Cours 3 Flashcards

(64 cards)

1
Q

On parle plus d’épigénétique que de génétique traditionnelle dans les troubles mentaux graves. Que veut-on dire par cette affirmation?

A
  • On cherche les gènes ‘responsables’ en fait des séquences de gènes.
  • S’intéresse à des aspects plus complexes comme des séquences de gènes, regarde moins le gène ‘’spécifique’’
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2
Q

Vrai ou faux: Beaucoup d’espoir avec la codification du génome complet (Genome Canada)

A

Vrai, pourtant – pas de percées importantes auprès des troubles mentaux graves.

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3
Q

Comment savons-nous que la génétique est pertinente dans la compréhension de l’étiologie des TMG?

A
  • Le facteur le plus reconnu en terme de risque de développer un TMG est l’histoire familiale – quoique certaines études mentionnent la présence d’une histoire familiale dans seulement 30% des cas.
  • Multiples études familiales, de jumeaux, et d’adoption.
  • Études récentes suggèrent que les gènes augmentent la vulnérabilité à développer un TMG. (Facteur de risque sans en être la cause)
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4
Q

Qu’est-ce que l’eugénisme?

A

A commencé à s’intéresser aux gènes des troubles mentaux à partir de l’Eugénisme.

Eugénisme avant était vu comme une science, la science des bonnes naissances, créé par Galton. Voulait empêcher les pauvres, les malades et les handicapés d’avoir des enfants pour les éliminer de la société humaine. Personnes stérilisées contre leur gré.

A entrainé les nazis a justifier le fait de tuer les personnes qui ne correspondaient pas à leurs critères.

Elon Musk encourage les blancs riches à se reproduire le plus possible. Vient de l’eugénisme.

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5
Q

Que voit-on dans les études familiales?

A
  • Les problèmes de santé mentale se regroupent dans les mêmes familles
  • Paracelsus - 1520
    “Les insani (aliénés) sont ceux qui ont souffert depuis la naissance, et qui ont amené cette souffrance de l’utérus tel un héritage familial…..”
  • This observation does not tell us however whether this is due to inherited predisposition, or due to the shared environment.
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6
Q

Quel type d’étude essaye de voir si les TMG sont dus à une prédisposition héréditaire ou à un environnement partagé?

A

Les études de jumeaux

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7
Q

Quel est le but des études de jumeaux?

A

But: comparer le pourcentage de concordance de TMG entre les jumeaux MZ et DZ.
Si la transmission du trouble est entièrement génétique, le pourcentage de concordance serait de 100% pour MZ et 50% pour DZ.

*Les jumeaux monozygotes (MZ) partagent toute leur information génétique alors que les jumeaux dizygotes partagent en moyenne 50%(DZ).

If genetics plays a very large role in a particular illness, then MZ concordance will be close to 100%. If genetics plays only a very small role in causing mental illness, this number will be closer to 0%.

Also, if genetics plays a role in causing mental illness we would expect that both of a pair of identical twins will have the same mental illness more often than will both of a pair of non-identical twins.

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8
Q

Quels ont été les résultats des études de jumeaux?

A
  • These are very approximate figures. But as you can see, the features we are looking for (concordance is not 0 and that MZ more concordant that DZ) are present indicating that genetics has a significant contribution to mental illnesses.
  • What it also shows is that mental illnesses are not entirely genetic and that the environment or NON GENTIC FACTORS plays a significant role.
  • Fait intéressant, deux études ont montré que, chez les enfants de jumeaux monozygotes discordants, le risque de trouble mental est augmenté non seulement chez les enfants du jumeau atteint, mais aussi chez ceux du co-jumeau non atteint, ce qui indique que des facteurs environnementaux peuvent être nécessaires pour que la maladie se manifeste chez des individus présentant une prédisposition génétique.
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9
Q

Quel trouble a le taux le plus haut de concordance dans les études de jumeaux monozygotes?

A

Le trouble bipolaire avec 70% de concordance

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10
Q

Quel est le but des études d’adoptés?

A
  • Le but est des comparer le pourcentage d’un TMG auprès des enfants adoptés dont on sait qu’au moins un parent biologique avait un TMG, et ceux dont les parents biologiques n’avaient pas de TMG.
  • In the adoptee study, if genetic factors play a role, then the adopted children of people with mental illness should develop the same problems more frequently as adults than the adopted children of unaffected families.

