Module 3 Flashcards

(34 cards)

1
Q

C’est quoi la validité expérimentale ?

A

Qualité et standardisation du protocole de recherche pour étudier, par exemple, l’efficacité d’une intervention.

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2
Q

Quel critère doivent pris en compte pour choisir l’échantillonnage ?

A

Représentativité de l’échantillon par rapport à la population cible. A-t-on recruté les bons participants? Est-ce que le traitement à l’étude est pertinent pour cet échantillon? Est-ce que ces participants sont semblables à ceux que nous rencontrons en clinique?

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3
Q

Comment choisir les échelles et outils de mesure ?

A

Leur choix est relié aux caractéristiques métrologiques de ces outils (validité, fidélité, sensibilité aux changements) et aussi en lien avec tous les aspects de la problématique à l’étude. Est-ce que les outils de mesures sélectionnés permettent de bien capturer les changements dans l’état des participants et de capturer tous les changements importants, tant au niveau, par exemple, de la douleur, d’un gain d’amplitude articulaire, d’une amélioration de la fonction ou encore de la qualité de vie d’un patient?

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4
Q

Quelles questions se poser par apport au test statistique approprie dans une étude ?

A

Est-ce que les auteurs ont analysé les résultats en utilisant les tests statistiques appropriés? A-t-on oublié de faire des analyses ou encore a-t-on fait des analyses qui n’étaient pas nécessaires?

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5
Q

Quels sont les 3 types de biais?

A

Biais de sélection
Biais d’information
Biais de confusion

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6
Q

À quel moment des étapes de la mythologie les biais sont-ils susceptibles de survenir ?

A
  1. Recrutement des participant (B. De sélection)
  2. Assignation des sujets aux groupe comparés (B. De confusion)
  3. Mesure des variable (B. D’information)
  4. Implantation du devis (B. de confusion)
  5. Analyse des données (B. de confusion)
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7
Q

C’est quoi un biais de sélection ?

A

Un biais de sélection est une erreur méthodique commise lors des procédures de recrutement des participants, faisant en sorte que l’échantillon obtenu soit non représentatif de la population à l’étude

Si l’échantillon a des caractéristiques (âge, genre, stade de la pathologie ….) différentes de celles de la population étudiée ET que ces caractéristiques influencent les résultats à l’étude, ces derniers risquent d’être faussés.

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8
Q

Cause de biais de sélection

A

y a 3 étapes qui peuvent mener à des biais de sélection au niveau du recrutement des sujets:

Définition des critères d’inclusion et d’exclusion:

Les critères d’inclusion et d’exclusion définissent les caractéristiques requises pour faire partie de la population à l’étude. S’ils sont mal définis ou mal mesurés, des sujets non représentatifs peuvent être inclus, ce qui empêche les résultats de refléter la réalité de la population étudiée.

Échantillonnage (localisation des sujets):

L’échantillonnage est la méthode utilisée pour recruter des participants et doit permettre d’obtenir un échantillon représentatif de la population étudiée. Les méthodes probabilistes (aléatoires) donnent à tous les individus une probabilité égale d’être recrutés et augmentent la représentativité. Les méthodes non probabilistes font dépendre la participation de certaines caractéristiques ou du médium de recrutement, ce qui peut produire un échantillon non représentatif (ex. plus jeune, plus éduqué, mieux nanti) et biaiser les résultats si ceux-ci dépendent de ces facteurs.

Participation des sujets:

Être éligible ne garantit pas la participation ni le maintien jusqu’à la fin de l’étude. La non-participation ou l’abandon peut être lié à divers facteurs (manque d’intérêt ou de temps, problèmes de santé, déménagement). Si ces motifs dépendent de caractéristiques des sujets, l’échantillon peut devenir non représentatif. Le biais de volontariat correspond au refus de sujets éligibles de participer, tandis que la mortalité expérimentale désigne les sujets qui quittent l’étude avant la fin, pour diverses raisons (et non uniquement le décès).

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9
Q

Quelle est la procédure pour détecter des biais de sélection ?

A

Étape 1
Analyser la qualité des critères d’inclusion et d’exclusion
- sont-ils pertinents, exhaustifs, précis … ?
-pourraient-ils entraîner un problème de représentativité ?

