Vous vous préparez à monter un système en télémétrie, avant de faire des localisations télémétriques. Quelle serait la précaution à appliquer dans l’assemblage des éléments (les « branches transversales ») de votre antenne de type Yagi (marque Télonics, disons), pour qu’elle soit pleinement fonctionnelle?
Les éléments les plus courts seront toujours installés à l’avant de l’antenne (en ordre décroissant de longueur, de l’arrière vers l’avant de l’antenne).
Les éléments les plus longs seront toujours installés à l’avant de l’antenne (en ordre croissant de longueur, de l’arrière vers l’avant de l’antenne).##
Monter et installer un système de récepteur télémétrique (Lotek).
*Reliez l’antenne au récepteur en branchant le fil de l’antenne dans la
prise ANT.
POUR LE RÉCEPTEUR SRX-400
- Mettre le récepteur en marche en tournant le bouton OFF/VOL.
- Branchez les écouteurs (si disponibles) dans la prise EAR.
- Ajustez la fréquence en appuyant sur les boutons suivants: SHIFT +SET F
+ entrez la fréquence voulue à l’aide des chiffres sur le clavier du
récepteur.
- Ajustez le gain en appuyant sur les boutons suivants: SHIFT +SET G + sensibilité du récepteur.
entrez le gain à l’aide des chiffres du clavier. Les valeurs du gain
s’étendent entre 0 et 99. Au début d’une localisation, il est conseillé de
mettre le gain au maximum pour ensuite le diminuer afin d’obtenir un
signal clair de l’émetteur.
- Pour diminuer le gain: appuyez sur SHIFT +SET ²
ESC + entrez le taux de
diminution du gain. Habituellement une diminution de 10 est raisonnable.
- Ensuite, appuyez sur le boutonSET G pour diminuer ouSET F pour
augmenter le gain d’un incrément de 10.
Remarques : Il est préférable de diminuer la sensibilité du récepteur
avec le bouton GAIN pour améliorer la perception du signal. Il est aussi
recommandé de choisir un endroit dégagé et de tenir l’antenne le plus haut
possible du sol.
ous faites de la télémétrie, en utilisant la technique de repérage du « homing » (localisation à pied) et suite à l’ajustement de votre fréquence dans le récepteur, vous vous rendez compte que vous n’entendez pas le signal de l’animal marqué. Quelle est donc la solution la plus efficace à appliquer pour tenter de l’entendre, après avoir vérifié que votre fil qui relie l’antenne au récepteur n’était pas brisé, donc pleinement fonctionnel? N.B. Plusieurs réponses sont possibles.
Augmenter la portée de votre système de réception en atteignant un lieu avec une plus haute altitude.
Commentaires: Condition obligatoire: Détenir une excellente connaissance préalable de votre territoire d’étude (chemins et sentiers d’accès, topographie, superficie, etc.)
Changer la position de l’antenne (d’horizontale à la verticale).
Repérer à vue un animal avec collier-émetteur par « homing » (les localisations par triangulation ne seront pas couvertes par l’examen) en tenant compte des éléments de procédure essentielles pour que votre localisation soit réussie.
SE RENDRE A L’ANIMAL
La première étape, tout comme la triangulation, est
de déterminer la direction du signal le plus fort
Vous y allez plutôt à
l’oreille en ajustant votre gain de façon à rendre la direction du signal plus
facile à détecter.
our ce faire, déplacez-vous le long
de ces endroits jusqu’à temps où vous constaterez que la direction du
signal le plus fort de votre émetteur y est perpendiculaire. Cette
précaution évitera des déplacements inutiles en forêt.
Une fois cette première étape exécutée, il faut se diriger vers l’animal à
localiser de façon à le voir, si possible sans qu’il vous ait détecté
Repérer à vue un animal avec collier-émetteur par « homing » (les localisations par triangulation ne seront pas couvertes par l’examen) en tenant compte des éléments de procédure essentielles pour que votre localisation soit réussie.
