Cours 6 Flashcards

(37 cards)

1
Q

Selon Santé Canada, quelle est la définition de la dépendance?

A
  • La toxicomanie est l’usage régulier d’alcool ou de drogues malgré les conséquences négatives
  • Toxicomane peut ne pas se rendre compte qu’il ne se contrôle plus et que cela génère des problèmes pour lui-même et pour les autres
  • On parle de dépendance physique lorsqu’un usager a besoin de la drogue pour fonctionner normalement
  • Il montre des symptômes négatifs de sevrage lorsqu’il arrête de prendre cette drogue ou diminue sa consommation
  • La toxicomanie est avant tout une dépendance psychologique
  • Peut comprendre la dépendance physique, mais pas nécessairement
  • Lorsqu’un individu est psychologiquement dépendant, il est extrêmement difficile de cesser de consommer la drogue ou d’y penser.
  • Les états de manque intense sont souvent déclenchés par des facteurs internes ou externes.
  • Ce comportement est renforcé par la consommation de la drogue en réponse à l’état de manque.
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2
Q

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quels sont les quatre éléments venant définir strictement la toxicomanie?

A
  1. Une envie irrépressible de consommer le produit ;
  2. Une tendance à augmenter les doses (tolérance) ;
  3. Une dépendance psychologique et parfois physique ;
  4. Des conséquences néfastes sur la vie quotidienne (émotives, sociales, économiques)
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3
Q

Quels sont les 5 modèles théoriques relié au traitement de la toxicomanie?

A
  1. Modèle moral
  2. Modèle traditionnel de maladie
  3. Modèle psychologique
  4. Modèle bio-psycho-social
  5. Modèle neurobiologique
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4
Q

Qu’est-ce que le modèle moral?

A
  • Ce sont les croisades de tempérance, qui ont balayé le Québec après les événements de 1837, et le mouvement prohibitionniste aux États-Unis et au Canada qui propagent l’idée que la consommation excessive d’alcool est de l’ivrognerie et constitue un vice.
  • Le buveur excessif est perçu comme un pécheur qui commet une faute.
  • Explications proposées par les membres des sociétés mettent l’accent sur la responsabilité individuelle du consommateur.
  • L’alcool est un produit dangereux et la cause des problèmes sociaux
  • L’alcool c’est :
    a) La cause de plusieurs problèmes sociaux dont la criminalité, la pauvreté et les difficultés familiales
    b) Elle soustrait la discipline individuelle
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5
Q

Quels sont les postulats du modèle moral?

A
  • Postulat de base : Faiblesse morale et manque de volonté chez le consommateur
  • L’alcool affaiblit ou élimine le contrôle de la personne sur ses comportements
  • L’alcool libère ou augmente les passions et les désirs, tout en réduisant la sensibilité morale
  • L’alcool entraîne grande dépendance.
  • La solution = l’abstinence
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6
Q

Quelles sont les 3 stratégies pour une communauté sans alcool selon le modèle moral?

A
  1. La persuasion morale (technique éducative)
  2. Opprobre sociale = humiliation publique
  3. La prohibition (technique légale)
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7
Q

Quels autres caractéristiques essentielles vient-on apporter concernant le modèle moral?

A
  • Consommation d’alcool = pêché - Le vice de l’ivrognerie
  • Qui fait l’intervention pour retrouver une société sobre :
    • Représentants de la loi
    • Représentants de l’église
  • Traitement: Prière, le témoignage, l’exhortation et la pénitence
  • Limites : Ne font pas la distinction entre personnes développant une problématique d’assuétude alors que d’autres non
  • Traitement revient pas à l’individu, mais aux éléments externes, soit le contrôle de la substance
  • Même objectif pour tous
  • L’approche est peu efficace: Marginalise les consommateurs et donc moins poussé à demander de l’aide
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8
Q

Qu’est-ce que le modèle médical

A
  • L’alcoolisme = maladie progressive
  • Tous ceux qui prennent le risque de consommer peuvent devenir alcoolique, il faut donc en bannir l’usage
  • L’alcool = ALLERGIE
  • Il s’agit d’un groupe d’entraide et non d’une offre de services thérapeutiques
  • Le modèle des AA
  • 12 étapes au modèle (13e étape - flirt - “pas là pr les bonnes raisons”)
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9
Q

Qu’est-ce que le mouvement Alcoolique Anonyme et comment a-t-il été fondé? Comment fonctionne-t-il?