Étape 2
Vérifier si la méthode d’échantillonnage aurait pu entraîner un problème de représentativité :
- est-ce que le protocole utilisé exclut méthodiquement les sujets avec certaines caractéristiques précises qui peuvent influencer le résultat ?

Étape 3
Vérifier si la participation et les pertes au suivi avaient pu entraîner un problème de représentativité d’échantillon:
-quelle est la différence de caractéristiques entre ceux qui acceptent et ceux qui refusent de participer à l’étude (âge, santé …) ?
- quels sont les motifs de départ de l’étude?

Contre-vérification

Un regard sur les caractéristiques de l’échantillon permet de vérifier s’il y a des aberrances marquées par rapport à ce qui serait attendu dans la population à l’étude. Par exemple, la proportion de femmes est beaucoup plus élevée que celle des hommes pour une pathologie affectant généralement les deux genres de façon similaire.

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10
Q

Comment prévenir un biais de sélection ?

A

Optimiser la stratégie d’échantillonnage
Maximiser la participation
Analyses par intention de traitements

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11
Q

Comment optimiser la stratégie d’échantillonnage?

A

Les chercheurs devraient privilégier un échantillonnage probabiliste, offrant une chance égale de participation à tous les individus éligibles. Hors bases de données populationnelles, cette approche est souvent difficile avec des ressources limitées. En cas d’échantillonnage non probabiliste, la stratégie doit viser une couverture exhaustive des strates pertinentes de la population afin de limiter la discrimination méthodique et le risque de biais.

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12
Q

Quelles sont les stratégie pour maximiser la participation ?

A

1- Compensation ou autres avantages
2- Réduire la durée de l’étude et le nombre de sessions
3- Sondage à distance
4- Recours uniquement aux données médico-administratives

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13
Q

Decris la compensation ou autres avantages

A

Compensation financière

Avantages en soins de santé tels que recevoir des examens, traitements et suivis à la fine pointe

  • Compense pour le temps investi dans l’étude
  • Augmente les coûts de l’étude
  • Conflit éthique potentiel : la décision de participer peut ne plus être éclairée, mais plutôt motivée uniquement par l’appât du gain si l’incitatif est trop élevé.
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14
Q

Réduire la durée de l’étude et le nombre de sessions

A

Diminution du fardeau du participant

Limite la quantité des données qui peuvent être recueillies et donc la rigueur et la portée de l’étude

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15
Q

Décris le sondage à distance

A

Téléphonique, postal ou en ligne

Diminution du fardeau du participant

Il est plus difficile de contrôler les biais d’information

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16
Q

Decris le recours uniquement aux données médico-administratives

A

Données de la CNESST,dossiers médicaux, registres,…

Élimine le biais de volontariat. Assure un taux de participation de 100% s’il n’y a pas de données manquantes

La quantité et la qualité de l’information peut être limitée (prédispose à un biais d’information)

17
Q

Décris l’analyse par intention de traitement

A

Les analyses par intention de traitement refont les analyses en conservant les sujets ayant quitté l’étude. Si leurs résultats diffèrent de ceux prévus par le protocole (analyses excluant ces sujets), cela indique un biais de sélection. On privilégie alors l’intention de traitement, car elle représente mieux l’efficacité réelle (effectiveness).

Ces analyses nécessitent une imputation des données manquantes (méthodes simples à complexes). Les valeurs imputées ne reflètent pas exactement les données réelles, ce qui limite l’estimation de l’efficacité potentielle (efficacy).

18
Q

Decris le biais d’information avec familiarisation

A

Ce biais correspond à une modification des résultats liée à l’apprentissage des tests d’évaluation. L’exposition répétée à une tâche ou à un test fonctionnel peut améliorer la performance par familiarisation, sans lien avec le traitement.

Ce biais d’apprentissage peut alors être confondu avec un effet réel du traitement, rendant difficile la distinction entre amélioration thérapeutique et effet de répétition du test.

Bien entendu ce concept s’applique à des tests où la performance du sujet est nécessaire. Notez que lorsqu’il s’agit de répondre à un questionnaire, il n’y a pas d’effet d’apprentissage.

