Pourquoi l’identification précoce est vitale et quels sont ses enjeux
Permet l’optimisation du potentiel de l’enfant et l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant et de sa famille.
La plupart des enfants atteints de TND ne sont pas identifiés avant l’entrée en maternelle en raison de délai dans la prise en charge et les pressions sur le milieu scolaire. Explique qu’une stratégie d’identification systématique essentielle.
Quelles sont les étapes de la prise en charge précoce
Surveillance, dépistage ciblé ou systématique et évaluation diagnostique
Décrire la surveillance développementale
Processus permettant aux professionnels de la santé compétents de réaliser les observations pertinentes lors de leurs consultations auprès de l’enfant afin d’identifier les signes d’appel de problèmes de développement en bas âge. Consiste à poser des questions aux parents, comprendre l’historique, observer les comportements. Nouveau-né devrait être vu dans les premiers jours de vie et à deux semaines. Ensuite, les recommandations prévoient des visites à 2,4,6,9,12, 18 et 24 mois. La surveillance développementale s’effectue ensuite de façon annuelle
Quels sont les signes d’appel ou red flags? (7 exemples + def.)
Les signes d’appel peuvent être communs aux différents troubles de développement ou plus spécifiques à certaines pathologies. La présence de plusieurs signes d’appel dans une même sphère est un motif valable de consultation chez un médecin. Plus les signes sont précoces, plus les troubles associés sont sévères.
Des exemples sont une histoire périnatale perturbée, une alimentation difficile dans les premiers jours, des poussées en extension ou hypotonie, irritabilité, léthargie, désordre du sommeil, trouble de régulation…
Définir globalement des signes d’appel développementaux et comment ils sont trouvés / pris en charge
«Absence» de certaines étapes du développement considérées comme indication d’un retard potentiel.
Repérer par la surveillance du développement (ABCdaire 0-5 ans). Poser des questions aux parents. Nécessitent surveillance additionnelle, ou référence à une évaluation plus approfondie ou un dépistage ciblé.
Définir le dépistage
Utilisation d’outils standardisés pour préciser la probabilité de présenter un problème de développement (confirmer qu’il y a un risque qu’il se passe qqc) ou d’identifier des sphères de développement dans lesquelles les habiletés semblent en retard en comparaison à des normes établies. Ne confirme pas un trouble, on regarde le risque potentiel.
Comment effectuer un bon dépistage et qu’elles sont les avantages des dépistages
Nécessite une bonne routine de dépistage, en se basant sur le jugement clinique ET des outils standardisés.
Les avantages sont qu’ils sont peu coûteux, nécessitent peu de formation préalable, faciles d’administration et d’interprétation et peuvent être appliquer en masse.
Distinguer le dépistage systématique et ciblé
Systématique (pas au Qc) : application à toute la population à 9,18,24,30 mois (AAP). Même en l’absence d’inquiétudes parentales ou de suspicion par le professionnel. Utilisation d’un outil de dépistage normalisé (global pour tous les âges recommandés et TSA à 18 et 24 mois).
Ciblé : Risque déjà identifié lors de la surveillance (signes d’appel, préoccupations parentales, histoire). Utilisation d’un outil normalisé global (quand les signes d’appel ne sont pas précis) ou spécifique selon le risque identifié (ex : pour le TSA)
Que se passe-t-il si les résultats sont positifs aux tests de dépistage?
Signifie la confirmation de la probabilité du risque qu’il y ait un problème. Entraînement de procédures Dx. Évaluations spécialisées du développement global ou d’aspects spécifiques du fonctionnement de l’enfant. Tests génétiques, imageries, EEG,… et autres = procédure pour confirmer ou non le problème
Où se trouve le rôle de l’ergo dans le processus surveillance, dépistage, évaluation Dx?
Principalement lors de l’évaluation lorsque des inquiétudes sont soulevées et/ou que les tests dépistages reviennent positifs et/ou qu’un retard est suspecté par un professionnel de la santé. Impliquer dans les 3 étapes, mais le rôle principal est dans les procédures Dx où elle va confirmer la présence de problème.
Quelles sont les types d’évaluation utilisés auprès de l’enfant et sa famille
Entrevues (structurées ou non), questionnaires, observations cliniques ou dirigées (non standardisé, mais objectif), mise en situation (reproduction d’une occupation en milieu non écologique), évaluation écologique, évaluations standardisées (test avec référence à la norme ou avec référence au critère). ANALYSE DE L’ACTIVITÉ ET DE L’OCCUPATION.
Quels sont les 2 types d’analyse de l’activité
1- Analyse de l’activité (général) : Identification des éléments centraux d’une activité, de ses étapes comme des exigences sur les plans de la personne (structure, composantes, capacités), du contexte et du sens qui lui est accordé. Elle nous sert aussi à cerner le potentiel thérapeutique d’une activité.
2- Analyse de l’occupation (évaluation rendement et engagement) : Analyse hautement individualisée de la performance par un enfant spécifique d’une occupation dans son contexte naturel (milieu écologique, sinon mise en situation). Observation de comment l’occupation est réalisée (observation directe), sa signifiance pour l’enfant et la famille et les cibles d’intervention potentielles (just right challenge, flow, motivation, engagement, modification et/ou gradation). Entrevues pour les activités qui ne peuvent être observées (ex : sommeil)
Lors de l’analyse de l’occupation, à quoi sert le schème de référence et l’analyse
Schème de référence : oriente notre analyse vers certains éléments qui peuvent influencer l’occupation.
