Indications trousse médico-légale en suspicion d’agression sexuelle
4 conditions pour trousse médico-légale :
Indications pour trousse médico-sociale (sans prélèvements) :
Conséquences agression sexuelle - Enfants
Séquelles variées, PAS homogène d’un enfant à l’autre
-Manifestations neurobiologiques
-Retards développementaux
-Comportements sexuels problématiques
-Comportements d’isolement social
-Problèmes d’adaptation en milieu scolaire
-Colère, agressivité, problèmes de comportement
-Anxiété, peur, méfiance
-Faible estime de soi
-Sx PTSD :
o Détresse face à des stimuli rappelant l’épisode d’agression
o Reconstitution de l’événement dans des jeux
o Impression que l’événement se produit de nouveau
o Souvenirs répétitifs de l’événement
o Cauchemars
o Peurs spécifiques
o Événement traumatique raconté de manière répétitive
o Perte d’intérêt dans des activités
o Évitement de stimuli qui rappellent l’événement
o Difficultés de concentration
-Sx dépressifs
-Sx de dissociation
-Problèmes somatiques (ex. énurésie)
*Aussi beaucoup de conséquences ensuite à l’âge adulte, liste exhaustive :
-Problèmes d’adaptation psychologique et sociale (pouvant perdurer à long terme jusqu’à l’âge adulte et évoluer de manière à affecter la vie conjugale et parentale)
-Altération de certains processus développementaux favorisant le maintien à long terme des conséquences
o Régulation des émotions
o Style cognitif
o Stratégies d’adaptation
Conséquences psychologiques IMMÉDIATES :
Explications de l’absence de sx chez environ 1/3 des enfants agressés :
• AS moins sévère
• Facteurs de protection
• Possibilité de séquelles en latence à risque de resurgir plus tard
Facteurs influençant le développement des conséquences:
-Caractéristiques de l’agression
o Nature des gestes
o Fréquence, durée
o Âge au moment des agressions
o Lien avec l’agresseur
-Caractéristiques individuelles des victimes
o Genre
o Personnalité
o Compétences personnelles
o Stratégies pour composer avec le traumatisme
-Caractéristiques de la famille
o Autres événements stressants vécus dans la famille
o Qualité de la relation parent-enfant
o Fonctionnement familial.
-Sources de soutien
o Soutien maternel et familial
o Réactions de l’entourage suite au dévoilement
o Ressources de soutien (pairs, adultes significatifs)
Conséquences agression sexuelle - Adolescents
Facteurs influençant le développement des conséquences:
-Caractéristiques de l’agression
o Nature des gestes
o Fréquence, durée
o Âge au moment des agressions
o Lien avec l’agresseur
-Caractéristiques individuelles des victimes
o Genre
o Personnalité
o Compétences personnelles
o Stratégies pour composer avec le traumatisme
-Caractéristiques de la famille
o Autres événements stressants vécus dans la famille
o Qualité de la relation parent-enfant
o Fonctionnement familial.
