Événements aversifs
Une présentation orale
Une entrevue au doctorat
Voir une araignée sur le mur de la douche
Un souper de famille avec ton oncle fatigant
Renforcement négatif
Suppression d’un stimulus aversif/négatif qui renforce la réponse comportementale
-Échappement (avant)
-Évitement (après)
Échappement - Le rat va sauter la barrière pour supprimer la douleur- Suppression de la douleur est un renforçateur négatif
décharge (SD): traverser (R) diminution de décharge ou douleur (SR-)
Évitement - Le rat va sauter la barrière pour éviter la douleur
lumière (SD): traverser (R) absence de décharge ou douleur (SR-)
Échappement avant évitement chez l’humain
Mon «ami» a des propos sexistes et ça me fâche
Échappement : Je change de sujet / quitte la table / discute avec d’autres amis pour diminuer la colère ressentie
Évitement : J’évite d’entrer en contact avec cet ami afin de ne plus ressentir de colère face à ses propos sexistes
Évitement et motivation
La différence entre l’échappement et l’évitement:
La motivation pour l’évitement est moins apparente. Il n’y a pas de changement d’état (en colère vs. calme; douleur vs. pas de douleur)
Donc pas de renforçateur?
Théorie de l’évitement fondé sur 2 processus
L’évitement expliqué par 2 processus de conditionnement
Processus de conditionnement classique- choc (SI) ➞ peur (RI)- lumière (SN) + choc (SI) ➞ peur (RI)- lumière (SC) ➞ peur (RC)
Processus de conditionnement opérant - lumière (SD): traverser (R) ➞ Diminution de la peur (SR-)
Processus de conditionnement classique- propos sexistes (SI) ➞ colère (RI)- ami (SN) + propos sexistes (SI) ➞ colère (RI)- ami (SC) ➞ colère (RC)
Processus de conditionnement opérant
- ami (SD): refuser des invitations (R) ➞ Diminution de la colère (SR-)
- Évitement de mon ami ➞ Diminution de la colère- Renforcement négatif : ↑ les chances que j’évite mon ami dans le futur
Limites de l’évitement fondé sur 2 processus
A. L’hypothèse du maintien de l’anxiété (Solomon & Wynn, 1953)- L’exposition au SC est trop courte, l’animal n’a pas le temps de faire l’apprentissage lié à l’extinction
B. Phénomène d’incubateur (Eysenck, 1968)- Surtout chez l’humain-Renforcement de la RC par de brèves expositions indirectes au SI
A.Réponse de Lewis & Boyd (1979)- La peur n’est pas inexistante, elle est seulement affaiblie- Pas de peur = pas d’évitement
Théorie des réactions de défense spécifiques d’espèces
Les réponses d’évitement sont dues à des comportements déclenchés et non pas au conditionnement opérant
Cpt déclenchés : Réactions innées qui protègent l’espèce des stimuli aversifs (Apprentissage ++++ rapide)
Chez l’humain : réaction de fuite innée face à un ours
Théorie de l’évitement fondé sur 1 processus
Basé sur un principe de conditionnement opérant
L’évitement diminue la présence du stimulus aversif et non pas de la peur
P.ex : Le rat ne s’échappe pas parce qu’il a peur, mais parce qu’il veut éviter le choc
lumière (SD): traverser (R) ➞ Diminution des chocs (SR-)
Avantage de la théorie : Pas d’inférence sur les états mentaux (peur)
L’apprentissage dans l’évitement des phobies
Rappel phobie : Conditionnement classique d’une réponse de peur qui ne s’éteint pas
Expérimentation chez les rats : problème de validité écologique et de généralisation chez l’humain
Limites de l’application expérimentale chez l’humain (Mineka, 1985)1. Nature du stimulus aversif 2. Conditionnement expérimental est moins instantané que le conditionnement d’une phobie
a) Rat : Évite le choc mais PAS la lumière b) Humain : Morsure (SI) ➞ douleur (SI) ; Chien (SC) ➞ Peur/douleur (RC) - Évite les morsures et les chances de croiser un chien
1. Aspect central des phobies: elles ne s’éteignent pas car pas d’exposition au SC (sans SI) donc pas de possibilité d’extinction.
