales (rôle de parent, époux, AVD/AVQ…)
 Limitations reliées au travail
 Les contrats écrits sont utiles
- Enseignement des techniques d’auto-gestion
 Auto-gestion : TENS, chaleur, auto-massage, programme exercices (qui permet de retrouver capacité fonctionnelle), relaxation, distraction
 On veut faire vivre des succès au patient (feedback positif)
- Modifier comportement
 Récompenser les comportements positifs, ignorer les comportements de douleur, programme d’exercice basé sur les quotas.

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5
Q

quels sont les critères dx pour douleur myofascial

A
  • Bande tendue
  • Point hypersensible
  • Douleur référée ; pas seulement dlr mais différentes sensations (douleur qui se propage à une distance lointaine, douleur profonde, douleur sourde, picotement)
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6
Q

quelles sont les causes de douleur myofascial

A

Les étiologies proposées couvrent un large éventail de mécanismes, notamment l’inflammation régionale des tissus mous, l’hypercontraction musculaire, un effort musculaire soutenu de faible niveau et sensibilisation périphérique et centrale.

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7
Q

décrire céphalées cervicogéniques

A

Dlr référée à la tête, dont la source provient de la colonne cervicale. Peut-être causée par trauma à la tête ou pas toujours.

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8
Q

quelles sont les causes de céphalées cervicogéniques

A
  • Lien entre C1-C2-C3 et nerf trijumeau donc douleur réfère à la tête
  • Douleur réfère à la tête en raison de l’innervation des vertèbres C1-C2-C3 (ces 3 nerfs s’entremêlent et convergent avec noyau du nerf trijumeau)
  • Tension ou pression sur la dure-mère entraîne céphalées (connexion anatomique entre petit droit postérieur de la tête et la dure-mère donc la contraction de ce muscle peut causer tensions sur la dure-mère)
  • Autres structures cervicales qui peuvent causer douleur
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9
Q

quels sont les S&S de céphalées cervicogéniques

A

Symptômes fréquents :
- Douleur au cou intermittente et unilatérale associée à des maux de tête
- Maux de tête est causé ou aggravé par des mouvements du cou ou des positions/postures prolongées
Critères majeurs :
- Douleur provoquée par mouvements au cou et/ou mauvaise position tête prolongée (symptômes pas constants)
- Pression externe sur la région cervicale supérieure ou occipitale du côté symptomatique
- Restriction ROM cou
- Douleur ipsilatérale au cou, épaule, bras de nature vague, non radiculaire
- Douleur unilatérale au cou sans shift
- Douleur à la tête non pulsatile
- Perte de mobilité accessoire au niveau cervicale
- Perte de force, endurance et coordination aux muscles du cou

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10
Q

quels sont les résultats attendus à l’examen pour céphalées cervicogéniques

A
  • Test de flexion et rotation cervicale positif
  • Maux de tête reproduits avec la provocation des segments cervicaux impliqués
  • Diminution d’AA cervicale
  • Diminution de la mobilité du segment cervical haut
  • Déficits de force, endurance et coordination des muscles du cou
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11
Q

quelles sont les interventions pour céphalées cervicogéniques en phase aigue VS subaigue VS chronique

A

En phase aiguë :
- Self-SNAG est une technique d’auto-mobilisation cervicale où le patient applique lui-même un glissement articulaire précis à l’aide d’une serviette ou de ses mains tout en effectuant le mouvement douloureux, afin de réduire la douleur et améliorer la mobilité.
- Thérapie manuelle / exercice (faible) & Exercices (faible)
o Thérapie manuelle, relaxation et ex’s fixation des yeux
o Glissement neurophysiologique apophysaire (tourner la tête du côté qu’il manque de rotation)
En phase subaigue :
- Manipulations et mobilisations cervicales
- Exercices de self-SNAG
En phase chronique :
- Manipulations cervicales
- Manipulations thoraciques
- Exercices pour les régions cervicales et scapulo-thoracique ; force, endurance, exercices neuromusculaires, contrôle moteur, biofeedback
- Combiner thérapie manuelle et exercices
- Thérapie manuelle / exercice (modéré) & Exercice (modéré) & Thérapie manuelle (faible)
o Manipulations à haute et faible vélocité
o Ex’s d’endurance a/n des muscles responsables du contrôle de la région cervico-scapulaire à faible charge (flexion CV, trapèze…)
o Manipulation cx (haute vélocité et faible AA)

