Cours 10 Flashcards

(21 cards)

1
Q

Question que nous pouvons nous poser dans la pratique:
1. Comme clinicienne, comment allez-vous utiliser les informations de ces deux informateurs (enfant et parents)?
2. Quelle serait votre hypothèse clinique ?
3. Quel plan d’intervention recommanderiez-vous ?
4. Est-ce que certaines recherches nous indiquent qu’un des informateurs est plus «valide» que l’autre ?

A
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2
Q

V ou F: Les problèmes émotionnels et comportementaux peuvent varier d’un contexte à l’autre, parfois de façon importante.

A

Vrai autant chez les enfants, les adolescents.es que les adultes (Frick, Barry, & Kamphaus, 2010)

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3
Q

À quoi sert l’évaluation multi-informateur?

A
  • les différents évaluateurs varient dans leurs capacités de bien observer les émotions et comportements, autant de façon intra-contexte que inter-contexte
  • pour tenter de mieux comprendre la complexité de ces différentes présentations cliniques
  • appuyée par plusieurs études
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4
Q

Sur quoi est largement basé l’évaluation clinique des adolescents.es ou adultes?

A

en général sur les autoévaluations, qu’elle se fasse par entrevues ou questionnaires

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5
Q

Quel est le problème principal avec l’auto-évaluation?

A

Les autoévaluations sont souvent essentielles, mais non suffisantes
- on aura donc recours à d’autres informateurs

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6
Q

Complète la phrase: (…) des méta-analyses suggèrent que les évaluations des informateurs procurent _________ significative au-delà des autoévaluations pour prédire différents critères tels que l’engagement et la performance au travail (e.g., Oh et al., 2011), différents problèmes d’adaptation (De Los Reyes et al., 2015), les troubles de personnalité (Peselow et al 1994), etc.

A

une validité incrémentielle

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7
Q

Quel modèle recommande l’utilisation de plusieurs méthodes d’évaluation et plusieurs informateurs?

A

modèle compréhensif d’évaluation psychoéducative

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8
Q

Quelle est l’étape la plus complexe de l’interprétation des scores provenant de sources multiples?

A
  • l’intégration de toutes les informations cliniques (différentes dimensions, différents contextes, différentes perceptions des informateurs)
  • pour but de répondre au motif de référence, porter un jugement clinique et proposer des pistes d’intervention
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9
Q

Comment peut-on utiliser l’information provenant de plusieurs informateurs?

A

On peut se référer à deux schémas (ou algorithmes) pour établir un statut clinique ou un diagnostic en évaluation multi-informateurs
1. Schéma complexe
2. Schéma simple

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10
Q

Dans un contexte d’interprétation d’information provenant de plusieurs informateurs, qu’est-ce qu’un schéma simple?

A

Schéma simple : L’information des différents informateurs a le même poids (i.e., la règle de «l’un ou l’autre»)
Un résultat est considéré significatif (on assigne un statut ou un diagnostic) si le critère est obtenu par n’importe quel informateur

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11
Q

Dans un contexte d’interprétation d’information provenant de plusieurs informateurs, qu’est-ce qu’un schéma complexe?

A

On donne un poids différent aux différents informateurs
e.g., Donner plus de poids aux enseignantes pour problèmes d’attention, aux parents pour problèmes extériorisés et aux jeunes eux-mêmes pour problèmes intériorisés

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12
Q

Les schémas simples ou les schémas complexes sont-ils plus utilisés en psychoéducation actuellement pour l’interprétation d’informations provenant de sources multiples?

A
  • Puisque les études rigoureuses soient peu nombreuses, les schémas simples sont généralement plus souvent utilisés pour établir un statut ou un diagnostic
  • Les schémas complexes procurent typiquement une «valeur ajoutée» assez limitée
  • Si la psychoéducatrice n’a pas une excellente connaissance de la documentation scientifique, les schémas complexes deviennent aussi davantage influencés par la théorie implicite et l’expérience clinique
  • peut être bon … mais peut être très négatif
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13
Q

En utilisant les schéma simples, on assume que les faux positifs sont ___________ que les faux négatifs.