-Sources de soutien
o Soutien maternel et familial
o Réactions de l’entourage suite au dévoilement
o Ressources de soutien (pairs, adultes significatifs)
Conséquences agression sexuelle - Adultes
Spectre de séquelles + circonscrit, car développement identité & personnalité complété
Conséquences sur santé physique & sexuelle :
Conséquences psychologiques :
Conséquences relationnelles & sociales :
Facteur influençant diversité conséquences :
Conséquences négatives IMMÉDIATES et directes :
Conséquences agression sexuelle - Société
Coûts sociaux : ensemble des conséquences d’un crime, incluant :
Coûts économiques : directement attribuables à la perpétration d’agression sexuelle, incluant:
- Frais pour la justice
- Services sociaux
- Éducation, emploi
- Santé
- Coûts personnels
Exemples de coûts économiques :
• Intervention policière
• Poursuites criminelles
• Application de la loi et système correctionnel
• Pertes de salaire (victimes et entourage)
• Soins de santé
• Pertes de productivité (victimes et entourage)
• Services d’aide aux victimes (ex. : organismes communautaires)
• Programmes d’indemnisation des victimes
*Les agressions sexuelles des enfants canadiens coûtent >3 milliards $/année en soins de santé et en services sociaux, éducatifs et judiciaires
Conséquences de la cyberintimidation
Répercussions psychosociales o Sentiment d’inquiétude ou de menace → 65% o Détresse émotionnelle → 38% SX émotionnels et comportementaux variés o Problèmes somatiques o Troubles du sommeil o Répercussions négatives sur les autres relations interpersonnelles o Anxiété sociale o Agressivité o Diminution de l’empathie o 2/3 plus de risque de SX dépressifs, délinquance et abus de substance Troubles scolaires o Absentéisme o Troubles de concentration o Baisse des résultats scolaires o Problèmes relationnels avec les pairs o Port d’une arme à l’école o Suspension ou retenues *Les cybervictimes sont 2 fois plus à risque de commettre une tentative de suicide
Caractéristiques des cyberintimidateurs
Cybervictimes Faible niveau de comportements sociaux désirables ↑ agression proactive et réactive Faible empathie Troubles de conduite et hyperactivité Troubles de concentration Vision négative de l’école Manque de support social
Blessures évocatrices de violence physique - Enfants
Changements radiologiques FRx - Enfants
Types FRx suggestives abus physique
Indices & FDR négligence
Indices :
FDR :
Conséquences négligence
La négligence et les autres formes de maltraitance dans la petite enfance s’accompagnent de changements structuraux affectant le développement cérébral de l’enfant et sa réponse au stress. À long terme, les trajectoires développementales peuvent être modifiées et causer des problèmes complexes avec difficultés d’attachement, opposition, hyperactivité ainsi qu’une incidence accrue de certaines affections médicales chroniques à l’âge adulte.
Indices & FDR abus physique infantile
Indices :
-Explications variables ou changeantes
-Situations non compatibles avec :
o Développement de l’enfant (ecchymoses à 3 mois auto-infligés)
o Mécanisme de blessure
-Absence d’explications quant aux lésions présentées par l’enfant
-Délai de consultation, selon les lésions observées
-Comportement de l’enfant et des parents:
o Apathie (enfant)
o Méfiance et peur
o Agressivité et réticence à l’égard de l’équipe médicale ou de l’hospitalisation
o Absence d’empathie
o Indifférence devant la souffrance de l’enfant
o Rejet de la responsabilité sur une autre personne/jeune enfant
o Absence des parents auprès de l’enfant hospitalisé
-Blessures antérieures fréquentes
FDR Enfant :
FDR Parent :
FDR Environnement :
Investigation abus physique
ENFANT ÂGÉ DE 2 ANS OU MOINS
-Étude radiologique complète du squelette (série squelettique) = 1ère intention, sinon autres possibilités :
oSérie squelettique de contrôle (crâne omis et ciblage des métaphyses des os longs, thorax) de 10-14 jour post-évènements
oEn l’absence de cal osseux, une scintigraphie osseuse peut révéler des fractures peu visibles à la radio simple
-Examen complet du fond d’œil par ophtalmoscopie indirecte, à la recherche d’hémorragies rétiniennes
-TDM centrale sans contraste ou IRM cérébrale à la recherche d’hémorragies cérébrales chez :
oTOUT enfant de < 6-12 mois que l’on suspecte être victime de maltraitance
oEnfant plus âgé en présence de signes évoquant une lésion intracrânienne ou d’autres signes de sévices physiques
ENFANT ÂGÉ DE > 2 ANS
-Imagerie cérébrale + examen du fond d’œil pour tout enfant présentant des signes évoquant une lésion IC
-Série squelettique juste pour cas particuliers (enfant pas capable de s’exprimer avec DI ou inconscient). Sinon, investigation radiologique ciblée en fx des signes cliniques
PEU IMPORTE ÂGE ENFANT
-Si lésion ecchymotique suspecte ou saignement IC :
o Numération plaquettaire
o Étude de coagulation, approfondie PRN
-Si ecchymose suspecte sur l’abdomen ou signes de sévices physiques graves
oDosage des transaminases hépatiques et de l’amylase pancréatique (Si AST ou ALT >80 UI/L : envisager TDM abdo)
oÉcho abdominale
-Éliminer DDX :
oBilan phosphocalcique (rachitisme)
oChromatographie des acides aminés plasmatiques ou des acides organiques urinaires (maladies métaboliques rares)
oOstéodensitométrie (usage PEU répandu) (fragilité osseuse)
Évolution ecchymoses
Temps : prends quelques minutes à des jours à apparaître. Le sang continue de couler des vaisseaux & s’étend dans les tissus.