UNE FOIS PRES DE L’ANIMAL
En effet, il est
obligatoire de diminuer le gain du récepteur au fur et à mesure que
vous vous rapprochez de l’animal marqué afin d’avoir une meilleure
approximation de l’endroit où il est situé. De cette manière, il sera plus
facile de le voir ou de l’entendre avant qu’il ne s’enfuisse
c’est de prendre l’azimut
d’entrée avec votre boussole ou d’enregistrer un « waypoint » de
votre localisation avec votre GPS, avant même de quitter votre point
de départ, c’est-à-dire la plupart du temps un chemin ou un sentier
forestier. Ceci évitera de vous perdre en forêt.
Nommez un facteur qui contribuera à influencer la durée d’émission d’un émetteur. Vous devrez être capable d’expliquer ce facteur, peu importe lequel. Cette explication, vous ne l’inclurez pas ici. Cependant, vous devrez la fournir à l’examen final, si jamais cette question était posée. N.B. Plusieurs réponses sont possibles.
Type de batterie (solaire vs lithium)
Courant exigé par l’émetteur
- dépend du type d’amplificateur (si présent)
- dépend de la durée et de la fréquence des BIP, BIP, BIP… émis par l’émetteur
Protection de l’émetteur
Nommez un facteur qui contribuera à influencer la portée d’un émetteur. Vous devrez être capable d’expliquer ce facteur, peu importe lequel. Cette explication, vous ne l’inclurez pas ici. Cependant, vous devrez la fournir à l’examen final, si jamais cette question était posée. N.B. Plusieurs réponses sont possibles.
Puissance du signal
L’antenne d’émission
Type de végétation (dense (- de portée) vs clairsemée (+ de portée), sèche (+) vs humide (-), feuillue (+) vs résineuse (-))
Type de sol (absorption vs réflexion)
Sensibilité du récepteur (qui dépend du type de récepteur)
La règle des règles à suivre lorsque vous planifiez le marquage d’un animal avec un collier émetteur? Si cette règle n’est pas respectée, vos données télémétriques seront biaisées, car cela affectera indéniablement le comportement de l’animal marqué.
Le poids combiné du collier-émetteur et des autres méthodes de suivi
installées simultanément sur l’animal (s’il y a lieu) doit être inférieur à
5% du poids de celui-ci
Dans le cadre de la mise en place d’une grille de piégeage, savoir installer les pièges en tenant compte des précautions nécessaires pour assurer la survie des animaux capturés et la sécurité des techniciens qui les installent (piège Hancock notamment).
PRECAUTIONS HANCOK
Choisir l’appât avec soin (du PET de préférence)
Endroits stratégiques pour augmenter les chances de capture:
- Au barrage ou à la hutte
Peu importe l’endroit de l’installation:
S’assurer qu’il restera à peu près 4 cm d’eau au-dessus
de la palette de déclenchement, une fois que le piège
est installé à l’eau
Ne jamais installer le piège dans une brèche dans le barrage, (notamment pour empêcher des mortalités)
Très bien attaché le piège à un ou deux piquets
(ou tige(s) bien ancrée(s) sur la berge), de
manière à ce qu’il ne descende pas dans l’eau
lorsqu’il y aura un castor dedans, sinon c’est la
noyade de l’animal!
Dans le cadre de la mise en place d’une grille de piégeage, savoir installer les pièges en tenant compte des précautions nécessaires pour assurer la survie des animaux capturés et la sécurité des techniciens qui les installent (piège Hancock notamment).
ALLER VOIR VIDEO
Le seul piège qui sera utilisé pour capturer les castors est le Hancock. Il est composé de deux grillages concaves au centre duquel se trouve un déclencheur. On écarte les volets de manière qu’ils forment un angle de 120° et on arme le piège (suivant la procédure décrite dans le document spécifié à l’annexe 6). Un des volets du piège est ensuite attaché à un pieu tandis que l’autre est immergé sous quelques pouces d’eau. Un appât, quelques petites branches de trembles ou de bouleaux, est placé à travers le grillage du volet attaché au pieu, vis-à-vis du déclencheur. Le reste du feuillage devra être parfaitement camouflé avec des herbacées (foin sec, macrophytes aquatiques, etc.) Le castor en s’approchant actionne le déclencheur et le piège se referme sur lui-même, emprisonnant ainsi l’animal.