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12
Q

Décrire :
- Localisation
- Type de douleur
- Présence ou non de sx autonomes
- Sx déclenchés par mvts cou ?
- impact sur le ROM

pour les migraines

A

localisation ; unilatérale, parfois bilatérale, peut changer de côté selon les attaques

type : lancinante

sx autonomes : oui

sx déclenchés par mvts cou : non

impact sur ROM ; aucune influence sur le ROM

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13
Q

Décrire :
- Localisation
- Type de douleur
- Présence ou non de sx autonomes
- Sx déclenchés par mvts cou ?
- impact sur le ROM

pour les céphalées de tension

A

localisation ; souvent bilatérale
type ; pression et serrement
pas sx autonomes
déclenchés par mvts cou ; habituellement non
ROM normal

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14
Q

Décrire :
- Localisation
- Type de douleur
- Présence ou non de sx autonomes
- Sx déclenchés par mvts cou ?
- impact sur le ROM

pour céphalées cervicogéniques

A

localisation ; unilatérale (un côté pire que l’autre) NE CHANGE JAMAIS DE CÔTÉ
type ; lancinante
sx autonomes ; oui
mvts cou déclenchent sx ou postures inhabituelles maintenues
perte de ROM cervicale

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15
Q

description étourdissement cervicogénique

A

Sensation non-spécifique d’orientation altérée dans l’espace et de déséquilibre provenant d’une activité afférente anormale du cou.

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16
Q

causes étourdissements cervicogéniques

A
  • Ne résulte pas de dysfonction vestibulaire, donc il y a rarement un vrai vertige. Résulteraient d’influx anormaux dans les noyaux vestibulaires en provenance des récepteurs proprioceptifs atteints de la région cervicale haute.
  • Souvent associé à une blessure en flexion-extension cervicale.
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17
Q

quels sont les critères dx pour étourdissements cervicogéniques

A
  • Corrélation temporelle entre douleur au cou et épisodes d’étourdissement (il ne s’agit donc pas d’étourdissements cervicognéniques si la personne n’a pas de douleur au cou)
  • ATCD de trauma ou pathologie cervicale (ex : arthrose)
  • Élimination de toute autre cause étourdissement

Autres symptômes :
- Symptômes augmentent avec les mouvements au cou et avec la douleur au cou
- Unilatéral

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18
Q

quelles sont les interventions pour étourdissements cervicogéniques

A
  • Thérapie manuelle (↓ spasmes musculaires et trigger points dans la musculature cx) cette thérapie diminue l’irritation des propriocepteurs cx venant des muscles spastiques et trigger points
  • Exercices de rééducation vestibulaire (ROM cx et équilibre) avec exposition graduée aux afférences sensorielles pour améliorer l’utilisation des afférences vestibulaires et proprioceptives pour l’équilibre
  • Exercices des yeux pour le réflexe vestibulo-oculaire.
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19
Q

Dite :
- les sx communs
- la fréquence (épisodique ou constant)
-la durée
- facteurs liés

pour VPPB

A

vertige positionnel
épisodique
secondes
position tête influence vertige

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20
Q

Dite :
- les sx communs
- la fréquence (épisodique ou constant)
-la durée
- facteurs liés

pour dysfonction vestibulaire centrale

A

étourdissements, déséquilibre
constant
jours à semaines
peut être vu en combinaison avec patho oreille interne

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21
Q

quels sont les dx différentiels pour étourdissements cervicogéniques

A
  • VPPB : Vertiges déclenchés par des changements de position de la tête, courts et rotatoires, liés au déplacement d’otolithes dans l’oreille interne.
  • Maladie de Ménière : Vertiges par crises prolongées accompagnés de perte auditive fluctuante, acouphènes et sensation de pression dans l’oreille.
  • Migraine vestibulaire : Vertiges récurrents associés à des symptômes migraineux (photophobie, phonophobie, céphalées) parfois sans céphalée.
  • Névrite vestibulaire : Vertige aigu, intense et prolongé sans perte auditive, causé par une atteinte inflammatoire du nerf vestibulaire.
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22
Q

quelles questions spécifiques permettent de différenciez les causes des étourdissements

