PLAN ROUGE Flashcards

HISTORIQUE DU PLAN ROUGE (47 cards)

1
Q

HISTORIQUE DU PLAN ROUGE

Quel évènement est à l’origine du plan rouge ?

A

Les 41 sapeurs-pompiers de Paris blessés (dont 19 hospitalisés) lors des incendies de la cartoucherie Gévelot (Issy-les-Moulineaux) et des galeries Barbès le 11 juillet 1973 ont initié les réflexions sur la nécessité de disposer d’un concept opérationnel permettant la prise en charge de nombreuses victimes.
Ces réflexions ont conduit à l’instruction BSPP du 11
septembre 1974 concernant les secours médicaux en
cas de catastrophe faisant de nombreuses victime.

À la suite des explosions de la rue Raynouard1 et de la place Saint-Ferdinand2 cette instruction est de nouveau modifiée en 1980 pour devenir le « plan d’intervention face à de nombreuse victimes »3 avec suppression du Plan Blanc.

En 1984, ce plan prend officiellement la dénomination de plan rouge4 dans un document qui clarifie l’organisation du commandement. Le directeur des secours BSPP dispose alors de 2 chefs de secteurs fonctionnels :
►directeur des secours incendie (DSI)
►directeur des secours médicaux (DSM)
En 1986, le BSP 396 est créé et s’intitule « notice sur l’organisation du plan rouge ». La même année, le concept opérationnel BSPP de plan rouge est étendu à toute la France par circulaire ministérielle.

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2
Q

HISTORIQUE DU PLAN ROUGE - 1. LA PLANIFICATION DU PLAN ORSEC

Qu’est-ce que la planification ORSEC ?

A

La planification ORSEC a été créée en 1952 « en prévision d’un événement grave, susceptible de mettre en péril de nombreuses vies humaines »

En 2004, la loi de modernisation de la sécurité civile a fait évoluer ORSEC en « Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile ».
S’inscrivant dans les dispositions ORSEC zonales, les plans ROUGE et JAUNE en vigueur à la BSPP déterminent les concepts opérationnels à appliquer par les secours face à des situations présentant de nombreuses victimes.

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3
Q

HISTORIQUE DU PLAN ROUGE - 2. DGSNV

Qu’est ce que la disposition générale secours à nombreuses victimes (DGSNV) ?

A

S’inscrivant dans le cadre du dispositif ORSEC interdépartemental, la disposition générale secours à nombreuses victimes (DGSNV) est un document de planification interservices produit par le secrétariat général de la zone de défense et de sécurité (SGZDS) et applicable sur 4 départements : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Elle est déclinée par des dispositions propres à chaque service ou opérateur concerné.

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4
Q

HISTORIQUE DU PLAN ROUGE - 2. DGSNV

Qu’est-ce que le DG EVENGRAVE ?

A

Afin d’élargir la coordination des différents services concourant à un évènement majeur sur la plaque parisienne, la préfecture a développé une DG EVENGRAVE.

Le volet NOVI correspond à l’organisation des secours médicaux dont la colonne vertébrale est fournie par la BSPP mais avec un appui des AASC, des SAMU voire des SDIS zonaux ou extra-zonaux.

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5
Q

CHAPITRE 1 - PROCÉDURE D’ÉLABORATION D’UN BILAN VICTIMAIRE TITRE 1 - GÉNÉRALITÉS

Le bilan victimaire est un enjeux de la D. Quelle que soit l’origine des sinistres générant de nombreuses victimes, les intervenants sont chargés de :

A

►la quantification
►la catégorisation des victimes
►la transmission du bilan le plus fiable possible aux autorités de tutelle.

Ces tâches sont complexes lors d’événements majeurs où la diversité des acteurs (services d’incendie et de secours, forces de sécurité intérieure (FSI), services hospitaliers, services judiciaires) multiplie les sources d’information et rend difficile le recoupement et le collationnement des listes de victimes.

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6
Q

CHAPITRE 1 - PROCÉDURE D’ÉLABORATION D’UN BILAN VICTIMAIRE TITRE 1 - GÉNÉRALITÉS

Afin de pallier ces difficultés, le Secrétariat général de la sécurité et de la défense nationale (SGDSN) a rédigé une méthodologie commune à l’établissement du bilan victimaire qui s’entend comme :

A

►un processus d’établissement de l’ensemble des bilans provisoires et consolidés (sapeurs-pompiers, police, hospitaliers…)

►complétés par le bilan confirmé.
Le bilan victimaire doit rester un bilan chiffré non nominatif, destiné aux autorités administratives et politiques. Il est également utile pour alimenter la communication et l’information du grand public.

