118.2 Flashcards

(35 cards)

1
Q

Principes operationnels communs grands feux

A

-La lutte contre les propagations
-l’optimisation du potentiel hydraulique
-la sécurité des intervenants

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2
Q

Différents PEI

A

-BI
-PI
-Point d’aspiration
-Réserve d’eau
-débit simultané d’un réseau privé

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3
Q

Lors d’un feu de grande ampleur, les moyens NRBC peuvent être sollicités dans l’évaluation du risque de toxicité global, qui se traduit par la prise en compte:

A

-des risques chimiques ou radiologiques associés au terme source
-des pollutions qui peuvent provenir de la rupture des contenants de stockages ou de l’accumulation de matières indésirables dans les eaux d’extinction
-la dispersion de matières toxiques ou indésirables dans les fumées d’incendie

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4
Q

Feux de batiments industriels, le départ peut être complété par :

A

-Anticipation
-Référencement ( ETARE )

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5
Q

Le COS est confronté à deux implantations (feux industriels)

A
  • bâtiments industriels/entrepôts enclavés dans un site urbain à forte densité constructive généralement situé dans un îlot et dont la surface peut être proche de 1000 m2
    -bâtiments industriels/ entrpots implantés en zone de même type et dont la surface d’une cellule peut 12 000 m2 qui forme un entrepôt pouvant regrouper jusqu’à une dizaine de cellules
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6
Q

stabilité au feu des structures industrielles

A

entre 15 min et 4 h
Néanmoins les racks de stockage ne présentent aucune stabilité au feu et et leur effondrement peuvent être l’origine d’accidents

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7
Q

caractéristiques bâtiments industriels enclavés

A
  • imbrication souvent importante avec les bâtiments voisins (risque feu d’îlot)
    -des phénomènes de propagation très rapides obligeant une action hydraulique “coup de poing”
    -un contexte batimentaire qui oblige à la multiplicité des points d’attaque
    -des accès limités (entrée unique sur rue ou par un porche)
    -présence de stockage de réserve en sous-sol
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8
Q

entrepots enclavés- l’emploi des MEA se résume à:

A

-réaliser les actions de sauvetages et de mise en sécurité
-servir de point d’observation
-réaliser des établissements par l’exterieur au moyen des murs séparatifs

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9
Q

caractéristiques entrepots en zone industrielle

A

-une façade avec quais de chargement et portes métalliques en rideaux
-quais régulièrement surplombés de bureaux en mezzanine mal recoupés par rapport au volume de stockage
-cellules de stockage d’une surface de 12 000m2 maximum
- des cellules qui peuvent avoir une destination spécifique ( matieres dangereuse)

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10
Q

entrepôts en zone industrielle, la réglementation impose

A
  • des dessertes ( voie engin positionnée au droit ou à une extrémité du mur coupe-feu, ou à ses deux extrémités si mur + de 50m)
    -des recoupements de cellules REI (R= résistance mécanique, E= étanchéité aux flammes et aux gaz chauds,I= isolation thermique): 60 à 240 min
    -Des RIA
    -Des PEI (PI,BI,citernes,aire d’aspiration)
    -colonnes sèches ou moyen fixes d’aspersion d’eau le long des parois séparatives REI 120
    -quais de déchargement équipés d’une rampe dévidoir 1,80m de large et pente inf ou = 10%
    -accés aux cellules largeur 1,8 m pour devidoir
    -portes CF 2H d’intercommunications des cellules
    -un nombre min de dégagement pour que tout point de l’entrepôt ne soit pas à plus de 75m d’un espace protégé, et 25m pour les cul-de-sac
    -2 issues au moins dans 2 directions dans chaque cellule de plus de 1000 m2
  • des dispositifs de désenfumage naturel
  • des dispositifs d’extinction automatique ( a partir de cellule de 3 000m2)
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11
Q

entrepôts en zone industrielle, les propagations peuvent se faire par:

A

-la toiture
-l’effondrement des murs de séparation
-la retombée de matières en ignition sur des parties de stockage encore préservées
-la présence de poids lourds alignés sur les quais de chargement