A

On assume que les faux positifs (i.e., un diagnostic donné par un informateur alors qu’il n’y a pas de trouble en réalité) sont MOINS DOMMAGEABLES que les faux négatifs (i.e., un résultat d’absence de diagnostic alors qu’il y a un trouble en réalité)
ATTENTION : les faux positifs signifient offrir des interventions non-nécessaires, mais les faux négatifs peuvent vouloir dire ne pas offrir une intervention à une personne qui en a réellement besoin

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14
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible?

A
  1. contexte d’observation
  2. type de construits évalués
  3. niveau d’analyse des construits hiérarchiques
  4. méthodes d’évaluation utilisées
  5. l’âge des individus évalués
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15
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible (contexte d’observation)?

A
  1. Des attentes différentes de différents contextes (e.g., école vs maison) mènent à des comportements différents
  2. Études suggèrent qu’il y a effectivement variabilité situationnelle des comportements, émotions, traits de personnalité, etc. (Makol et al., 2020)
  3. Les différences entre les évaluateurs peuvent donc refléter des différences réelles chez l’évalué.e, non pas des biais de perception
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16
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible (type de construits évalués)?

A
  1. Habituellement on obtient un meilleur accord pour problèmes de comportements observables (problèmes extériorisés) que pour des problèmes plus épisodiques (problèmes intériorisés) ou difficiles à observer (e.g., pensées suicidaires)
  2. Les adultes rapportent davantage de problèmes extériorisés que les enfants/adolescents.es, alors que les enfants rapportent davantage de problèmes intériorisés que les adultes
17
Q

L’évaluation des traits de personnalité avec une moins forte «observabilité» (e.g., liés aux pensées, aux sentiments/affects) est plus valide par autoévaluations, alors que l’évaluation des traits avec une forte «désirabilité sociale» (e.g., Amabilité, Intellect) sera souvent considérée plus valide, ou du moins très utile, à l’aide d’informateurs

18
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible (niveau d’analyse des construits hiérarchiques)?

A
  1. L’accord inter-juges est généralement plus élevé pour les traits généraux (problèmes extériorisés) que pour les comportements spécifiques (e.g., opposition à l’école)
19
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible (méthodes d’évaluation utilisées)?

A

L’accord inter-juges est plus élevé lorsque tous les informateurs utilisent la même méthode d’évaluation
Attention : même avec la même méthode (e.g., échelle d’évaluation comportementale), les items sont parfois différents d’un informateur à l’autre (version parent vs enseignant du ASEBA)

20
Q

Pourquoi un accord inter-juge serait-il faible (l’âge des individus évalués)?

A
  1. Le niveau d’accord entre les évaluations des informateurs diminue avec l’augmentation de l’âge des jeunes évalués (Frick et al., 2009) – pas nécessairement vrai pour âge adulte
  2. Au contraire, la fidélité des autoévaluations des jeunes augmente avec l’augmentation en âge
    - Signifie donc que l’accord inter-juges plus élevé en bas âge est possiblement en partie «contaminé» par la fidélité plus faible, du moins lorsque le jeune est impliqué
21
Q

Quelles questions devrions-nous nous poser lorsqu’on se base sur le modèle pour interpréter les convergences / divergences entre informateurs (De Los Reyes et al., 2015)

A
  1. Variations réelles du comportement en raison des différents contextes ?
    - Est-ce qu’il est possible sur le plan théorique que le contexte cause des comportements différents ?
    - Devraient idéalement être confirmées à l’aide de différentes méthodes d’évaluation
  2. Variation de la sévérité clinique ?
    - Plus il y a convergence entre informateurs, plus cela suggère la présence de sévérité du problème (pour scores élevés)
  3. Spécificités de l’informateur ?
    a) Sa connaissance de l’évalué.e (durée, fréquence)
    b) Sa perception de la problématique de l’évalué.e
    c) Ses motivations (par ex., mère veut un placement)
    d) Ses théories implicites sur la problématique
    e) Ses biais socio-culturels
    f) Ses styles de réponses
    g) Ses problèmes d’adaptation / psychopathologies
  4. Erreurs de mesure ?
    - Erreurs aléatoires associées à l’instrument de mesure
    - Erreurs systématiques / biais documentés par des recherches pour un ou des informateurs particuliers
    - Autres erreurs liées aux conditions d’administration