Ce que ça teste surtout :
✔️ Rôle de la génétique

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11
Q

Quels ont été les résultats des études d’adoptés par rapport à la schizophrénie?

A

En fait, on observe que les enfants de parents schizophrènes qui ont été adoptés très tôt par des personnes sans lien de parenté développent tout de même la schizophrénie à un taux significativement plus élevé que le reste de la population. Dans certains cas, la probabilité que les enfants adoptés développent une schizophrénie était aussi élevée que s’ils avaient vécu avec leurs parents biologiques schizophrènes. En revanche, les enfants issus de parents non schizophrènes et adoptés par des parents qui développeront plus tard une schizophrénie ne présentent pas d’augmentation du taux de schizophrénie par rapport à la population générale.

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12
Q

Quel est le but des études de familles d’adoptés?

A

Le but est de regarder de manière rétrospective les parents biologiques et adoptifs des adoptés ayant développé un TMG.

👉 On part des adoptés malades ➜ on regarde leurs familles
Question posée :
Chez les adoptés ayant développé un TMG, est-ce que le trouble est plus fréquent chez les parents biologiques ou adoptifs ?

Ce que ça teste :
✔️ Génétique vs environnement directement

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13
Q

Dans les études de familles d’adoptés, à quoi devrait-on s’attendre si la génétique joue un rôle plus important et au contraire si l’environnement joue un rôle plus important?

A
  • Dans les études d’adoption chez les apparentés, si la génétique joue un rôle, on s’attend à ce que le taux de troubles mentaux soit plus élevé chez les parents biologiques que chez les parents adoptifs, et qu’il soit potentiellement similaire à celui observé dans les familles vivant ensemble.
  • À l’inverse, si l’environnement est plus déterminant, on s’attendrait à ce que le taux soit plus élevé chez les parents adoptifs.
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14
Q

Qu’est-ce que l’héritabilité?

A

La fraction de la variabilité d’un trait (d’une population) qui est causée par des différences génétiques.

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15
Q

Qu’est-ce que l’environementabilité?

A

La fraction de la variabilité d’un trait (d’une population) qui est causée par des différences environnementales.

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16
Q

Est-ce que les estimations d’héritabilité et d’environementabilité nous renseigne sur les gènes spécifiques qui contribuent à un trait et les variables enviro importantes qui contribuent au comportement?

A

Non, l’héritabilité et l’« environnementabilité » totalisent 100 %. Il s’agit de concepts abstraits. Quels que soient les chiffres, les estimations d’héritabilité ne nous renseignent en rien sur les gènes spécifiques qui contribuent à un trait. De la même façon, une estimation numérique de l’environnementabilité ne fournit aucune information sur les variables environnementales importantes qui influencent un comportement.

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17
Q

Que signifie une héritabilité de 40%?

A

Ce sont des concepts populationnels (héritabilité et environementabilité). Ils ne nous disent rien sur un individu en particulier. Une héritabilité de 40 % signifie qu’en moyenne, environ 40 % des différences individuelles observées — par exemple pour la timidité — peuvent être attribuées, d’une certaine manière, à des différences génétiques. Cela ne signifie PAS que 40 % de la timidité d’une personne donnée est due à ses gènes et que les 60 % restants sont dus à son environnement.

Héritabilité = 40 % pour la timidité
Ça veut dire :
Dans une population donnée
À un moment donné
Dans un environnement donné
👉 40 % des différences observées entre les individus en termes de timidité sont liées à des différences génétiques.

Si l’environnement est très homogène → l’héritabilité peut sembler élevée
Si l’environnement est très variable → l’héritabilité diminue
📌 Donc :
Une forte héritabilité n’exclut jamais un rôle important de l’environnement.

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18
Q

Donc les études nous disent que c’est seulement les gènes qui contribuent à l’étiologie des TMG ou c’est plutôt l’environnement?

A

Les gènes contribuent de manière importante à l’étiologie des TMG, MAIS ne causent pas les TMG à eux seuls.
L’environnement contribue aussi de manière importante.

