Quels sont les usages de la question fermée?
Qu’est-ce que permet la question fermée en favorisant l’expression ou la compréhension?
«Quand êtes-vous allé voir votre père?»
«Lui avez-vous déjà demandé ce qu’il en pensait?»
Qu’est-ce que permet la question fermée en vérifiant la compréhension de l’aidé?
«Aurais-tu aimé que ta mère soit présente à ta cérémonie?»
Qu’est-ce que permet la question fermée en recherche de solutions?
«Quelles sont tes options en ce moment?»
«Préfères-tu lui en parler maintenant ou plus tard?»
Qu’est-ce que permet la question fermée en gérant une situation de crise avec une question fermée?
«As-tu des idées à propos de la mort en ce moment?»
«Est-ce que tu réalises que ce que tu vis, c’est de la violence?»
Quels pièges peuvent survenir avec la question fermée?
Qu’est-ce qui est entraîné par le fait de cantonner l’aidé dans un rôle passif ou dans une séquence questions-réponses? Qu’est-ce qui amène l’aidant dans ce piège?
Entamer une suite de courtes questions et réponses. L’aidant peut lui aussi se retrouver «prisonnier» de cette dynamique
Il s’agit d’un piège qui apparaît souvent face au malaise du silence, des idées qui se bousculent ou de la panique de ne pas savoir quoi dire
Qu’est-ce qu’entraîne le fait de laisser dans l’ombre l’univers subjectif de l’aidé? Quelles questions nous pouvons nous poser?
Comment la question fermée comporte un caractère intrusif? Quels thèmes se prêtent mal à une telle directivité?
Certains thèmes se prêtent mal à une telle directivité: la sexualité, les abus, les expériences traumatisantes, entre autres
Quelle est la définition de l’interprétation?
Intervention par laquelle l’aidant propose une signification possible d’un sentiment, d’une motivation ou d’un comportement de l’aidé, dans le but d’aider celui-ci à mieux comprendre son problème
Comment s’illustre l’interprétation à l’étape de la compréhension du problème?
Comment l’interprétation est un processus de mentalisation?
Quelles sont les sources de l’interprétation?
Comment l’interprétation se fait à partir d’une intuition?
Comment l’interprétation peut devenir un recadrage?
«Peut-être que votre père n’avait jamais appris à être affectueux ou tendre, et que ça n’a rien à voir avec vous».
Comment l’interprétation peut se faire à l’aide de connaissances en psychologie?
Aidé: Je suis mieux de garder ça pour moi, ça ne sert à rien de se fâcher, je vais juste me mettre mon chum à dos.
Aidant: La colère, c’est aussi un outil d’affirmation. Peut-être que tu as envie de mettre des limites mais que tu ne sais pas comment.
Comment l’interprétation peut se faire à partir d’une implication?
Aidée: C’est tellement dur d’être parent, on dirait que ça ne va jamais s’arrêter ce rythme de fou, je capote!
Aidante: Je me disais la même chose quand mes enfants étaient jeunes. Une partie de moi était fâchée contre eux, comme s’ils me privaient de ma liberté. Est-ce que ça se pourrait que tu te sentes comme ça aussi?
Compare l’interprétation et la focalisation.
L’interprétation est généralement plus «invasive» que la focalisation
Une focalisation sous forme de question ouverte permet à l’aidé de réfléchir à sa propre interprétation (exemples p.108)
Pourquoi faut-il employer un usage prudent des « pourquoi »?
l’aidé ne le sait pas plus que nous, demande une compréhension que l’aidé n’a pas encore accès. Fait appel à des éléments rationnels, alors qu’on recherche plus des éléments de réponse affectifs.
Comment l’interprétation peut se mêler à une confrontation?
«Peut-être que vous n’êtes pas prête à être en relation.»
«Comme si vous alliez toujours dépendre de lui.»
«On dirait que tu as de la difficulté à faire confiance.»
Comment l’interprétation peut se mêler à une formulation du problème?
Pourquoi faut-il utiliser l’interprétation avec prudence et humilité?
–> Quand on se crée une compréhension de notre aidé, tout ce qu’il nous donne comme information passe à travers du filtre qu’on s’est créé (c’est un peu biaisé quand même).