CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
Schéma de synthèse ?
CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
Schéma de synthèse, quels sont les points clefs tactiques et opératifs ?
POINTS CLÉS TACTIQUES
L’identification opérationnelle du risque par famille d’agent – La levée de doute au moyen de l’AP4C et
du détecteur radiologique doit être effectuée dans les premières minutes et complétée par l’identification des symptômes ;
L’extraction immédiate et le triage réflexe doivent être réalisés par les premiers engins présentés ;
Le déshabillage et la décontamination d’urgence au plus vite vont sauver les victimes.
POINTS CLES OPERATIFS
►Manœuvre interservices à cinétique lente nécessitant une importante manœuvre logistique ;
►Autonomie d’action de 90 minutes à prévoir sans renforts zonaux ;
►Contraintes de mouvement liées au zonage et au port des EPI ;
►Intervenants en tenue NRBC nécessitant l’anticipation des relèves ;
►Importance de l’anticipation du post-accidentel (gestion des effets et matériels contaminés, dont les véhicules
d’intervention) et mise en place d’un suivi adapté des intervenants.
CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
TITRE 1 - REMARQUES LIMINAIRES
1. APPELLATION
Comment se décline le plan jaune ?
Ce plan constitue la déclinaison du plan de secours national pour nombreuses victimes (NOVI) en ambiance NRBC, appelé «NOVI NRBC» , lui-même décliné en un plan de secours interservices à l’échelon de la zone de défense et de sécurité de Paris et, plus particulièrement, de l’agglomération parisienne (petite couronne).
À la BSPP, il prend le nom de « Plan jaune ».
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TITRE 1 - REMARQUES LIMINAIRES
2. CADRE INTERSERVICES
La dimension interservices – voire interministérielle – est essentielle car l’action de porter secours à des personnes contaminées, éventuellement blessées, ne peut se réaliser :
Dans ce cadre, la BSPP :
►Sans le concours des forces de sécurité intérieures (FSI) pour la tenue des périmètres de sécurité, le maintien voire le rétablissement de l’ordre public (éventuellement pour la neutralisation de personnes malveillantes)
►sans le concours des partenaires de la médicalisation préhospitalière
►sans la synergie avec les structures hospitalières réalisant la prise en charge médicale
►sans la conduite d’une investigation judiciaire qui commence dès le déploiement des secours
►réalise des actions exclusives (seuls les pompiers de Paris peuvent effectuer ces actions)
►réalise des actions en collaboration avec d’autres services ou acteurs (médicalisation sur le terrain)
►contribue à l’action des autres parties prenantes (gestion du sas interservices4, soutien aux enquêteurs en milieu toxique, par exemple)
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TITRE 1 - REMARQUES LIMINAIRES
3. DE LA PLANIFICATION À LA CONDUITE DES OPÉRATIONS
Ce plan établit un ensemble de principes fondamentaux de l’action en cas de ?
contamination par agents chimiques
ou radiologiques et d’actions obligatoires à réaliser, éventuellement en mode réflexe. Mais, comme tous les plans de secours préétablis, il ne peut envisager tous les cas de figure et ne doit pas brider l’analyse de situation ni se substituer au discernement et à l’intelligence de situation des COS successifs et de leurs subordonnés.
l constitue davantage une boîte à outils dans laquelle puiser pour répondre aux besoins de l’intervention.
Au regard des moyens NRBC, limités en nombre, la BSPP est en mesure de déployer simultanément deux interventions NRBC du niveau d’un groupe et une intervention majeure (plan jaune). Compte-tenu des délais de demande et de mise à disposition des moyens zonaux et nationaux, la BSPP doit disposer d’une autonomie d’action
estimée à 90 minutes. Pour cela la réponse opérationnelle devra être adaptée dès la demande d’un plan jaune.
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TITRE 1 - REMARQUES LIMINAIRES
4. OBJECTIF : PRENDRE EN CHARGE DE NOMBREUSES
VICTIMES EN AMBIANCE NRBC
La prise en charge de victimes en ambiance NRBC est opérationnellement la plus contraignante si la matière dispersée est contaminante.
En effet, qu’elle soit chimique ou radiologique, la contamination résulte de ?
la persistance de cette matière quelle que soit sa forme (solide, liquide ou visqueuse) sur un support (objet, vêtement, peau…) et de sa capacité de transfert sur d’autres supports qui ne se trouvaient pas dans la zone initiale de rejet.
En résumé :
►Un gaz ne contamine pas.
