Decris population et echantillon
• Population cible : participants d’intérêt pour l’étude (ex. maladie, chirurgie, facteur de risque).
• Correspond aux patients chez qui on veut appliquer les résultats.
• Population accessible : fraction de la population cible à laquelle le chercheur peut accéder.
• Échantillon : groupe de participants recruté à partir de la population accessible.
Quelles sont les différentes étapes de sélections des partisantes de la population cible ?
Décris l’identification des participants
•Le chercheur définit à l’avance la population cible pour répondre à la question de recherche.
•Il cherche un patient « type » sans conditions interférentes pour garantir l’efficacité de l’intervention.
•Définition précise des critères d’inclusion et d’exclusion pour former un échantillon représentatif.
•
Attention : trop de critères stricts → échantillon non représentatif (ex. inclure seulement patients peu douloureux). Si beaucoup de participants sont exclus lors du recrutement, cela peut indiquer que les critères sont trop stricts et rendent l’échantillon non représentatif.Des consensus cliniques ou littéraires peuvent guider le choix des critères.
C’est quoi un critère d’inclusion?
Les critères d’inclusion sont des critères démographiques, cliniques, pronostiques, géographiques ou culturels. Ces critères sont opérationnels, détaillés et reproductibles.
Par exemple, pour une population cible de patients ayant un abutement à l’épaule, les critères d’inclusion pourraient être : âge de 30 à 65 ans, douleur à l’épaule depuis 6 semaines, tests cliniques positifs (Hawkins-Kennedy à plus de 3/10 et douleur à plus de 3/10 en abduction).
C’est quoi un critère d’exclusion ?
De la même façon, les critères d’exclusion sont des critères démographiques, cliniques, pronostiques, géographiques ou culturels. Ces critères sont aussi opérationnels, détaillés et reproductibles. Ils sont souvent un peu moins détaillés dans un article, quoique tout aussi importants.
Par exemple, pour une population cible ayant un syndrome d’abutement à l’épaule, les critères d’exclusion pourraient être : douleur à la palpation de l’articulation acromio-claviculaire, instabilité de l’épaule
C’est quoi la méthode probabiliste ?
Sélection des participants au hasard.
• Un échantillon aléatoire tend à être représentatif de la population.
• Permet de réduire l’erreur d’échantillonnage (différences entre échantillon et population).
• Souvent utilisée en études épidémiologiques à partir de registres ou grandes bases de données (ex. registre des cancers).
• Types d’échantillonnage :
• Simple
• Stratifié (selon critères comme l’âge)
• Par grappe (géographique ou multicentrique).
• Les registres sont considérés comme une banque de patients de la population cible.
C’est quoi la méthode non-probabiliste ?
Les participants ne sont PAS choisis au hasard.
Le chercheur choisit qui participe, selon ce qui est disponible ou pertinent.
• Utilisée lorsqu’il n’existe pas de registre ou de banque de données.
• Fréquente en recherche clinique, mais avec risque accru d’erreur d’échantillonnage.
• Échantillonnage de convenance : publicité, patients d’une clinique/hôpital, étudiants, équipes sportives.
• Sélection non aléatoire → biais de sélection.
• Biais de volontariat : participants plus motivés → peut influencer le pronostic et la réponse au traitement.
• Autres types :
• Boule de neige (snowball) : recrutement par bouche-à-oreille.
• Raisonné (purposive) : sélection directe selon des caractéristiques pertinentes pour l’étude.
Décris la sélection des participants et échantillonnage
• Objectif : recruter un échantillon représentatif de la population cible.
• Échantillon représentatif → meilleure généralisation des résultats → validité externe augmentée.
• Beaucoup d’exclusions ou de refus → possible manque de représentativité.
• Un taux de participation ≈ 80 % est considéré comme élevé.
• Les auteurs doivent décrire le processus de recrutement.
• Ils doivent démontrer la représentativité (comparaison participants vs non-participants).
• Les articles présentent souvent un tableau/figure décrivant le processus de sélection.
Decris le consentement à participer à l’étude
• Le consentement libre et éclairé des participants est obligatoire.
• Le recrutement peut être difficile : plusieurs participants refusent après la rencontre initiale.
