Module 2 Flashcards

(56 cards)

1
Q

Decris population et echantillon

A

• Population cible : participants d’intérêt pour l’étude (ex. maladie, chirurgie, facteur de risque).
• Correspond aux patients chez qui on veut appliquer les résultats.
• Population accessible : fraction de la population cible à laquelle le chercheur peut accéder.
• Échantillon : groupe de participants recruté à partir de la population accessible.

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2
Q

Quelles sont les différentes étapes de sélections des partisantes de la population cible ?

A
  1. L’identification des participants
  2. La sélection des participants (échantillonnage)
  3. Le consentement à participer à l’étude
  4. L’assignation des participants dans les différents groupes de l’étude
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Q

Décris l’identification des participants

A

•Le chercheur définit à l’avance la population cible pour répondre à la question de recherche.

•Il cherche un patient « type » sans conditions interférentes pour garantir l’efficacité de l’intervention.

•Définition précise des critères d’inclusion et d’exclusion pour former un échantillon représentatif.

Attention : trop de critères stricts → échantillon non représentatif (ex. inclure seulement patients peu douloureux). Si beaucoup de participants sont exclus lors du recrutement, cela peut indiquer que les critères sont trop stricts et rendent l’échantillon non représentatif.Des consensus cliniques ou littéraires peuvent guider le choix des critères.

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4
Q

C’est quoi un critère d’inclusion?

A

Les critères d’inclusion sont des critères démographiques, cliniques, pronostiques, géographiques ou culturels. Ces critères sont opérationnels, détaillés et reproductibles.

Par exemple, pour une population cible de patients ayant un abutement à l’épaule, les critères d’inclusion pourraient être : âge de 30 à 65 ans, douleur à l’épaule depuis 6 semaines, tests cliniques positifs (Hawkins-Kennedy à plus de 3/10 et douleur à plus de 3/10 en abduction).

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5
Q

C’est quoi un critère d’exclusion ?

A

De la même façon, les critères d’exclusion sont des critères démographiques, cliniques, pronostiques, géographiques ou culturels. Ces critères sont aussi opérationnels, détaillés et reproductibles. Ils sont souvent un peu moins détaillés dans un article, quoique tout aussi importants.

Par exemple, pour une population cible ayant un syndrome d’abutement à l’épaule, les critères d’exclusion pourraient être : douleur à la palpation de l’articulation acromio-claviculaire, instabilité de l’épaule

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6
Q

C’est quoi la méthode probabiliste ?

A

Sélection des participants au hasard.
• Un échantillon aléatoire tend à être représentatif de la population.
• Permet de réduire l’erreur d’échantillonnage (différences entre échantillon et population).
• Souvent utilisée en études épidémiologiques à partir de registres ou grandes bases de données (ex. registre des cancers).
• Types d’échantillonnage :
• Simple
• Stratifié (selon critères comme l’âge)
• Par grappe (géographique ou multicentrique).
• Les registres sont considérés comme une banque de patients de la population cible.

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7
Q

C’est quoi la méthode non-probabiliste ?

A

Les participants ne sont PAS choisis au hasard.
Le chercheur choisit qui participe, selon ce qui est disponible ou pertinent.

• Utilisée lorsqu’il n’existe pas de registre ou de banque de données.
• Fréquente en recherche clinique, mais avec risque accru d’erreur d’échantillonnage.
• Échantillonnage de convenance : publicité, patients d’une clinique/hôpital, étudiants, équipes sportives.
• Sélection non aléatoire → biais de sélection.
• Biais de volontariat : participants plus motivés → peut influencer le pronostic et la réponse au traitement.
• Autres types :
• Boule de neige (snowball) : recrutement par bouche-à-oreille.
• Raisonné (purposive) : sélection directe selon des caractéristiques pertinentes pour l’étude.

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8
Q

Décris la sélection des participants et échantillonnage

A

• Objectif : recruter un échantillon représentatif de la population cible.

• Échantillon représentatif → meilleure généralisation des résultats → validité externe augmentée.

