Est-ce que les traumas physiques ou sexuels semblent avoir un lien dans les TMG?
Oui!
- Entre 34 et 53% des personnes avec TMG mentionnent avoir vécu de l’abus physique ou sexuel dans l’enfance (0.9-1.3% dans la population générale)
- Au cours de leur vie, l’exposition à la violence (physique ou sexuelle) serait de 43 à 81% et entre 38% (Suède) et 79% (USA) dans la dernière année
- Les femmes avec TMG sont particulièrement sujettes à la victimisation – 97% des femmes sans abris ont été victimes de violence et 77% de celles-ci ont été abusées comme enfant.
*Souvent le trauma sera mentionné dans les délires (ex: j’ai été violé par un extra-terrestre) donc à l’époque les intervenants ne croyaient pas que la personne avait été victime de traumatisme pensait juste qu’elle était délirante. On n’en parlait pas vraiment avant. Ils ont donc été cherchés l’information ailleurs (famille, amis)
L’abus physique ou sexuel est lié à des symptômes plus sévères chez la personne avec TMG, au niveau?
Hallucinations, délires, dépression, suicide, anxiété, hostilité, difficultés interpersonnelles, somatisation et dissociation
*Et à des coûts plus élevés en termes d’hospitalisations et de services psychiatriques
Ces abus sont liés à quels symptômes?
Agression physique
Agression sexuelle
Maltraitance émotionnelle
Maltraitance dans l’enfance Inceste
*Ne veut pas dire que la personne a vécu des abus sexuels en enfance si entend des voix à caractères sexuels, mais à vérifier quand même. Car les abus à caractères sexuels augmentent le risque des hallucinations à caractère sexuel.
Bebbington et al. (2004) – Sondage au Royaume-Uni (N > 8000) trouvé un lien puissant entre?
L’abus sexuel et la psychose
Une méta-analyse a trouvé que les personnes avec psychose ont 2.8 fois plus de probabilité d’avoir été exposé à des traumatismes dans l’enfance (vs personnes non psychotiques)
Traumas dans l’enfance ressortent souvent et pas juste pour les troubles psychotiques, comme dans douleur chronique, anorexie etc
Avant dans les troubles psychotiques on ne voyait pas de lien avec l’enviro car pensait que c’était juste un trouble du cerveau
Est-ce que l’intimidation peut avoir des impacts sur le développement de symptômes psychotiques à l’enfance?
Oui!
Une étude longitudinale portant sur 6 437 adolescents (âge moyen 13 ans) au Royaume-Uni a documenté que:
46.2% des ados avaient été victimes d’intimidation à l’âge de 8 ou 10 ans. Parmi ceux-ci:
* 13.7 % avaient des symptômes pseudo-psychotiques (un ou plus).
* 11.5 % avaient des symptômes psychotiques occasionnels.
* 5.6 % avaient clairement des symptômes psychotiques (un ou plus).
*Les auteurs concluent qu’en contrôlant pour les autres facteurs (familiaux, autres troubles psychiatriques), le fait d’être victime d’intimidation double le risque de développer des symptômes psychotiques à l’adolescence
Une étude parallèle a démontré que l’effet de l’intimidation pouvait être éliminé avec quoi?
Le soutien familial
Avec le soutien nécessaire rapidement, ne devrait pas y avoir d’effets délétères à long terme. Plus grand facteur de risque si on ne donne pas de soutien à l’enfant
Quelle théorie pourrait expliquer le lien entre trauma et psychose?
Trauma est un stress extrême qui va affecter le cortisol. Si le stress est constant, dérégulation du cortisol, aura un impact sur tout le système comme sur les neurotransmetteurs et sur la dopamine. Impact sur le développement de troubles mentaux éventuellement
Quelle autre hypothèse pourrait expliquer le lien entre trauma et psychose?
Le trouble du stress post-traumatique
Le trouble de stress post-traumatique est un trouble défini par trois symptômes:
Pourquoi on pense que le TSPT aurait un lien avec le risque de psychose?