Guérison : Irritation mécanique du sang entraîne la relâche d’histamine et de neuropeptides = vasodilatation locale = recrutement de macrophages et de neutrophiles = bris des érythrocytes = bris de l’hémoglobine en bilirubine, biliverdine, après hémosidérine = métabolisme de la biliverdine en bilirubine.
Signe que récent : oedème et abrasion
**La couleur des bleus n’est pas fiable pour déterminer leur âge, mais si jaune = >18h **
Prise en charge maltraitance & DPJ
Outre la reconnaissance de la maltraitance, le rôle du clinicien de première ligne est de procéder à Hx & E/P détaillés et de consigner les découvertes dans le dossier médical. Prendre des photos des lésions si possible (avec unité de mesure). L’approche idéale consiste à laisser parler les parents sans interruption pour ne pas influencer leur discours par des questions.
SIGNALEMENT À LA DPJ
Selon l’article 39 de la Loi sur la protection de la jeunesse et l’Article 39 du Code de déontologie des médecins, le MD doit, s’il a un motif raisonnable de croire qu’un enfant est victime de toute forme de maltraitance, le signaler à la DPJ.
Qu’est-ce qu’un motif raisonnable? Notion vague et large.
Compte tenu que le MD est tenu au secret professionnel, seuls les renseignements pertinents nécessaires devraient être communiqués aux autorités.
Conséquences & FDR abus personne âgée
Conséquences de l’abus :
•Détruit la qualité de vie
•Augmente le risque de mort
•Isolement social
•Augmente le risque de placement en maison de soins + hospitalisation
•Augmente anxiété, dépression, et autres problèmes psychologiques.
FDR abus:
•Stress de l’aidant primaire
•Adultes plus âgés qui sont aussi aidants
•Aînés aborigènes
•Nouveaux immigrants aînés (langage, séparation de la famille, dépendance financière aux enfants, peu de contacts interethniques, discrimination)
•LGBT
•Vivre avec qqun souffrant de maladie mentale
•Abus ROH
•Argumenter fréquemment avec les proches
•Dépendre de qqun pour la vie quotidienne
•Positions vulnérables:
-Altération fonctionnelle
-Démence
-Pauvreté
•Facteurs de risque d’isolement social* :
-Vivre seul
-> 80 ans
-Santé diminuée, multiples maladies chroniques
-Pas d’enfant, pas de contacts familiaux
-Accès au transport difficile
-Statut socioéconomique faible
-Structures familiales changeante (les jeunes partent pour le travail, endroit de la résidence)
-Transitions de vie critiques (retraite, veuf, handicap)
*L’isolement social est un FDR et une conséquence de l’abus.
FDR abuseur
Indices abus financier personne âgée
Indices négligence personne âgée
Indices violence psychologique personne âgée
Indices abus physique personne âgée
Cycle de la violence
CYCLE
BRIS DU CYCLE → qu’est-ce qui fait que les victimes peuvent quitter leur partenaire?
Savoir qu’il existe de l’aide
-Reconnaître l’impact de la violence sur les enfants
-Atteindre un niveau de violence qui dépasse le seuil critique de tolérance (différent chez chaque individu)
Critères DSM-V Trouble de stress aigu
A.Exposition à la mort effective ou à une menace de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles
1.En étant directement exposé à un ou plusieurs événements traumatiques
2.En étant témoin direct d’un ou de plusieurs événements traumatiques survenus à d’autres personnes.