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7
Q

CHAPITRE 1 - PROCÉDURE D’ÉLABORATION D’UN BILAN VICTIMAIRE TITRE 2 - SUIVI DES VICTIMES

Le suivi des victimes par la BSPP comprend 2 étapes :

A

►le dénombrement, qui comprend 3 recensements spécifiques :
■ 1. le dénombrement terrain
■ 2. le dénombrement hospitalier
■ 3. le dénombrement judiciaire.
Le dénombrement terrain, provisoire ou définitif, complété par le dénombrement hospitalier composent le bilan provisoire.
Seul le dénombrement de terrain (qu’il soit provisoire ou définitif) concerne la BSPP.
En annexe figure la méthodologie à appliquer par les intervenants BSPP pour réaliser le dénombrement de terrain, transmis par le commandant des opérations de secours (COS) à destination du directeur des opérations (DO) ;

►l’identification, réalisée conjointement par :
■ la BSPP par l’incrémentation de SINUS (cf. partie 4)
■ les AASC
■ les FSI.
Le suivi des victimes dans le parcours de soins et l’accompagnement des victimes et de leurs proches constituent 2 étapes supplémentaires qui ne sont pas du ressort de la BSPP.

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8
Q

CHAPITRE 1 - PROCÉDURE D’ÉLABORATION D’UN BILAN VICTIMAIRE TITRE 3 - CONSTITUTION DU BILAN VICTIMAIRE

La constitution du bilan victimaire est élaboré à partir du dénombrement et de l’identification :

A
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9
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
1. CAS DE DÉCLENCHEMENT

Le plan rouge est une réponse opérationnelle à une situation comportant de nombreuses victimes.
Les évènements qui peuvent engendrer de nombreuses victimes sont des plus divers :

A

►incendie de grande intensité, entraînant des risques immédiats pour la population
►effondrement d’immeuble, qu’il soit consécutif à un glissement de terrain, à une explosion ou à d’autres causes technologiques ou naturelles
►accident du trafic routier, ferroviaire, fluvial ou aérien (métro, RER, accident de chemin de fer, chute d’avion…)
►accident technologique
►évènement NRBC
►catastrophe naturelle
►intoxication collective
►évènement malveillant

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10
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE 2. NOTION DE NOMBREUSES VICTIMES

Une demande de plan rouge ou du groupe « PMA » - qui peut être considéré comme un palier de ce plan - répond à la prise en compte de différents paramètres présentés ci-après.
La demande est effectuée sous la forme suivante :

A

« Je demande un groupe PMA telle adresse, dénombrement terrain provisoire 3 UA, 6 UR ».

Au-delà, il relève de l’appréciation du COS de demander les moyens du plan rouge.
« Je demande plan rouge telle adresse, dénombrement terrain provisoire 5 DCD, tant d’UR… ».

Ou

« Je demande complément du plan rouge telle adresse, dénombrement terrain provisoire tant d’UA,
tant d’UR … »

L’expérience prouve que les facteurs suivants sont des appréciations fiables du nombre de victimes
prévisible :
►pour un incendie x2
►pour les accidents, et plus particulièrement de transport en commun x3 à 4
►dans certains cas particuliers, le contexte (explosion, intoxication, risques évolutifs…) peut justifier la demande de plan rouge malgré le nombre limité de victimes

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11
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 2 - MOYENS OPÉRATIONNELS
1. GÉNÉRALITÉS

Dans le cadre du principe de modularité, la généralisation de « groupes » préconstitués offre une variété d’outils adaptés pour le COS, quelles que soient les situations rencontrées.

A

La mise en place précoce d’une structure médicale organisée au travers du groupe PMA permet cette montée en puissance par complément avec les autres groupes : évacuation, ramassage…
De même, les différents groupes présentés ci-dessous peuvent être engagés sur toute intervention ne revêtant pas le caractère « nombreuses victimes ». Ainsi, une évacuation d’immeuble en plein hiver peut tout à fait justifier une demande de groupe « centre d’accueil des impliqués (CAI) », en mesure d’assurer l’accueil de 50 personnes environ.