TSPT dans Population générale: 8-12%, chez TMG: 29–43%, seulement 5% indiqués dans leur dossier. Personnes avec TSPT – 5X plus de risque de psychose
*seulement 5% indiqués dans leur dossier: Veut dire que les cliniciens ne prennent pas le temps de poser la question
*la première hospitalisation cause souvent un choc traumatique et peut entraîner un TSPT. la première hospitalisation cause souvent un choc traumatique et peut entraîner un TSPT, car souvent on a des flashs de notre psychose, notre hospitalisation (injection de médicament de force)
Explique le Modèle proposé par Mueser et al, 2002 sur le lien possible entre risque de psychose et traumatisme:
🔹 1️⃣ Traumatisme → TSPT
Une exposition à des événements traumatiques (abus, violences, accidents graves, etc.) augmente fortement les probabilité de développer des symptômes de stress post‑traumatique.
Le TSPT est donc considéré comme une médiateur psychologique entre le traumatisme et le développement ou l’aggravation de troubles psychiatriques graves.
🔹 2️⃣ TSPT peut exacerber le cours de la psychose
Le modèle distingue deux voies :
✅ Effets directs
Les symptômes de TSPT eux‑mêmes peuvent aggraver les symptômes psychotiques :
Répétition intrusive des souvenirs traumatiques
Hypervigilance et état d’alerte élevé
Évitement émotionnel et évitement social
Ces éléments peuvent :
augmenter la détresse générale,
intensifier paranoia ou sentiment de menace,
contribuer à l’apparition ou la persistance d’hallucinations ou de délires
🔹 Effets indirects
Les conséquences fréquentes du TSPT peuvent aussi aggraver la psychose :
Abus de substances pour gérer l’angoisse
Re‑victimisation (être à nouveau victime de traumatismes)
Difficultés relationnelles et alliance thérapeutique fragile
Ces facteurs augmentent la sévérité fonctionnelle et clinique des troubles psychotiques.
3️⃣ Interaction dynamique entre PTSD et psychose
Le modèle n’affirme pas que le traumatisme cause directement la psychose, mais plutôt que :
Certaines personnes ont une vulnérabilité biologique ou développementale à la psychose.
L’exposition à un traumatisme augmente le risque, surtout si elle déclenche un TSPT non résolu.
Le TSPT peut ensuite aggraver ou maintenir les symptômes psychotiques à la fois directement et indirectement.
Plusieurs études ont démontré plus de TMG, particulièrement la Sz, chez les citadins (vie urbaine). On pense que ça pourrait être lié à quels 2 facteurs?
*Les études suggèrent les 2…!
Pedersen & Mortensen (2001), dans un sondage de plus de 2 millions de Danois ont trouvé un lien dose-effet entre l’exposition à la ville en bas de l’âge de 15 ans et le risque de psychose.
Quelle serait la solution si la vie urbaine est lié à plus de TMG et qu’on veut l’éviter?
On constate que l’urbanisation comme facteur de risque est encore plus puissant chez quel groupe d’individus?
Chez les immigrants de 2e génération (encore plus en ville).
Taille d’effet moyenne à large (qualité de la preuve: modérée)
Pourquoi les immigrants de 2e génération seraient encore plus à risque de l’urbanisation?
2e génération a un choc identitaire que la 1e génération n’a pas car eux sont en survie, doivent faire vivre leur famille, n’ont pas le temps de vivre leur SPT (stress). 2e génération ont une grosse pression aussi au niveau réussite, d’intégration car leurs parents ont tellement fait pour eux.
Prévalence ‘à vie’ de troubles de substances auprès des personnes avec une psychose (ou TMG) = ? %
50 %
Considéré dans l’étiologie et dans l’aggravation des symptômes
Prévalence à vie = combien ont eu le trouble au moins une fois dans leur vie
Étiologie – Matheson et al (2011) dans leur méta-analyse démontrent une taille d’effet moyenne (alors que Belbasis et al., 2018 trouvent une grande taille d’effet) et une bonne qualité de preuve pour le lien entre l’utilisation du ? et le développement d’une psychose.
