Quelle relation la psychophysique cherche-t-elle à établir ?
a) Corps–esprit
b) Entre l’intensité physique d’un stimulus et l’expérience perceptive
c) Entre mémoire et perception
d) Entre attention et décision
e) Aucune de ces réponses
b) Relation stimulus physique ↔ intensité perçue (définition centrale de la psychophysique).
Dans la mesure du seuil absolu, la convention du 50 % signifie :
a) Intensité où le participant dit « oui » deux fois de suite
b) Intensité où la sensation devient consciente et durable
c) Intensité détectée dans 50 % des essais
d) Intensité médiane de l’échelle utilisée
e) Aucune de ces réponses
c) Par convention, le seuil absolu est l’intensité détectée dans 50 % des essais (méthode des stimuli constants).
La méthode des stimuli constants se distingue parce qu’elle :
a) Présente les intensités en ordre croissant seulement
b) Laisse le sujet ajuster l’intensité
c) Présente plusieurs intensités prédéterminées dans un ordre aléatoire
d) N’utilise qu’une seule intensité de référence
e) Aucune de ces réponses
c) Présentation aléatoire de 5–9 intensités prédéterminées ; seuil au point 50 % de détections.
Le seuil différentiel (JND) est :
a) La plus petite intensité détectable
b) L’écart minimal détectable entre deux stimuli
c) La moyenne des points de transition
d) Le point d’intersection des distributions bruit/signal
e) Aucune de ces réponses
b) Le JND est la plus petite différence détectable entre deux stimulations.
Selon la loi de Weber, JND/S = k implique que :
a) Le JND décroît linéairement avec S
b) Le JND est proportionnel à l’intensité standard S
c) Le JND est indépendant de S
d) Le JND dépend uniquement de la modalité sensorielle
e) Aucune de ces réponses
b) Le JND croît proportionnellement à l’intensité standard (constante de Weber k).
La loi de puissance de Stevens (P = k·S^n) indique que :
a) La sensation croît toujours plus vite que la stimulation
b) La sensation est proportionnelle au logarithme de l’intensité
c) L’exposant n détermine compression (n<1), linéarité (n=1) ou expansion (n>1)
d) L’estimation de magnitude n’est pas requise
e) Aucune de ces réponses
c) n<1: compression (ex. brillance); n=1: linéaire (longueur); n>1: expansion (choc électrique).
Dans l’estimation de magnitude, on demande au sujet :
a) De choisir entre deux alternatives forcées
b) De donner un nombre qui reflète l’intensité perçue
c) D’ajuster l’intensité jusqu’au juste perceptible
d) D’ignorer tout contexte
e) Aucune de ces réponses
b) Le sujet attribue une valeur numérique à l’intensité perçue sur une large plage d’intensités physiques.
Le ‘cross-modality matching’ consiste à :
a) Apparier deux stimuli dans la même modalité
b) Ajuster un stimulus dans une modalité pour égaler l’intensité perçue d’un autre dans une modalité différente
c) Comparer deux systèmes sensoriels par temps de réaction
d) Faire un tri de catégories verbales
e) Aucune de ces réponses
b) Ajuster l’intensité (ex. lumière) pour égaler l’intensité perçue d’un son : appariement intermodal (scaling).
Dans la théorie de détection du signal (TDS), d’ représente :
a) Le critère de décision
b) La sensibilité, c.-à-d. la séparation des distributions bruit vs signal
c) Le taux de bonnes réponses
d) La pente de la courbe psychométrique
e) Aucune de ces réponses
b) d’ mesure la sensibilité (distance entre bruit et signal), indépendante du critère.
Le critère de décision (‘beta’) :
a) Est fixé par l’expérimentateur et ne varie pas
b) Se place idéalement à l’intersection bruit/signal mais peut être déplacé selon le contexte
c) Est identique à d’
d) Ne concerne que les tâches à 4AFC
e) Aucune de ces réponses
b) Critère optimal à l’intersection ; peut être libéral ou conservateur selon le coût/bénéfice.
Sur une courbe ROC, une plus grande sensibilité (d’) se manifeste par :
a) Une courbe plus proche de la diagonale
b) Une courbe plus bombée vers le coin supérieur gauche
c) Une courbe symétrique par rapport à la diagonale
d) Une pente constante égale à 1
e) Aucune de ces réponses
b) Plus d’ est grand, plus la ROC s’éloigne de la diagonale et se bombe vers le coin supérieur gauche.