• Beaucoup d’exclusions ou de refus → possible manque de représentativité.

• Un taux de participation ≈ 80 % est considéré comme élevé.

• Les auteurs doivent décrire le processus de recrutement.

• Ils doivent démontrer la représentativité (comparaison participants vs non-participants).

• Les articles présentent souvent un tableau/figure décrivant le processus de sélection.

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9
Q

Decris le consentement à participer à l’étude

A

• Le consentement libre et éclairé des participants est obligatoire.
• Le recrutement peut être difficile : plusieurs participants refusent après la rencontre initiale.
•Raisons fréquentes de refus :
• Temps et effort exigés par le protocole
• Crainte du placebo dans les ECR
• Mesures invasives ou difficiles
•Les refus de participation peuvent introduire un biais dans l’étude.

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10
Q

Decris ce qu’est l’assignation des participants dans les différents groupes de l’étude

A

Une fois la sélection des participants complétée, si notre étude comporte plusieurs groupes, il faut assigner les participants à ces différents groupes. Le devis et la question de recherche influenceront directement la façon d’assigner les participants.

Par exemple, dans un devis expérimental (ECR), la répartition des participants se fera de façon aléatoire (randomisation). Le nombre de sujets devra idéalement être égal dans chacun des groupes et les caractéristiques des groupes devront être comparables à l’inclusion.

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11
Q

Quels sont les types de randomisation?

A
  • Assignation simple (by individuels)
  • Assignation par bloc (block)
  • Assignation systématique
  • Assignation stratifiée (matched)
  • Assignation secrète
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12
Q

C’est quoi assignation simple ?

A

Dans cette méthode, les participants sont placés dans les différents groupes un par un. Avec cette méthode, à chaque fois qu’un patient accepte de participer à l’étude, on l’assigne dans un groupe suivant un tirage au sort (50/50). Le risque d’utiliser cette méthode est que le nombre de sujets par groupe peut être inégal à la fin de l’étude

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13
Q

C’est quoi l’assignation par bloc?

A

Dans cette méthode, les chercheurs déterminent préalablement le nombre de sujets requis dans chaque bloc ou groupe et assignent par la suite au hasard des sujets dans ces blocs. Cette méthode s’assure que chacun des groupes, au final, a un nombre égal de participants. Par exemple, par bloc de 4 : à chaque 4 participants, on aura 2 patients qui seront dans le groupe contrôle et 2 dans le groupe expérimental.

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14
Q

C’est quoi l’assignation systématique ?

A

Cette méthode est une variante des deux autres dans laquelle les chercheurs ont créé une liste de tous les sujets participant dans l’étude et on leur assigne un numéro de groupe dans l’ordre (ex : sujet 1-groupe 1, sujet 2-groupe 2, sujet 3-groupe 1, sujet 4-groupe 2, etc.) jusqu’à ce que chacun des participants soit assigné à un groupe.

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15
Q

C’est quoi l’assignation stratifiée?

A

• Méthode utilisée pour avoir des groupes égaux selon des caractéristiques spécifiques.
• Exemple : même nombre d’hommes et de femmes dans les groupes contrôle et expérimental.
• Les sujets sont d’abord classés en sous-groupes selon leurs attributs (ex. genre).
• Les sujets sont ensuite assignés aux groupes de l’étude à partir de ces sous-groupes (pairage).
• Méthode difficile à appliquer si plusieurs groupes, car il faut assez de participants aux caractéristiques similaires.

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16
Q

C’est quoi l’assignation secrète ?

A

• Dans les ECR, l’assignation est souvent faite à l’aveugle (participants, intervenants et parfois chercheurs).
• L’assignation est dite secrète : la séquence de randomisation est inconnue lors de l’inclusion des patients.
• La séquence est généralement produite par une personne indépendante de l’étude.
• Utilisation d’enveloppes opaques pour l’assignation aux groupes.
• Objectif : éviter que la personne qui randomise favorise ou défavorise un participant selon le groupe assigné.