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12
Q

entrepots géants ou très haut

A
  • cellules de 12 000m2 maximum et de 120 m max sur leur plus grand coté
    -facades avec quais de chargement
    -portes métalliques en rideaux sur les differents niveaux
    -hauteur de cellule compris entre 13,70m et 23m maximum
    -presence de murs et portes CF 2h00 entre les cellules
    -installation SPRINKLER obligatoire pour les cellules 3000 m2
  • rampes de devidoir pour chaque cellule
    -presence d’exutoires en partie haute
    -périmetre accessible sur le pourtour de l’entrepot
    -aires de manoeuvres et de stationnement pour les engins incendie
    -PEI à l’étage sur la dalle pour certains batiments à étages
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13
Q

entrepots géants- incendie maitrisé par EAE

A

-représente un incendie de 300m2 maitrisé mais pas forcement eteint
-engagement avec moyens traditionnels (lances sur div) par la cellule concernee ou mitoyenne
-avant d’engager les equipes dans l’entrpot, s’assurer :
* du fonctionnement de l’EAE ;
* de l’absence de rayonnement thermique au
niveau de la cellule concernée ;
* du bon fonctionnement du désenfumage.

-le fonctionnement de l’EAE s’évalue par le
retentissement du gong qui se situe au niveau du
local SPK (SPRINKLER). Son accès donne toujours
sur l’extérieur

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14
Q

Incendie généralisé de cellule dans un
entrepôt géant de plain pied

A

► la puissance de l‘incendie est trop importante et
toute manœuvre d’attaque directe du foyer principal
(offensive) est illusoire, seule une action de protection
des murs CF (défensive) avec des moyens puissants,
permet de limiter la propagation de l’incendie aux
cellules voisines
► le rayonnement est important et l’action de l’EAE
n’est plus efficace. La stabilité de l’édifice n’est
plus assurée notamment la toiture et les dalles
pour les entrepôts à étage. Aucun engagement
de personnel ne doit être envisagé dans la cellule
concernée
► des reconnaissances rapides doivent être réalisées
dans les cellules mitoyennes afin de s’assurer de la
fermeture effective des portes CF
► la DECI est limitée à 720 m3/h soit 4 canons de
BEA situés de chaque côté des 2 murs CF d’une
cellule. La longueur des murs CF d’une cellule peut
atteindre 120m. La portée d’un canon de BEA est
de 60 m
► si deux cellules sont adossées, il y aura une zone qui
ne pourra pas être atteinte (voir illustration ci-contre).
Pour ces situations particulières la construction d’un
mur CF 4h est prescrite pour les murs séparatifs
ainsi qu’un système de protection hydraulique type
rideau d’eau

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15
Q

Incendie dans un entrepôt en super ou
infrastructure

A

► les règles sont les mêmes que pour un entrepôt de
grande dimension à l’exception de l’accessibilité :
* si la structure de la rampe d’accès et de
l’aire de stationnement sont indépendantes
des structures de l’entrepôt, les engins de
secours peuvent s’engager à chaque niveau.
Dans ce cas des poteaux d’incendie sont
implantés en étage, c’est le moyen pour le COS
de reconnaitre ce type de structure
* si la structure de la rampe n’est pas indépendante
ou s’il y a un doute, l’implantation de PEI est proscrite
en étage, il est alors préconisé l’installation de tour
d’incendie avec colonne sèche de 100mm
► ces établissements complexes peuvent disposer
de moyens de secours particuliers comme des
rideaux d’eau au niveau des murs CF. La mise en
œuvre de ces moyens est du ressort de l’exploitant
► un plan de défense incendie (PDI) pour l’exploitant
et un dossier ETARE pour la BSPP sont préconisés
pour ce type d’établissement complexe
► L’attaque du feu au dernier niveau est réalisé
comme pour un entrepôt traditionnel
► les niveaux inférieurs disposent de colonnes sèches
de 100mm permettant d’alimenter des canons de sol
qui assureront la protection des murs CF. La dalle
à l’étage dispose généralement d’une résistance d’environ 2H00 C’est le plancher du dessus qui est le plus vulnérable
► à partir de 23m de hauteur, la surface des cellules est limitée à 6000 m2 facilitant ainsi la portée des lances

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16
Q

Les incendies dans les bâtiments industriels/entrepôts présentent les particularités opérationnelles suivantes : RECONNAISSANCES

A

Le tour du feu complet peut être long ou difficilement réalisable. Le 1er COS devra décider de la demande de renforcement et de la mise en œuvre des premiers moyens sans avoir une vue globale de la situation.
Les reconnaissances s’attacheront en priorité à identifier :
► les actions d’évacuation
► les sauvetages
► les mises en sécurité
► les propagations et les points d’attaque

17
Q

Les incendies dans les bâtiments industriels/entrepôts présentent les particularités opérationnelles suivantes : ETABLISSEMENTS

