CLASSE THÉRAPEUTIQUE
Opioïde analgésique et narcotique d’action central
Définition :
Narcotique : produit la narcose c.a.d. état de sommeil provoquée par les médicaments. Se dit de certains effet de médicaments sédatifs, euphorisants ou anxiolytique, tels que les opiacés.
Analgésique : qui supprime ou atténue la douleur
INDICATIONS ALGORYTHMES
ANTALGIE NT
ANTALGIE T
INDUCTION SÉQUENCE RAPIDE
POSOLOGIE ADULTE
Douleurs EVA > à 3 :
dose de charge : 1μg/kg puis titration par bolus de 0.25 – 0.5μg/kg,
maximum 3 à 4 μg/kg IV/IN.
ISR :
2-3 μg/kg IV
POSOLOGIE PÉDIATRIQUE
( Dose de charge + bolus + dose max )
1 μg/kg puis 0.5 μg/kg dose maximum 3 μg/kg IV/IN
CONTRE INDICATIONS
MISE EN GARDE
EX MEDICAMENTS SEROTONINE :
citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline et vilazodone
GROCESSE ET LACTATION
L’administration de fentanyl est déconseillée pendant l’accouchement, (y.c. en cas de césarienne), parce que le fentanyl franchit la barrière placentaire et peut abaisser la respiration spontanée durant la période néonatale.
Le fentanyl passe dans le lait maternel. En conséquence, il est recommandé de ne pas allaiter durant les 24 heures qui suivent l’administration.
PROPRIETE ET EFFETS
Le fentanyl induit une analgésie d’action centrale par agonisme des récepteurs mu et kappa du cerveau, de la moelle épinière et des muscles lisses.
PHARMACOCINÉTIQUE (ADME)
Le fentanyl est un puissant analgésique narcotique (80 à 100× plus efficace que la morphine, 700 à 1000× plus efficace que la péthidine), qui inhibe les sensations douloureuses même très intenses.
L’effet analgésique intervient en 2 à 3 minutes après injection intraveineuse. La demi- vie est de 13 min.
L’effet maximum (pic d’action) en 5 à 10 minutes et l’effet antalgique dure une trentaine de minutes. Le degré d’analgésie est dose dépendant et bien réglable.
Métabolisation : hépatique
Elimination : rénal
Effets indésirables
SURDOSAGE ET INTOXICATION
Le surdosage se manifeste par un renforcement des effets pharmacologiques du fentanyl. Une dépression respiratoire prolongée, dont le degré de sévérité peut aller de la bradypnée à l’apnée, avec présence parfois d’une rigidité thoracique, peut être observée. En cas de dépression respiratoire, administrer un antagoniste des opioïdes spécifique (p.ex. la naloxone), et tenir compte du fait que la dépression respiratoire peut durer plus longtemps que l’effet de l’antagoniste.