A

 Quelle est la cause de vos étourdissements (position tête prolongée, mouvements tête, Vasalva, fatigue)
 Combien de temps dure vos étourdissements ?
 Quelle est la sensation que vous avez lors de vos étourdissements (vertige VS étourdissements)

23
Q

quels sont les sx communs associés au WAD

A
  • Mécanisme d’apparition de la douleur liée à un trauma ou un whiplash
  • Une douleur (référée) à la ceinture scapulaire, à l’épaule ou aux extrémités du MS peut être associée
  • Signes et symptômes de commotion non-spécifiques associés
  • Étourdissements/nausées
  • Maux de tête, diminution de la concentration, troubles de la mémoire, confusion, hypersensibilité aux stimulations mécaniques, thermales, acoustiques, olfactives et lumineuses, détresse affective accrue
24
Q

quand le patient a eu un WAD on s’attend à retrouver quoi à l’examen physique

A
  • Test de flexion cranio-cervical positif
  • Test d’endurance des fléchisseurs profonds du cou positif
  • Test de douleur à la pression (PBU) positif
  • Déficit de force et d’endurance des muscles du cou
  • Douleur au cou à la moitié de l’AA qui augmente à la fin des AA
  • Peut avoir des trigger points
  • Douleur au cou ou douleur référée reproduite par la provocation des segments cervicaux impliqués
  • Déficits sensorimoteurs incluant :
    o Altération de l’activation musculaire
    o Déficits proprioceptifs
    o Débalancements posturaux ou de contrôle moteur
25
quelles sont les interventions pour un WAD en aigue
- Éducation ; pour rester actif - Exercices à la maison ; ROM cervical sans douleur, exercices posturaux - Minimiser utilisation collet cervical - Rassurer le pt et lui dire de rester actif (B) : Informer le pt que… - Les symptômes sont une réaction normale à la blessure - Maintenir des activités normales est un facteur important pour permettre la récupération - Rester actif est important dans le processus de récupération - Restriction volontaire d’activité peut causer une récupération retardée - Il est important de mettre le focus sur l’amélioration de la fonction - Exercices (B) : - Thérapeute doit dire au patient que l’exercice est efficace pour le traitement du WAD. - Exercices de rééducation de ROM, endurance musculaire, isométrique, stabilisation, coordination, renforcement, McKenzie et ex’s fonctionnel à la région cx devraient être inclus immédiatement, si nécessaire en combinaison avec du repos intermittent quand la dlr est sévère. - Le jugement clinique est crucial si les symptômes sont aggravés par l’exercice - Pharmacologie (consensus) : - Grade I : aucun médicament ou analgésiques simples (Acétaminophène, AINS si non efficace) - Grade II et III : o AINS et analgésiques non-opioïdes pour le soulagement de la dlr à court terme, max 3 semaines. *Attention aux effets secondaires → reliés à la dose. o Analgésiques opioïdes pour le soulagement de la dlr sévère (EVA > 8) à court terme - Thérapie manuelle / exercice (faible-modéré) & Thérapie manuelle (faible) o AROM en DD et assis o CR et HR en DD (1ère sem) pour trapèzes sup, élévateur scapula et scalène o CR et HR assis (2e sem) pour trapèzes sup, élévateur scapula et scalène o Faible traction avec mobilisation de la colonne thx o Renforcement et ex’s isométrique en DD (1ère sem) o Renforcement et ex’s isométrique assis (2e sem) o Renforcement inter-scapulaire (3e semaine) o Manipulation thx
26
quelles sont les interventions pour WAD subaigue
- Éducation ; activation et counseling - Exercices combinés ; ROM cervical actif et exercice isométrique et thérapie manuelle et agents physiques (TENS, chaleur, glace) - Exercices supervisés ; ROM cervical actif ou étirement, force, endurance, exercices neuromusculaires incluant posture, coordination et stabilisation - Thérapie manuelle / exercice (faible-modéré) & Thérapie manuelle (faible) o AROM en DD et assis o CR et HR en DD (1ère sem) pour trapèzes sup, élévateur scapula et scalène o CR et HR assis (2e sem) pour trapèzes sup, élévateur scapula et scalène o Faible traction avec mobilisation de la colonne thx o Renforcement et ex’s isométrique en DD (1ère sem) o Renforcement et ex’s isométrique assis (2e sem) o Renforcement inter-scapulaire (3e semaine) o Manipulation thx