A
  • Le mouvement Alcooliques anonymes (AA) est une organisation mondiale d’entraide dont l’unique but est d’aider à devenir abstinent
  • Fondé en 1935 par Bill et Bob
  • 1942, la première secrétaire nationale des AA, Ruth Hock, rapporte un avis de décès qui deviendra la phrase clé des AA:
    « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. »
  • L’anonymat est la base des traditions des AA ainsi tous ses membres sont égaux
  • Aucun thérapeute ni encadrement
  • Priorité à la confidentialité
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10
Q

Quelles sont les croyances des AA?

A
  • Alcoolique un jour, alcoolique toujours
  • Les personnes qui arrivent à boire de façon contrôlée n’était pas des vraies alcooliques
  • Seul un alcoolique peut comprendre et aider un autre alcoolique
  • Puisque l’alcoolique ne peut se contrôler, seule Dieu ou la puissance supérieur peut l’aider à cesser de consommer
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11
Q

Qu’est-ce que le 24h à la fois?

A
  • Abstinent pour 24 heures
  • Peut être fractionné lorsque trop difficile (matinée, déjeuner, après-midi, dîner, soirée, nuit…).
  • L’abstinence consiste à ne plus consommer une goutte d’alcool
  • La sobriété est la conséquence heureuse de l’abstinence.
  • Forme de sagesse qui permet à l’alcoolique abstinent de mener une existence aussi heureuse et utile que possible dans tous les domaines de sa vie dont il a repris le contrôle
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12
Q

Peut-on qualifier le modèle médical comme un modèle efficace?

A
  • Certains auteurs prétendent que 75 à 80% des personnes quittent le mouvement au cours de la première année
  • Le taux de succès des AA est de 5 à 8 % : environ une personne sur 15 qui entre dans le programme devient sobre et le reste pendant plus d’une année
  • Selon Amnon Jacob Suissa, les avantages des AA sont la gratuité, l’anonymat et qui brise l’isolement et procure un sentiment d’appartenance
  • Indépendamment de nos croyances ou de notre conception de Dieu, la littérature démontre qu’une approche intégrant la dimension spirituelle augmente de 10 % les chances de réussite du traitement
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13
Q

Qu’est-ce que Cochrane, 2020, dit sur le modèle médical?

A
  • 27 études contenant 10 565 participants
  • L’âge moyen des participants aux études varie de 34,2 à 51 ans.
  • Les AA ont été comparés à des interventions cliniques psychologiques, telles que la MET (motivational enhancement therapy) et la TCC, et à d’autres variantes de programmes en 12 étapes.
  • Les interventions standardisées des AA sont plus efficaces que d’autres traitements établis, tels que la TCC, pour augmenter l’abstinence.
  • Les AA permettent probablement de réaliser des économies substantielles sur les coûts de santé des personnes souffrant de troubles liés à la consommation d’alcool.
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14
Q

Qu’est-ce que le modèle psychologique et quels sont ses 3 types?

A
  • Traits de personnalité typiques au toxicomane.
    1. Le modèle cognitivo-comportemental;
    2. Le modèle psychodynamique;
    3. Le modèle systémique
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15
Q

En quoi consiste le modèle cognitivo-comportementale et ses thérapies (TCC)?

A
  • Les TCC sont des interventions visant à remplacer à la fois le mode de pensée (cognition), les émotions et les réactions (comportement)
  • Offerte sur une période de temps limité (approximativement entre 10 et 20 sessions)
  • TCC contribue à contrer progressivement les émotions pénibles en modifiant les pensées, croyances et compts. de l’usager

Efficacité :
- De nombreuses études ont confirmé l’efficacité de la TCC dans le traitement de la toxicomanie
- TCC souvent utilisée combinée avec d’autres approches d’intervention, produisant des effets plus importants que la TCC seule
- Modification de comportement: 20 à 30% après 12 mois

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16
Q

En quoi consiste l’approche psychodynamique?