TMG = Gènes + Environnement

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19
Q

Explique l’analogie du vase:

A

Au départ, chaque personne part avec une certaine proportion de facteur génétique (ne peut pas le savoir à 100%) en lien avec les TMG dans son vase.
Avec le temps, les facteurs enviro rentrent aussi dans le vase.
Et quand le vase est plein, il y a apparition d’un TMG.
*pas de manière de le savoir à 100%). Mais même si on a plein de billes bleues (facteur génétique) veut pas dire qu’on va développer le trouble et même chose si on commence avec aucune ou presque pas de billes

On peut donc imaginer que si le “pot” est déjà plus rempli de facteurs de vulnérabilité génétique, il faudra moins de facteurs environnementaux pour le remplir et provoquer un trouble mental; cela pourrait donc prendre moins de temps. À l’inverse, si le pot est moins rempli, il faudra davantage de facteurs de vulnérabilité environnementale pour le remplir et déclencher le trouble mental, ce qui pourrait prendre plus de temps.

*Cela fait écho au modèle stress-vulnérabilité, selon lequel les individus diffèrent dans leur sensibilité aux circonstances environnementales défavorables : les individus génétiquement plus vulnérables sont plus susceptibles de développer des symptômes lorsqu’ils sont exposés à ces environnements que les autres.

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20
Q

Pourcentage de risques d’avoir la schizophrénie dans la pop générale? Et quand tes 2 parents l’ont?

A

Pop générale: 1%
Parents (x2): 45 -46%

Le point important à retenir est que ces risques sont empiriques. Comme on peut le constater, les chiffres ne sont pas précis et s’expriment sous forme de plages de valeurs. De plus, ces données sont incomplètes : par exemple, aucun risque n’est indiqué pour les situations où une personne aurait deux frères ou sœurs atteints, ou encore un grand-parent, un parent et un frère ou une sœur atteints.

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21
Q

Pourcentage de risque d’avoir un trouble bipolaire dans la population générale?

A

Population générale = 1-2%

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22
Q

Quelles sont les limites des risques empiriques (ex de risque empirique: Je risque d’avoir le trouble bipolaire si j’ai jumeau monozygote qui l’a est de 70%)?

A
  • Les risques empiriques ne fournissent pas de chiffres pour toutes les situations, il faut donc les utiliser en les combinant avec un certain bon sens.
  • De plus, les risques empiriques ne tiennent pas compte des différents diagnostics présents dans la famille. Ainsi, les chiffres que je vous ai donnés concernent uniquement la schizophrénie ou le trouble bipolaire et ne prennent pas en compte, par exemple, des diagnostics comme le trouble schizoaffectif, etc.
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23
Q

Nomme moi des exemples de facteurs environnementaux qui augmentent le risque de développer un trouble mental grave:

A

Complications obstétriques (comme manque oxygène à naissance, diabète de grossesse)
2-4
Drogues 2
Naissance en hiver 1.1-2
Vie urbaine 2-3
Immigration
4-10
Intimidation, trauma 3
Blessure à la tête 2
Événements stressants ??
Virus
??

Important to remember that none of these things on their own are sufficient to cause mental illness. They all increase susceptibility

Lots have not yet been quantified or are hard to define. The winter birth thing is those born in february/march as compared to those born in aug/sept.

So you can see that the relative risks are small, especially when you compare it to risk of having an identical twin with sz which has a relative risk of 46.

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24
Q

A t’on trouvé un gène qui cause les TMG?

A

NON
Gènes qui contribuent aux TMG sont des gènes de SUSCEPTIBILITÉ ou de PRÉDISPOSITION, PAS de causalité.