27
quelles sont les interventions pour WAD chronique
- Éducation ; pronostique, encouragements, rassurer, gestion douleur - Mobilisations cervicales et exercices progressifs adaptés ; renforcement doux au niveau cervical, scapulaire et thoracique, force, endurance, flexibilité, entraînement fonctionnel incluant thérapie cognitive, réadaptation vestibulaire, coordination yeux-tête-cou - TENS - Thérapie manuelle / exercice (faible) o Éviter de provoquer les SY o Ex’s à faible charge pour rééduquer le contrôle musculaire des muscles fléchisseurs et extenseurs du cou, scapula, posture et activités fonctionnelles o Techniques de mobilisation à faible vélocité o Éduquer, rassurer et ajuster ergonomiquement son environnement
28
quels sont les sx d'une insuffisance vertébro-basilaire
- Étourdissements est le symptôme le plus fréquent - Production, aggravation des symptômes par mvts du cou ou positions soutenues (surtout rotation, extension) - Symptômes associés avec IVB sont rarement constants - Si nystagmus associé, il n’a pas de fatigabilité - Symptômes classiques : Les 5 D (Diplopie, Dysphagie, Dysarthrie, Drop-Attack, Dizziness) / Les 3 N (Nausée, Nystagmus, Numbness) / Ataxie
29
quels sont les sx d'une dissection de l'artère carotide interne
Symptômes non-ischémiques : - Douleur au cou/à la tête - Syndrome de Horner (paupière tombante) - Acouphènes pulsatiles - Paralysie des nerfs crâniens (surtout NC IX à XII) - Anhidrose (sécheresse faciale) Symptômes ischémiques : - Accident ischémique transitoire (AIT) - AVC ischémique (généralement a/n du territoire de l’ACM) - Infarctus rétinien - Baisse de l'acuité visuelle strictement monoculaire et transitoire, durant de quelques secondes à quelques minutes
30
expliquer comment on peut confirmer qu'il ne s'agit pas d'une atteinte vasculaire à l'examen physique
Confirmer une atteinte vasculaire avec l’examen physique : - Le but de votre évaluation objective est de vérifier l'hypothèse générée par l'histoire subjective. - Un élément clé de l'examen physique consiste à établir un indice de suspicion et à tester l'hypothèse vasculaire. - Trois techniques d'examen spécifiques sont recommandées par le cadre : 1) Pression artérielle : o Objectif : évaluer le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) et de traumatismes artériels aigus o L'hypertension est un facteur prédictif important de maladies vasculaires cérébrales, mais elle doit être interprétée dans le contexte d'autres résultats. o Il est également important de se rappeler qu'il n'y a pas de seuil discret mais plutôt une corrélation, c'est-à-dire que plus la TA est élevée, plus le risque de pathologie vasculaire est élevé. 2) Examen neuro incluant les NC : o Permet d’ajouter des preuves à notre hypothèse vasculaire (ex. : paresthésie ou modification sensations fasciales = signe AVC non disséqué, perte de vision avec sensibilité du cuir chevelu dans l’arthrite à cellules géantes) 3) Examen de l’artère carotide : (inclut palpation et auscultation des carotides) *apporte 80% de la vascularisation au cerveau !!! o Altération du pouls avec ASYMÉTRIE entre vaisseaux G/D : caractéristique maladie carotide interne. L'asymétrie entre les vaisseaux gauche et droit est considérée comme significative o Masse pulsatile et qui prend de l’expansion : indique anévrisme artériel o Bruit à l’auscultation : résultat significatif = doit être corrélé avec les autres résultats de l'examen.
31
quelles sont les causes de fasciite plantaire
(augmentation stress dû à une biomécanique altérée) - Pathologie vue autant chez les pieds hypermobiles que raides - Un manque de flexibilité des gastrocnémiens et soléaires  surtout si pied creux - Un muscle tibial postérieur rétracté, car il limite la FD ce qui force l’arrière-pied en pronation ou le mi-pied en FD au niveau de l’axe de l’articulation mi-tarsienne  augmente le stress sur le fascia plantaire
32
