C’est quoi la psychologie narrative ?
La psychologie narrative propose que les individus interprètent (intègrent dans leur soi) les expériences vécues à travers la construction d’un récit identitaire ou encore en écoutant les récits des autres.
Comment fonctionne la psychologie narrative ?
Les activités et les expériences humaines trouvent leur signification en s’intégrant dans les récits identitaires des individus.
Ces mêmes récits identitaires reposent généralement sur des dimensions interprétatives mais ont tout de même davantage d’influence que n’importe quel argument logique dans la construction du soi et/ou de l’identité.
Sur quoi se base la psychologie narrative ?
Cette approche met l’emphase sur les mécanismes à l’œuvre dans l’exploration de son identité et dans l’analyse des différentes alternatives identitaires et son implication dans la compréhension (interprétation) de qui nous sommes et de comment il nous est possible de nous intégrer à la société (environnement social).
À quoi s’intéresse la psychologie narrative ?
La psychologie narrative s’intéresse aux processus de création de sens et aux influences de ces processus sur la construction d’un récit de Soi:
Que fait l’enfant grâce au langage ?
Grace au langage, l’enfant va ainsi graduellement différencier et individualiser les objets et les personnes :
L’attitude de dénomination: nommer (comme première étape de définition) les éléments de l’environnement matériel et social
L’appropriation progressive des mots actualisant tout cela:
- l’expression verbale des émotions (désirs, etc.)
- les premières phrases
- le récit.
Quel est le lien entre l’adolescence et l’identité ?
L’adolescence représente une période où l’individu explore ses buts, ses valeurs et ses croyances afin que se développe une identité cohérente.
La construction de l’identité repose sur différents mécanismes qui tirent leur origine de l’enfance mais qui s’intensifient durant l’adolescence et sur lesquels reposent les fondations du développement psychosocial de l’adulte.
On marque ici, l’importance de la discussion et de la parole dans les processus de construction identitaire chez l’adolescent et le jeune adulte.
Quel est le lien entre les discussions et l’identité (notamment chez les ado/jeunes adultes) ?
Certaines études tendent à démontrer que les interactions quotidiennes (dont les discussions) permettent d’organiser les souvenirs et éventuellement de leur donner une signification.
Ces échanges détermineront également ce que l’individu se rappellera comme étant important et ce qu’il pourra négliger (oublier) comme n’étant pas important ou peu significatif.
Dans ce contexte, les adolescents et les jeunes adultes utiliseraient donc la conversation (les échanges) pour reconstituer les événements passés et que se développe ainsi une identité cohérente.
Quels sont les éléments de la trilogie de l’identité narrative ?
Quels sont les 2 aspects sur lesquels on met l’accent dans la théorité de l’identité narrative ?
L’importance du langage et de la communication, en particulier l’importance du récit dans la construction identitaire
Le soucis de soi qui peut être perçu négativement ou positivement et, grâce à cet intérêt, la décentration, l’intérêt porté aux autres (comparaison)
Quels sont les trois dimensions des théories narratives dans le développement de l’identité ?
Dans les théories narratives, c’est quoi la profondeur de l’exploration ?
La capacité de l’individu d’intégrer les différentes dimensions de son identité et aussi à sa volonté de s’impliquer activement dans un processus d’interprétation (capacité d’introspection!?)
Dans les théories narratives, c’est quoi la stabilité interne du récit identitaire comme une théorie du soi ?
La capacité de rendre compte d’un récit de Soi bien intégré (cohérents dans ses différentes dimensions)
Dans les théories narratives, c’est quoi la flexibilité du récit identitaire ?
La capacité que possède un individu de voir les choses du point de vue de l’autre (compréhension empathique)
Dans le traitement de l’information/prise de décision, les questions se posent à 3 niveaux. Quels sont ses niveaux ?
Matériel: Est-ce que ça a des implications sur mon quotidiens en terme pratique
Social: Est-ce que c’est à risque de fragiliser mon intégration
Psychologique: Cohérence/certitude (Est-ce qu’il y a plein d’autre chose ou je me suis trompé) et estime de soi (est-ce que je suis à ce point influençable/manipulable)
Quels sont les 4 écoles de pensés en identité ?
Identité sociale/catégorisation sociale (On se base sur les catégorie auxquels on appartient)
L’influence des relations, Deux et Martin (plus on rencontre des gens plus on bouge)
L’école critique: la capacité de résister aux déterminisme sociaux et pulsionnel, la quête d’autonomie est un processus sans fin
L’identité narrative: L’identité est un récit qui a besoin de cohérence, importance de la cohérence et du discours
Quels sont les 2 fonctions de la mémoire ?
Exactitude (se rappeler des choses le plus fidèlement possible)
Fonction de cohérence cognitive
Explique l’histoire des théories sur l’adoption.
Au milieu du XXe siècle, on croyait que, dans le meilleur intérêt de l’enfant adopté, il fallait éviter tout contact entre les parents biologiques et l’enfant. À cette époque, on croyait que la meilleure solution était une coupure nette entre l’enfant adopté et sa famille d’origine.
Les responsables des adoptions essayaient alors le plus possible de confier l’enfant à des parents à qui il ressemblait physiquement afin que l’enfant puisse passer pour un enfant naturel.
Cette situation a changé radicalement dans les années 1970 alors que l’on a mis de l’avant l’importance pour les enfants adoptés de connaitre leurs origines et, si possible, de favoriser certains contacts entre l’enfant adopté et les parents biologiques (appelée adoption ouverte)
Quel sont les 2 dimensions du soi ?
L’identité
L’estime de soi
Pourquoi c’est important pour un enfant adopté d’avoir un contact avec sa famille biologique.
Permet d’avoir une meilleure cohérence interne sur son identité.
Facilite la discussion avec les parents adoptifs.