A
  • Les difficultés de consommation de substances psychoactives sont comprises comme étant associées aux difficultés interpersonnelles et intrapsychiques de la personne.
  • L’analyse des thèmes centraux reliés aux conflits relationnels est l’élément central de l’intervention, le soutien de la personne et l’aide à la réflexion étant les techniques privilégiées de ce modèle.

Efficacité :
- Traitement médical et psychodynamique : 24%. Après 18 mois, ajout de 17% de consommateurs modérés = ± 40%
- Pas de données empiriques suffisantes pour déterminer le taux d’efficacité de l’approche lorsqu’elle n’est pas combinée à une autre

17
Q

Qu’est-ce que la “personnalité alcoolique”?

A
  • Importance de dimensions psychiques telles que l’oralité ou la tendance à l’autodestruction dans le déterminisme de l’alcoolisme.
  • La consommation d’alcool est considérée comme un « autotraitement » de l’angoisse permettant de supporter, d’oublier ou de lutter contre un conflit psychique ou une «faiblesse du moi»
18
Q

Qu’est-ce que Bélanger et Otis (1987) ont à dire sur la personnalité alcoolique?

A
  • Image de soi pauvre ou négative et éprouvant des sentiments de rejet, d’échec, de honte, d’infériorité et de culpabilité
  • Les manifestations cliniques sont:
    • L’immaturité,
    • L’état dépressif,
    • L’instabilité affective,
    • La dépendance,
    • La faible tolérance à la frustration,
    • L’impulsivité,
    • Une tendance à la manipulation,
    • Les difficultés relationnelles et les attentes irréalistes.
  • Les principales défenses de l’alcoolique sont le déni (le refus de reconnaître son état), la négation, les alibis et le mensonge, la projection, le refoulement, l’isolement, etc.
  • La psychothérapie proposée consiste à explorer les traits de la personnalité, faire prendre conscience du lien entre les modes de consommation, la personnalité et le vécu, et renforcer l’image de soi.
19
Q

Qu’est-ce que l’approche systémique?

A
  • “La thérapie en réseau […] est une approche de la réhabilitation dans laquelle certains membres de la famille et des amis appuient le changement d’attitude.
  • Les membres du réseau sont intégrés à part entière dans l’équipe du thérapeute, et non comme patients soumis au traitement.
  • Avec les patients dépendants, le but de cette approche est d’obtenir rapidement l’abstinence et de prévenir les rechutes, ainsi que le développement d’une adaptation sans psychotrope à la vie de tous les jours” .
  • Conso. = système dysfonctionnel
  • L’approche systémique vise à amener le consommateur à prendre conscience de ses difficultés relationnelles et agir sur celles-ci

Efficacité :
- Plusieurs études ont démontré l’efficacité des programmes utilisant cette approche
- Augmentation de près de 25% des chances de s’en sortir lorsque l’entourage significatif est impliqué dans le traitement

20
Q

Quel est le modèle bio-psycho-social?

A
  • Le cycle de l’assuétude de Stanton Peele (dépendance)
  • Selon ce modèle des variables individuelles, sociales et culturelles, sont impliquées dans le développement du problème
  • Le toxicomane entretien une dépendance non pas à la drogue mais plutôt à l’effet analgésique de la substance
  • Plus attiré par l’effet engourdissant du mal être du produit que pour le plaisir
  • La principale cible de l’intervention sont les conditions psychosociales qui sont à la source de ce rapport problématique entre l’individu et le produit.
  • Lien entre le stress et la toxicomanie:
    a) Le modèle de la théorie des rôles suggère qu’une relation causale peut être possible entre le rôle du stress et l’abus d’alcool ou de drogues .
    b) L’hypothèse énoncée ici est que l’alcool est utilisé comme un réducteur de tension.
21
Q

Quelle est l’approche bio-génétique du modèle neurobiologique?

