Définition de la PKRAD :
= polykystose rénale autosomique dominante
= Néphropathies héréditaires fréquente à transmission autosomique dominante.
Épidémiologie de la PKRAD :
Mode de transmission de la PKRAD :
=> Le risque qu’un parent atteint transmette la maladie est donc de 50 % pour chacun de ses enfants, quel que soit le sexe de celui-ci.
=> Au sein d’une famille atteinte de PKRAD, un sujet non atteint ne transmet pas la maladie.
Principales différences entre la PKRAD par mutation du gène PKD1 et PKD2 :
La maladie est semblable quel que soit le gène muté, à une exception près, l’âge moyen de l’insuffisance rénale terminale, qui est de 15 ans plus tardif dans les familles liées à PKD2.
=> Tableau 1 page 276

Diagnostic de la PKRAD :
=> Le diagnostic repose généralement sur :
=> le nombre et la taille des kyste augmente avec l’âge.
=> Donc une échographie normale avant 40 ans n’exclut pas le diagnsotic.
=> Tableau 2 page 277

Atteinte rénale de la PKRAD : + évolution (6)
=> Secondaire au developpement progressif des multiples kystes = néphropathie TUBULO-INTERSTITIELLE chronique
Ttt des infections du rein au cours des PKRAD :
Le traitement des infections du haut appareil urinaire repose dans tous les cas sur l’usage d’un antibiotique ayant une bonne diffusion intrakystique (fluoroquinolone ou triméthoprime-sulfamétoxazole) poursuivi trois à quatre semaines.
Une bithérapie est nécessaire initialement en cas d’infection intra-kystique.
Signes cliniques et paracliniques d’une infection d’un kyste rénal dans la PKRAD :
=> Tableau 3 page 278
L’urine est souvent stérile, et la ponction du kyste infecté peut être nécessaire si fièvre et douleurs persistent plus d’une semaine sous antibiothérapie probabiliste, afin d’identifier le germe responsable. Le PET-scan est utile pour comfirmer le diagnostic et localiser le kyste infecté.

Atteinte extra-rénales de la PKRAD : (7)
Caractéristiques des kystes hépatiques dans la PKRAD :
=> Contrairement à l’insuffisance rénale qui est associée aux gros reins, il n’y a jamais d’insuffisance hépatique dans la polykystose hépatique massive.
Caractéristiques de l’HTA de la PKRAD :
=> Apparition précoce < 40 ans
Caractéristiques des anévrysmmes es artères cérébrales de la PKRAD :
Incidence de la hernie inguinale dans la PKRAD :
• Incidence 3-5 fois plus élevée que dans la population générale
Incidence de la diverticulose colique de la PKRAD :
• Incidence 3 fois plus élevée que chez les dialysés d’âge équivalent
Prévalence du prolapsus de la valve mitrale dans la PKRAD :
• Prévalence 20 à 25 % (2 % dans la population générale)
Chez qui rechercher un anévrysme intracranien asymtomatiques dans la polykystose dominante ? + méthode
En raison d’une prévalence accrue des anévrysmes cérébraux dans certaines familles, une angio-IRM de dépistage doit être proposée avant 50 ans auxapparentés du premier degré des patients PKRAD ayant rompu un anévrysme cérébral (ou dans les professions à risque, ex : « pilote de ligne »).
=> En cas de résultat négatif, une imagerie tous les 5 ans est recommandée. Le dépistage d’un anévrysme cérébral n’est pas systématique en l’absence de symptôme ou d’antécédent familial.
ttt non spécifique de la PKRAD :
- Ttt de l’insuffisance rénale chronique :
- Ttt de l’insuffisance rénale terminale :
Prise en charge spécifique de la PKRAD : + indications
=> le tolvaptan (Jinarc®), un antagoniste des récepteurs V2 de la vasopressine, a fait la preuve d’une efficacité modeste pour ralentir l’augmentation de taille des reins et la vitesse de progression de l’insuffisance rénale dans la PKRAD
=> Il sera indiqué chez les patients répondants aux caracté- ristiques suivantes :
– gros reins : hauteur > 17 cm ou volume estimé par IRM > 600 ml/ mètre (de taille corporelle) ;
– insuffisance rénale progressive (perte > 5 ml/min/an) ou compli- cations rénales (douleurs, hématurie, infection) mais DFG > 30 ml/min/1,73 m2.
=> les analogues de la somatostatine en cours d’évaluation.
2 principales complications du ttt par tolvaptan :
=> Ce traitement expose à deux complications : une toxicité hépatique rare et réversible, et surtout un syndrome polyuropolydypsique sans gravité mais gênant (5 à 6 l/24 h), conséquence de son méca- nisme d’action.
Surveillance minimale de la PKRAD :
Surveillance au minimum annuelle de la pression artérielle et de la créatininémie sont nécessaires
Conseils génétiques et dépistage de la PKRAD :
Diagnostic différentiel de la PKRAD : (6)
Caractéristiques de la mutation ou délétion de TCF2/HNF-1b :
– le gène HNF-1b (hepatocyte nuclear factor-1b) code pour un facteur de transcription TCF2 impliqué dans le développement du foie, du rein, du pancréas et des voies génitales ;
– phénotype hétérogène :
– en période anténatale, reins hyperéchogènes hypodysplasiques,
– dans l’enfance, kystes glomérulaires ou dysplasie rénale,
– chez l’adulte jeune, reins pauci-kystiques de taille diminuée ou IRC lente,
– à tout âge, hypomagnésémie, hyperuricémie, hypokaliémie.
– diabète de type MODY (MODY-5),
– insuffisance pancréatique exocrine,
– atrophie pancréatique,
– utérus didelphe (femme),
– agénésie des canaux déférents (homme),
Caractéristique de la mmaladie kystique de la médullaire rénale ou néphropathie familiale hyperuricémique avec goutte précoce :
– prévalence inconnue (rare) ;
– caractérisée par une goutte dès la 2-3e décennie et une diminution de la fraction excrétée d’acide urique (FEAU qui est le rapport de la clairance de l’acide urique sur la clairance de la créatinine) ;
– les kystes rénaux sont de petite taille et localisés à la jonction cortico-médullaire ;
– mutation du gène UMOD codant pour l’uromoduline ;
– l’insuffisance rénale terminale survient entre 30 et 50 ans.