Parmi les méthodes classiques de seuil, laquelle est la moins coûteuse en essais mais la moins précise ?
a) Stimuli constants
b) Limites
c) Ajustement
d) 2AFC
e) Aucune de ces réponses
c) La méthode d’ajustement est rapide et économique, mais moins précise que stimuli constants/limites.
Le potentiel d’action se caractérise par :
a) Une amplitude variable selon l’intensité
b) Une entrée massive de Na+ suivie d’une sortie massive de K+
c) Une durée de ~10 ms
d) Une propagation décrémentielle
e) Aucune de ces réponses
b) PA ~1 ms : entrée Na+, puis sortie K+ ; loi du tout-ou-rien (amplitude constante).
La fréquence des potentiels d’action code :
a) L’identité du neurone
b) L’intensité du stimulus
c) La modalité sensorielle
d) La localisation exacte sur la rétine
e) Aucune de ces réponses
b) Plus la stimulation est forte, plus la fréquence de décharge augmente (codage en fréquence).
La période réfractaire :
a) Permet un nouveau PA immédiatement
b) Est due à la pompe Na+/K+ qui rétablit les concentrations
c) Augmente l’amplitude du PA
d) Élimine l’activité spontanée
e) Aucune de ces réponses
b) La pompe Na+/K+ rétablit les gradients ioniques ; réfractaire immédiate empêche un nouveau PA.
À la synapse, un neurotransmetteur inhibiteur :
a) Dépolarise la membrane
b) Hyperpolarise et rend le PA moins probable
c) N’a aucun effet sur le neurone postsynaptique
d) Déclenche toujours un PA
e) Aucune de ces réponses
b) Les effets inhibiteurs hyperpolarisent et rendent plus difficile le déclenchement d’un PA.
Quelle structure régule la quantité de lumière entrant dans l’œil ?
a) Cristallin
b) Iris (via la pupille)
c) Cornée
d) Épithélium pigmentaire
e) Aucune de ces réponses
b) L’iris module le diamètre de la pupille et donc le flux lumineux.
La fonction première du cristallin est :
a) Protéger la rétine
b) Focaliser l’image sur la rétine (accommodation)
c) Régénérer les pigments visuels
d) Transmettre l’information au CGL
e) Aucune de ces réponses
b) Le cristallin déforme sa courbure via les muscles ciliaires pour focaliser (proche/loin).
La fovéa :
a) Contient surtout des bâtonnets
b) Offre l’acuité maximale et ne contient que des cônes
c) Est la tache aveugle
d) Reçoit surtout les projections du collicule supérieur
e) Aucune de ces réponses
b) Fovéa = uniquement des cônes ; acuité maximale.
Dans la transduction visuelle, quel événement déclenche la cascade ?
a) Isomérisation du rétinal après absorption d’un photon
b) Rupture irréversible de l’opsine
c) Dépolarisation des cellules ganglionnaires
d) Fermeture des canaux Na+ par le K+
e) Aucune de ces réponses
a) Le photon provoque l’isomérisation du rétinal (dans la rhodopsine), ce qui initie la transduction.
Pourquoi parle-t-on de ‘réponse graduée’ pour les photorécepteurs ?
a) Ils ne génèrent jamais de signal électrique
b) Leur réponse n’est pas un PA mais une variation continue (analogique)
c) Leur réponse est binaire
d) Ils codent en tout-ou-rien comme les ganglionnaires
e) Aucune de ces réponses
b) Les photorécepteurs modulent continûment leur potentiel (graded), plutôt que d’émettre des PA.
Lors de l’adaptation à l’obscurité :
a) Les cônes atteignent lentement une sensibilité maximale après ~25 min
b) Les bâtonnets atteignent rapidement leur maximum en 3–4 min
c) On observe deux phases : cônes (rapide, limitée) puis bâtonnets (lente, très sensible)
d) La sensibilité diminue globalement
e) Aucune de ces réponses
c) Phase 1 rapide par les cônes, puis phase 2 plus lente par les bâtonnets (~25 min) → sensibilité maximale.
Le ‘blanchiment’ des pigments visuels réfère à :
a) La régénération achevée des pigments
b) La séparation du rétinal et de l’opsine après stimulation lumineuse
c) L’absence de photopigments dans la fovéa
d) La saturation des cônes S
e) Aucune de ces réponses
b) Après isomérisation, le rétinal se détache de l’opsine (blanchiment) avant régénération.
Quelle longueur d’onde maximise la sensibilité des bâtonnets (scotopique) ?
a) ~419 nm
b) ~500 nm
c) ~531 nm
d) ~558 nm
e) Aucune de ces réponses
b) Les bâtonnets sont maximaux autour de 500 nm (bleu-vert).