A
  • Selon les tenants de cette approche, certains individus seraient porteurs de caractéristiques génétiquement qui les rendraient plus vulnérables.
  • La possibilité d’une base génétique pour l’alcoolisme est soutenue par l’existence d’un taux de transmission héréditaire élevé, entre 52 et 64%
  • Postulat : la toxicomanie a été associée sur le plan neurobiologique à la modulation court terme de différents systèmes de neurotransmission
  • Chaque drogue comporte son mécanisme d’actions, elles augmentent l’activité de l’autoroute du plaisir en augmentant la transmission de la Dopamine.
  • Considérant la façon dont est construit le cerveau, et que les drogues activent ce réseau particulier associé au plaisir, ces drogues présentent un potentiel d’abus.
  • Peu de médicament pour la toxicomanie - médicaments qui agissent sur la cible directe:
    a) Opiacés: naltrexone (revia)/naloxone: bloque les récepteurs, pas très bien, car place la personne en état de sevrage permanent (antagoniste)
    b) Méthadone/buprénorphine: occupe le récepteur et le maintien a activité très base, ce qui permet de fonctionner (Mu) (agoniste)
    c) Alcool: acamprosate (Antagoniste)
22
Q

Que peut-on dire de la toxicomanie chez les jeunes et adultes judiciarisés?

A

Jeunes :
- Les études nous apprend que la prévalence de la consommation de substances psychoactives s’avère beaucoup plus élevée parmi les adolescents qui se trouvent dans les centres jeunesse que chez les personnes du même âge au sein de la population québécoise
Adultes :
- Environ 75 % des personnes admises dans des établissements fédéraux au Canada ont un grave problème de consommation
- Une proportion importante de détenus, tant masculins (56%) que féminins (58%), estiment qu’ils avaient un problème d’usage de drogues avant l’incarcération

23
Q

Quels sont les enjeux sur la réinsertion sociale concernant la stigmatisation?

A
  • Études montrent que la conso. de substances (CPS) fait l’objet d’une stigmatisation plus importante que tout autre problème de santé
  • Situation découle souvent du fait que la conso. n’est pas considérée comme un problème de santé, mais plutôt comme un comportement qu’il est possible de contrôler
  • Cette perception fait en sorte que les personnes aux prises avec cette problématique sont souvent tenues responsables de leurs gestes.
  • La criminalité fait aussi l’objet d’une grande stigmatisation et impose des restrictions au délinquant, qui ne peut pas voter, s’acheter une maison, recevoir de l’aide financière ou occuper un emploi – des éléments importants à la réinsertion sociale
  • Délinquant qui anticipe la stigmatisation avant sa remise en liberté aura plus de difficulté à s’ajuster à la vie dans la collectivité
  • Les données montrent que la stigmatisation liée à la CPS peut retarder le rétablissement et la réinsertion sociale, amoindrir la qualité des soins de santé et des traitements et en réduire l’accès
24
Q

Quels sont les enjeux sur la réinsertion sociale concernant la continuité des soins?