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17
Q

Decris la taille de l’échantillon et la puissance statistique

A

• Le chercheur doit recruter un nombre suffisant de participants pour une analyse valide.
• La taille de l’échantillon influence la puissance statistique.
• Puissance statistique : capacité d’un test à détecter une différence réelle entre deux groupes.
• Manque de puissance → erreur de type 2 (faux négatif).
• Trop peu de participants → absence de différence détectée alors qu’elle existe réellement.
• Un échantillon suffisant évite de conclure à tort à l’absence d’effet (ex. douleur : placebo vs intervention).
• Le calcul de la taille de l’échantillon se fait a priori et tient compte :
• de l’effet de traitement anticipé (différence attendue entre groupes),
• de la variabilité de la mesure (écart-type),
• du type d’analyse statistique.
• Le chercheur doit aussi prévoir les abandons et les perdus au suivi.

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18
Q

C’est quoi une variable ?

A

Une variable est un terme ou caractéristique qui peut prendre différents états: l’âge, le sexe, l’ethnicité, la pathologie, la douleur, l’incapacité, la qualité de vie, la force, la proprioception ou l’équilibre.

Selon la problématique et le type d’étude, le chercheur peut choisir certains types de variables à mesurer. Il voudra aussi contrôler ou manipuler certaines variables.

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19
Q

C’est quoi une variable indépendante ?

A

Communément, dans une étude expérimentale, la variable indépendante est le traitement. Il s’agit de la variable
manipulée par le chercheur. C’est le chercheur qui décide, en quelque sorte, souvent selon des règles propres au
devis utilisé, quels participants recevront l’intervention à l’étude ou le placebo. Dans certaines études, il peut y avoir
plus d’un traitement si on veut voir l’effet combiné de deux ou plusieurs traitements (interactions).

Par exemple, on pourrait faire une étude pour connaître l’effet des AINS et d’une technique de thérapie manuelle en comparaison avec seulement les AINS pour le traitement de la lombalgie. Les AINS et la technique de thérapie manuelle seraient donc les variables indépendantes

Dans les études quasi expérimentales, la variable indépendante est la variable manipulée par le chercheur, comme dans le devis expérimental. Par exemple, dans une étude avec un seul groupe de sujets portant sur l’effet de la cryothérapie sur la proprioception à l’épaule, la variable indépendante serait la cryothérapie. Ainsi, le chercheur évalue la proprioception de l’épaule des participants, suivant l’application standardisée de glace à l’articulation gléno-humérale.

Dans une étude de cohorte ou cas-témoin (étude non expérimentale - observation), la variable indépendante est de façon générale le facteur pronostique ou le facteur de risque, soit la variable qui est associée avec l’apparition d’une maladie ou d’une condition. Il peut donc y en avoir plusieurs

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20
Q
A
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21
Q

C’est quoi la variable dépendante ?

A

La variable dépendante est la variable réponse ou la mesure de résultat. C’est la variable qui nous renseigne sur l’effet du traitement. Il y a souvent plusieurs variables dépendantes dans une étude.

Leurs variations « dépendent » du traitement reçu. Le choix de ces différentes variables doit permettre au chercheur d’obtenir de l’information dans tous les domaines importants reliés à la problématique de l’étude et ce, de façon similaire à un clinicien qui n’évaluera pas seulement la diminution de douleur chez un patient, mais regardera aussi par exemple, les gains en amplitude articulaire on encore une amélioration dans les activités fonctionnelles.

Dans le cas d’un ECR, les chercheurs doivent sélectionner une ( variable principale de résultats main outcome measure), qui est en fait la variable dépendante principale. Il s’agit d’un choix important à faire. Les chercheurs choisissent cette variable, car ils considèrent que c’est la variable la plus représentative de l’état du patient et par laquelle ils verront le mieux l’effet potentiel du traitement. Les chercheurs baseront donc leurs conclusions sur l’efficacité du traitement à l’étude en évaluant les résultats en lien avec cette variable.

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22
Q

C’est quoi la variable de contrôle ?

