1ère étape du processus transactionnel du coping?
1e étape = phase d’évaluation cognitive
Évaluation primaire
(primary appraisal)
Quel est le potentiel stressant
de la situation?
+Sens de la menace
+Potentiel de dommages
+Gravité future
+Défi possible
Évaluation secondaire
(secondary appraisal)
Est-ce que je peux faire face
à la situation?
+Évaluation des ressources
+Stratégies à utiliser
+Expériences antérieures
2e étape du processus transactionnel du coping?
2e étape = phase de mise en action de stratégies (axé sur le problème, les émotions ou la distraction).
2 mécanismes psychologiques contribuant à la résilience ?
Adaptation au stress («coping»)
Régulation émotionnelle
Pourquoi dit-on que l’adversité est commune ?
Les défis, les épreuves, les stresseurs, les traumatismes = expérience humaine commune (tout le monde a des défis).
Sur 70 000 participant.es, plus de 70% d’entre eux ont rapporté l’exposition à au moins un événement traumatique dans leur vie (menaces de mort, blessures graves ou violences sexuelles).
Proportion serait encore plus élevée si on considérait maltraitance chronique dans l’enfance, pauvreté, racisme, changements climatiques, etc.
Et encore plus élevée si on considérait les stresseurs non-traumatiques mais importants (ex., intimidation au travail, décès d’un proche).
Définition de la résilience dans le monde matériel ?
La résilience est la capacité d’un matériau à résister aux contraintes intenses et brusques (comme un casque de moto).
3 définitions de la résilience et leurs points communs ?
“Capacity to maintain health, or adaptive outcomes, even in the presence of adversity” (est-ce que ‘‘maintain’’ sous-entend stabilité ?)
“The process of adapting well in the face of adversity, trauma, tragedy, threats, or significant sources of stress”
(est-ce que ‘‘well’’ sous-entend un seuil précis ?)
”Ability to adapt positively and to fare better than expected during and following adverse circumstances”
(Notion de ‘’pendant’’ et ‘’après’’
‘’mieux qu’attendu’’ souligne l’aspect relatif et qui peut varier selon les circonstances et selon les personnes)
2 POINTS COMMUNS : ADVERSITÉ ET ADAPTATION POSITIVE
Origines du mot résilience ?
Introduit pour remplacer le terme «invulnérable», c’est-à-dire qui est impossible de nuire ou d’endommager. Terme utilisé pour décrire des enfants que l’on pensait imperméables à l’adversité.
Quelles sont les limites de conceptualiser la résilience comme un trait stable et peu modifiable ?
On est résilients ou on ne l’est pas
Basé par exemple sur la présence de psychopathologie
Exemples d’items de questionnaires auto-rapportés:
«I am able to adapt to change» et «Not easily discouraged by failure »
«I recover from a stressful time quickly»
Critiques de cette vision ?
Comment la résilience peut-elle être conceptualisée comme un résultat ?
D’autres chercheurs voient la résilience comme un résultat, où l’individu s’adapte bien malgré (suivant) l’adversité.
Comme une photo qu’on prend à un moment précis dans le temps pour voir si la personne est résiliente
Selon cette vision, le résultat de bien s’adapter au-delà de l’adversité dépendrait de plusieurs facteurs:
Psychologiques (sens dans la vie, estime de soi, optimisme)
Génétiques (récepteurs sérotonine, dopamine et ocytocine)
Sociaux (soutien social)
Environnementaux/contextuels (politiques sociales)
Comment la résilience peut-elle être conceptualisée comme un processus ?
La recherche plus récente suggère que la résilience est un processus multidimensionnel, dynamique et malléable dans le contexte de stresseurs ou résultant de l’adversité.
La résilience est donc le résultat s’actualisant d’une interaction entre l’individu et un contexte donné, qui peut être influencé par des ressources psychologiques, génétiques, sociales et environnementales.
Quelles sont les interventions pour augmenter la résilience ?
Interventions psychologiques reconnues empiriquement:
- Thérapie cognitive-comportementale
Master Resilience Trainer pour l’armée américaine, de Seligman: 6 compétences de base: la conscience de soi, l’autorégulation, l’optimisme, l’agilité mentale, les forces de caractère et la connexion.
Qu’ont en commun ces interventions?
La réaction au stress/à l’adversité est une réponse multidimensionnelle incluant quelles ressources ?
Ressources physiques
Ressources financières et matérielles
Ressources sociales
Ressources communautaires
Ressources psychologiques, incluant:
Tempérament, traits de personnalité
(personnes optimistes)
Facettes du bien-être eudémonique
(sens de direction/buts dans la vie, maîtrise de l’environnement)
Processus de régulation affective
(adaptation au stress «coping», régulation émotionnelle).
3 façons de parler du stress ?
Définition de l’adaptation au stress («coping») ?
Le stress survient quand les individus évaluent leur environnement comme exigeant ou excédant leurs ressources.