A
  • L’accès aux programmes offerts dans les établissements n’est pas toujours rapide, car par ex. d’annulations ou de restrictions à la liberté de mouvement imposées par mesure de sécurité
  • Les populations carcérales sont beaucoup moins susceptibles de recevoir des soins de santé réguliers avant leur incarcération ou après leur mise en liberté
  • Les employés et les délinquants entrent et sortent des établissements de façon cyclique, ce qui influe aussi sur la continuité des soins de santé et des programmes
  • Il arrive souvent que les services communautaires ne soient pas en mesure de combler les nombreux besoins; par exemple les populations autochtones
25
Que peut-on dire sur les interventions auprès de toxicomanes judiciarisés?
* Recherches ont montré qu’un problème de conso de drogues constituait un facteur de risque de récidive criminelle qui pouvait être contré par une intervention adéquate - «Get tough on crimes »: discours affirmant l’impossibilité pour les contrevenants de changer d’attitudes et de comportements et adoption de loi et règlements sévères * L’offre de programmes de réadaptation pour personnes toxicomanes judiciarisées est apparue comme une solution économique/efficace pouvant se produire à plusieurs moments de la trajectoire judiciaire. * La revue Addiction, Sellman (2009): L’auteur souligne que la dépendance est surtout un compt. compulsif qui implique des dimensions neurobiologiques, mais aussi environnementales et génétiques fort complexes. - Un traitement individualisé, qui ratisse large en ce qui concerne les cibles d’intervention et qui est dispensé dans un cadre thérapeutique empathique, présente des chances de succès plus grandes. - Il importe de prendre le client là où il se situe et de consolider son engagement par des attitudes ciblées qui évitent les stratégies de confrontation.
26
Qu'est-ce que le Programme de traitement de la toxicomanie de la cour du Québec à Montréal (PTTCQ)?
* Le programme de traitement judiciaire de la toxicomanie s’inscrit dans la tradition judiciaire québécoise qui a toujours accordé une grande importance à la réadaptation et à la réinsertion sociale des accusés. * En privilégiant l’imposition de peines qui prennent en compte le traitement des contrevenants, le système de justice pénale agit sur une cause importante de la criminalité tout en agissant pour le changement durable de la personne, pour la prévention de la rechute et pour la réduction de ses méfaits. * Il prévient la récidive dans une perspective de sécurité publique. - Le Centre Dollard‐Cormier – Institut universitaire sur les dépendances (CDC‐IUD)/Centres de thérapie/Les organismes communautaires et groupes d’entraide * Contrevenant qui entend recourir à un programme de traitement satisfait aux critères suivants: - Il présente un problème d’abus ou de dépendance aux substances psychoactives, lié à l'infraction qui lui est imputée; - Il ne présente pas de danger pour la sécurité du public.
27
* Mesures de réduction des méfaits mises en place par le SCC * Le SCC a adopté une approche intégrée afin de prévenir et de contrôler les infections transmises sexuellement par le sang, conformément à l’OMS. Ces mesures comprennent : - Dépistage et l’analyse à l’admission (durée d'incarcération) - L’éducation à l’admission sur les maladies infectieuses leur prévention - Accès à du matériel et à de l’information sur la réduction des méfaits (p. ex. des préservatifs) - Accès à des programmes de traitement de la toxicomanie au sein du SCC et à Narcotiques Anonymes dans la collectivité - Traitements de substitution aux opiacés (méthadone et SuboxoneMD) - Campagnes de lutte contre la stigmatisation liée au VIH - Aiguillage/counseling santé mentale - Prophylaxie post/pré-exposition - Le traitement du VIH et du VHC - Prévention, diagnostic et traitement de la tuberculose (dépistage parallèle pour le VIH et la tuberculose) - L’accès à de l’eau de Javel
28
Quels sont les services de santé du SCC concernant la toxicomanie??
* Les détenus ont accès à des services de santé, y compris : - Traitement à l’agoniste opioïde (TAO), y compris la méthadone et le Suboxone; - En réponse à la crise émergente des opioïdes au Canada, le SCC a fait passer le nombre de détenus recevant un TAO à 1 215, soit une hausse de 40 % depuis octobre 2016. - 2018, SCC a mis en œuvre le Programme d’échange de seringues dans les prisons dans 1 prison pour hommes et 1 pour femmes. - Continuité des soins après mise en liberté pour garantir que détenus ayant des besoins médicaux continueront à recevoir des soins, y compris traitement du VIH ou VHC, counseling en santé mentale et accès aux cliniques communautaires TAO. - Conformément à Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances, SCC s’est engagé à protéger santé et sécurité du personnel et détenus grâce à l’application soutenue de la loi et en leur donnant un accès continu à des programmes de réduction des méfaits.