A

• Variable de contrôle (ou variable de confusion) : peut influencer la relation entre variable indépendante et variable dépendante.
•Exemples fréquents : âge, sexe.
• Ces variables doivent être contrôlées par le chercheur.

• Dans un ECR, on s’assure que les groupes CTL et EXP sont identiques au début :
• Moyenne d’âge similaire
• Proportion hommes/femmes similaire
• Identifier à l’avance ces variables et les mesurer pour vérifier leur effet sur les résultats.

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23
Q

C’est quoi une variable qualitative ?

A

Dans les variables de type qualitatif, les valeurs correspondent à des caractéristiques. Par exemple, le genre (homme,femme, …), vivre seul ou les bénéfices perçus d’un traitement.

24
Q

C’est quoi une variable discrète ?

A

La variable discrète se caractérise par le fait qu’elle prend des valeurs dites fixes. Une variable discrète peut être dichotomique (deux valeurs possibles), par exemple, la réponse à une question fermée (oui ou non). La variable discrète peut aussi être polychotomique (plus de deux valeurs possibles), comme l’échelle de testing musculaire manuel (1 à 5). On peut retrouver aussi des variables quantitatives discrètes comme le nombre de personnes dans un échantillon, le nombre d’entorses de chevilles chez des sujets d’une étude. Des variables qualitatives et quantitatives peuvent donc être de type discrète.