MANIPULATION SÉCURITAIRE CONTENTION SANTÉ ET STRESS
Ne pas crier ni faire de bruit autour de l’animal
* Éviter les gestes et les mouvements brusques * Porter des gants et des manches longues * Prendre quelques instants pour observer l'animal, vérifier s'il porte des blessures ou des lésions et évaluer son état de stress. * Faire une contention ferme mais sans étouffer l'animal. Il s'agit d'immobiliser au minimum l'animal ou les membres de l'animal pour effectuer nos manipulations. Ex: Pour peser un mammifère vivant, on n'a pas toujours besoin de lui attacher les pattes ou de l'anesthésier. On le pèse dans la cage ou on le met dans un sac.
Ne pas toucher des fèces à main nue. Pour les récolter, les pousser dans un sac de plastique avec une branche ou se servir du sac comme un gant. Porter un masque et éviter de mettre son visage près des fèces.
* Toutes les manipulations des animaux se feront au moyen de gants, de masques chirurgicaux et de lunettes de protection. * Ne pas fumer ni manger pendant la visite des pièges. * Se laver les mains dès que les manipulations sont terminées. * Laver et désinfecter toute coupure ou écorchure.
CASTOR ANESTHESIE ET SOINS
Anesthésiez le castor au travers du grillage. L’anesthésie sera obtenue grâce au mélange (annexe 7 pour la procédure) de chlorydrate de kétamine (concentration de 100 mg/ml; dose de 0,5 ml par 10 kg de poids) et de xylazine (concentration de 20 mg/ml; dose de 1 ml par 10 kg de poids).
Les yeux restent ouverts durant l’anesthésie, ce qui nécessite l’utilisation d’un onguent protecteur tel un lubrifiant oculaire (pommade ophtalmique). Comme la kétamine tend à abaisser le contrôle thermorégulateur du castor, il est recommandé de refroidir ses pattes et sa queue avec de l’eau pour éviter l’hyperthermie.
CASTOR SEXE ET AGE
Prenez 10 lames à frottis, préalablement nettoyées au lave-vitre et asséchées à l’aide d’essuie-tout pour surfaces délicates (kimwipes) et déposez-les sur un essuie-tout ordinaire.
2° Couper une griffe d’un doigt, d’une patte antérieure, à l’aide d’un coupe-ongles pour chien, de manière à provoquer un faible saignement.
3° Déposer une petite goutte de sang directement sur la lame, à environ 2,5 cm de son extrémité. Arrêtez le saignement à l’aide d’un bâtonnet de nitrate d’argent.
4° Effectuer les frottis (au moins trois/castor) et laisser sécher à l’air (figure 4):
- Ne pas toucher la lame avec les doigts;
- Respecter l’angle des deux lames;
- Peu de pression exercée sur la lame par la main;
- Laisser le sang se propager uniformément sur toute la largeur des 2 lames lorsqu’on les met en contact avec la goutte de sang;
- Étaler rapidement afin d’avoir un film de sang mince sur la lame;
- Faire sécher rapidement pour que les cellules restent intactes.
) a démontré que les castors pouvaient être âgés assez précisément grâce à la relation qui existait entre le poids du castor (PC), la largeur maximale (LAQ) et la longueur de la queue (LOQ) avec l’âge de l’animal. La longueur de la queue est déterminée à partir de la portion de la queue recouverte d’écailles
CAASTOR RETOUR A N ORMAL
On déplace le complexe piège-castor à un endroit à l’ombre sur la rive de l’étang et l’animal sera sous surveillance constante tout au long de son réveil. Seulement lorsque le castor aura repris tous ses moyens (au moins 60 minutes après l’injection), nous le relâcherons dans son étang. Différents signes peuvent nous démontrer que le castor est prêt à être relâché comme la présence de claquements des dents et de la queue.