29
Que peut-on dire sur l'intervention auprès des personnes toxicomanes?
* La réinsertion sociale vise le retour à une vie active, qui pourra passer par le retour ou l’entrée sur le marché du travail ou la scolarisation * Les besoins en réinsertion sociale ciblent la socialisation. * Ceci peut se réaliser: a) Par le développement d’un réseau social non-consommateur, b) Par l’acquisition d’habiletés sociales ou encore c) Par le démarrage ou la reprise d’activités de loisirs mises de côté en raison de la consommation ou du jeu. * La réinsertion dans la sphère sociale influence la réinsertion dans la sphère occupationnelle et vice-versa.
30
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, on dit qu'une réinsertion sociale favorisant le développement du réseau de soutien est souvent garante d’une réadaptation réussie. Lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, sur quoi devrait-on se focaliser concernant: l'éducation aux loisirs?
- Acquérir des connaissances et des habiletés permettant de reconnaître la possibilité d’avoir du plaisir et de socialiser sans consommer . - Rancourt (1990) a évalué un programme d’éducation aux loisirs composé de séances hebdomadaires d’entraînement physique, d’activités récréatives diverses et de sorties de groupe: - Les résultats: permet de sensibiliser les participants à de nouvelles activités, de renouer avec des activités abandonnées au profit de la consommation et de développer un réseau social soutenant leur démarche.
31
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, sur quoi devrait-on se focaliser concernant: la réinsertion en logement?
- Les logements offrant des services de soutien se retrouvent souvent sous la forme de coopératives ou de foyers collectifs rattachés à l’établissement de soins, et les résidents sont considérés comme des bénéficiaires du programme. - Selon l’expérience clinique du Centre for Addiction and Mental Health (CAMH, 2002), les logements avec services de soutien peuvent remplacer efficacement les soins hospitaliers de longue durée, surtout pour les personnes présentant des problèmes concomitants de santé mentale et de dépendance. * L’efficacité des résidences suivant le modèle Oxford House a beaucoup été étudiée: - Ces résidences accueillent des hommes et femmes qui sont à différentes étapes de leur processus de réadaptation. - Les résidents peuvent y habiter aussi longtemps qu’ils le désirent pour autant qu’ils ne consomment ni alcool ni drogues : la plupart y habitent un peu plus d’un an. - Procurant un environnement communautaire géré par les résidents, ces résidences offrent un milieu de vie sans intervenants où les résidents s’entraident mutuellement à reprendre une vie sans conso. - Outre les avantages sur le plan de la conso. et de l’emploi, ce type de résidence permet de recréer un réseau social de non-consommateurs qui se soutiennent les uns les autres.
32
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, qu'est-ce que l'approche de renforcement pour la communauté?
- Principalement en place dans des organismes communautaires, elles offrent une vaste panoplie de services. - Bégin (2003) décrit l’étape de la consolidation des acquis d’une ressource de la région de Québec, qui offre plusieurs services de réinsertion sociale afin de préparer la personne à sa sortie du traitement interne. - Lors de cette dernière étape de leur réadaptation, les usagers ont accès à; ** un atelier de groupe sur le budget, **l’épargne et le crédit, **l’endettement et le recours aux créanciers, **des rencontres individuelles avec un conseiller en orientation pour réfléchir au plan professionnel une fois leur sorti, **un atelier d’information sur la sélection d’un logement **un service de réinsertion sociale individuel pour développer des compétences permettant le maintien des changements
33
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, qu'est-ce que l'approche de la communauté thérapeutique?