3.En apprenant qu’un ou plusieurs événements traumatiques est/sont arrivés à un membre de la famille proche ou à un ami proche
N.B. : Dans les cas de mort effective ou de menace de mort d’un membre de la famille ou d’un ami, le ou les événements doivent avoir été violents ou accidentels.
4.En étant exposé de manière répétée ou extrême à des caractéristiques aversives du ou des événements traumatiques (p . ex . intervenants de première ligne rassemblant des restes humains, policiers exposés à plusieurs reprises à des faits explicites d’abus sexuels d’enfants)
N.B. : Cela ne s’applique pas à des expositions par l’intermédiaire de médias électroniques, télévision, films ou images, sauf quand elles surviennent dans le contexte d’une activité professionnelle
B.Présence de neuf (ou plus) des symptômes suivants de n’importe laquelle des cinq catégories suivantes :
1.Symptômes envahissants
a)Souvenirs répétitifs, involontaires et envahissants du ou des événements traumatiques provoquant un sentiment de détresse .
N.B. : Chez les enfants de plus de 6 ans → jeu répétitif exprimant des aspects du traumatisme
b)Rêves répétitifs provoquant un sentiment de détresse dans lesquels le contenu et/ou l’affect du rêve sont liés à l’événement/aux événements traumatiques
N.B. : Chez les enfants, il peut y avoir des rêves effrayants sans contenu reconnaissable
c)Réactions dissociatives (p . ex . flashbacks [scènes rétrospectives]) au cours desquelles l’individu se sent ou agit comme si le ou les événements traumatiques allaient se reproduire (continuum → l’expression la plus extrême étant une abolition complète de la conscience de l’environnement .)
N.B. : Chez les enfants, on peut observer des reconstitutions spécifiques du traumatisme au cours du jeu
d)Sentiment intense ou prolongé de détresse psychique lors de l’exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect du ou des événements traumatiques en cause
2.Humeur négative
e)Incapacité persistante d’éprouver des émotions positives (p . ex . incapacité d’éprouver bonheur, satisfaction ou sentiments affectueux) . Symptômes dissociatifs
f)Altération de la perception de la réalité, de son environnement ou de soi-même (p . ex . se voir soi-même d’une manière différente, être dans un état d’hébétude ou percevoir un ralentissement de l’écoulement du temps)
g)Incapacité de se rappeler un aspect important du ou des événements traumatiques (typiquement en raison de l’amnésie dissociative et non pas en raison d’autres facteurs comme un traumatisme crânien, l’alcool ou des drogues)
3.Symptômes d’évitement
h)Efforts pour éviter les souvenirs, pensées ou sentiments concernant ou étroitement associés à un ou plusieurs événements traumatiques et provoquant un sentiment de détresse
i)Efforts pour éviter les rappels externes (personnes, endroits, conversations, activités, objets, situations) qui réveillent des souvenirs, des pensées ou des sentiments associés à un ou plusieurs événements traumatiques et provoquant un sentiment de détresse .
4.Symptômes d’éveil
j)Perturbation du sommeil (p . ex . difficulté d’endormissement ou sommeil interrompu ou agité)
k)Comportement irritable ou accès de colère (avec peu ou pas de provocation) qui s’expriment typiquement par une agressivité verbale ou physique envers des personnes ou des objets
l)Hypervigilance
m)Difficultés de concentration
n)Réaction de sursaut exagérée
C.La durée de la perturbation (des symptômes du critère B) est de 3 jours à 1 mois après l’exposition au traumatisme .
N.B. : Les symptômes débutent typiquement immédiatement après le traumatisme mais ils doivent persister pendant au moins 3 jours et jusqu’à 1 mois pour répondre aux critères diagnostiques du trouble
D.La perturbation entraîne une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants .
E.La perturbation n’est pas due aux effets physiologiques d’une substance (p . ex . médicament ou alcool) ou à une autre affection médicale (p . ex . lésion cérébrale traumatique légère), et n’est pas mieux expliquée par un trouble psychotique bref