FONCTIONNEMENT CAPTURE LIEVRE
Vérifier si l’animal a déjà été marqué (étiquette ou cicatrice);
-4: Peser le sac de pesée-contention; -5: Transférer l'animal dans le sac et le peser: N'essayez pas de prendre le lièvre dans la cage, car il risquerait de se blesser ou d'aggraver des blessures en se frappant contre son grillage. Inciter plutôt le lièvre à entrer dans le sac de pesée en mettant préalablement celui-ci dans l'entrée de la cage (effet de tunnel). Une fois le poids du lièvre noté, vous le reprenez de la façon suivante toujours lorsque le lièvre est dans le fond du sac: - Une main (si vous êtes droitier, la droite, sinon, la gauche) doit empoigner ses épaules y compris, de préférence, ses pattes antérieures alors que l'autre main fait de même avec ses pattes postérieures (sous les pieds); - On ramène le lièvre contre nous de façon à ce que son corps soit supporté par notre avant-bras et sa tête derrière notre coude; -6: Lire le no des étiquettes ou en poser des nouvelles: Installer une étiquette Monel #1 sur le pavillon de l'oreille gauche (voir p. 37) à l'aide d’une pince adaptée pour ce type d’étiquette. Attention : Désinfection nécessaire (réf. p.14; section du castor); -7: Mesurer le pied postérieur gauche (annexe 5); -8: Mesurer le pavillon de l'oreille (annexe 5); -9: Déterminer le sexe en examinant les organes génitaux et en vérifiant la présence de mamelles: L'examen des organes génitaux chez le lièvre peut se faire de la manière suivante: - Immobiliser le lièvre en le saisissant par sa peau lâche entre les deux épaules d'une main et les pattes postérieures de l'autre; - Tourner le lièvre en position dorsale sur vos genoux en ramenant les pattes postérieures sur le thorax, ceci ayant pour effet que les organes génitaux deviennent facilement identifiables; - Étirer la peau de la région péri-anale pour voir soit la petite vulve d'apparence fendue chez la femelle ou le pénis de forme papillaire chez le mâle dont l'ouverture de l'urètre est immédiatement adjacente à l'anus; -10: Mesurer la longueur totale (annexe 5); -11: Noter toute information pertinente supplémentaire; -12: Relâcher l'animal au point de capture, après avoir soigné ses blessures (plaies ou lacérations), si nécessaire; -13: Réappâter le piège.
MESURE MORPHOMETRIQUE CASTOR ET MARQUAGE
MESURE PIED TALON JSUQUAU BOUT DES GRIFFES
PRECAUTION PIEGE LIEVRES
On devra baliser (obligatoire 1 flag au 10 m et quelques flags juste au-dessus des cages) et si nécessaire ébrancher les virées conduisant aux cages. Les flags permettront de localiser facilement les cages et d’éviter ainsi d’énerver inutilement des lièvres capturés, afin de leur éviter des blessures occasionnées en se frappant sur le grillage de la cage.
Les pièges devront être recouverts d’une épaisse couche de branches de sapins, afin de protéger les lièvres des intempéries, notamment la pluie. Ces branches ne devront cependant pas interférer la fermeture de la porte de la cage (à vérifier!).
Installer les pièges, si possible, près de sentiers de lièvres (habituellement plus faciles à détecter dans les secteurs avec présence de mousses ou de sphaignes) et/ou dans des secteurs avec présence de signes de présence (brout frais, crottins frais), afin d’augmenter notre succès de capture (n lièvres/100 nuits-pièges).
Mettre l’appât (une bonne poignée de trèfle ou de luzerne, avec deux pommes coupées en deux (pour l’hydratation), bien au fond de la cage, l’autre côté de la palette de déclenchement, afin d’augmenter les chances de capture.
