Quel est l’état des femmes autochtones assassinées et disparues au Canada?
> Selon l’Association des femmes autochtones du canada (AFAC, 2011), 1 600 femmes disparues ou assassinées depuis 1980
État de la situation : Dans l’ouest canadien, attention médiatique pour les cas de disparition et d’assassinat
Au Québec : pas tu tout même chose. Femmes victimes de crime qui demeurent irrésolus. Gladys Tolley, heurtée à mort par voiture SQ. Aucune culpabilité, enquêtes indépendantes refusées.
Actions de mobilisation relatives aux femmes autochtones assassinées et disparues?
Qu’est-ce que le Mandat de la commission Oppal?
Quelques repères historiques concernant les femmes autochtones au Canada?
> Les rôles traditionnels chez les Autochtones étaient plus égalitaires autrefois (égalité, complémentarité et entraide collective nécessaire à la survie)
La colonisation (évangélisation et institutionnalisation) & politiques d’assimilation ont contribués à l’érosion des rôles traditionnels des femmes autochtones = dévalorisation au sein des communautés et société
La loi sur les indiens (source de discrimination basée sur le sexe) :
Loi C-31?
> Parmi femmes ayant retrouvé statut depuis 1985, nombreuses vivaient déjà éloignées de leur collectivité (forcées à l’urbanisation et aux conséquences identitaires)
Celle qui voulait retourner en communauté ont été confrontées au manque de logement et à vivre dans des conditions de vie fragilisées
Discrimination législative à causer problèmes d’éclatement des familles et d’isolement pour les femmes autochtones partout au Canada.
Loi S-3?
Qu’en est-il de la surreprésentation carcérale des femmes autochtones au Canada dans les PÉNITENCIERS?
> Autochtones = 4% population générale, mais 25% population carcérale
Double surreprésentation chez les femmes autochtones
Le nombre de femmes autochtones en détention est un phénomène endémique. Hausse de 86,4% en dix ans !!! Durant même période, accroissement de 25,7% chez les hommes.
> De ce nombre :
Qu’en est-il est besoins criminogènes des femmes autochtones?
L’évaluation des besoins des délinquantes purgeant une peine de ressort fédéral précise que 2/3 des délinquantes autochtones présentaient de grands besoins en matière de programme, 29 % modéré et 2% faible
-Les besoins des femmes autochtones sont beaucoup plus grands que les programmes disponibles !!!
Quels sont les principaux besoins à l’admission et implication dans des programmes?
Qu’est-ce que le modèle socioculturel de LaPrairie?
> S’inspire de la thèse sous-développement et changement social.
Seul modèle théorique qui se soit attardé plus spécifiquement à l’explication des comportements criminels des femmes autochtones
Riche puisqu’il prend en compte les conditions socio structurelles à la base de la situation économique et désavantagée des femmes autochtones
Puisque société canadienne est hiérarchisée, société de classe, l’auteur montre comme au cours du processus de colonisation, les sociétés autochtones auraient été déplacées des terres productives vers des terres peu fertiles (centre vers périphérie)
Produit destruction économique et effets sociaux importants au sein des sociétés autochtones
Après changement, économie locale reste sous-développée. Société dominante vient à la rescousse des Autochtones en leur imposant le système de gestion prévalant au sein de la société dominante, soit le Welfare State, système d’assistance.
Welfare State créer une dépendance des autochtones envers ce type d’économie et de prise en charge étatique.
Changements au sein de la structure familiale autochtone. : Femmes et hommes n’ont plus de rôle économique complémentaires. Hommes contraints d’avoir recours au Welfare State et femmes ont eu tendance à devenir les pourvoyeurs de la famille
Produit tensions, frustration et colère au sein de la structure familiale. Femmes exercent contrôle ! Elles peuvent riposter à la violence ou fuir vers milieu urbain.
Se retrouver en milieu urbain : pas éducation ni compétences, elles sont repoussées vers statut sans-emploi. Plus de chance consommation alcool, prostitution, entrer en conflit avec la loi, incarcération
Quel est le contexte de départ dans l’évolution législative des politiques correctionnelles pour les Autochtones au Canada?
> Depuis colonisation, Autochtones sont confrontés à régime d’assimilation forcée.
On impose structures politiques, économiques et juridique des blancs
Système judiciaire canadien devenus des mécanisme/institutions de contrôle social servant à imposer mode de vie différent aux peuples autochtones
Depuis quelques décennies, délinquant autochtones = population qui a des besoins spécifiques et particuliers
Ce constat = taux disproportionné d’incarcération des délinquants autochtones et du caractère particulier de leur culture et de leur histoire
Pourquoi les Autochtones ont un statut particulier?
> Ils se distinguent des autres groupes minoritaires de la société canadienne et ont un statut juridique et constitutionnel particulier.