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25
Qu'est-ce qui rend difficile l'identification des gènes dans les TMG?
Gènes qui contribuent aux TMG sont des gènes de SUSCEPTIBILITÉ ou de PRÉDISPOSITION, PAS de causalité. Ce fait, ainsi que l’hétérogénéité des TMG, rendent difficile l’identification des gènes. *Hétérogénéité dans les symptômes, dans l’étiologie, l’âge à laquelle s’exprime le trouble
26
Que font les études de 'linkage'?
Régions du chromosome qui sont transmises ensemble, avec la maladie, d’une génération à l’autre. Études de ‘linkage’ quand ils ne trouvaient pas un gène précis. Les études de linkage (liaison génétique), c’est une méthode en génétique qui sert à repérer où se trouvent des gènes associés à une maladie sur les chromosomes.
27
Pourquoi les études de linkage n'ont pas permis de conclusions importantes à ce jour?
1. plusieurs facteurs génétiques (hétérogénéité) sont liés au même phénotype (symptômes de Sz). C-à-d que plusieurs combinaisons de gènes peuvent mener à un tableau clinique de schizophrénie 2. Pléiotropie: un même gène pourrait être responsable de plusieurs phénotypes (ex plusieurs symptômes dans la Sz) – une mutation dans un gène touchant à plusieurs phénotypes peut donner des symptômes que la Sz chez certains (alors que chez d’autres ce serait des gènes transmis). 3. Pénétrance incomplète, i.e. que plusieurs personnes peuvent être porteurs des gènes sans avoir les phénotypes (pas de Sz)
28
Que font les études d'association?
- La fréquence des mutations dans les gènes potentiellement ‘candidats’ sont testés dans des populations cibles et contrôles. - Les études ont tenté de mettre en lien certains gènes avec des protéines qui seraient impliquées par exemple dans le codage de certains récepteurs (sérotonine ou de dopamine).
29
Paradoxe, les TMG devraient ne plus exister selon la théorie de la sélection naturelle. Keller et Miller (2006) suggèrent que les TMG persistent à travers le temps par?
- Sélection-mutation polygénique - Ce qui expliquerait le maintien des TMG malgré un taux de fertilité plus bas et que les TMG sont non-adaptés à notre société moderne - Soutenu par les études sur le trauma, la comorbidité, la consanguinité, et l’âge parternel… Oui transmission génétique dans la famille, mais les gens avec des TMG se reproduisent bcp moins que la population générale (surtout ceux qui ne vont pas bien et qui sont instables). Ce qui fait que ça continue à se transmettre c’est le fait qu’il y ait des mutations, plusieurs gènes d’impliqués et des évènements environnementaux qui viennent augmenter le risque, compensent pour la sélection naturelle. Donc taux assez stable de TMG dans le temps.
30
Un homme de quelle âge augmente énormément le risque que son enfant développe une schizophrénie (1/47 juste lié à l’âge du père)?
- Homme de 50 ans - Lié à la mutation génétique, moins bons spermatozoïdes
31
Quel serait le rôle du gène C4?
Aurait un rôle dans l’élagage (pruning), pt trop d’élagage ce qui expliquerait les troubles cognitifs Aussi appelé chromosome 6 – gène C4 (pour composante complémentaire 4) – lié au système immunitaire.
32
La schizophrénie et le trouble bipolaire partagent une origine génétique et inflammatoire complexe. Les gènes impliqués dans l'inflammation, couplés aux facteurs environnementaux, influencent des marqueurs comme?
Comme les cytokines (IL-1β, IL-6, TNF-α).
33
Vrai ou faux: À ce jour, il y a environ 150 études d’associations génétiques publiées par année – pourtant, il n’y a pas un seul gène ou une seule variation de gène qui est systématiquement associée à la schizophrénie.
VRAI
34
Une méta-analyse de 1000 études (Allen et al., 2008, Nature Genetics) et de 118 méta-analyses suggère que 24 variantes génétiques de 16 différents gènes (APOE, COMT, DAO, DRD1, DRD2, DRD4, DTNBP1, GABRB2, GRIN2B, HP, IL1B, MTHFR, PLXNA2, SLC6A4, TP53, RBM12 and TPH1) seraient associés à la Sz (odds ratio environ 1.23). On retrouve plusieurs ‘régions-cibles’ selon les études et les méthodologies utilisés, avec peu de recoupements. Selon une méta-analyse, les régions sur quels chromosomes sembleraient les + prometteuses?
Les régions sur les chromosomes 8p, 13q et 22q sembleraient les plus prometteuses. *Odds ration = augmente le risque de 1,23 par rapport au risque de la population générale
35
À quoi servent le score de risque polygénique (PRS) et la régression du score de déséquilibre de liaison (LDSC) ?