Cannabis
*Certaines études suggèrent qu’une consommation importante à l’adolescence (vers 15 ans) serait encore plus déterminante, et irait jusqu’à tripler le risque. Plus qu’elle consomme et plus elle consomme tôt, le risque peut aller jusqu’à tripler
Est-ce que les gens ayant de la psychose aurait un trouble d’abus de substance car ils désirent s’auto-médicamenter?
*Peut penser que les gens consomment pour s’auto médicamenter ce qui pourrait faire diminuer nos symptômes et donc aller mieux (ce que les personnes pensent que ça fait), mais en réalité les gens ne consomment pas pour s’auto-médicamenter sur leurs symptômes primaires. Consomment pour des raisons qui se retrouvent chez la pop générale comme avoir plaisir, moins anxieux, moins stressé de la vie mais pas pour mieux gérer leurs symptômes principaux mais leurs autres symptômes comme stress, anxiété.
Est-ce que les gens ayant de la psychose aurait un trouble d’abus de substance car ils y seraient hypervulnérable?
Quelle est une des rares drogues qui peut être à elle seule une cause de psychoses toxiques et à la longue peut causer un switch et donner trouble psychotique sans avoir d’autres facteurs de risques?
Psychose due aux méthamphétamines
Peut-être lien avec la quantité utilisée chez des personnes dites ‘non-vulnérables’
– effet toxique
Même si pas de vulnérabilité peut modifier le cerveau et si en consomme suffisamment, effet neurotoxique. Peut créer des psychoses temporaires. À la longue peut ne plus revenir à la normale et rester en psychose toxique.
*Exception à la théorie sur l’hypervulnérabililté
Notre étude a trouvé que près de 30% des personnes avec psychose-MA (méthamphétamines) continuent à présenter des symptômes psychotiques sévères dans le temps et que ces symptômes seraient prédits par?
Par le nombre d’année d’utilisation de MA, l’âge, la psychopathologie générale, la dépression et les traits antisociaux.
Psychose et abus de substance, Théorie du facteur commun: personnalité antisociale?
Explique là
Logique
Personnalité antisociale → plus de risque de toxicomanie
Les traits : impulsivité, recherche de sensations, non-respect des règles… favorisent la consommation de substances.
Personnalité antisociale → plus de risque de troubles mentaux graves ou de comportement déviant associé aux TMG
Observation empirique :
Taux de personnalité antisociale élevé chez TMG
Taux de personnalité antisociale élevé chez toxicomanes
➡️ Cela explique la forte comorbidité entre TMG et abus de substances par un facteur sous-jacent commun (la personnalité antisociale).
*Résultats sont concluants…
PP prof
La prévalence de toxicomanie auprès des troubles mentaux graves serait expliquée par la prévalence de toxico auprès des personnalités antisociales.
On sait que taux de personnalité antisociale chez TMG est très élevé
Et que taux de personnalité antisociale chez toxico est aussi très élevé
Psychose et influence familiale, quel problème retrouve t’on souvent?
Le problème de communication (déviance):
- Singer et Wynne (1965) ont trouvé que les parents des enfants qui avaient des troubles de la pensée (language), s’exprimaient souvent de manière vague, fragmentée ou contradictoire.
Ces résultats ont été répliqués à plusieurs reprises, notamment par Nancy Docherty et al. (1994, 1998)
Wahlberg at al. (1997) parlent d’une interaction gène-environnement pour le désordre de la pensée, selon les données d’une grande étude Finlandaise
d’adoption.
Étude Copenhague (Schiffman et al., 2002) : en 1965 65 enfants non-psychotiques suivis pendans 15 ans. Le développement de la psychose était prédit par:
1) Problèmes de communication des parents (déviance)
2) Les Émotions Exprimées des parents (EE). Surtout les émotions exprimées négatives