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12
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 2 - MOYENS OPÉRATIONNELS
2. MOYENS

Le COS a toute latitude pour …

Ils comprennent :

Dès leur arrivée sur les lieux de l’événement, ces moyens passent automatiquement sous l’autorité du

Les responsables des organismes publics et/ou privés dépêchant sur les lieux de l’événement des moyens médicaux et/ou sanitaires se référeront au présent document pour établir leurs plans de réponse à la DGSNV.

A

demander ou doubler les groupes nécessaires, voire simplement les compléter.

d’une part, des moyens de la BSPP et d’autre part, des moyens publics et privés : SAMU départemental, moyens SDIS (convention interdépartementale d’assistance mutuelle), associations agréées de sécurité civile.

COS pour l’accomplissement de leurs missions.
Tout moyen supplémentaire ne devra être envoyé sur les lieux des opérations de secours que sur demande du COS ou ordre de l’EMO.

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13
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

Le plan rouge est constitué de 4 groupes et d’un module « commandement ».

A

module « COMMANDEMENT » :

groupe « RAMASSAGE » G.RAM

groupe « PMA » G.PMA

groupe « ÉVACUATION » G.EVAC

groupe « CENTRE D’ACCUEIL DES IMPLIQUES » G.CAI

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14
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

Module commandement ?

A
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15
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

G.RAM ?

A
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16
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

G.PMA ?

A
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17
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

G.EVAC ?

A
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18
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
3. CONSTITUTION DU PLAN ROUGE

G.CAI ?

A
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19
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 1 - DÉCLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
4. IDENTIFICATION

Afin d’être aisément identifiables, les personnels de la Brigade et les médecins du SAMU portent : ̛
- une chasuble de couleur pour les officiers en charge d’une responsabilité particulière
- un brassard de la même couleur que celle de la chasuble de l’officier pour le personnel sous ses ordres.
Les marquages et les couleurs sont les suivants :

A

Outre les autorités publiques ou leurs représentants, les dirigeants des services publics ou privés et des associatifs
concernés par l’événement peuvent également se tenir à l’intérieur de la zone contrôlée du périmètre de sécurité ou
y pénétrer, à condition d’être tous identifiables soit par une chasuble, soit par un brassard.

20
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 3 - COMMANDEMENT OPÉRATIONNELS
1. COMMANDANT DES OPÉRATIONS DE SECOURS

Qui est le COS ?

À ce titre sur le site de l’accident, il assure ?

L’ensemble des responsables des services publics et privés concernés par les opérations de secours doit ?

A

Le Général commandant la BSPP ou son représentant exerce, sous l’autorité du Préfet de Police, la fonction de commandant des opérations de secours (COS).

l’organisation des secours et exerce la responsabilité de la coordination et de la mise en œuvre de l’ensemble des moyens de secours concernés par la mise en œuvre du plan rouge.
Sur les lieux des opérations de secours ou à proximité immédiate, Il dispose d’un groupe de commandement (PCTAC).

se présenter et se tenir, sauf ordres contraires, au niveau de ce poste de commandement tactique, qui doit également intégrer l’élément de liaison fourni par la police.
Ce PCTAC doit être en liaison permanente avec le CO. Un représentant des AASC se rend au CO à la demande de ,l’EMO.

21
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 3 - COMMANDEMENT OPÉRATIONNELS
1. COMMANDANT DES OPÉRATIONS DE SECOURS

Le 1er COS, en général l’officier de garde de l’unité territorialement compétente de la BSPP, prépare la montée en puissance des moyens.
Le COS dispose de 2 adjoints :

Le COS met à la disposition du DSM un officier responsable par secteur :

A

►le directeur des secours incendie et sauvetage (DSIS)
►le directeur des secours médicaux (DSM)

►ramassage
►poste médical avancé (la situation rencontrée peut exiger la mise en place de plusieurs PMA)
►évacuation

22
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 3 - COMMANDEMENT OPÉRATIONNELS
2. DIRECTEUR DES SECOURS INCENDIE ET SAUVETAGE

Qui est le DSIS ?

Quels missions ?