•Raisons fréquentes de refus :
• Temps et effort exigés par le protocole
• Crainte du placebo dans les ECR
• Mesures invasives ou difficiles
•Les refus de participation peuvent introduire un biais dans l’étude.
Decris ce qu’est l’assignation des participants dans les différents groupes de l’étude
Une fois la sélection des participants complétée, si notre étude comporte plusieurs groupes, il faut assigner les participants à ces différents groupes. Le devis et la question de recherche influenceront directement la façon d’assigner les participants.
Par exemple, dans un devis expérimental (ECR), la répartition des participants se fera de façon aléatoire (randomisation). Le nombre de sujets devra idéalement être égal dans chacun des groupes et les caractéristiques des groupes devront être comparables à l’inclusion.
Quels sont les types de randomisation?
C’est quoi assignation simple ?
Dans cette méthode, les participants sont placés dans les différents groupes un par un. Avec cette méthode, à chaque fois qu’un patient accepte de participer à l’étude, on l’assigne dans un groupe suivant un tirage au sort (50/50). Le risque d’utiliser cette méthode est que le nombre de sujets par groupe peut être inégal à la fin de l’étude
C’est quoi l’assignation par bloc?
Dans cette méthode, les chercheurs déterminent préalablement le nombre de sujets requis dans chaque bloc ou groupe et assignent par la suite au hasard des sujets dans ces blocs. Cette méthode s’assure que chacun des groupes, au final, a un nombre égal de participants. Par exemple, par bloc de 4 : à chaque 4 participants, on aura 2 patients qui seront dans le groupe contrôle et 2 dans le groupe expérimental.
C’est quoi l’assignation systématique ?
Cette méthode est une variante des deux autres dans laquelle les chercheurs ont créé une liste de tous les sujets participant dans l’étude et on leur assigne un numéro de groupe dans l’ordre (ex : sujet 1-groupe 1, sujet 2-groupe 2, sujet 3-groupe 1, sujet 4-groupe 2, etc.) jusqu’à ce que chacun des participants soit assigné à un groupe.
C’est quoi l’assignation stratifiée?
• Méthode utilisée pour avoir des groupes égaux selon des caractéristiques spécifiques.
• Exemple : même nombre d’hommes et de femmes dans les groupes contrôle et expérimental.
• Les sujets sont d’abord classés en sous-groupes selon leurs attributs (ex. genre).
• Les sujets sont ensuite assignés aux groupes de l’étude à partir de ces sous-groupes (pairage).
• Méthode difficile à appliquer si plusieurs groupes, car il faut assez de participants aux caractéristiques similaires.
C’est quoi l’assignation secrète ?
• Dans les ECR, l’assignation est souvent faite à l’aveugle (participants, intervenants et parfois chercheurs).
• L’assignation est dite secrète : la séquence de randomisation est inconnue lors de l’inclusion des patients.
• La séquence est généralement produite par une personne indépendante de l’étude.
• Utilisation d’enveloppes opaques pour l’assignation aux groupes.
• Objectif : éviter que la personne qui randomise favorise ou défavorise un participant selon le groupe assigné.
Decris la taille de l’échantillon et la puissance statistique
• Le chercheur doit recruter un nombre suffisant de participants pour une analyse valide.
• La taille de l’échantillon influence la puissance statistique.
• Puissance statistique : capacité d’un test à détecter une différence réelle entre deux groupes.
• Manque de puissance → erreur de type 2 (faux négatif).
• Trop peu de participants → absence de différence détectée alors qu’elle existe réellement.
• Un échantillon suffisant évite de conclure à tort à l’absence d’effet (ex. douleur : placebo vs intervention).
• Le calcul de la taille de l’échantillon se fait a priori et tient compte :
• de l’effet de traitement anticipé (différence attendue entre groupes),
• de la variabilité de la mesure (écart-type),
• du type d’analyse statistique.
• Le chercheur doit aussi prévoir les abandons et les perdus au suivi.
C’est quoi une variable ?
Une variable est un terme ou caractéristique qui peut prendre différents états: l’âge, le sexe, l’ethnicité, la pathologie, la douleur, l’incapacité, la qualité de vie, la force, la proprioception ou l’équilibre.