►Les formes solides, liquide, pulvérulente ou visqueuse d’un produit inconnu doivent alerter sur un risque de
contamination
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TITRE 1 - REMARQUES LIMINAIRES
4. OBJECTIF : PRENDRE EN CHARGE DE NOMBREUSES
VICTIMES EN AMBIANCE NRBC
Schéma explicatif de la contamination ?
64 BSP 396 - Concepts opérationnels d’organisation des secours à nombreuses victimes
►Le caractère persistant signifie que la disparition de la matière après le déshabillage et la décontamination
d’urgence n’est parfois pas totale ou suffisante. Cette première étape peut alors être complétée par ; une
décontamination approfondie
En résumé :
►Un gaz ne contamine pas.
►Les formes solides, liquide, pulvérulente ou visqueuse d’un produit inconnu doivent alerter sur un risque de
contamination
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CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
TITRE 2 - CONCEPT ET PRINCIPES
1. CONCEPT
Quel est l’origine du PJ ?
1 - Ce concept est issu de l’attentat au sarin à Tokyo, Japon, en 1995. L’absence de détection d’un agent chimique de guerre contaminant (pendant au moins les trois premières heures) avait occasionné l’hospitalisation, sans décontamination approfondie, de milliers de personnes intoxiquées, provoquant la contamination de tous les hôpitaux de Tokyo et des alentours.
2 - Dénombrement des victimes et victimes-impliqués. Instruction ministérielle relative à la procédure d‘élaboration d’un bilan victimaire.
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TITRE 2 - CONCEPT ET PRINCIPES
1. CONCEPT
L’intervention pour traiter de nombreuses victimes d’atteintes chimiques ou radiologiques est basée sur un concept qui, depuis 1996, fonde toute la réponse de l’État en cas de contamination chimique et qui s’articule autour des deux éléments suivants, indissociables :
►Le déshabillage et la décontamination d’urgence sauvent les personnes, individuellement ;
►La décontamination de masse – ou approfondie – sur le terrain protège les hôpitaux.
CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
TITRE 2 - CONCEPT ET PRINCIPES
2. PRINCIPES
Du concept du PJ découlent les principes de l’intervention applicables et valables pour tous les services :
CHAPITRE 4 - PLAN JAUNE
TITRE 2 - CONCEPT ET PRINCIPES
2. PRINCIPES
Pour la BSPP, le plan jaune s’inscrit dans un processus global de prise en charge des victimes, entre un détachement primo-intervenant (départ normal, premier échelon ETARE, premier échelon IGH, premier échelon INTERFER, etc.) et un plan NOVI (Plan rouge ou équivalent ; PR alpha) :
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
1. DÉCLENCHEMENT
Comment se déclenche le PJ ?
Les moyens du plan jaune ne sont déclenchés que sur demande d’un COS (niveau OGC à minima) et non plus envoyés d’emblée. En l’absence d’un OGC, un premier COS de niveau chef d’agrès ou chef de garde incendie, peut demander un complément de départ à caractère chimique ou tout complément de départ qu’il jugera nécessaire.
Il n’est en effet pas possible de déterminer à distance la certitude d’une contamination. Seul un détachement déjà engagé et effectuant les actions suivantes peut supposer la présence d’une contamination.
❶ Une appréciation générale de la situation
❷ Les symptômes communs présentés par plusieurs victimes
❸ Une action de détection d’alerte
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
1. DÉCLENCHEMENT
Ou se situe la ZDI ?
Pour mémoire, une zone de déploiement initial (ZDI) est située par défaut à une distance minimale d’environ 500 mètres du lieu de l’intervention en prenant en compte le sens du vent2. Cette ZDI est cruciale pour empêcher tout transfert de contamination. L’activation d’une ZDI permet aussi de redistribuer les forces dans le cas d’une relève
complète d’un dispositif précédent, déclaré présent dans une zone contaminée
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
2. COMPOSITION DES MODULES DU PLAN JAUNE
Composition des modules dans l’ordre de déclenchement du PJ ?
9 modules :
EXTV
EVAL
CDT
PRV
SAS
PRI
DCT
APOP
SOUT
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
2. COMPOSITION DES MODULES DU PLAN JAUNE
Composition en détails en ZEX ?
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
2. COMPOSITION DES MODULES DU PLAN JAUNE
Composition en détails en ZC ?
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
2. COMPOSITION DES MODULES DU PLAN JAUNE
Composition en détails en ZS ?
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
3. ENGAGEMENT DU PLAN JAUNE PAR LE CO
Les moyens déjà présents sur les lieux de l’intervention au titre d’un autre ordre de départ (hors équipes spécialisées NRBC ou ressources « rares ») sont considérés comme ?
