dans quels contexte un PSÉD peut être appelé à faire une évaluation en délinquance? des rapports
quelles sont les évaluations du risques qui peuvent être complétées soit par un agent de libération conditionnelle ou un PSÉD?
-processus d’évaluation initiale. cela inclue l’échelle de classement par niveau de sécurité (ECNS), le risque de récidive général, le profil criminel (analyse de la personne, ce qui l’a mené au crime, son pattern), l’élaboration du plan correctionnel et du placement pénitentiaire (l’établissement choisi selon le niveau de sécurité, les besoins, les programmes et les ressources)
on veut savoir ce qui change et ce qui reste
quelle est l’importance de bien évaluer le risque?en lien avec les décisions
puisque plusieurs décisions reposent sur l’évaluation du risque
pourquoi dit-on que l’évaluation du risque et des besoins est au coeur du rapport prédécisionnel ou présentenciel?
historique de qu’est-ce qui fonctionne en délinquance
19e siècle: éducation et accompagnement des religieux.
l’homme criminel de lombroso (1876).
début de l’ère du déterminisme.
montée de la philosophie de la réhabilitation
20 eme siècle:
- premier programme de libération conditionnelle (canada, 1901),
- développement des services d’assistance postpénale et d’aide aux prisonniers au québec dès la fin de la deuxième guerre mondiale.
- rapport fauteux 1953: miser sur la réinsertion et sur le développement de nouveaux comportements positifs. les punitions ne sont pas les meilleures solutions
- naissance de l’école de criminologie et de la société de criminologie : émergence de l’idéal de la réhabilitation
- naissance de L’ARSQ 1962: droit des personnes contrevenantes. organismes communautaires
- loi sur la probation au québec 1969
années 1960-2000:
- augmentation des taux de criminalité aux états-unis
- réforme des prisons: qu’est-ce qui marche. retour de la philosophie punitive en amérique du nord
- fin des programmes de réhabilitation
- abolition des programmes correctionnels
- taux d’incarcération et de récidive les plus élevés.
pendant ce temps au québec:
- expansion des services de probation
- accent sur la réhabilitation
- fermeture de 5 Établissements de détention
- rapport corbo
ca fonctionne bien
15 dernières années:
qc: loi sur le système correctionnel du québec
- plan d’action gouvernemental pour la réinsertion sociale (2010-2013)
comment est apparu le modèle RBR?
à partir des années 1990, des chercheurs canadiens élaborent un modèle, un cadre d’intervention correctionnelle basé sur l’accumulation des données de recherche
recension (méta-analyse) des interventions correctionnelles dites efficaces
- grands principes généraux qui devraient guider l’intervention correctionnelle, dans une visée de prévention de la récidive
- le modèle s’est raffiné au cours des 30 dernière années
pourquoi dit-on que le modèle RBR n’est pas une approche d’intervention ni une modalité de traitement spécifique?
qu’est-ce qui doit être fait pour que le modèle RBR augmente en efficacité?
il faut que les principes de bases soient respectés. cela fait diminuer le risque de récidive des personnes contrevenantes
quel est le but premier de RBR?
ils indiquent à qui offrir des services, quoi travailler avec ces personnes et comment le faire. il met aussi l’emphase dur l’importance de l’intégrité des programmes
les preuves de l’efficacité de ces principes auprès de divers clientèles se sont multipliés (adultes, adolescents contrevenants, auteurs d’infractions sexuelles, auteurs de violence conjugale, femmes, etc)
le modèle s’applique en contexte d’institution (mise sous garde) et en communauté (efficacité supérieure en communauté)
quels sont les 15 grands principes selon bonta et andrews?
principes généraux:
respect du contexte normatif. voir la personne outre le délit qu’elle a commit. aide à créer une alliance thérapeutique. s’adapter en fonction de son contexte: problème de santé mentale, on va s’axer sur le bien être de la personne, tenter de diminuer les symptômes
principes cliniques fondamentaux :
3. services humain
4. risque
5. besoins
6. réceptivité générale
7. réceptivité spécifique
8. multimodal
9. forces
10. évaluation structurée
11. dérogation professionnelle
principes organisationnels:
12. en communauté
13. compétences des intervenants. avoir des intervenants qualifiés, avoir des connaissance sur la délinquance
14. gestion. on doit respecter la nature du programme, les gestionnaires doivent s’assurer de la conformité du programme
quelle était la question de base du modèle RBR?