Équivalent expérimental à l,apprentissage d’évitement des phobies
Conditions nécessaires pour que l’expérimentation soit généralisable chez l’humain
Évitement hâtif
Prémisse : Les personnes ayant des troubles phobiques produisent des comportements d’évitement au début de la chaine d’événements qui aboutissent au stimulus aversif
Planification importante des activités pour éviter d’être confrontées au stimulus aversif
Pourquoi: Minimiser l’effort d’évitement
Évitement hâtif –Expérimentation
Souris sur un convoyeur et une section noire
Conclusions:
1. L’évitement doit se produire au début de la chaine pour les comportements phobiques - Diminue les efforts à déployer pour produire la réponse d’évitement
2. Réduit considérablement la possibilité d’extinction de la réponse d’évitement, car très peu ou pas exposé au stimulus aversif
L’évitement vue par l’approche psychanalyse
La répression des souvenirs traumatiques- Événement traumatique = Anxiété- Souvenir de l’événement = Anxiété - Répression du souvenir (R) ➞ Diminution de l’anxiété (SR-)
Trouble obsessionnel compulsif
C’est quoi un trouble obsessionnel compulsif - Trouble d’anxiété - Caractérisé par des obsessions et compulsions
Obsessions
- Peur de la contamination - Pensées agressives- Besoin de symétrie et d’exactitude- Peurs somatiques
Compulsions
- Vérification- Rituels de lavage- Rituels de comptage
Applicabilité de la théorie de l’évitement fondé sur 2 processus
Différence avec les phobies : Évitement «actif»
Exposition avec prévention de la réponse
-Prévenir la manifestation de la réponse d’évitement et de compulsion amène l’extinction de l’anxiété avec le temps
-Théorie d’exposition prolongée au stimulus - Approche basée sur la désensibilisation systématique et l’immersion - Exposition graduelle à des stimuli de plus en plus anxiogènes
- Exposition prolongée au stimulus anxiogène, sans pouvoir faire de compulsions -
L’exposition doit être de longue durée pour que l’anxiété diminue
Punition
Rappel :
Effet: Affaiblissement d’un comportement
Positive : Ajout de quelque chose d’aversifNégative : Suppression de quelque chose d’appétitif
Catégories de punition
Coût de la réponse
Suppression d’un élément positif après un comportement problématique
Avantage de cette punition - Possibilité de moduler la sévérité de la punition en fonction de l’offense
Efficacité de la punition dépend de l’effet réel de l’élément positif supprimé sur le comportement
Type de punition
Intrinsèque
Constitue un élément inhérent au comportement puni (l’activité est elle-même punitive)
Extrinsèque
Constitue un élément externe qui est ajouté suite à un comportement
Punition primaire vs secondaire
Primaire
Quelque chose d’aversif de façon innée - Bruits forts, décharge électrique, chaleur intense
Secondaire
Punisseur, associé par conditionnement classique, à un autre punisseur dans le passé
Problèmes avec la punition
Punition par suppression conditionnée
Punition engendre une réponse émotive qui diminue la motivation à faire le comportement dans l’immédiat
La punition entrave la manifestation du comportement pour une courte durée, sans nécessairement le diminuer
Levier (R) ➞ Nourriture (SR)
Levier (R) ➞ Choc (SP) Réponse : Rat fâché, n’appuie plus sur le levier Frustration diminuée ➞ Levier (R)
Punition par évitement
Punition serait un renforcement négatif pour tout autre type de comportement
Levier (R) ➞ Choc (SP)
Tout autre comportement (R) ➞ Absence de choc (SR)
Renforcement négatif par évitement du choc
Selon cette théorie, une punition n’affaiblie pas le comportement, mais le substitue plutôt par tout autre comportement qui est non-puni
Principe de punition de Premack
Rappel : Un CTP peut servir au renforcement d’un CPP
À l’inverse un CPP pourrait être utilisé pour punir un CTP Exercice physique soutenu pendant 1h ➞ Épuisement + Faim CTP = Manger ; CPP = Courir dans la roulette Rat mange (CTP) ➞ exercice physique (CPP)
Donc, le CPP est utilisé pour punir un CTP