A

La fonction de DSIS est assurée par un officier de la BSPP désigné par le COS.
Sous l’autorité du COS, il assure :
►la lutte contre le sinistre initial et/ou ses effets secondaires (extinction, sauvetages, mises en sécurité…)
►les reconnaissances et les recherches des victimes potentielles, en vue de les soustraire du milieu hostile (localisation, désincarcération, dégagement…)
►les premières opérations de ramassage et de prompt-secours, parallèlement à la montée en puissance des moyens de la chaîne médicale du plan.
Afin d’être aisément identifiable, il porte une chasuble de couleur jaune portant l’inscription « directeur des secours incendie sauvetage ».

23
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 3 - COMMANDEMENT OPÉRATIONNELS
3. DIRECTEUR DES SECOURS MÉDICAUX

Qui est le DSIS ?

Comment est il identifié ?

Quelles missions ?

A

Sur le secteur de compétence de la BSPP et par décision du Préfet de police, la fonction de directeur des secours médicaux (DSM) est assurée par le médecin chef de la BSPP, qui délègue cette fonction à des médecins titulaires du stage COS/DSM.

Le 1er médecin d’AR assure la fonction de DSM jusqu’à l’arrivée du DSM de garde.

Il est identifié par sa chasuble jaune « DSM ».

Sous l’autorité directe du COS, le DSM dirige et organise l’ensemble de la chaîne médicale, des secours de l’avant jusqu’à l’évacuation, après avoir mis en place une idée de manœuvre médicale soumise au COS.

Interlocuteur unique du COS pour l’ensemble de la chaîne Santé, le DSM a également pour mission de lui transmettre les bilans médicaux successifs et de les transférer via SINUS.

24
Q

CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE
TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS
1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES

ans le cadre du plan rouge, l’organisation médicale des secours comporte 3 secteurs. Les engins affectés à l’un de ces secteurs doivent, à leur arrivée ?

A

se présenter directement au centre de mise en œuvre santé (CMO SAN) qui leur précise la mission et coordonne leur action.