quels sont les mécanismes d'une fasciite plantaire
- Blessure de stress au fascia plantaire (surutilisation) - La douleur serait causée par des blessures aiguës ou chroniques à l’origine du fascia plantaire avec l’accumulation de charge de stress - ↑ de l’épaisseur du fascia plantaire et altération des propriétés compressives du pad graisseux lors de douleurs plantaires a/n du talon. o Les changements a/n de l’épaisseur du fascia plantaires sont positivement associés avec les changements a/n de l’intensité de la douleur chez les individus traités pour une fasciapathie plantaire.
33
quels sont les sx d'une fasciite plantaire
- Localisation des S&S a/n du calcanéum - Douleur plantaire médiale au talon o Lors des premiers pas après une période d’inactivité o Pire après une période de MEC prolongée - Douleur au talon précipitée par une augmentation récente des activités de MEC - Douleur à la palpation de l’insertion proximale du fascia plantaire - Test du treuil positif (Windglass) - Tests du tunnel tarsien négatifs - Limitation du ROM actif et passif de la talocrurale en dorsiflexion - Score anormal au Foot Posture Index - Inflammation - Apparition insidieuse - Raideur matinale possible
34
quels sont les critères dx d'une fasciite plantaire
- Douleur dans le MI - Douleur irradiante dans le segment - Activités provoquant symptômes : marcher sur de courtes/longues distance, maintenir une position debout statique, courir, sauter et faire des sports. - Le physithérapeute devrait se fier aux éléments de l’examen physique: o Douleur plantaire mi-talon qui est pire lors des premiers pas après une période d’inactivité et suite au trandport de charge prolongé o Douleur au talon précipitée par une augmentation récente de l’activité de MEC o Douleur à la palpation de la partie proximale de l’insertion du fascia o Test de Guindeau +  Entre 20 et 45 degrés d’extension de l’hallux, il devrait avoir une tension a/n du fascia.  Si la tension se produit avant 20 degrés  fascia trop tendu donc important de l’étirer.  Si la tension se produit après 45 degrés, fascia sur-étiré, donc le renforcer o Test du tunnel tarsien – (donc pas de compression du nerf tibial post) o Flexion dorsale active et passive limitée de l’articulation talocrurale o Score anormal au « Foot posture Index » o IMC élevée chez personne non athlétique
35
quels sont les facteurs de risque d'une fasciite plantaire
- Limitation du ROM en dorsiflexion - IMC élevé chez les individus non-athlétiques - Course et activité de MEC reliée au travail (avec faible absorption de chocs) o Ex : dans la rue, souliers à crampons, pied creux, varus de l’arrière-pied. - Anomalies biomécaniques du pied : Pronation excessive (tension excessive à la phase d’appui), pied creux (arche plantaire élevée) - Tension des muscles postérieurs limitant la dorsiflexion (gastroc/soléaires) souvent vu chez les pieds creux: peuvent forcer l’arrière du pied en pronation ou le mi-pied en dorsiflexion = tension excessive au fascia - Rétraction des ischios-jambiers
36
quelles sont les interventions pour fasciite plantaire
(A) Thérapie manuelle - Mobilisation des tissus mous - Procédures pour traiter déficits de mobilité articulaire aux extrémités - Procédures pour traiter manque de flexibilité des mollets - Procédures pour ↓ douleur et ↑ fonction (A) Étirements - Étirement spécifique fascia + gastrocnémiens/soléaire - Permet ↓ de la douleur à court terme (1 semaine à 4 mois) et long terme - Pads au talon peuvent être utilisés pour ↑ bénéfices d’étirements (A) Taping - Élastique ou rigide peuvent être utilisés en combinaison d’autres traitements pour améliorer la fonction et diminuer la douleur à court terme. - Taping anti-pronation pour ↓ immédiate et pour 3 semaines de la douleur et ↑ de la fonction - Taping additionnel au gastrocnémiens et fascia plantaire pour ↓ de la douleur à court terme (1 semaine) (B) Orthèse plantaire - Les cliniciens ne devraient pas utiliser des orthèses comme un traitement isolé pour la diminution de dlr à court terme (A) Orthèses de nuit - Programmes