Dans un ECR, si les deux groupes subissent les mêmes évaluations (ex. : un test fonctionnel) et que le traitement offert au groupe expérimental est différent des méthodes d’évaluation, on conclura qu’il n’y a pas de biais de familiarisation différentiel. Les deux groupes peuvent avoir eu un effet de familiarisation à l’évaluation, mais comme celui-ci sera semblable chez les deux groupes, il n’amènera pas de distorsion lors de la comparaison des résultats entre les groupes.

19
Q

Comment diminuer le biais de familiarisation ?

A

Modifier le protocole expérimental et de faire réaliser quelques essais de pratique au sujet, ou de permettre au sujet de se familiariser avec le test avant la prise de mesure initiale. De plus, les méthodes d’évaluations standardisées sont aussi utiles pour diminuer ce type de biais. Puisque ce biais survient lors de la procédure expérimentale, il affecte la validité interne de l’étude.

20
Q

Decris le biais d’information avec instrumentation

A

Le biais d’instrumentation correspond à une modification des résultats (variables dépendantes) liée à la collecte des données. Il peut résulter d’un problème ou changement d’appareillage (calibration, conditions environnementales), d’une modification de la procédure expérimentale (évaluateur, type d’instrument, séquence), ou d’un choix inadéquat des outils de mesure.

Comme les études s’étendent souvent sur une longue période, la présence de biais d’instrumentation est possible au cours du temps.

21
Q

Comment contrôler les biais d’instrumentations ?

A

Pour contrôler le biais d’instrumentation, il faut sélectionner des outils valides, fidèles et sensibles aux changements, adaptés à la population et couvrant les aspects clés de la problématique. La standardisation des procédures, la formation des évaluateurs et le respect strict du protocole sont essentiels, surtout en cas de multiples évaluateurs, sites ou appareils. L’ordre des mesures doit être constant et la calibration des appareils réalisée régulièrement.

22
Q

Decris le biais d’information avec évaluateurs/thérapeutes

A

Le biais des évaluateurs/thérapeutes survient lorsque l’évaluateur ou le thérapeute accorde plus d’attention à un groupe qu’à un autre ou influence la prise des mesures. Il est généralement considéré comme un biais d’information, mais peut aussi être vu comme un biais de confusion selon certains auteurs.

23
Q

Comment éviter les biais des évaluateurs?

A

Pour éviter le biais des évaluateurs, il faut maintenir les évaluateurs et thérapeutes à l’aveugle quant à l’assignation des groupes dans l’ECR. La standardisation des protocoles d’évaluation et d’intervention réduit aussi ce biais en empêchant toute modification des mesures ou traitements selon le groupe.

24
Q

Décris le biais de confusion par assignation

A

Le biais de confusion lié à l’assignation survient lorsque les groupes diffèrent dès le début de l’étude, ce qui peut expliquer en partie les différences de résultats observées à la fin. La randomisation en essai clinique vise à limiter ce biais en créant des groupes comparables. Le chercheur vérifie cette comparabilité en analysant les co-variables avant l’intervention.

Finalement, il faut aussi comprendre que ce biais peut aussi être causé par les chercheurs eux-mêmes. Si par exemple un medecin décide de mettre certain patient dans le groupe expérimental pour qu’ils puisse bénéficier du traitement.

