La chromatine
Le programme génétique cellulaire est porté par l’ADN nucléaire constitué d’environ trois milliards pairs de base (pdb), représentant une longueur de 2 x 0, 90 m, soit **1, 80 m pour 46 chromosomes. Cet ADN est lui-même l’un des constituants de la chromatine. Cette dernière est contenue dans un noyau de 6 μm **environ.
Or les nécessités de la vie cellulaire font qu’à tout instant l’information exigée soit accessible parmi cette quantité prodigieuse de paires de bases, afin d’être lue “correctement”.
Pour cela, les molécules d’ADN doivent être :
Pour cela, les molécules d’ADN doivent être :
Disposées est ordonnées de façon précise
Protégées et éventuellement réparées
Transmises éventuellement dans les cellules-filles
Toutes ces exigences sont satisfaites grâce aux
propriétés de l’ADN d’une part et aux protéines qui lui sont associées d’autre part.
L’ensemble ADN-protéines constitue la chromatine.
Au cours de l’interphase, la chromatine correspond à un certain nombre de chromosomes qui sont cependant indistincts les uns des autres. Ceux- ci s’individualisent au cours de la division cellulaire. Ils contiennent chacun une molécule d’ADN linéaire.
L’ensemble de l’information génétique d’un organisme constitue ** le génome.**
I. Ultrastructure de la chromatine
Pendant l’interphase, sur des noyaux intacts, la chromatine est sous deux formes, la chromatine condensée ou hétérochromatine et la chromatine diffuse ou euchromatine
La chromatine condensée se présente sous forme de masses irrégulières, les mottes chromatiniennes, dont la plupart sont situées contre l’enveloppe nucléaire, dont ils sont séparés par la lamina.
Entre les mottes chromatiniennes (denses aux électrons) il y a des espaces chromatiniens contenant des éléments plus clairsemés, ils correspondent à la chromatine diffuse.
Traitement de la chromatine et observation :
Le traitement des fibres nucléosomiques par
Le traitement des fibres nucléosomiques par la DNase pendant une très courte durée provoque la disparition des liens internucléosomiques tout en préservant les nucléosomes. Par conséquent les liens contiennent de l’ADN facilement dégradé par la DNase.
L’observation de noyaux éclatés