Visent à détecter un chevauchement de multiples variants communs associés à différents phénotypes, même si les variants ne sont pas individuellement statistiquement significatifs. En d'autres mots: montrent que des troubles différents peuvent partager une vulnérabilité génétique commune, même si les gènes impliqués ont des effets trop faibles pour être détectés individuellement. Chevauchement de multiples variants communs Ça veut dire que : Plusieurs variants génétiques identiques contribuent à plusieurs troubles différents sans être spécifiques à un seul diagnostic
36
Une revue récente utilisant le score de risque polygénique à la schizophrénie a identifié 31 articles examinant l'association avec un autre phénotype. Avec quels troubles on semble observer un chevauchement génétique avec la schizophrénie ?
Dépression, trouble bipolaire, trouble de la personnalité limite.
37
À quoi est associée la contribution polygénique au risque de schizophrénie ?
Associée à un fonctionnement cognitif moins bon et à un certain nombre d'affections non psychiatriques, notamment le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et la sclérose latérale amyotrophique
38
Pourquoi c'est très complexe essayer de comprendre les liens des TMG avec la génétique?
Surtout car le phénotype n’est pas une représentation directe du gène, mais bien une interaction.
39
Les 4 gènes semblent influencer les neurotransmetteurs de glutamate via les récepteurs NMDA (N-methyl d-aspartate). Qu'est-ce qui nous fait croire cela?
- Niveau anormal de glutamate dans le liquide rachidien dans la Sx - Les autopsies révèlent une anormalité au niveau des récepteurs glutaminergiques (binding) - PCP et la ketamine (drogues) agissent sur les récepteurs NMDA. - Les études animales impliquent aussi des récepteurs NMDA *Oui la dopamine a un impact, mais glutamate semble très important surtout dans la psychose.
40
La consommation de marijuana à l'adolescence peut contribuer à l'apparition d'une psychose selon si une personne présente déjà une vulnérabilité génétique. Quel gène en particulier est responsable de cette vulnérabilité? Et pourquoi?
Le gène AKT1 régit une enzyme qui affecte la signalisation cérébrale impliquant le neurotransmetteur dopamine.
41
Quelles sont les trois variantes du gène AKT1 associées à la susceptibilité à la schizophrénie ? Et quelle variante d’AKT1 est associée au risque le plus élevé de psychose en cas de consommation quotidienne de marijuana ?
- T/T, C/T et C/C - La variante C/C.
42
De combien augmente le risque de psychose chez les consommateurs quotidiens de marijuana ayant le génotype C/C ?
Environ 7 fois plus élevé que chez ceux qui consomment peu ou pas de marijuana.
43
Quel génotype d’AKT1 n’est pas affecté par la consommation de marijuana ?
Le génotype T/T.
44
Quel est le rôle du gène COMT ?
Il régit une enzyme qui décompose la dopamine.
45
Quelles sont les deux variantes principales du gène COMT ?
Met et Val.
46
Chez qui la consommation de cannabis à l’adolescence augmente-t-elle le risque de troubles de type schizophrénique ?
Chez les personnes ayant une ou deux copies de la variante Val (donc soit Val/Met ou Val/Val), surtout Val/Val
47
Quel génotype COMT n’est pas affecté par la consommation de cannabis ?
Les personnes ayant uniquement la variante Met (Met/Met). *Ces gènes (COMT et AKT1) ne sont pas liés à la schizophrénie, ce sont des gènes liés au cannabis qui augmentent les risques de psychose
48
Quel syndrome est le seul exemple bien établi où une anomalie génétique spécifique est connue pour causer un risque élevé de schizophrénie?
Le 22q11 ‘deletion syndrome’ (ou le Syndrome Vélo-Cardio-Facial) Devrait essayer de le détecter tôt, car on peut intervenir sur certains symptomes et empêcher la schizophrénie Pourquoi on dit que c’est le seul “cas causal” connu: Pour la schizophrénie “classique”, on parle habituellement de : vulnérabilité polygénique interaction gènes × environnement Ici, on a : un syndrome génétique unique qui augmente directement et fortement le risque de psychose 👉 donc un lien causal clair, pas seulement une association. *Les personnes porteuses ont un risque extrêmement élevé de développer : une schizophrénie ou un trouble psychotique apparenté Le risque est d’environ 25–30 %, ce qui est énorme comparé à la population générale (~1 %).
49
Quels sont les 7 caractéristiques du syndrome de délétion 22q11?
1) Prononciation nasale/ palais anormal 2) Traits du visage typiques 3) Difficultés d’apprentissage / retard mental 4) Problèmes cardiaques 5) Hypocalcémie (débalancement des électrolytes du sang – Ca trop bas) 6) D’autres désordres congénitaux 7) 30X plus de risque de schizophrénie
50
Quand doit-on considérer un syndrome génétique?