- Les communautés thérapeutiques sont des cadres exempts de substances où vivent ensemble des personnes ayant des problèmes de consommation. - Ces environnements structurés sont propices à la guérison, facilitent le rétablissement et préparent la personne à réintégrer la société après son incarcération. - Milieux qui favorisent la réinsertion sociale de leurs usagers, soit par l’intermédiaire des liens qui se créent entre les résidents tout au long de leur démarche ou encore par des services de suivi permettant à l’usager de se détacher de la communauté de pairs et de développer son autonomie - Encore peu d’études évaluent l’efficacité sur le plan social des traitements basés sur les communautés thérapeutiques - Étude qualitative par Soyez et Broekaert (2003) démontre que les usagers arrivent difficilement à se construire réseau social sain/stable. - De plus, lors des phases de retour dans la communauté, les usagers se disent également bouleversés par la proximité et la disponibilité des substances dans leur environnement.
34
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, que remarque-t-on par rapport à l'appartenance spirituel??
- Ces groupes renforcent l’abstinence ou une consommation non-abusive de substances psychoactives - Permet à la personne dépendante de s’associer à des pairs ne valorisant pas la consommation, ce qui facilite la création d’un nouveau réseau social favorisant l’abstinence ou la consommation non problématique et offre des activités où la présence de substances psychoactives est limitée, voire absente - Favorise changement à long terme . - En fait, ce n’est pas la spiritualité qui permet la réinsertion sociale, mais bien l’appartenance à un groupe favorisant l’abstinence ou une consommation non problématique.
35
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, que remarque-t-on par rapport aux groupes anonymes et l'accompagnement?
* Groupes anonymes: La participation à des groupes anonymes permet de créer un nouveau réseau social qui pourra remplacer le réseau d’amis consommateurs et ainsi offrir un réseau social sain, qui facilitera la réinsertion dans la communauté * Accompagnement: - L’accompagnement consiste à ce qu’un intervenant guide l’usager dans ses diverses démarches de réinsertion sociale (ex. : demande de carte d’assurance maladie, recherche de logement). - L’accompagnement est également appelé « faire avec ». Il est particulièrement recommandé pour les personnes les plus vulnérables, comme les personnes sans domicile fixe ou celles présentant des problèmes multiples . - Son efficacité = peu rapportée dans les écrits scientifiques.
36
Concernant la réadaptation sociale des toxicomanes, lorsqu'on regarde les programmes ou activités touchant la sphère sociale, que remarque-t-on par rapport aux services post-traitement et l'employabilité?
* Services posttraitement: - Les services de réinsertion ciblant la sphère sociale de type « posttraitement » concernent les services mis en place une fois le processus de réadaptation terminé. - Ces services visent à favoriser une transition fluide entre environnement structuré que fournit le CRD et le retour à une vie en société à l’extérieur du cadre clinique. - Ils ont pour objectif de construire, reconstruire ou de renforcer le soutien communautaire et social des usagers afin de maintenir et d’élargir les gains thérapeutiques faits dans le milieu d’intervention. * L’employabilité: - Retour et le maintien à l’emploi dans le temps sont souvent utilisés comme indicateurs de réussite de la réadaptation, car ils sont perçus comme le signe d’un retour à la société et de la reprise d’un rôle actif - Le retour à l’emploi est vu positivement, notamment pour individus présentant une double problématique de dépendance et de santé mentale. - Une atténuation des symptômes psychologiques, une amélioration de la qualité de vie et une meilleure estime de soi - Le travail procure = une structure de vie et des occasions de socialiser avec des gens offrant des modèles de consommation sains
37
Quels sont les programmes de réinsertion pour les jeunes toxicomanes?
* Programmes de l’Association des centres jeunesse du Québec: - Depuis quelques années déjà, l’ACJQ a mis en place le projet Qualification des jeunes, qui vise à préparer et à encadrer le passage des jeunes à la vie autonome, à favoriser leur entrée sur le marché de l’emploi et à les amener à développer des réseaux de soutien externes aux centres jeunesse (ACJQ, 2006). - Le projet s’adresse aux jeunes de 16 ans, qui présentent des caractéristiques de vulnérabilité nécessitant un suivi additionnel aux services réguliers pour favoriser leur réinsertion sociale. - Le suivi additionnel peut se poursuivre jusqu’à ce que le jeune atteigne l’âge de 19 ans. - La participation au projet a contribué à diminuer le pourcentage de jeunes insérés dans un réseau social principalement composé d’amis avec qui ils consomment des drogues ou commettent des crimes, qui est passé de 50 % à 30 %.