PRECAUTIONS PIEGE HERMINE
Installation de la cage
À l’endroit où il y aura une installation d’un piège pour la martre d’Amérique, nous installerons aussi à proximité de ce dernier un piège visant la capture de l’hermine. Ceci s’avère une stratégie utile pour éviter qu’une hermine déclenche le piège destiné à la martre, réduisant ainsi les chances d’en capturer. Le grillage du piège de la martre n’est pas assez petit pour retenir l’hermine et par le fait même, elle ne rencontre aucune difficulté à se sortir de la cage. Le piège destiné à l’hermine sera installé à plat sur le sol parce que cette espèce ne se déplace pas ou très peu dans les arbres. On s’assurera que la cage est bien stable pour éviter un renversement et qu’elle ne soit pas installée dans une dépression (éviter l’humidité excessive ou même l’eau lors de précipitations). La cage sera recouverte d’un coroplaste et par-dessus celui-ci, nous rajouterons soit de l’écorce, des branches de sapin, des feuilles ou de la mousse (de sphaignes idéalement) pour s’assurer d’une protection adéquate de l’hermine capturée contre la pluie ou le soleil selon le cas. On devra aussi recouvrir les côtés de la cage afin de camoufler le plus possible son grillage. Assurez-vous que le matériel de recouvrement de la cage n’interfère pas son mécanisme de fermeture. Pour ce qui est du fond de la cage, on s’abstiendra de le recouvrir afin de laisser l’impression à l’hermine que la cage est en réalité un tunnel naturel près du sol.
Pour terminer l’installation du piège, il suffira de placer l’appât (viande de castor, sardines et confiture dans une nacelle en aluminium) et la moitié d’une pomme (pour l’hydratation de l’animal) tout au fond de la cage et on ajoutera ensuite du leurre sur une petite branche sèche qui sera accrochée à travers les éléments protecteurs (ex. branches de résineux) sur le dessus de la cage.
CAPTURE HERMINE
Séquence type de collecte de données dans le cas de la capture d’une hermine ou d’une belette à longue queue.
-1: Inscrire les données de base sur le feuillet (annexe 1): date, heure, et conditions météorologiques;
-2: Inscrire le # du piège (H1 à H11… H pour hermine). Un total de 11 pièges seront installés; -3: Identifier l'espèce, à travers le grillage; -4: Vérifier si l'animal a déjà été marqué (étiquette ou cicatrice). Si c'est le cas, identifier le numéro de l'étiquette; -5 : Peser le cône de rétention (vide); -6: Transférer l’hermine ou la belette à longue queue dans le cône de rétention et coincez-la bien en repliant le tissu vers l’intérieur du cône; -7: Peser l’animal dans le cône de rétention à l'aide d'une balance à ressort et connaissant la masse du cône, obtenir la masse de l’hermine ou de la belette; -8: Anesthésier l’animal à travers le grillage du cône. L'anesthésiant utilisé sera le chlorydrate de kétamine à une concentration de 100 mg/ml qui pourra être utilisé suivant une dose de 0,01 ml d'anesthésiant pour 100 g de poids. Nous utiliserons donc une seringue pour diabétique dont la graduation est plus précise et dont l’aiguille qui s’y adapte est de plus petit diamètre. L'anesthésiant sera administré par voie intramusculaire dans une cuisse;
-9 : Attendre que l’hermine ou la belette soit complètement immobile avant de la sortir du cône de rétention pour la manipuler. On peut prendre l’animal avec les mains à la condition de porter des gants et un masque chirurgical;
-10: Évaluer l’état de l’animal tout au long de son anesthésie (rythme de la respiration, présence de convulsions etc.) Il est important de manipuler l’animal sans gestes brusques et de parler à voix basse; -11 : Mettre l'étiquette métallique à l'oreille gauche de l’hermine ou de la belette. Noter son numéro. Attention : Désinfection nécessaire et ajout de l’onguent antibiotique (réf. p. 15_Protocoles castor et lièvre 2025; section sur le castor); -12: Mesurer la longueur totale, la circonférence du cou, la longueur de la queue et la circonférence de sa poitrine; -13: Déterminer le sexe en vérifiant la présence du baculum (par palpation) ou des testicules chez le mâle (les testicules seront possiblement visibles étant donné que la période de trappe coïncide avec la fin de la période de reproduction de l’hermine et de la belette à longue queue) ou de la vulve chez la femelle; -14: Noter toutes les informations supplémentaires qui vous semblent pertinentes dans la section "remarque" du formulaire de terrain; -15: Une fois toutes les mesures effectuées, remettre l’hermine ou la belette dans la cage à l’ombre avec un petit morceau de tissu humidifié qui recouvrira ses yeux. Des personnes seront mandatées pour observer l’animal pendant son réveil afin de constater son état; -16: Relâcher l'animal au point de capture seulement lorsque celui-ci aura repris tous ses sens; -17: Réinstaller et réappâter le piège.