25
C’est quoi une variable continue ?
La variable continue peut prendre n'importe quelle quantité et peut être théoriquement mesurée avec une précision infinie. Par exemple, une vitesse en Km/h (ex. : 80, 99435279432 .... Km/h ou la force en N*m (103, 679326483946324353 ... N*m). Ainsi, seule une variable quantitative peut être une variable continue.
26
C’est quoi une variable quantitative ?
Dans la variable de type quantitative, les valeurs sont des nombres et représentent ainsi des quantités. Par exemple, l'amplitude articulaire, la force en N*m ou la douleur sur une échelle visuelle analogue.
27
C’est quoi une échelle de mesure ?
Les variables de tous types sont mesurées à l'aide d'instruments comportant des échelles de mesure. L'échelle de mesure signifie l'ensemble des classes, catégories ou valeurs pour une variable donnée. Les échelles sont basées sur les caractéristiques des nombres réels : - Ordre : une valeur plus élevée représente une « quantité » plus grande de la caractéristique. - Distance : l'intervalle entre deux valeurs est identique. - Origine : la valeur zéro « 0 » signifie une absence de la qualité mesurée.
28
C’est quoi une échelle nominale ?
Dans l'échelle de type nominal, les valeurs ne sont que nommées et ne sont pas ordonnées. Elles ne possèdent aucune des caractéristiques des nombres réels. Par exemple, le sexe (H/F), le type de pathologie, l'ethnicité ou la religion.
29
C’est quoi une échelle ordinale?
L'échelle de type ordinale ne possède que la caractéristique « ordre » entre les valeurs. La distance ou l'intervalle entre les 2 valeurs n'est pas connu ou variable. Par exemple, la satisfaction (faible, moyenne, élevée), l'échelle de spasticité d'Ashworth (0, 1, 2, 3, 4), le testing musculaire manuel (0, 1, 1.5, 2..., 5). Pour le testing musculaire manuel, l'échelle permet de nommer les caractéristiques et de les classer selon un ordre, d'où son nom, ordinale, mais l'intervalle entre la classe 1 et 2, par exemple, ne signifie pas qu'un sujet a doublé sa force.
30
C’est quoi une échelle par intervalle ?
L'échelle de type intervalle possède les caractéristiques « ordre » et « distance » entre les valeurs. Le zéro « 0 n'indique pas nécessairement l'absence de qualité. Par exemple, les échelles de température en degrés Celsius et Fahrenheit ou les années du calendrier sont des échelles par intervalle.
31
C’est quoi une échelle proportionnelle (ratio) ?
L'échelle de type proportionnelle (« ratio ») possède les caractéristiques « ordre » et « distance » entre les valeurs et l'« origine » sur l'échelle est à zéro. Par exemple, la distance de marche en mètres, le poids en Kg, la force en N*m, la température en degrés Kelvin. Contrairement à l'exemple présenté plus haut de la mesure de la force musculaire avec le testing manuel, ici, la force mesurée en N*m permet de dire que si un patient voit sa force augmenter de 10 N*m à 20 N*m, il est alors possible d'affirmer que celle-ci a doublée.
32
Comment choisir le test statistique approprié ?
• La sélection des tests statistiques dépend du type de variable et de son échelle de mesure. • Variables nominales ou ordinales → tests non paramétriques (qualitatives ou quantitatives). • Variables par intervalle ou proportionnelles → tests paramétriques (quantitatives), basés sur des distributions de probabilités. • Tests paramétriques = plus robustes/statistiquement fiables. • On peut parfois transformer des variables nominales/ordinales en variables par intervalle pour utiliser des tests paramétriques. • Exemple : • Score total d’un questionnaire (ordinal) → considéré comme intervalle → analyse paramétrique • Échelle visuelle analogique (EVA) → proportionnelle → analyse paramétrique
33
34
C’est quoi un instrument valide ?
Un instrument est valide lorsqu'il mesure le construit visé avec un minimum d'erreur méthodique (systématique). Ex: gonio, Nick Disability Index (NDI)
35
Quels sont les aspect important à considérer lorsqu’on évalue la validité d’un instrument ?
- validité apparente - validité de contenu - validité de construit - validité de critère
36
C’est quoi la validité apparente?
Il s'agit de la validité la plus simple à déterminer. On peut se poser la question : « Est-ce que cet outil semble approprié pour bien mesurer cette variable? ». Il n'y a pas de standards de référence pour juger de la validité apparente.
37
C’est quoi la validité de contenu ?
La validité de contenu, c’est vérifier si un test couvre bien tout ce qu’il est supposé mesurer. Autrement dit, on se demande si le test représente toutes les dimensions importantes du concept clinique (et pas juste une partie). C’est une validité basée sur la logique et le jugement clinique, pas sur des calculs statistiques : il n’existe donc pas de chiffre précis pour la mesurer.
38
C’est quoi la validation de construit ?