A

Seuls des moyens hydrauliques puissants auront un effet
réel sur l’incendie et son développement. Les
établissements seront principalement constitués de
tuyaux de 110 mm pour lesquels les intervenants doivent
prendre en compte les contraintes logistiques et
hydrauliques.
Le choix tactique consistant à positionner les divisions
100 mm aux angles des bâtiments peut permettre une
souplesse d’emploi sur le positionnement des points
d’attaque sur 2 faces.
Les établissements d’attaque réalisés sur des points
hauts sont efficaces :
► si le feu a percé en toiture
► si le jet n’est pas dirigé sur les exutoires de
désenfumage, afin d’éviter de maintenir les
gaz chauds dans le volume et de participer à la
propagation, sauf cas exceptionnel analysé par le
COS

18
Q

Les incendies dans les bâtiments industriels/entrepôts présentent les particularités opérationnelles suivantes : LES AXES LOGISTIQUES

A

Ces feux imposent une manœuvre logistique qui doit être
intégrée dès la présentation du premier COS. Il doit
préparer et anticiper en prenant en compte les éléments
suivants :
► pas de mise en station systématique du 1er MEA
(sauf BEA ou point haut)
► les MEA non utilisés sont dirigés en ZDI (zone de
déploiement initial)
► identifier un axe logistique servant d’artère principale
d’établissement des lignes de 110 mm
► signaler à la police son intention en identifiant les
axes et zones à maintenir libres
► rendre compte de son idée de manœuvre au PCTAC
(poste de commandement tactique). L’utilisation du
parcellaire est indispensable afin d’y reporter les
premières indications sur les PEI utilisés et les axes
logistiques déterminés

19
Q

Les incendies dans les bâtiments industriels/entrepôts présentent les particularités opérationnelles suivantes : LA SECURITE

A

La structure des entrepôts constitue à elle seule une des
caractéristiques les plus importantes pour la sécurité du
personnel.Les entrepôts sont des espaces dangereux en cas de
sinistre. La faible stabilité au feu des structures peut
engendrer un effondrement total ou partiel généralement précédé de signes précurseurs (affaissement,
déformation, flambage, fissures).
La vigilance du personnel au pourtour des façades (recul
des porte-lances, positionnement des établissements et
des engins) doit être renforcée afin de ne pas subir les
effets d’un effondrement vers l’extérieur.

20
Q

Les racks métalliques de stockage constituent un
danger souvent sous-estimé par les intervenants.
Ils ne possèdent aucune stabilité au feu et peuvent :

A

► s’effondrer sur le personnel engagé
► créer un écran entravant l’attaque du foyer principal
► limiter l’action des sprinklers

21
Q

La connaissance du potentiel calorifique est une autre
difficulté qui s’impose aux services de secours.
Les entreprises augmentent les volumes de stockage
au-delà des limites fixées par la réglementation.
À ces risques, s’ajoutent la présence de :

A

► bouteilles de gaz
► engins de manutention
► véhicules électriques
► stockage de liquides inflammables
► lignes électriques en surplomb des entrepôts
► lignes aériennes de contact (LAC)
► fosses de visite

22
Q

ENGAGEMENT DU 1 EP FEU ENTREPOT

A

La lecture de l’ODE (ordre de départ) et la connaissance
secteur sont primordiales. Dès le PVO (poste de veille
opérationnelle), le renseignement d’un feu de type
industriel impose une lecture rapide du réseau
hydraulique. Elle doit permettre de déterminer les PEI à
attribuer au DN et aux éventuels moyens de renforcement
afin d’optimiser le potentiel hydraulique des engins. Le chef
d’agrès fait établir le ou les moyens les plus
puissants dont il dispose sur la partie qu’il estime la
plus menacée par les propagations. Il doit disposer ses
établissements de manière à ne pas entraver l’accès des
engins. Il fait ouvrir au plus tôt les accès du site.

23
Q

ENGAGEMENT DU MEA FEU ENTREPOT

A

-EPA, EPSA : le COS fait établir un moyen
hydraulique sur ces engins uniquement dans le cas
où il serait capable de lutter efficacement contre les
propagations ou sur le foyer principal (LGP). Ces
MEA ne doivent pas se substituer au BEA. Ils
peuvent être utilisés comme point haut afin de
renseigner sur le sinistre : étendue, toiture percée ou
pas, nature de la toiture et des recoupements
visibles, exutoires présents
-BEA (LC 3 000 l/mn) et EPAN série F (LC 1200 l/mn)
atout majeur du COS, ils peuvent :
* de lutter efficacement contre les propagations
* d’obtenir un effet mécanique
* d’avoir une action directe sur le foyer principal
* une mobilité des points d’attaque