PRECAUTION PIEGE MARTRE
) sauf une exception concernant l’emplacement de la cage. Dans la mesure du possible, la cage sera placée sur un arbre renversé à plus ou moins 50 m du chemin forestier (distance perpendiculaire). La martre est une espèce semi-arboricole de sorte qu’elle se sert souvent de ces arbres renversés. On s’assurera que la cage est bien ancrée sur l’arbre; l’utilisation de clous pourra assurer la stabilisation de celle-ci. Si nécessaire, on la sécurisera avec de la broche (si encore un peu chambranlante). Une fois la cage positionnée sur l’arbre, il faudra mettre l’appât (viande de castor, sardines et confiture dans une nacelle en aluminium) et la moitié d’une pomme (pour l’hydratation de l’animal) tout au fond de la cage afin de s’assurer que l’animal appuie sur son déclencheur qui permettra la fermeture de sa porte. On ajoutera ensuite du leurre sur une petite branche sèche qui sera accrochée à travers les branches de sapin installées sur le dessus de la cage. Pour augmenter le succès de capture, il est aussi recommandé d’ajouter du leurre sur d’autres branches sèches à proximité du piège (+/- 3 m).
Comme mentionné plus tôt, on devra camoufler la cage en l'entourant de branches de résineux (et de mousse de sphaignes, si disponible). La martre n'est pas une espèce qui a la réputation d'être difficile à capturer. Cependant, il faut mettre toutes les chances de notre côté. Les branches de résineux devront être plus abondantes sur le dessus et de chaque côté de l'emplacement de l'appât. Tout d’abord, sur le dessus, elles seront déposées sur un coroplaste de la même dimension que le toit de la cage, qui aura été installé préalablement. Le coroplaste et les branches de résineux protégeront très bien l'animal des intempéries et éviteront que les oiseaux aperçoivent la cage du haut des airs. Le mésangeai du Canada recherche beaucoup ces sites et les captures accidentelles le concernant sont fréquentes. Deuxièmement, des branches de résineux seront aussi mises tout autour de l'emplacement de l'appât, pour forcer la martre à atteindre celui-ci en passant par l'entrée de la cage. Sinon, la martre pourrait éventuellement prélever l'appât à travers le grillage. Aussi, assurez-vous que les branches de résineux, une fois installées, n'interfèrent pas le mécanisme de fermeture de la cage.