Il s’agit de vérifier si l’instrument mesure réellement le construit qu’il prétend mesurer, de façon indirecte, en l’absence de critère étalon, en testant les hypothèses qui le sous-tendent. Cela implique de vérifier : • la convergence avec des instruments mesurant des construits identiques ou similaires (validité convergente) ; • la divergence avec des instruments mesurant des construits différents ou non reliés (validité divergente) ; • la capacité à discriminer des groupes connus présentant des différences du construit (validité discriminante / known-group validity). La validation de construit nécessite plusieurs preuves et devrait idéalement utiliser ces trois approches. En l’absence de critère étalon pour capter la perception des patients, les questionnaires (PROM) ne peuvent pas faire l’objet d’une validation de critère, mais uniquement d’une validation de construit.
39
C’est quoi la validité de construit convergente ?
Un outil valide devrait être corrélé avec d'autres instruments qui mesurent le même construit ou un construit similaire. Dans le cas contraire, il faudra conclure que l'outil ne mesure pas ce qu'il prétend mesurer (manque de validité).
40
C’est quoi la validité de construit divergente ?
Un outil valide ne devrait pas mesurer un autre construit que celui qu'il prétend mesurer. Ainsi, un outil valide ne devrait pas être grandement corrélé avec des instruments qui mesurent des construits différents, sans quoi cela remettra en question sa validité.
41
C’est quoi la validité discriminante (par groupes connus)?
Un outil valide devrait pouvoir discriminer la différence entre des patients qui manifestent un degré différent du construit. Dans le cas contraire, cela indiquerait que l'outil manquerait de validité.
42
C’est quoi la validation de critère ?
Ce type de validation consiste à évaluer directement le degré d'erreur d'un instrument en le comparant par rapport à un critère exact et précis du construit que l'on désire mesurer. En d'autres mots, il s'agit de calibrer l'instrument. Deux méthodes peuvent être utilisées : - Validation concomitante avec un critère ( en anglais) concurrent - évaluant s'il peut prédire le diagnostic/pronostic des patients (validité de critère prédictive) en comparaison d'un critère étalon.
43
C’est quoi la validité de critère concomitante ?
Les résultats de l’outil à valider sont comparés à ceux de l’instrument étalon. Exemples : • Validité des mesures de mobilité cervicale au goniomètre → comparaison avec le CROM (instrument étalon). • Validité des tests cliniques neurologiques périphériques (myotomes, dermatomes, ROT) pour la radiculopathie → comparaison avec l’EMG. • Validité du test de Lachman pour une rupture du LCA → comparaison avec l’IRM (instrument étalon).
44
C’est quoi la validité de critère prédictive ?
Les résultats obtenus avec l'instrument sont comparés avec un critère exact et précis du construit qui sera connu plus tard dans le futur Exemple: - La validité de l’échelle de Berg peut être évaluée en vérifiant sa capacité à prédire les chuteurs vs non-chuteurs sur une période donnée. Toutefois, pour plusieurs construits, il n’existe pas d’instrument étalon ni de critère précis permettant une validation de critère. Par exemple, pour la kinésiophobie, aucun appareil ni événement futur précis ne permet de confirmer sa présence. Ainsi, des instruments comme l’échelle de Tampa ne peuvent pas être validés par critère et doivent plutôt faire l’objet d’une validation de construit, réalisée de façon indirecte.
45
C’est quoi la fidélité des mesures ?
La fidélité reflète le degré de reproduction d'une mesure. Par exemple, la variation intra et inter évaluateurs ou la variation intra et inter sujets. Cela réfère donc à la stabilité de la mesure et donc à l'absence d'erreurs aléatoires. Il existe plusieurs types de fidélité : la cohérence interne, la fidélité test-retest (est-ce que les résultats sont reproductibles?), la fidélité intra-évaluateurs (est-ce que les résultats sont les mêmes si un évaluateur effectue plusieurs fois de suite une mesure avec l'outil?) et la fidélité inter-évaluateurs (est-ce que les résultats sont les mêmes si plusieurs évaluateurs utilisent le même outil de mesure?). Vous retrouverez dans la littérature les statistiques suivantes pour mesurer la fidélité : Cronbach's alpha (cohérence interne), coefficient de corrélation « intraclasse » (CCI; en anglais : ICC) et coefficient d'accord « kappa ». Tel que décrit dans l'exemple plus haut, tous ces indices de fidélité varient généralement entre 0 et 1, 1 signifiant la corrélation ou le niveau de fidélité le plus élevé
46
C’est quoi une erreur type de mesure ?
L’erreur type de mesure (SEM) est une mesure de fidélité qui quantifie la variabilité d’un outil lors de mesures répétées. Toute mesure comporte une erreur; l’erreur type de mesure correspond à la dispersion (écart-type) des scores obtenus par un même individu lors de répétitions. Elle indique à quel point un score observé est proche du score véritable et jusqu’où il peut varier d’une mesure à l’autre.