1. Lorsque la personne présente plusieurs anomalies touchant à plusieurs systèmes ex: anomalies du palais et problème de santé mentale dans le 22q11 DS. Exemple : Syndrome 22q11.2 - anomalies du palais (fente, insuffisance vélopharyngée) - anomalies cardiaques - + troubles psychiatriques (psychose, schizophrénie) ➡️ La combinaison physique + mentale suggère un syndrome génétique sous-jacent. 2. La personne présente une combinaison bizarre de problèmes ex: diabète, perte ouïe, non-réactivité de la pupille à la lumière et problème de santé mentale dans le Syndrome Wolfram. Certains tableaux cliniques ne vont pas naturellement ensemble dans la population générale. Exemple : Syndrome de Wolfram - diabète - perte auditive - absence de réflexe pupillaire à la lumière - + troubles psychiatriques ➡️ Pris séparément, ces symptômes sont fréquents. ➡️ Pris ensemble, ils pointent vers une cause génétique unique.
51
Existe-t-il une composante familiale dans les troubles mentaux graves (TMG) ?
Oui, la composante familiale est indéniable.
52
Quel type d’étiologie explique les troubles mentaux graves comme la schizophrénie ?
Une étiologie polygénique multifactorielle (plusieurs gènes et plusieurs facteurs environnementaux).
53
Que montrent les études génétiques quant aux régions impliquées dans la schizophrénie ?
Plusieurs régions-cibles sont identifiées selon les méthodes, avec peu de recoupement entre les études (difficile de tirer une conclusion claire, car très peu de zones communes confirmées entre elles).
54
Quelles régions chromosomiques semblent les plus prometteuses selon une méta-analyse des études de linkage ?
Les régions 8p, 13q et 22q.
55
Quelle est l’influence des gènes candidats sur les symptômes de la schizophrénie ?
Elle semble faible à ce jour, à l’exception possible du gène C4.
56
Que montrent les 3 grandes études du génome complet sur la schizophrénie ?
3 immenses études, utilisant le génôme complet, ont seulement trouvé un seul lien (une seule étude) – SNP (single nucleotide polymorphism – polymorphisme nucléotidique) sur 6p … assez décourageant
57
Quel est le lien entre CNV (ex. délétion 22q11) et schizophrénie ?
Elles augmentent fortement le risque d’anomalies du développement (Autrement dit : elles ne causent pas seulement la schizophrénie, mais peuvent affecter : le cœur, le palais, le système immunitaire, le neurodéveloppement), mais la schizophrénie n’est qu’un résultat possible et rare.
58
Quelle proportion des cas de schizophrénie est expliquée par les CNV comme la délétion 22q11 ?
Environ 2 à 3 % des cas.
59
Aujourd'hui, on dit qu'on ne peut pas encore identifier des personnes à risques de manière sûre. Pourquoi?
1. Problèmes éthiques: Si disait à qqun qu’elle avait un risque de Sz par ex, peut y avoir risque que la personne change toute sa vie pour ne rien vivre de trop émotivement difficile, traumatisant. Trop de facteurs qui rentrent en ligne de compte donc pas l’idéal. Risque de stigmatisation ou de discrimination (emploi, assurance, école). Risque d’anxiété ou traitement préventif inutile. Question de consentement et confidentialité, surtout chez les mineurs. 💡 Les scientifiques doivent être très prudents avec la prédiction individuelle 2. Modèle multifactoriel Les troubles psychiatriques graves (ex. schizophrénie) sont polygéniques et multifactoriels : Plusieurs gènes contribuent, chacun avec un effet faible. Facteurs environnementaux (stress, cannabis, trauma) modulent le risque. 👉 Donc, même quelqu’un avec une prédisposition génétique peut ne jamais développer le trouble, et inversement.
60
Comme on ne trouve pas de gène précis, sur quoi on fait nos études?
- Études liées aux endophénotypes (caractéristique biologique ou cognitive mesurable qui se situe entre le gène et le trouble clinique) et non aux diagnostics Plus simple de trouver un gène lié aux hallucinations qu’à la Sz par exemple, vu le caractère hétérogène du diagnostic
61
Qu’est-ce que la pharmacogénomique ?
C’est l’étude de l’influence de la génétique sur la réponse aux médicaments, permettant de choisir les traitements les plus efficaces et les plus sûrs pour un individu.
62
Exemple pharmacogénomique avec la clozapine ?
Certaines variantes génétiques augmentent le risque d’agranulocytose. Les patients porteurs de ces variantes doivent éviter ou surveiller étroitement la clozapine.
63
Pourquoi les femme ont parfois plus d’effets secondaires avec certaines molécules que les hommes?
Les femmes ont des hormones donc plus compliqué de les étudier que les hommes, même chez les animaux ils ne prenaient pas de femelles.
64
Quel est le traitement principal dans les TMG?
La médication est le traitement principal en ce moment au niveau de TMG. Par essai-erreur.