MANIPULATION MARTRE
Séquence type de collecte de données dans le cas de la capture d’une martre
-1: Inscrire les données de base sur le feuillet (annexe 1): date, heure, météo… et la catégorie de peuplement où la martre a été capturée avant de commencer les manipulations;
-2: Inscrire le # du piège (M1 à M11… M pour martre). Un total de 11 pièges seront installés; -3: Identifier l'espèce, à travers le grillage; -4: Vérifier si l'animal a déjà été marqué (étiquette ou cicatrice). Si c'est le cas, identifier le numéro de l'étiquette. -5: Mettre le piège contenant la martre dans la cage de plexiglas; -6: Introduire l'anesthésiant qui s'identifie comme l'isoflurane ou l’halothane (2 cc) dans la cage de plexiglas à l'aide d'une seringue. L'aiguille de la seringue sera insérée dans un petit orifice présent sur une des parois de la cage de plexiglas. L'isoflurane est un anesthésique pour inhalation à base d'éther, insoluble permettant ainsi une induction et un réveil rapides. Parmi les anesthésiques pour inhalation, l'isoflurane est le plus sécuritaire pour le système cardiovasculaire. L'isoflurane dégage une odeur âcre qui peut amener l'animal à retenir sa respiration durant l'induction. L'halothane est aussi un anesthésique pour inhalation mais il est dans la catégorie des hydrocarbures halogénés. Très volatil et plus puissant que l'isoflurane, il produit une dépression cardiovasculaire légèrement plus grande mais une dépression respiratoire légèrement moins importante que l'isoflurane; -7: Attendre que la martre soit complètement immobile avant de la sortir à l'air libre pour la manipuler. On peut prendre la martre avec les mains à la condition de porter des gants de cuir épais, car la martre peut mordre si elle en a l'occasion. Vous devrez l’empoigner par le cou d'une main et par les hanches de l'autre afin que les pattes postérieures soient emprisonnées à l'intérieur de votre main. N.B. Les manipulations qui suivent devront se faire assez rapidement, car la martre ne sera plus sous l'effet de l'anesthésiant dès qu'elle sera retirée de la boîte de plexiglas. Ne paniquez pas si jamais la martre se réveille quelque peu. Il suffira de la maintenir un peu plus fermement de la manière décrite plus haut. Pour éviter les pertes de temps, sortir des sacs le matériel nécessaire aux manipulations pour qu'il puisse être disponible rapidement; -8: Marquer l’animal sur le poil avec un crayon marqueur (teinture de couleur verte). Le marquage sera fait sur le dessus de l’animal, vis-à-vis les pattes antérieures, entre les deux épaules; -9: Mesurer la longueur totale; -10: Déterminer le sexe en vérifiant la présence du baculum (par palpation) ou des testicules chez le mâle (les testicules seront possiblement visibles étant donné que la période de trappe coïncide avec la fin de la période de reproduction de la martre) ou de la vulve chez la femelle; -11: Localiser la prémolaire 1 (PM1) supérieure (dent vestigiale positionnée juste derrière la canine). Cette dent est habituellement récoltée pour déterminer l'âge de la martre. Bien entendu, cette procédure serait faite sous anesthésie prolongée. L’isoflurane serait aussi utilisé dans ce cas-ci, mais l’utilisation d’une machine à anesthésie portative serait absolument nécessaire pour s’assurer d’une période d’induction plus longue) (Réf. Normes de bons soins aux animaux sauvages- Procédure normalisée de fonctionnement-Martre et pékan-Normes de bons soins aux animaux sauvages-2024. Ce document est présent dans Teams). Les procédures chirurgicales pour extraire la PM1 supérieure y sont décrites aux pages 10 et 11 tandis que la machine à anesthésie portative l’est aussi à l’annexe 1. L’annexe 2 présente, tant à elle, la station portative d’anesthésie. -12: Placer la martre dans un sac de pesée-contention pour la peser; -13: Noter toutes les informations supplémentaires qui vous semblent pertinentes dans la section "Remarques" du formulaire de terrain; -14: Relâcher l'animal au point de capture; généralement à cette étape, la martre est parfaitement réveillée. Par conséquent, elle est immédiatement relâchée au point de capture; -15: Réappâter le piège.
Connaître les procédures concernant le suivi de la tique d’hiver et celui de la condition physique des orignaux ;
1) Localisez les trois parcelles (figure 1) dans lesquelles les tiques seront dénombrées :
A. Sous le garrot (la bosse), à partir du sommet de la bosse, descendre de 30 cm pour un adulte, 20 cm pour un veau;
B. Sur la fesse, à la hauteur de l’anus, à environ 30 cm de celui-ci vers les flancs;
C. Sur la pointe de l’épaule, à la hauteur du poitrail.
Chaque parcelle est constituée de quatre transects parallèles, longs de 10 cm chacun et espacés entre eux d’environ 2 cm (figure 1).