de 1 à 3 mois pour les individus avec douleur constante lors des premiers pas le matin Électrothérapie - (B) LLLT devrait être utilisé dans le traitement de la fasciapathie plantaire aiguë et chronique - (C) Les cliniciens peuvent utiliser la phonophorèse avec du gel de ketoprofen pour réduire la douleur - (A) On ne doit pas utiliser l’ultrason (B) Rééducation neuromuscu et exercices thérapeutiques - Les cliniciens devraient prescire des exercices qui incluent du renforcement contre résistance du pied et de la cheville (B) Aiguilles sèches - Les cliniciens devraient inclure le DN dans les muscles gastrocs/soléaire et plantaires pour réduire douleur et améliorer fonction à court et long terme. EN TUTO :  Vérifier si fascia plantaire lax ou raide, car peut arriver autant dans un pied hypermobile que hypomobile. On étire le fascia seulement s’il est rétracté  On va plutôt réactiver et renforcer les muscles intrinsèques du pied si le fascia est lax  On peut, par contre, faire des massages et frictions transverses car épaississement du fascia
37
quels sont les dx différentiels de fasciite plantaire
- Les cliniciens devraient considérer les classifications diagnostiques autres que celles de douleur au talon/fasciite plantaire (incluant spondylarthrite, atrophie du pad graisseux et fibrome plantaire proximal) lorsque : o Les individus rapportent une limitation d’activité o Les atteintes fonctionnelles et structurales ne sont pas consistantes avec celles présentées dans les critères dx de la fasciite plantaire o Les symptômes ne s’améliorent pas avec des interventions visant une normalisation des atteintes - Douleur référée causée par irritation de S1-S2
38
Quels sont les sx du GTPS
- Douleur latérale à la hanche intermittente et persistante - Douleur souvent exacerbée par DL du côté atteint, s’asseoir les jambes croisées, MEC unipodale prolongée - Tolérance réduite à l’exercice - Symptômes peuvent descendre latéralement le long de la cuisse ou postérieurement dans la région glutéale sans suivre un patron dermatomal (+ en aigu) - Aggravée en ADD passive et ABD active - « Lag sign » en ABD positif (pt en DL, thérapeute amène jambe en ABD et RI, pt doit la tenir en place quand thérapeute lâche; descente du pied de 10 cm ou + ou perte de la RI = positif)  indique plutôt déchirure du tendon du moyen glutéal - Test de Ober restreint et douloureux
39
quels sont les critères dx du GTPS
1. Douleur latérale à la hanche et sensibilité à la palpation de zones à proximité du grand trochanter 2. Au moins 1 des caractéristiques suivantes : - Douleur en fin de ROM d’ABD et ADD ou RI et RE - FABER positif - Douleur à l’ABD de la hanche résistée - Patron de douleur non-radiculaire s’étendant en latéral de la cuisse Cluster de 2 tests pour inclure ou exclure le GTPS 1. Palpation grand trochanter 2. ABD de la hanche résistée
40
quelles sont les interventions pour GTPS
- L’étude recommande donc un programme d’ex’s comprenant : o Éducation du patient d’éviter les mouvements et positions qui compressent le moyen et petit fessier sur le grand trochanter. o Renforcement progressif des muscles fessiers de manière spécifique pour améliorer la capacité de charge de l’unité musculo-tendineuse. - La combinaison entre l’éducation, les ex’s et les injections de corticostéroïdes serait le traitement avec les meilleurs résultats pour des améliorations globales et une diminution de l’intensité de la douleur à court terme. - Selon Nathalie, on utilise les cortico seulement après avoir épuisé les autres tx possibles. Dernier recours.
41
quels sont les dx différentiels pour GTPS
- Pathologie disque intervertébrale - Dégénération des articulations facettaires - Dysfonction Sacro-iliaque - Endométriose - Maladie de la prostate - Maladie inflammatoire des intestins - Kystes ovariens - Hernie inguinale - Meralgia paresthetica (Compression nerveuse créant douleur paresthésie et perte de sensation dans le territoire du nerf cutanée fémoral latéral.)
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quelle est la physiopathologie de la bursite trochantérienne