Selon la problématique et le type d’étude, le chercheur peut choisir certains types de variables à mesurer. Il voudra aussi contrôler ou manipuler certaines variables.
C’est quoi une variable indépendante ?
Communément, dans une étude expérimentale, la variable indépendante est le traitement. Il s’agit de la variable
manipulée par le chercheur. C’est le chercheur qui décide, en quelque sorte, souvent selon des règles propres au
devis utilisé, quels participants recevront l’intervention à l’étude ou le placebo. Dans certaines études, il peut y avoir
plus d’un traitement si on veut voir l’effet combiné de deux ou plusieurs traitements (interactions).
Par exemple, on pourrait faire une étude pour connaître l’effet des AINS et d’une technique de thérapie manuelle en comparaison avec seulement les AINS pour le traitement de la lombalgie. Les AINS et la technique de thérapie manuelle seraient donc les variables indépendantes
Dans les études quasi expérimentales, la variable indépendante est la variable manipulée par le chercheur, comme dans le devis expérimental. Par exemple, dans une étude avec un seul groupe de sujets portant sur l’effet de la cryothérapie sur la proprioception à l’épaule, la variable indépendante serait la cryothérapie. Ainsi, le chercheur évalue la proprioception de l’épaule des participants, suivant l’application standardisée de glace à l’articulation gléno-humérale.
Dans une étude de cohorte ou cas-témoin (étude non expérimentale - observation), la variable indépendante est de façon générale le facteur pronostique ou le facteur de risque, soit la variable qui est associée avec l’apparition d’une maladie ou d’une condition. Il peut donc y en avoir plusieurs
C’est quoi la variable dépendante ?
La variable dépendante est la variable réponse ou la mesure de résultat. C’est la variable qui nous renseigne sur l’effet du traitement. Il y a souvent plusieurs variables dépendantes dans une étude.
Leurs variations « dépendent » du traitement reçu. Le choix de ces différentes variables doit permettre au chercheur d’obtenir de l’information dans tous les domaines importants reliés à la problématique de l’étude et ce, de façon similaire à un clinicien qui n’évaluera pas seulement la diminution de douleur chez un patient, mais regardera aussi par exemple, les gains en amplitude articulaire on encore une amélioration dans les activités fonctionnelles.
Dans le cas d’un ECR, les chercheurs doivent sélectionner une ( variable principale de résultats main outcome measure), qui est en fait la variable dépendante principale. Il s’agit d’un choix important à faire. Les chercheurs choisissent cette variable, car ils considèrent que c’est la variable la plus représentative de l’état du patient et par laquelle ils verront le mieux l’effet potentiel du traitement. Les chercheurs baseront donc leurs conclusions sur l’efficacité du traitement à l’étude en évaluant les résultats en lien avec cette variable.
C’est quoi la variable de contrôle ?
• Variable de contrôle (ou variable de confusion) : peut influencer la relation entre variable indépendante et variable dépendante.
•Exemples fréquents : âge, sexe.
• Ces variables doivent être contrôlées par le chercheur.
• Dans un ECR, on s’assure que les groupes CTL et EXP sont identiques au début :
• Moyenne d’âge similaire
• Proportion hommes/femmes similaire
• Identifier à l’avance ces variables et les mesurer pour vérifier leur effet sur les résultats.
C’est quoi une variable qualitative ?
Dans les variables de type qualitatif, les valeurs correspondent à des caractéristiques. Par exemple, le genre (homme,femme, …), vivre seul ou les bénéfices perçus d’un traitement.
C’est quoi une variable discrète ?
La variable discrète se caractérise par le fait qu’elle prend des valeurs dites fixes. Une variable discrète peut être dichotomique (deux valeurs possibles), par exemple, la réponse à une question fermée (oui ou non). La variable discrète peut aussi être polychotomique (plus de deux valeurs possibles), comme l’échelle de testing musculaire manuel (1 à 5). On peut retrouver aussi des variables quantitatives discrètes comme le nombre de personnes dans un échantillon, le nombre d’entorses de chevilles chez des sujets d’une étude. Des variables qualitatives et quantitatives peuvent donc être de type discrète.