Il y a donc divergence (réelle ou perçue) entre les demandes de l’environnement et les ressources de l’individu (interaction).
Pour gérer ces expériences stressantes, les individus peuvent s’engager dans les stratégies d’adaptation.
Définition: Efforts cognitifs et comportementaux qui sont faits pour maîtriser, réduire ou tolérer les demandes internes et/ou externes qui sont perçues comme menaçantes ou dépassant les ressources d’un individu.
C’est donc un processus, c’est dynamique, en évolution. Réfère à la perception, à l’interprétation.
Comment catégoriser les stratégies de coping en adaptées vs mésadaptées ?
Le coping a une nature multidimensionnelle.
On a tendance à privilégier certaines stratégies plutôt que d’autres pour des stresseurs similaires, mais la sélection change aussi avec l’âge et les différences socio-culturelles.
Exemple: La suppression des émotions = on dit souvent que c’est mésadapté, mais quand on se fait donner un ticket par la police, c’est bien mieux de garder sa colère en soi au lieu d’exploser de colère
Donc la suppression des émotions peut être bien dans certains contextes…
Définition des émotions ?
Réponse à l’évaluation d’un stimulus (ex., «ceci est bon pour moi, ceci est mauvais pour moi») qui génère des changements dans l’expérience subjective, la cognition, le comportement et la physiologie qui se déroulent sur une période de temps relativement courte.
Définition de la régulation émotionnelle ?
Efforts visant à tenter d’influencer les émotions que les individus ressentent, le moment où ils les ressentent et la manière dont ils les vivent ou les expriment.
Réguler autant les émotions positives que négatives (ex: ne pas burst out de joie).
4 exemples de stratégies de régulation émotionnelle ?
Réévaluation cognitive (réinterpréter la signification d’un événement pour modifier sa réponse émotionnelle, mieux réagir à l’événement. Utile/adapté si la situation est incontrôlable)
Suppression émotionnelle (inhiber son émotion. Typiquement peu utile/adapté, sauf si combiné à d’autres stratégies)
Acceptation (ouverture à faire l’expérience d’émotions ou situations spécifiques, ne pas se battre. Utile/adapté si la situation est incontrôlable)
Évitement expérientiel (l’opposé de l’acceptation; ne pas vouloir faire l’expérience d’émotions/situations. Typiquement peu utile/adapté, sauf si combiné à d’autres stratégies)
Similarités entre le coping et la régulation émotionnelle ?
Se retrouvent en déficit dans plusieurs psychopathologies (dépression, trouble d’anxiété généralisée)
Favorisent l’adaptation psychologique optimale et la résilience face aux stresseurs
Sont des processus dynamiques.
Aident à gérer les réactions émotionnelles aux stresseurs de façon typiquement délibérée et consciente, dans un but précis
Sont influencés par des facteurs individuels et contextuels.
Quels sont 3 marqueurs associés à la bonne gestion des symptômes anxieux et dépressifs ?
Facteurs individuels (sexe, revenu, ethnicité)
Facteurs intergénérationnels (mobilité sociale)
Facteurs contextuels
(langue parlée, statut social subjectif)
On se demande quels facteurs (individuels, intergénérationnels et contextuels) contribuent le plus à l’adaptation au stress ??
Définition de mobilité sociale et de statut social subjectif ?
Mobilité sociale = comparer le statut entre les parents et leur enfant. Est-ce qu’au fil des générations les gens s’améliorent, restent stables ou diminuent ?
Statut social subjectif = en haut de l’échelle c’est l’élite de la société. En bas de l’échelle, c’est les sous-merdes. Où vous situez-vous dans cette échelle? Les gens qui se perçoivent plus haut ont une meilleure santé mentale !
Dans le cadre de l’étude, quels sont les indicateurs de coping mesurés chez les adultes de 24 ans ?
Type de stratégie utilisée pour faire face au stress (vers la tâche, vers les émotions, distraction…)
Variabilité dans l’utilisation des stratégies pour gérer leur stress
Efficacité à gérer des problèmes inattendus et difficiles
Selon les résultats de l’étude, quel facteur est le meilleur prédicteur de coping ?
Le sexe biologique.
Chez les femmes,
+ stratégies sur les émotions
+ stratégies de distraction
+ stratégies de diversion sociale
+ variabilité dans l’utilisation de leurs stratégies
moins de stratégies sur la tâche
moins de sentiment d’efficacité
Selon les résultats de l’étude, quels autres facteurs sont prédicteurs de coping ?
Revenus plus élevés =
- stratégies sur les émotions et de distraction
+ sentiment d’efficacité
Mère plus scolarisée =
+ stratégies sur la tâche et + de sentiment d’efficacité
- stratégies de distraction
Statut social subjectif plus élevé =
+ stratégies sur la tâche et + sentiment d’efficacité
- stratégies sur les émotions