- Plus commune lors de condition arthritique, fibromyalgie et variation dans la longueur des jambes - Peut résulter d’une chute sur une surface dure (traumatique donc inflammation) ou une friction de la BIT sur le grand trochanter pendant des flexions/extensions de la hanche répétitives (course), particulièrement chez les athlètes o Les gens avec bursite causée par friction ont souvent tension des ABD de la hanche, de la BIT ou du grand glutéal ou une faiblesse des ABD ipsi - Pourrait être causé par une contracture en flexion de hanche ou BIT, un alignement lombopelvien anormal, une mauvaise mobilité hanche-lombo-pelvienne générale ou une faiblesse du moyen fessier.
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quels sont les critères dx pour bursite trochantérienne
1. Dlr sur l’aspect latéral de la hanche ET sensibilité à la palpation du grand trochanter 2. Un des 3 symptômes suivants : o Dlr en fin d’AA de rotation, ABD ou ADD et surtout un test de FABER positif o Dlr à l’ABD résistée o Pseudoradiculopathie (ex : dlr descendant sur l’aspect latéral de la cuisse, plus bas que le grand trochanter, type somatique référée de la bourse) Autres signes : - Douleur en DL du côté de la hanche affectée - Soulagement des symptômes avec injection d’un corticostéroïde et d’un anesthésique
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quels sont les dx différentiels du GTPS
- Pathologie des tendons des glutéaux (tendinopathie, rupture tendineuse) - Capsulite - Arthrose - Inflammation myofasciale - Douleur référée d’une pathologie intra-articulaire ou lombo-pelvienne - Souvent une douleur en antérieur de la hanche va être provoqué par un problème intra-articulaire alors qu’une douleur en latéral de la hanche va être d’origine plus extra-articulaire - Différencier great trochanteric pain syndrome d’arthrose de la hanche : algorythme… o OBER restreint et douloureux  GTPS o OBER normal, mesurer ROM RI hanche. Si 1,5 fois plus de passif que d’actif, évaluer le résisté de la RI pour différencier GTPS d’arthrose (GTPS si douleur au résisté et si A/P > 1,5, arthrose si pas de douleur au résisté et A/P < 1,5) *EN TUTO : Bursite vraiment rare  il faudrait voir plutôt un épaississement au niveau du grand trochanter et des signes inflammatoires
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quels sont les sx pour tendinopathie moyen fessier
- Dlr hanche latérale, aine, fesse - Dlr prolongée, intermittente péri-trochantérienne - Dlr à la palpation du grand trochanter - Faiblesse du moyen glutéal  Signe de Trendelenburg (ou compensé = flexion latérale du tronc du côté de la jambe d’appui pour élever le bassin du côté contralatérale) - Dlr, faiblesse ou décalage (lag sign) à l’ABD résistée de la hanche o « Lag sign » à l’ABD indique une déchirure possible du tendon du moyen fessier o Dlr en MEC unipodale avec rotation résistée indique une tendinopathie
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quels sont les critères dx pour tendinopathie moyen fessier
- Dx difficile à faire à cause de la proximité des structures anatomiques. On peut donc ajouter : - Dlr, faiblesse durant abduction hanche RÉSISTÉE - Trendelenburg - Dlr en MEC unipodale (30 secondes) - Dlr durant rotation interne hanche résistée en flexion 90 degrés. - Dlr adduction PASSIVE et abduction ACTIVE **- La majorité du temps, c’est une tendinopathie du moyen fessier. - Les bursites trochantériennes sont plutôt dû à un trauma et vont causer une grosse inflammation localisée au niveau du grand trochanter dans les 24h post-trauma (mais peut aussi être dû à surutilisation!!) - Ainsi, on traite comme tendinopathie du moyen fessier lorsqu’on hésite entre les 2 diagnostiques.
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quels sont les dx différentiels pour tendinopathie moyen fessier
- Syndrome proximal de la bandelette ilio-tibiale - Snapping hip
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quelles sont les interventions pour arthrose