47
Comment calculer l’erreur type ?
L'erreur type de mesure est calculée avec la formule suivante : SEM =SD √(1-r), où SD représente l'écart-type de l'échantillon et r la corrélation entre les échantillons ou CCI (coefficient de corrélation intraclasse)
48
Comment determiné l’intervalle de confiance de la mesure du patient avec la SEM?
Étant donné que l'écart-type de la mesure dans l'échantillon (SD) est utilisé pour calculer l'erreur type de la mesure (SEM), on peut interpréter la valeur précise de la ETM selon les mêmes principes de la distribution de probabilités de la loi normale utilisée pour interpréter un écart-type (SD) en biostatistiques. Selon la loi normale (sera expliquée dans le module 5), 68% de la vraie valeur d'un sujet se trouve dans l'intervalle compris entre ± SEM de la valeur observée. On peut être confiant à 95% que la vraie valeur d'un sujet se trouve dans l'intervalle comprise entre ± 1.96 *SEM de la valeur observée.
49
C’est quoi la sensibilité au changement?
La sensibilité aux changements est la capacité d'un instrument à détecter un changement dans la condition d'intérêt lorsqu'elle produit véritablement un changement. La sensibilité aux changements est reliée aux concepts de « changement minimal perceptible », de « changement cliniquement important » ainsi qu'à « l'effet plancher et plafond ».
50
C’est quoi le changement minimal perceptible?
Le changement minimal perceptible (détectable) est la quantité minimale de changement nécessaire pour excéder l'erreur type de mesure d'un instrument de mesure. Le changement minimal cliniquement important est le changement qu'il faut sur l'échelle de mesure pour considérer qu'un changement clinique suffisamment important s'est produit dans l'état du patient. Les auteurs mentionnent régulièrement ce seuil lorsqu'ils décrivent les outils de mesure utilisés
51
C’est quoi la différence entre MCID et MDC?
Le CMD/MDC indique le plus petit changement qui dépasse l’erreur de mesure et reflète un changement réel statistiquement. Le MCID indique le plus petit changement significatif pour le patient, suffisant pour être cliniquement important, C’EST CELLE QUI EST UTILE POUR INTERPRÉTER LE RÉSULTAT D’UNE ÉTUDES. Mais en clinique les deux sont aussi importante Toutefois, il arrive fréquemment que la valeur de MDC soit supérieure à celle de MCID. Cela s'explique par le fait que les valeurs de MCID représentent le changement moyen. Si la valeur de MCID est plus petite que celle de MDC, même si le résultat du patient est supérieur à la valeur de MCID, le clinicien ne peut pas conclure à un vrai changement chez son patient tant que le résultat n'est pas supérieur au MDC.
52
C’est quoi l’effet plafond?
Les scores des sujets sont regroupés dans des valeurs trop élevées, le test est trop facile pour les sujets.
53
C’est quoi un effet planche ?
Les sujets ont des scores massivement trop bas. Le test est donc trop difficile pour les sujets.
54
À quoi faut-il faire attention en ce qui concerne l’intervention ?
Est-ce que ces interventions sont pertinentes cliniquement et est-ce qu'elles ciblent bien les déficits rencontrés chez la population cible? S'il s'agit d'un ECR avec placebo, est-ce que l'intervention placebo est crédible et que les sujets sont bien demeurés à l'aveugle tout au long de l'étude par rapport à l'assignation des groupes?
55
Quel est l’intérêt du respect du protocole?
Une étude pourrait ne pas démontrer d'effet de traitement simplement parce que les participants n'ont pas respecté le protocole, en ne venant pas aux séances prévues de traitement ou en ne faisant pas les exercices demandés par exemple. Les responsables d'une étude doivent donc rapporter, ce qu'on nomme l'observance aux traitements (complaisance en anglais). Dans une étude, il est rare que tous les sujets aient une observance parfaite aux traitements, mais on s'attend que la très grande majorité (>80 % des sujets) ait respecté le protocole. Lorsqu'il y a des interventions tel un programme d'exercices à faire seul sans supervision d'un professionnel rattaché à l'étude, on demandera au participant de remplir un journal de bord pour mesurer son observance.
56
C’est quoi la contamination de groupe?
Les chercheurs veulent éviter toute forme de contamination entre les groupes où un participant pourrait observer l'intervention donnée à un participant d'un autre groupe, par exemple une série d'exercices, et décider de les incorporer dans ses propres exercices, contrevenant ainsi au protocole. Il en va de même pour toute autre forme de traitements pendant l'étude où on demandera ainsi aux participants de ne pas subir d'autres formes de traitements durant l'étude. Dans certains cas, on permettra la prise de médications pour la douleur ou l'inflammation et on recueillera durant l'étude les quantités prises par les participants.