L’innu-aimun se divise en 2 dialectes principaux. Lesquels ?
Celui de l’Ouest et celui de l’Est
Le dialect de l’Ouest se divise en deux sous-dialectes. Lesquels ?
1) Le sous-dialecte en l, qui regroupe les communautés de Pessamit et de Mashteuiatsh . À priori, le parler d’Essipit se retrouve aussi dans ce groupe, toutefois l’innu-aimun n’y est plus parlé.
2) Le sous dialecte en n, aussi appelé dialecte central. Il regroupe les communautés de Uashat mak Mani-utenam et de Matimekush.
Le dialecte de l’Est se divise en trois sous-dialectes. Lesquels ?
Tous en n.
Le sous dialecte de la Basse-Côte-Nord, appelé dialecte de Mamit, est en usage à Ekuanitshit, Nutashkuanit, Unaman-shipit et Pakut-shipit.
Le parler de Tshishe-shatshit, au Labrador, résulte de la fusion de plusieurs groupes et forme aujourd’hui un autre de ces sous-dialectes.
Enfin, le parler de Mushuau, utilisé à Natuashishit, est aussi appelé naskapi de l’Est.
Les variantes dialectales
En innu, une orthographe a été dévelopée et est utilisée dans plusieurs communautés. Quelques communautés ont adapté cette orthographe à leur dialecte. Qaund les locutrices et locuteurs se déplacent d’une zone dialectale à une autre, ils et elles peuvent observer quelques différences dans leur parler.
Histoire de l’écriture de la langue innue
Avant l’arrivée des Européen·nes, les Innu·es ne possédaient pas de système d’écriture. La tradition orale leur suffisait pour encoder et transmettre tout leur savoir.
Les missionnaires jésuites, arrivés en Nouvelle-France en 1625, sont les premiers à avoir appliqué leurs connaissansces du français et du latin à la réalité des langues autochtones, dans le but de mettre au point un système d’écriture.
Les Jésuites qui oeuvraient chez les Innu·es de l’Ouest (Tadoussac, Chicoutimi, lac St-Jean) ont d’abord utilisé l’écriture en langue innue à leurs propres fins, entre autres pour la rédaction de grammaires et de dictionnaires qui servaient à enseigner la langue à leurs collègues.
L’enseignement de l’écriture aux Innu·es elle·eux-mêmes dates de 1766 et est attribuable au père de la Brosse le dernier des Jésuites de la mission de Tadoussac. C’est lui qui a fait publier les premiers livres en langue innue, dont un livre de prières. C’est aussi à lui qu’on doit l’alphabet qu’on utilise aujourd’hui. Son orthographe reflète le dialecte parlé par les Innu·es de l’Ouest.
Les oblats, établis chez les Innu·es en 1844, ont perpétué la tradition initiée par le père de La Brosse. Leur orthographe reflète aussi le dialecte de l’Ouest.
Un bref historique de l’orthographe normalisée qui sert à présent de norme pour l’écriture de la langue innue.
dsAvec l’introduction de la langue innue dans les écoles vers 1975, il s’est fait sentir le besoin d’une orthographe qui serve mieux les fins spécifiques d’un enseignement scolaire et qui tienne compte du fait qu’il existe différents dialectes.
La normalisation de l’orthographe innue est un processus qui s’est étendu sur une vingtaine d’années. Elle a été réalisée dans le cadre d’une série d’ateliers, patronnés par l’ICEM (aujourd’hui institut Tshakapesh) et auxquels ont participé des linguistes et des enseignantes innues.
L’orthographe normalisée s’applique à tous les dialectes (du Quebec et du Labrador) et reflète la structure de la langue. Comme elle est assez éloignée de la prononciation, elle nécessite un long apprentissage (comme l’orthographe du français ou de toute autre langue).
Les variations dialectales peuvent poser problème quand vient le temps de choisir une él icriture uniforme, parce qu’elles ont chacune leurs exigences et leurs besoins. Peu de langues autochtones ont une écriture unique. Souvent, 2 écritures sont en vigueur, comme c’est le cas chez les Cris.
Puisqu’un danger plan sur la langue innue, il est devenu nécessaire, pour la conserver, de l’écrire, malgré le fait que ce soit initialement une langue de tradition orale. Il a fallu trouver le compromis qui conviennent à tous les dialectes afin de standardiser l’écriture.
L’innu a une orthographe standardisée depuis plus d’une trentaine d’années. Cette orthographe s’applique à tous les dialectes et à toutes les commuanutés, sauf celle de Mashteuiatsh.
À l’examen, que pouvons nous faire pour écrire le ᵘ si nous n’y arrivons pas au clavier ?
le w
quelle est la sorte de mot le plus commun en innu-aimun?
les verbes (75% des mots en innu-aimun sont des verbes)
quelles sont les sortes de mots en innu-aimun
verbes (75%)
nom
pronom
particule
quelle est la différence entre le u et le u exposant
c’est la même lettre mais le u exposant est en attente pour être utilisé.
où le u exposant peut-il se retrouver dans un mot ?
toujours à la fin d’un mot : verbe, nom particule
comment marque-t-on le pluriel pour les noms animés ?
at
ex : minush = un chat ;
minushat = des chats
ex : nishk = un outarde ; nishkat = des outardes
comment marque-t-on le pluriel pour les noms inanimés ?
a
ex : shipekᵘ (la mer) ;
shipekua (les mers)
à quoi sert le diminutif ?
Marque que quelque chose ou quelqu’un est petit ou aimé avec (i)ss.
exemples :
atimᵘ = un chien ; atimuss = un petit chien ; atimussat = des petits chiens
uapikun = une fleur ; uapikuniss = une petite fleur ; uapikunissat = des petites fleurs