Gestion du poids : - Le risque relatif est augmenté lorsque l’IMC est élevé (surpoids, obèse et très obèse). - Perdre du poids est un traitement efficace. - On peut référer à une nutritionniste au besoin. - Atteindre une perte de poids de 5 % du poids corporel total pour un traitement efficace. Activité physique : - Recommander une activité physique régulière (promouvoir l’activité selon la tolérance du patient, 30 min/jour, 5x/semaine). - Encourager le maintien de la force et de l’endurance cardiovasculaire. - Activité quotidienne avec gestion de la douleur appropriée. - Choisir des activités qui sont plus faciles pour les articulations du patient : o Cardiovasculaire ou résistance (marche, vélo) o Contrôle neuromusculaire o Exercices aquatiques, aquafit, marcher dans l’eau. Dispositif d’assistance : - Aide à la marche au besoin (canne, marchette, bâton de marche)  aide à réduire la MEC (utilisée du côté opposé à l’articulation touchée). - Chaussures qui absorbent les chocs (gel, silicone). Protection de l’articulation : - Éducation du patient importante pour réduire le risque de trauma. - Réduire l’effort nécessaire pour faire une tâche  utiliser des équipements, éviter de soulever des objets lourds, etc. o Éviter de s'accroupir, de s'agenouiller, de se tordre, d'utiliser des sièges bas. o Utilisez des sièges de toilettes et des lits surélevés o Réduire le stress sur les articulations pendant le sommeil (par exemple, un matelas ferme et un oreiller entre les jambes) - Aller au rythme du patient  pause de 30-60 secondes toutes les 5 à 10 minutes lorsqu’on étire ou mobilise l’articulation. - Connaître les activités quotidiennes qui augmente la douleur et suggérer des actions pour la soulager. - Faire des plans de marche pour les endroits où il n’y a pas de banc pour s’asseoir. - Garder les articulations dans des positions sécuritaire ou neutre  éviter les squat, position à genou, les bancs bas, etc. Auto-gestion : - Interventions psychosociales pour aider avec l’autogestion de la douleur et l’augmentation de la fonction (ex : thérapie cognitivo-comportementale). Thérapie thermique : - Pad chauffant, 10 minutes on, 10 minutes off, ou encore 15-20 minutes on. - Éviter la thermothérapie en cas de tumeur maligne ou de blessure aiguë.
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quels sont les buts à la semaine 1-4 post PTG
- Contrôler œdème post-op - Minimiser dlr - ROM 0-90° - Force quad 3-4/5 - Marcher avec ou sans A.T - Établir programme ex’s
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quelles sont les interventions à semaine 1-4 post PTG
- Modalités antalgiques, RICE - Pompage a/n de la cheville pour limiter les risques de TVP - Ex’s respiration profonde - AAROM et AROM - Force flex/ext du genou, ADD/ABD/ext hanche - SLR assisté ou ASLR - Mobilisations patellaires de grade 1-2 - Stimulation du quadriceps, ischio-jambiers et adducteurs (on peut utiliser stimulation E-stim) - Entraînement à la marche - Mobilité au lit et TR - Ex’s stabilisation tronc/pelvis
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quels sont les buts à la semaine 4-8 post PTG
-  Œdème - ROM 0-110° - MEC complète - Force 4-5/5 - AVQ non limité - Améliorer équilibre - Contrôle neuromusculaire - Mobilité fonctionnelle - Adhérence au programme ex’s
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quelles sont les interventions à semaine 4-8 post PTG
- Mobilisation patellaire (de grade 3) - Étirement MI - Technique PNF/HR pour  flex du genou - Renforcement en chaîne fermée - Mobilisation tibio-fémorale au besoin - Entraînement proprioceptif - Ex’s stabilisation et équilibre - Marche tandem, marche sur orteils, chassée, genoux hauts… - Ex’s aérobique protégés (vélo, nage, marche, ergocycle)
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quels sont les buts semaine > 8 post PTG
- Continuer programme - Éducation sur importance de l’adhérence incluant méthode de protection articulaire - Ambulation dans la communauté - Améliorer la capacité cardiovasculaire - Développer un PED de maintien
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