Que doit-on rechercher à l’anamnèse d’un patient qui se présente pour ictère?
Les sx importants associés comprennent:
→ fièvre
→ sx avant coureurs avant l’ictère (fièvre, malaise, myalgies)
→ modification de la coloration des selles
→ prurit
→ stéatorrhée
→ dlr abdominale (et leur localisation, gravité, durée et irradiation)
Les sx importants suggérant une maladie grave comprennent:
→ No/Vo
→ perte de poids
→ sx liés à un trouble de l’hémostase (ecchymoses ou saignements, selles sanglantes ou noires)
On doit chercher des ATCD chx sur les voies biliaires (cause potentielle de sténose)
Pr la consommation de drogue et d’alcool, c’est tjrs bien que les propos du patient soient confirmés par un membre de la famille
Que doit-on chercher à l’examen physique d’un cas d’ictère?
Pour l’aspect général, on recherche surtout de la cachexie ou de la léthargie
Quel est le ddx de l’ictère?
Bien que l’hyperbilirubinémie puisse être classée comme étant principalement de type non conjuguée ou conjuguée, de nombreux troubles hépatobiliaires induisent les deux formes.
Bcp de pathologies, y compris l’utilisation de certains rx, peuvent provoquer un ictère, mais les causes les plus fréquentes sont:
→ hépatite inflammatoire (hépatite virale, auto-immune, atteinte hépatique toxique)
→ hépatopathie alcoolique
→ obstruction biliaire
Que vérifiera-t-on aux examens sanguins demandés pour de l’ictère?
Les examens suivants sont effectués :
→ analyse de sang (bilirubine, transaminase, phosphatase alcaline)
→ habituellement une imagerie
→ parfois une biopsie ou laparoscopie
Les examens sanguins comprennent la mesure de la bilirubine totale et directe, de l’aminotransférase et de la phosphatase alcaline chez tous les patients. Les résultats permettent de différencier une cholestase d’un dysfonctionnement hépatocellulaire (important pcq les pts qui ont une cholestase requièrent habituellement des examens d’imagerie) :
a) dysfonctionnement hépatocellulaire
→ élévation marquée des aminotransférase (> 500 U/L)
→ élévation modérée des phosphatases alcalines (< 3x la normale)
b) cholestase
→ élévation modérée des aminotransférase (< 200 U>L)
→ élévation marquée des phosphatases alcalines (> 3x la normale)
c) hyperbilirubinémie sans dysfonction hépatobiliaire
→ hyperbilirubinémie modérée (< 3.5 mg/dL; < 59 micromol/L)
→ niveaux normaux de phosphatase alcaline
→ niveaux normaux de transaminase
En outre, les pts présentant un dysfonctionnement hépatique ou une cholestase ont des urines foncées en raison de la bilirubinurie car la bilirubine conjuguée est excrétée dans l’urine, la bilirubine non conjuguée ne l’est pas.
Le fractionnement de la bilirubine distingue également la forme conjuguée de la forme non conjuguée. Lorsque les taux de phosphatase alcaline et de transaminases sont normaux, le fractionnement de la bilirubine permet d’évoquer des causes, comme le syndrome de Gilbert ou une hémolyse (non conjuguée) vs un syndrome de Dubin-Johnson ou de Rotor (conjuguée)
D’autres analyses sanguines sont effectuées selon les suspicions cliniques et les résultats des tests initiaux, comme ds les cas suivants:
Une suspicion d’hémolyse peut être confirmée par un frottis de sang périphérique.
Quelles sont les imageries qu’on peut faire pr un patient qui a de l’ictère?
L’imagerie est effectuée si la dlr suggère une obstruction extrahépatique ou une angiocholite ou si les résultats des examens sanguins indiquent une cholestase.
La CPRE est plus invasive mais permet le tx de certaines lésions obstructives (épierrage chx, stenting des sténoses)
On peut aussi parfois faire une biopsie ou une laparoscopie lors d’ictère. Pourquoi?
La biopsie hépatique n’est généralement pas nécéssaire, mais peut permettre de diagnostiquer certaines pathologies (pathologies causant une cholestase intrahépatique, certains types d’hépatite, certaines mx infiltratives, le syndrome de Dubin-Johnson, hémochromatose, maladie de Wilson)
Une biopsie peut aussi être utile lorsque des anomalies des enzymes hépatiques ne sont pas expliquées par d’autres examens.
La laparoscopie (péritonéoscopie) permet une inspection directe du foie et de la vésicule biliaire sans le traumatisme d’une laparotomie complète. Un ictère cholestatique inexpliqué justifie parfois une laparoscopie et rarement une laparotomie diagnostique
Quels sont les signes d’alarme de l’ictère?
→ dlr abdominales marquées
→ altération de l’état mental
→ saignements gastro-intestinaux (occultes ou macroscopiques)
Quels sont les maladies plus préoccupantes auxquelles il faut penser en cas d’ictère?
La gravité de la maladie est indiquée principalement par le degré de l’insuffisance hépatique. La cholangite ascendante est une préoccupation, car elle nécessite un tx d’urgence.
Une IH sévère est indiquée par une encéphalopathie (changement de l’état mental, astérixis) ou une coagulopathie (saignement facile, purpura, selles goudronneuses ou hème-positives) en particulier chez les pts présentant des signes d’hypertension portale (vascularisation collatérale abdominale, ascite, splénomégalie).
Une hémorragie digestive haute massive évoque une hémorragie variqueuse due à une hypertension portale (et éventuellement à une coagulopathie)
Une cholangite ascendante est évoquée devant une fièvre et des dlr abdominales marquées et continues de l’hypochondre droit.
Une pancréatite aigue due à une obstruction biliaire (en raison d”une lithiase de la voie biliaire principale ou d’un pseudokyste pancréatique) peut toutefois se manifester de la même manière.
Par quoi peut être suggérée la cause de l’ictère?
Un ictère aigu chez un patient jeune et en bonne santé évoque une hépatite virale aiguë, en particulier quand un prodrome viral et/ou des facteurs de risque sont présents. Cependant, un surdosage en paracétamol est également fréquent.
L’ictère aigu après exposition aiguë à des rx ou à des toxines chez des pts par ailleurs en bonne santé est probablement du à cette substance
Une longue histoire de consommation excessive d’alcool suggère l’hépatopathie alcoolique, en particulier lorsque les stigmates typiques sont présents.
Un ATCD personnel ou familial d’ictère léger, récurrent, sans signe de dysfonction hépatobiliaire suggère un trouble héréditaire, généralement un syndrome de Gilbert
L’apparition progressive d’un ictère avec prurit, d’une perte de poids et de selles de couleur argileuse suggère une cholestase intra ou extrahépatique.
Un ictère indolore chez un pt âgé présentant une perte de poids et une masse à l’examen clinique mais avec prurit minimal suggère une obstruction biliaire causée par un cancer.
Quels sont les facteurs de risque de l’ictère et à quelle maladie sont-ils associé ? genre quelle maladie cause l’ictère?
Quels peuvent être des sx associés à l’ictère et vers quel diagnostic causal nous enlignent-ils?
4. Dlr et/ou gonflement articulaire → hépatite (auto-immune ou virale) → hémochromatose → cholangite sclérosante primitive → sarcoïdose
Que peut-on trouver à l’examen physique de l’ictère et vers quel diagnostic causal est-ce que cela nous enligne?