dans un contexte où nos ressources sont limitées, comment devrions-nous dispenser les services correctionnels pour maximiser leur efficacité en termes de réduction de la récidive?
quels sont les trois principes du modèle RBR?
risque, besoins, réceptivité
quelles sont les questions en lien avec la notion de risque?
qui traiter
quelles sont les questions en lien avec la notion de besoin?
quoi traiter?
quelles sont les questions en lien avec la notion de réceptivité?
comment traiter?
qu’est-ce qui caractérise le principe du risque? évaluation et appariement
adapter l’intensité des services au niveau de récidive de l’individu
évaluation du niveau de risque:
- évaluation formelle: étape essentielle avant toute intervention
- utiliser un ou des outils d’évaluation du risque standardisés et validés pour évaluer le niveau de risque
- utiliser des outils qui incluent à la fois des facteurs de risque statiques et dynamiques
appariement:
- déterminer le niveau de services adaptés en fonction du niveau de risque
- l’intensité des services dispensés doit être proportionnelle au niveau de risque de récidive
- un bon dosage améliore l’efficacité des interventions
quelles sont les deux étapes à l’évaluation du risque?
si intensité pas proportionnelle au risque: augmente le risque de récidive
si ce n’est pas brisé, ne le réparez pas
quelles sont les modalités à établir en commencant une intervention RBR?
qu’est-ce qui caractérise le principe du besoin? évaluation et cibler
les interventions doivent d’abord et en majorité cibler les besoins criminogènes
évaluer les besoins criminogènes:
- les facteurs de risques dynamiques constituent des besoins dits « criminogènes » puisqu’ils sont directement liés au comportement criminel
- si on intervient sur ces facteurs et qu’on arrive à en diminuer l’incidence ou la gravité, on devrait réduire le risque de récidive
- d’où la pertinence d’utiliser des outils d’évaluation du risque qui incluent des facteurs de risque dynamique
les cibler dans le plan d’intervention:
- prioriser les besoins criminogènes les plus élevés
- cibler plusieurs besoins criminogènes en même temps dans le plan d’intervention
- il est possible d’intervenir sur des besoins non-criminogènes (des besoins qui ne sont pas liés à l’agir criminel), mais sans négliger les besoins criminogènes
- besoins criminogènes = plus de 50% des interventions
quels sont les principaux facteurs de risque et de besoins?
toxicomanie: abus d’alcool et /ou de drogues
– réduire l’abus d’alcool et/ou de drogues, promouvoir des solutions de remplacement à la toxicomanie
quelles sont les caractéristiques de la réceptivité?
utiliser des stratégies d’intervention efficaces (basées sur les bonnes pratiques) et adaptées aux caractéristiques uniques de la personne
réceptivité générale:
- utiliser des interventions basées sur des approches cognitivo-comportementales et visant l’apprentissage de nouveaux comportements
- utiliser des approches, modèles et techniques d’interventions ayant fait leurs preuves
réceptivité spécifique:
- tenir compote des caractéristiques de la personne contrevenante (âge, genre, culture, style d’apprentissage, motivation, aptitudes, forces, capacités cognitives, etc) et adapter l’intervention en conséquence
- optimiser la réponse aux interventions de réhabilitation
comment peut-on s’assurer de l’intégrité des programmes?
les interventions doivent être rigoureusement administrées et effectuées comme elles ont été conçues par de personnel qualifié et dévoué
il en est de même pour la porcédure d’évaluation
les programmes le splus efficaces
- dispensés par du personnel de compétences relationelles de haute qualité
- dispensés par du personnel formé au modèle RBR, au porgramme et aux approches utilisées
- dispensés à la clientèle pour laquelle ils ont été conçus
- développés à partir des théories reconnues et en collaboration avec des chercheurs 9données probantes)
- programmes clairement structurés
- objectifs et méthode en cohérence étroite
- système de suivi et de rétroaction
- supervision professionnelle
quel est la corrélation entre le nombre de principes respecté du modèle RBR et la récidive?
plus il y a de principes respectés, moins il y a de récidive
quelles sont les limites / critiques du modèle RBR?