24
Q

ENGAGEMENT DU CHEF DE GARDE FEU ENTREPOT

A

La lecture de l’ODE et la connaissance du secteur doivent
dès le PVO faire débuter son analyse opérationnelle. La
réflexion sur les PEI (plan mural + parcellaire + répertoire
des PEI indisponibles) permet de valoriser le potentiel
hydraulique des engins.
Une concertation rapide peut être réalisée lorsque les
engins proviennent du même LSO (lieu de stationnement
opérationnel).
Le chef de garde doit évaluer la situation et privilégier
l’anticipation, même si le feu n’est pas visible ou en cours
de développement.
Les sauvetages et les mises en sécurité restent
prioritaires.
Ses actions principales portent :
► sur l’évacuation du bâtiment sinistré et/ou
directement menacé
► sur une attaque directe du foyer s’il est maîtrisable
avec les moyens dont il dispose
► sur la lutte contre la propagation principale en
anticipant sur l’évolution du sinistre (ligne d’arrêt/
part du feu)
► sur la préparation de l’engagement des moyens de
renforcement. À ce titre, l’articulation tactique du
groupe incendie dépend de la composition du DN
et doit prendre en compte l’ensemble des capacités
hydrauliques
► sur l’emploi du parcellaire afin de renseigner au
minimum les PEI affectés aux premiers engins et le
bâtiment concerné
Ces actions sont complétées par :
► la désignation d’une ZDI qui permet de prendre
en compte au plus tôt la dimension logistique. La
gestion de la ZDI est du ressort des premiers
chefs d’agrès en l’absence du chef de secteur
ZDI (comptes rendus immédiats à adresser au
COS par radio). Le COS engage les moyens qui
s’y présentent jusqu’à l’activation du PC TAC.
Le respect de la présentation en ZDI est impératif.
Dans certains cas, le COS peut engager
directement par radio des engins ou détachements
avant qu’ils ne se présentent en ZDI
► l’identification des murs séparatifs qui peuvent faire
office de coupe-feu et sur lesquels les premiers
moyens hydrauliques viendront s’appuyer afin de
lutter contre les propagations
► le repérage et la mise en œuvre des dispositifs de
désenfumage
► la récupération du plan de l’établissement s’il existe
► (la demande du service des eaux d’urgence si
besoin, hors du renfort incendie)
S’il n’est pas en mesure de réaliser un tour du feu complet,
le chef de garde fait compléter les reconnaissances
cubiques en s’appuyant sur la sectorisation (au moyen
d’engins-pompe) qui sera renforcée lors de la montée
en puissance de l’intervention. Cette action permet
de disposer d’un renseignement terrain sur une face
éloignée et menacée ou supposée l’être.