Les droits spécifiques des peuples autochtones sont d’ailleurs reconnus et affirmés dans la Loi constitutionnelle de 1982 et dans la Charte canadienne des droits et libertés
Quelle est la réponse étatique dans l’évolution législative des politiques correctionnelles pour les Autochtones au Canada?
> Le Gouv fédéral et les Gouv provinciaux et territoriaux ont modifiés certaines lois et conçu des politiques distinctes e vue de réduire les effets de l’application de la justice blanche auprès des Autochtones.
Modifications s’appuient sur l’hypothèse : le crime, chez les autochtones, résulte de la perte des repères culturelles causée par les politiques d’assimilation.
> Croyant que la solution réside dans un retour aux sources culturelles/réappropriation culturelle, pas surprenant de constater que lois et politiques s’appuient sur cette croyance.
> Objectif commun : « établir, entre tous les intervenants qui s’intéressent à la justice pour les Autochtones, de meilleurs rapports, fondés sur la confiance, la dignité, l’équité et la participation » Nouvelle relation….
Décennie 1990 : mise sur pied d’initiatives visant à ouvrir nouvelles voies dans domaine des services correctionnels pour Autochtones. Tenir compte des préoccupations, des aspirations et des besoins spécifiques.
4 Principaux domaines de changement en matière de justice applicable aux Autochtones
En priorisant ces domaines, Gouv canadien répond aux recommandations de grands travaux d’enquêtes.
Ex : groupe d’étude sur les Autochtones au sein du régime correctionnel fédéral (1988), groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale (1990), commission de réforme du droit du Canada (1991), CRPAC (1996)
Qu’en est-il des services de police et de l’application de la loi?
1991, Gouv fédéral met en place Politique sur la police des Premières Nations (PPPN).
>Première politique visant à rendre le système judiciaire plus sensible et mieux adaptés aux autochtones.
> Avantages des services de police pour Autochtones :
> Barrières :
-taux d’attrition élevé en raison des salaires peu élevés ; difficultés que pose la prestation de services de police par des agents autochtones parmi leurs familles et leurs amis dans les réserves.
Qu’en est-il du processus judiciaire?
> 1991, Gouv fédéral adopte l’Initiative relative à la justice applicable aux Autochtones
1996, initiative réduite et renommée : Stratégie de la justice appliquées aux Autochtones (SJA= fonds pour la création d’initiatives)
Quels sont les objectifs de la SJA?
Quelles sont les différentes initiatives mises en place par la SJA à travers le Canada?
Quels sont les impacts concrets de la SJA?
Qu’en est-il de la détermination de la peine?
1999, décision de la Cour suprême du Canada, Arrêt Gladue vient éclairer l’application de l’alinéa 718.2 e. Tous les juges devaient donc tenir compte des facteurs et des principes Gladue avant de rendre une sentence.
Quels sont les éléments essentiels de l’arrêt Gladue?
La cours suprême exige aux juges d’utiliser 2 critères qui tiennent compte de la situation autochtones…
Qu’est-ce que le principe Gladue?
> Principe de détermination de la peine qui reconnaît que les Autochtones sont confrontés au racisme et à la discrimination systémique au sein du système de justice pénal canadien.
Principe qui tient compte du contexte de la surreprésentation carcérale et des inégalités que vivent les Autochtones au sein du processus judiciaire
Principe qui s’applique à toute personne qui s’identifie comme Autochtones, qu’elles aient ou non le statut d’Indien inscrit et qu’elles vivent ou non dans une communauté autochtone
Qu’est-ce qu’un rapport Gladue?
Un rapport pré sentenciel ou un rapport d’enquête sur le cautionnement, qui est fait à la demande du juge ou de l’une ou l’autre des parties, et qui contient des recommandations de ce qui constituerait une peine appropriée et qui comprend des informations au sujet du contrevenant adulte autochtones. (Pensionnat, DPJ, syndrome alcoolisation fœtale…)
Qu’en est-il des services correctionnels fédéraux?
La loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC) 1992.
>Seule loi correctionnelle qui contient des dispositions qui permettent prestation de programmes et de services correctionnels pour Autochtones. (Vise aussi à encourager les collectivités autochtones à participer aux services correctionnels)
>Pour première fois, loi accorde un rôle aux Autochtones dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, programmes et services correctionnels fédéraux et fait une place à la spiritualité en tant qu’ingrédient thérapeutique en milieu correctionnel.
À l’instar de telles disposition de loi, volonté de mettre en place un ligne directrice correctionnelle qui précise les règles de la pratique de la spiritualité et de la culture autochtones au sein des établissement fédéraux.
Directive correctionnel 702 de 1995 :
>Vise à incorporer la spiritualité autochtone aux opérations correctionnelles et offrir aux délinquants sous responsabilité fédérale des interventions proprement autochtones.
>La spiritualité et la religion deviennent donc des éléments de transformation et de rétablissement des détenus/thérapeutiques