25
Decris le biais de confusion à cause de l’histoire
Ce biais correspond à des évènements externes à l’étude (travail, stress, temps pour les exercices) non liés au pronostic initial, pouvant influencer les résultats. Les co-interventions en sont une forme majeure : le sujet reçoit d’autres traitements en parallèle, ce qui peut confondre l’effet du traitement étudié. Pour limiter ce biais, les protocoles incluent souvent des critères d’exclusion empêchant la poursuite d’autres thérapies durant l’étude.
26
Decris le biais de confusion par maturation
Ce biais réfère à tout processus de changement naturel (organique ou psychologique) pouvant affecter les résultats d'une recherche. Ce type de biais se voit surtout lors de recherches longitudinales (ex. : on sait pas si c’est du à une récupération naturelle). Cette situation est présente aussi quand le pronostic est différent au départ dans les groupes d'un ECR où la randomisation n'aurait pas permis de bien assigner les sujets. Pour éliminer l'effet de ce biais, on peut utiliser des ajustements statistiques permettant de mesurer l'effet de traitement tout en tenant compte des différences entre les groupes contrôle et expérimental
27
Decris le biais de confusion par contamination des groupes
Ce biais survient lorsqu’il y a contact entre les groupes expérimental et contrôle, entraînant un échange d’informations. Les participants peuvent alors deviner leur assignation, ce qui brise l’aveuglement et peut mener à des comportements compensatoires (ex. suivre le traitement de l’autre groupe), confondant ainsi les résultats.
28
Quelles sont les solution pour éviter la contamination des groupes ?
Pour éviter ce biais, il faut randomisation et aveuglement, expliquer aux sujets les objectifs de l’étude et les conséquences du non-respect du protocole, et séparer physiquement les groupes (cliniques ou périodes différentes). Les chercheurs doivent aussi vérifier la qualité de l’aveuglement (questionnaires) et analyser si les abandons ou sujets perdus sont similaires entre les groupes.
29
Decris le biais de confusion par réaction au devis expérimental
Ce biais survient lorsqu’une situation artificielle modifie le comportement ou l’attitude du participant. Une perception positive de l’étude peut améliorer les performances, tandis qu’une perception négative peut les diminuer. Ce biais est difficile à contrôler et doit être pris en compte dans l’interprétation des résultats. On parle souvent de l'effet Hawthorne comme une forme de réaction spécifiquement positive au devis expérimental.
30
Décris l’effet Hawthorn
Ce biais survient lorsque le sujet a l'impression d'être observé, ce qui peut produire un changement de comportement. Le fait de savoir que l'on fait partie d'une expérience (situation spéciale) crée un changement d'attitude, lequel peut affecter « favorablement » les résultats d'un projet. Ce biais est semblable à la réaction au devis expérimental, mais est plus spécifique au côté « positif » de l'amélioration des sujets. Comme il s'agit encore ici d'un biais qui provient de la perception et du comportement des sujets et que la création du protocole expérimental par les chercheurs ne puisse rien y changer, il s'agit d'un biais qui affecte la validité externe d'une étude.
31
Explique l’effet différentiel
En études contrôlées, un biais est problématique seulement s’il affecte différemment les groupes (effet différentiel). Si le biais influence également tous les groupes (non différentiel), son effet s’annule et n’affecte pas significativement les résultats.
32
C’est quoi la validité externe ?
Après avoir compris les résultats et leur niveau de preuve, il faut évaluer leur transposabilité en clinique. Les paramètres de l’étude (participants, intervention, thérapeutes, instruments, etc.) diffèrent souvent de la situation réelle, donc il faut estimer comment ces différences peuvent affecter les retombées attendues. Le clinicien doit anticiper la transposabilité des résultats (semblable, différent, indéterminé ou non applicable) pour guider les décisions. Cette étape correspond à l’évaluation de la validité externe. À noter que si la validité interne est faible, la validité externe sera nécessairement faible. Ceci s'explique simplement par le fait que si une étude comporte des biais au niveau du protocole expérimental, l'applicabilité en clinique de résultats biaisés n'est plus pertinente.
33
Comment évaluation la validité externe
L’évaluation de la validité externe consiste à comparer les paramètres principaux de l’étude (PICOTS) avec ceux du contexte clinique ciblé pour identifier les différences cliniquement importantes. Si les conditions sont similaires, les résultats peuvent être considérés comme généralisables et on s’attend à obtenir des résultats proches de l’étude. Si des différences importantes existent, il faut analyser leur impact potentiel sur les résultats : déterminer si le facteur qui diffère est un déterminant du résultat, sa direction d’effet (surestimation ou sous-estimation), si les résultats restent cliniquement significatifs, et si des ajustements de l’intervention ou des paramètres pourraient compenser ces différences avant l’application en clinique. Cette étape permet donc d’anticiper comment les résultats de l’étude se traduiront dans le contexte réel.
34
Quels sont les différents aspect à comparer pour evaluer la validité externe ?
- Caractéristiques de la population à l'étude (dépend des critères d'inclusion et d'exclusion) vs clientèle ciblée - Caractéristiques de l'exposition (ex : fréquence (nombre de sessions), intensité (dosage), modalité complémentaire, formation du professionnel traitant). Vs interventions prévue - Mesure de résultats utilisées vs résultat désiré - Importance clinique des résultats observés vs grandeur de l’effet désiré par le thérapeute et le patient