2) Dénombrez les tiques dans chacun des transects :
Avec un coupe papier ou un objet à bout pointu (pointe d’un crayon, etc.), écartez le poil de l’orignal afin d’avoir accès à la peau sur une longueur de 10 cm (figure 2);
Comptez toutes les tiques observées (larves et nymphes) sur la peau le long du transect ainsi que sur la base des poils rabattus de chaque côté de la peau exposée;
Déplacez-vous de 2 cm pour effectuer le 2e transect, et ainsi de suite.
Figure 2. Exemple d’un transect de dénombrement des tiques d’hiver dans le poil d’un orignal.
La majorité des tiques que vous observerez seront fixées à la peau de l’orignal (figure 3. A). À l’automne, les tiques sont petites et presque exclusivement à l’état de larves engorgées ou de nymphes (figure 3. B). Les larves n’ont que trois paires de pattes, alors que les nymphes en ont quatre.
Figure 3. A) Tiques fixées à la peau d’un orignal. B) Tiques sur une règle graduée en cm. Les tiques blanchâtres sont au stade de larves engorgées et celles brunâtres au stade de nymphes.
Quelques rares tiques pourraient déjà être au stade adulte (figure 4). Ces dernières mesureraient 5 mm ou plus et ne devraient pas être gorgées de sang à cette période de l’année.
Figure 4. Tiques d’hiver au stade adulte (non engorgées).
Les tiques se déplacent peu et lentement (elles ne sautent pas). Portez une attention particulière à ne pas les confondre avec des saletés ou d’autres parasites (lesquels sont très peu abondants). Lors de vos premiers dénombrements, il pourrait être utile d’utiliser une loupe pour s’assurer de bien reconnaître les tiques.
3) Inscrivez les informations suivantes dans le formulaire joint :
Numéro séquentiel ou de la zone de chasse, celui-ci doit être inscrit sur le coupon de transport et sur le formulaire dès l’arrivée de la ou des bêtes au poste d’accueil;
Très important, la date et l’heure du début de la prise de données;
Nom et prénom de l’observateur, c’est-à-dire celui qui effectue le décompte des tiques (ainsi que sur l’enveloppe prévue pour le prélèvement des incisives);
Numéro d’un des coupons de transport ou de la fiche d’enregistrement :
Coupon de transport : numéro de huit chiffres inscrit à la verticale sur le côté des coupons de transport apposés sur l’animal (ne pas inscrire les chiffres après le « - »);
Numéro de fiche d’enregistrement: numéro de onze chiffres. Si les orignaux que vous échantillonnez n’ont pas encore été enregistrés, inscrivez plutôt dans cette colonne un deuxième numéro de permis de chasse dont le coupon de transport est apposé à l’orignal;
Carcasse : indiquez si l’orignal était entier, en demies ou en quartiers. Si les chasseurs arrivent avec plusieurs carcasses en demies ou en quartiers et qu’il est impossible de distinguer les différents individus sans ambiguïté, n’effectuez aucun décompte de tiques sur ces orignaux;
Nombre de tiques par transect : indiquez le nombre de tiques dénombrées dans chacun des quatre transects (larves fixées et nymphes), dans les trois parcelles (garrot, fesse, épaule). La rigueur et la minutie sont essentielles à cette étape :
o inscrivez « 0 » lorsque le dénombrement de tiques a été effectué dans un transect et qu’aucune tique n’a été observée;
o inscrivez « X » s’il n’est pas possible d’effectuer de décompte (la partie visée était inaccessible);
Autre commentaire : notez à l’arrière de la fiche tout autre commentaire qu’il vous semble nécessaire de mentionner, en utilisant le numéro de permis de chasse pour identifier l’orignal dont il est question.