25
FEU D INSTALLATION PRECAIRE PROVISOIRE OU MOBILES :
► les stands d’expositions, baraques et attractions foraines ► les tentes et caravanes disposées sur les terrains de camping ► les campements sauvages (non assujettis à des règles de prévention)
26
risques campements sauvages
Le caractère anarchique de ces campements définit les risques auxquels peuvent être confrontés les secours : ► présence de bouteilles de gaz et récipients sous pression de toute sorte ► présence de piquages électriques non conventionnels ► présence possible de lignes HT (haute tension) au droit et pourtour du campement ► effondrement des structures ► risque de blessures et de détérioration du matériel ► Proximité immédiate de voie de circulation (routière ou ferroviaire) ► présence d’accelérants ► densité importante d'occupants ► insalubrité ► problématique potentiellement similaire aux dépôts d’ordures sauvages abordés au point2.
27
engagements premiers engins installations provisoires ou mobiles
Le taux d’occupation, la précarité des occupants et des installations représentent un fort risque humain. Le 1er chef d’agrès doit mener son action afin de réaliser les éventuels sauvetages tout en établissant des moyens hydrauliques puissants. Leur action doit permettre d’enrayer la propagation aux parties les plus menacées. Généralement, une LGP aura une action efficace sur ces installations, mais la recherche dans la rapidité de mise en œuvre du premier moyen hydraulique reste une priorité. Le chef de garde complète le dispositif hydraulique sur les parties les plus menacées. Son idée de manœuvre et la demande de moyens doivent prendre en compte le manque de PEI et les difficultés d’accès au site (axe LOG). Les capacités hydrauliques et d’éclairage de grande surface du BEA sont à envisager.
28
DÉPÔTS D’ORDURES PUBLIQUES, DÉCHETS INDUSTRIELS SAUVAGES CARACTERISTIQUES
Ces feux, qui se déroulent le plus souvent en plein air, ne présentent généralement pas de grands risques. Toutefois, ils peuvent dissimuler des objets dangereux susceptibles d’exploser sous l’effet de la chaleur. De plus, les matières en combustion dégagent une fumée épaisse, âcre, nauséabonde, dont la toxicité n’est pas négligeable et qui incommode fortement le voisinage.
29
DÉPÔTS D’ORDURES PUBLIQUES, DÉCHETS INDUSTRIELS SAUVAGES PRINCIPES INTERVENTION
Quand le volume de produits stockés est important, le COS ne doit pas hésiter à faire établir un nombre suffisant de lances pour noyer rapidement la masse en ignition. Le MEA ou un point haut naturel peut aider à prendre en compte la situation. Le risque d’explosion de bouteilles de gaz interdit de surplomber le sinistre et limite l’action dans la durée. L’emploi du drone permet de bénéficier d ‘une vue arienne sans engager la sécurité du personnel ou du BEA. Le sens du vent doit guider le COS afin de s’assurer que le sinistre ne se propage pas à l’environnement immédiat (le sens des fumées est un indicateur de propagation).
30
DÉPÔTS D’ORDURES PUBLIQUES, DÉCHETS INDUSTRIELS SAUVAGES PRINCIPES RISQUES
Le caractère anarchique de ces dépôts définit les risques auxquels peuvent être confrontés les secours : ► présence de récipients sous pression ► présence d’accélérants ► présence de fumées nocives, produits chimiques, etc. ► pollution environnementale ► éboulement effondrement du monticule mettant en danger les SPP
31
DÉPÔTS D’ORDURES PUBLIQUES, DÉCHETS INDUSTRIELS SAUVAGES PRINCIPES ENGAGEMENT MOYEN
Pour éviter tout risque de blessure pouvant entraîner des complications, les porte-lances, dans toute la mesure du possible, ne doivent pas progresser sur les matériaux entreposés. Les grands volumes de matières entreposées sont dangereux et instables pour les SPP engagés. Ne pas progresser sur les monticules. Des engins lourds (bulldozers, tractopelles) peuvent renforcer le dispositif et faciliter l’extinction en remuant et en déblayant les matériaux en ignition (Réquisitions : BSP 118.1, Partie 2, Titre 8).
32
DEPOTS ORDURES On peut aussi faire intervenir des sociétés privées pour faciliter l’extinction totale lorsque :
-Le feu ne risque pas de se propager à d’autres installations -l’extinction risque d’être de très longue durée
33
CHANTIERS DE CONSTRUCTION ET DE DÉMOLITION OU BÂTIMENTS DÉSAFFECTÉS CARACTERISTIQUE
Un chantier est un espace sur lequel ont lieu des travaux de construction ou de démolition. Généralement fermé au public, il fait l’objet de mesures de sécurité particulières. La démolition est le processus de démantèlement ou de destruction d’un ouvrage, par des méthodes planifiées et contrôlées. Le terme technique utilisé aujourd’hui est « déconstruction », qui intègre non seulement la démolition, mais également le tri sélectif des composants de l’ouvrage. Les chantiers importants nécessitent l’installation de zones de vie du chantier et la réalisation de pistes d’accès. Ils sont théoriquement vides d’habitants, mais peuvent parfois être squattés
34
CHANTIERS DE CONSTRUCTION ET DE DÉMOLITION OU BÂTIMENTS DÉSAFFECTÉS RISQUES
-présence de bouteilles de gaz sous pression (acétylène, butane propane, etc.) -risques de chute dans les gaines non protégées en cours d’aménagement -installations électriques volantes sous tension, chute de matériaux -écroulements de murs, effondrements de toitures ou planchers, etc. -occupation des locaux -stabilité de l’édifice
35
CHANTIERS DE CONSTRUCTION ET DE DÉMOLITION OU BÂTIMENTS DÉSAFFECTÉS ENGAGEMENT PREMIERS ENGINS (4)
-Les reconnaissances sont toujours effectuées en binômes et sont limitées au minimum indispensable pour la détermination des sauvetages à réaliser, ainsi qu’à la conduite normale des opérations -n’engager que le personnel strictement nécessaire à l’intérieur des locaux présentant quelque danger que ce soit -dès lors, attaquer les foyers à distance en utilisant au besoin des moyens puissants pour abattre les parties menaçantes -dans les feux de chantiers de démolition, le déblai ne doit pas être entrepris. En effet, l’extinction complète est alors obtenue en noyant les décombres