Au contraire, l’engagement de certains moyens, qualifiés de « ressources rares voire uniques » doit être apprécié différemment :
« primo-intervenants » (exemple : départ normal). Ils ne sont pas inclus dans les modules du plan jaune mais peuvent être employés pour l’extraction ou tout autre action si et seulement si la tenue portée leur permet un engagement en sécurité.
►Si des moyens NRBC (principalement les VI NRBC et les VLR CDG NRBC du GAS et des GIS) sont déjà
engagés, alors ils sont obligatoirement défalqués des modules restant à envoyer.
►De même, les moyens de la chaîne de commandement (autour d’un OSG COS et d’une VPC TAC GIS) déjà engagés doivent être défalqués des modules à envoyer au titre du plan jaune, sauf demande expresse du COS
de relève de tout ou partie de son dispositif de commandement.
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
3. ENGAGEMENT DU PLAN JAUNE PAR LE CO
Certains moyens sont uniques :
►Le VAS, armé par le GSS, au comptoir pharmacie en zone de soutien ;
►Le VA NRBC, armé par le GAS, au sas interservices ;
►Le VPC Appui, armé par le GAS pour compléter la structure de commandement ;
►Le CMO Santé, armé par la division Santé et le GSS, pour compléter la structure de commandement ;
►Le VAC et le VSTI, armés par le GSS, pour fournir un soutien en communications au module commandement ;
►La BSN (berce transportant le lot PRV NRBC), armée par le GSS, composante majeure du GSN, pour compléter, en matériels, le comptoir pharmacie et le point de regroupement des victimes.
De plus, certains moyens ne sont pas armés : le VL du médecin-chef plan jaune (MCPJ). Ce moyen ne peut être armé que par du personnel médical qualifié DSM disponible et sur le parc de véhicule de service courant.
Considérant l’hypothèse d’une simultanéité comme faible, le volume d’un plan jaune comprend les moyens uniques.
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
3. ENGAGEMENT DU PLAN JAUNE PAR LE CO
Pour le personnel des modules intervenant au titre du plan jaune, l’équipement en EPI doit être réalisé
avant la présentation sur intervention, soit depuis le lieu de départ (CS, autre), soit idéalement en ZDI. Cette information doit figurer sur l’ordre de départ, par le CO.
TITRE 3 - DÉCLENCHEMENT, COMPOSITION ET
ENGAGEMENT
3. ENGAGEMENT DU PLAN JAUNE PAR LE CO
TITRE 4 - PRINCIPALES MISSIONS A EFFECTUER SUR UN SITE
Les actions à mener ont pour objectif de répondre à l’idée de manœuvre du COS, qui s’appuie sur :
►une marche générale des opérations NRBC, succession d’étapes réflexes et cohérentes, pour ce qui concerne l’engagement tactique, individuel et collectif, du personnel de la BSPP ;
►une organisation planifiée qu’est le plan jaune, nécessaire au déploiement d’une centaine de SPP.
TITRE 4 - PRINCIPALES MISSIONS A EFFECTUER SUR UN SITE
Les deux temps préalables de toute manœuvre NRBC, facteurs de succès, sont détaillés ci-après :
Les deux principes tactiques incontournables, également facteurs de succès, sont détaillés ensuite :
►protection des sapeurs-pompiers et tenues d’intervention NRBC ;
►évaluation du risque NRBC.
►prise en charge appropriée et différenciée des personnes (victimes blessées ou avec des symptômes, impliqués, intervenants) ;
►zonage de l’intervention
TITRE 4 - PRINCIPALES MISSIONS A EFFECTUER SUR UN SITE1. TEMPS PRÉALABLES DE LA MANŒUVRE
1.1. Engagement en EPI approprié
TITRE 4 - PRINCIPALES MISSIONS A EFFECTUER SUR UN SITE1. TEMPS PRÉALABLES DE LA MANŒUVRE
1.1. Engagement en EPI approprié
1.1.1 S’équiper
Comment et ou s’équiper ?
L’habillage en EPI est réalisé individuellement, au sein de chaque équipage d’engin. Le contrôle croisé, par binôme constitué ou de circonstance, demeure la règle, comme en matière de port d’EPI contre l’incendie2. L’attention est portée sur les interfaces (masque/tenue ; gants/tenue).
Si le sas interservices est déjà activé, l’engagement en zone (d’exclusion ou contrôlée) se fait par ce sas où les spécialistes contrôlent visuellement le personnel qui s’engage en ZEX. Si le sas n’est pas activé, l’engagement en zone se fait sous la responsabilité de chaque chef d’agrès.