Analyse : Amène un changement dans l’identification des barrières et des obstacles au rendement ou à l’engagement de l’enfant (après avoir évaluer les éléments repérer grâce au schème de référence).
Distinguer la modification et la gradation de l’activité de l’activité
Modification : Demeure fixe et pour une période prolongée pour soutenir la participation. Pour s’assurer que l’enfant puisse réaliser l’occupation. Ex : ajouter un pompon sur une fermeture éclaire.
Gradation : Ajustement progressif et dynamique de l’occupation en réponse à la performance de l’enfant afin de simplifier ou complexifier l’activité. Crée un pont entre les niveaux de difficulté. Ajustement des étapes, exigences, environnement, niveau d’assistance. But est d’atteindre le just right challenge. La gradation permet que l’activité choisie soit thérapeutique
Quelles sont les barrières à la compréhension du sens de l’activité accordé par l’enfant
1- Barrières développementales : langage, cognition
2- Barrières liées à la problématique : TSA
Définir une évaluation standardisée
Ensemble de procédures uniformes d’administration et de cotation. Mesure précise de la performance de l’enfant dans une ou plusieurs sphères (fonction spécifique VS développement global) et décrit cette performance. Utilise un manuel de l’évaluateur (comprenant but du test, population, informations techniques, histoire, processus de standardisation, …), un nombre fixe d’items, un protocole d’administration fixe et un guide de cotation. Permet l’accès à certains services et la triangulation de l’info.
Définir un test avec référence à la norme
Test développé par l’administration d’items à un échantillon d’enfants (groupe normalisé) représentatif de la population visée. La performance de l’enfant est comparée avec la performance moyenne des enfants ayant des caractéristiques semblables. Groupe NORMATIF n’inclut habituellement pas d’enfants avec problèmes de développement = pour un résultat le plus neurotypique possible. Propriétés psychométriques établies (validité, fidélité). Connaissance de l’interprétation des scores standardisés est nécessaire
Définir les scores standardisés
Comparaison de la performance d’un individu à une mesure de tendance centrale de l’échantillon de normalisation. Correspond à une transformation des scores bruts en une échelle commune. Distribution normale avec une moyenne et un écart-type établis à partir de l’échantillon de normalisation. Les scores standardisés permettent entre autres aux «testeurs» d’une variété de disciplines professionnelles de «parler la même langue» lorsqu’il s’agit de discuter des résultats.
Comment interpréter la courbe normale
Le milieu jusqu’au premier écart-type est de 34% de chaque côté de la cloche = la normale (donc entre -1 et +1 = 68% de l’échantillon). Ensuite entre le premier et le second se trouve 13.5%. Puis entre 2 et 3ème écart-type = 2%.
Comment calculer la cote Z des scores standardisés et comment interpréter le score sur la courbe normale
Cote Z = (score standard (brut transformé) de l’enfant - moyenne) / écart-type de l’outil. = donne le point précis où l’enfant se situe.
La moyenne se situe entre -1 et +1 d’écart-type avec une basse moyenne entre -0.7 et -1.
Difficulté significative de degré léger entre -1.1 et -1.5 inclusivement
Difficulté significative de degré modéré entre -1.6 et -2.0 inclusivement
Difficulté significative de degré sévère sous -2.0
Décrire les statistiques descriptives et l’interprétation en percentiles et âge équivalent
Scores non-standardisés, calculés directement à partir des résultats bruts, ne tiennent pas compte de la tendance centrale et de la variabilité (sans considérer l’âge de l’enfant, la norme).
Résultats en percentiles qui ont des écarts variables, soit plus petits près du milieu de la distribution Vs plus larges aux extrémités. Donc, l’amélioration d’un score du 50e au 55e percentile nécessite beaucoup moins d’efforts que l’amélioration d’un score du 5e au 10e centile.
Résultat sinon en âge équivalent, non recommandé. Il correspond à l’âge auquel le score brut se situe au 50ème percentile. Donc, un enfant qui obtient une performance dans la moyenne, mais sous le 50e percentile recevra obtiendra un âge équivalent correspondant à un âge en dessous de son âge chronologique. L’âge équivalent n’est pas un score standardisé car il est calculé directement à partir des scores bruts.
Définir le test avec référence au critère
Au lieu de comparer l’enfant à la norme, il permet de mesurer la performance de l’enfant selon certains critères. Correspond à un inventaire d’habiletés dans des sphères fonctionnelles ou développementales regroupées par niveau d’âge. La performance de l’enfant est jugée sur la base d’un critère de passation. Les items sont sélectionnés en fonction de l’importance de ceux-ci dans la vie de l’enfant. En raison de leur importance, ils deviennent souvent des buts d’intervention. Les habiletés que l’enfant maîtrise ou non sont décrites (forces et faiblesses). Pas sujet à des analyses statistiques.
Quelles sont les forces (6) et faiblesses (4) de l’évaluation standardisée
Forces : Quantitatif, facilement comparable, reconnu à travers plusieurs disciplines, utilisée en recherche, permet de déterminer l’évolution/changement, objectif précis et complémentaire (triangulation)
Faiblesses : Situation artificielle et rigide, peu comparable au rendement dans une situation écologique, dispendieux (matériel, formation, temps), passation peut être difficile ou complètement impossible chez les enfants présentant des difficultés importantes.
Quels sont les défis de l’évaluation pédiatrique par rapport au développement d’un enfant (4)
Langage et expérience limitée surtout à l’âge préscolaire, instabilité relative de la personnalité de l’enfant (pas d’autorégulation), timidité ou négativisme (affirmation de soi) de l’enfant, persévérance dans certaines activités et hyperactivité «naturelle»