25
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES En quoi consiste les missions du G.RAM ? A qui sont-elles confiées ?
En principe, commencée par les primo-intervenants, l’action de ramassage prolonge les opérations de dégagement, d’extraction, de sauvetage et de mise en sécurité. Elle consiste au relevage, en y associant au besoin les gestes de prompt-secours, et au brancardage des victimes du lieu de l’événement jusqu’au PMA. Dans le cadre de l’utilisation du SINUS, les opérations de ramassage comprennent la mise en place d’un bracelet et d’une fiche médicale de l’avant (FMA) sur chaque victime. Les victimes décédées ne sont pas acheminées au PMA. Lorsque les circonstances l’exigent, le DSM désigne un ou plusieurs médecins pour assurer, outre la médicalisation éventuelle des opérations de dégagement, l’encadrement technique des personnels engagés dans la pratique des gestes de prompt-secours et du brancardage. La mission « ramassage » est confiée à un officier désigné au départ des secours et mis à la disposition du DSM
26
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Ou est effectué le regroupement des victimes ? Qui en est le responsable ? Comment est-il identifié ?
Le regroupement des victimes est effectué au PMA, lieu où les victimes sont dénombrées, identifiées, catégorisées et prises en charge en vue de leur évacuation. La responsabilité du PMA revient à un médecin de la BSPP ou du SAMU, désigné par le DSM et par lui seul Afin d’être aisément identifiable, le médecin responsable du PMA porte une chasuble de couleur blanche portant l’inscription « PMA ». Le personnel de l’EP et des 3 VSAV mis à sa disposition porte un brassard de couleur blanche.
27
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Quelles sont les missions du médecin du groupe PMA? Pour remplir ses missions, il dispose de ?
Ce médecin a pour missions : ►de faire catégoriser les victimes ►de faire effectuer la prise en charge des victimes ►de faire rechercher les places hospitalières adaptées aux différentes pathologies Il est assisté par : ►un officier désigné au départ des secours et chargé de gérer l’organisation et la logistique du PMA ►un médecin du SAMU du département concerné par l’événement, chargé de la recherche des places hospitalières ►un secrétariat SINUS organisé par le VL CdG La liste des missions dévolues à chacun de ces personnels est décrite dans les fiches de tâches nos 8 et 9. Pour remplir ses missions, il dispose de l’ensemble des moyens médicaux ou de prompt- secours mis à sa disposition par le DSM (en liaison avec le COS), quelle que soit l’origine publique ou privée de ces moyens (BSPP, SAMU, AASC...).
28
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Le PMA doit être implanté de manière à répondre si possible à 4 critères fondamentaux :
►sécurité (à l’abri de l’évolution du sinistre) ►accessibilité (en amont pour les brancardiers, en aval pour l’évacuation) ►proximité (près du ramassage) ►ergonomie et confort (vaste, éclairé, abrité, aéré, 2 accès...)
29
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Le Poste Médical Avancé est organisé en 3 zones matérialisées :
►zone urgences absolues (UA) : il s’agit de la zone de réanimation pré-hospitalière regroupant les victimes très graves (EU) et graves (U1) nécessitant des soins complexes ►zone urgences relatives (UR) : il s’agit de la zone des blessés sérieux (U2) et légers (U3), où des soins sont dispensés 26 BSP 396 - Concepts opérationnels d’organisation des secours à nombreuses victimes ►zone de dépôt mortuaire : il s’agit d’une zone destinée à accueillir toutes les victimes décédées. Il est à noter que lors d’un attentat, les victimes décédées d’emblée sont laissées sur place à des fins d’enquête. Le lieu d’implantation du dépôt mortuaire est fixé par le COS sur proposition du DSM, en liaison avec les autorités de la police judiciaire, qui en font assurer la sécurité. Cette zone est distincte du PMA mais lui est si possible attenante Le cas échéant, le DSM propose au COS la création de 2 zones supplémentaires, distinctes du PMA et en mesure de recevoir : ►un centre d’accueil des impliqués (CAI), placé sous la responsabilité de secouristes ►un poste d’urgence médico-psychologique (PUMP), placé sous la responsabilité de médecins et/ou de psychiatres et où sont pris en compte les impliqués médico-psychologiques L’activité au sein de ces 2 zones est placée sous l’autorité du DSM.
30
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Comment est réalisé le recensement des victimes ?
Le recensement des victimes décédées est effectué sous le contrôle des autorités judiciaires qui procèdent aux formalités d’identification et d’état-civil nécessaires. Il est porté à la connaissance du COS et du DSM. Leur enregistrement dans SINUS est obligatoire.
31
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES En quoi consiste les missions du G.EVAC ? A qui sont-elles confiées ?
La mission « évacuation » consiste à concentrer et à gérer l’ensemble des vecteurs d’évacuation, en fonction des besoins exprimés par le médecin responsable du PMA. Cette mission est confiée à un officier désigné au départ des secours et mis à la disposition du DSM. Pour remplir ses missions, l’officier évacuation dispose de l’ensemble des vecteurs médicalisés et non médicalisés, notamment des hélicoptères, mis à sa disposition par le DSM, quelle que soit l’origine publique ou privée de ces moyens. (BSPP, SAMU, AASC...). Afin d’être aisément identifiable, l’officier responsable de l’évacuation porte une chasuble de couleur bleue portant l’inscription « évacuation ». Le personnel de l’engin pompe mis à sa disposition porte un brassard de couleur bleue
32
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Comment est effectuée la répartition des victimes ? Pour cette régulation, le médecin du SAMU s’appuie sur le plan?
La répartition des victimes dans les services hospitaliers les mieux adaptés à la nature des lésions est effectuée par le médecin du SAMU du département concerné par l’événement, en place au PMA et en liaison permanente avec le DSM. ORSAN AMAVI, plan d’organisation élaboré par les établissements participant au service public hospitalier et destiné à répondre à un afflux massif de victimes. Les informations sur la destination des victimes sont portées sans délai à la connaissance du DSM et de l’officier CMOSAN. Leur enregistrement dans SINUS est obligatoire.
33
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 1. PRISE EN CHARGE OPÉRATIONNELLE DES VICTIMES Dans le cadre de la DGSNV et outre les missions définies dans le BSP 118.1, l’officier CMO SAN (OCS) est l’adjoint direct du DSM et a pour mission particulière de ?
garantir la coordination de la chaîne médicale ainsi définie et des acteurs du domaine santé (SAMU, AASC, CUMP, CAI…).
34
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 4 - CHAÎNE MÉDICALE DES SECOURS 2. MONTÉE EN CHARGE FONCTIONNELLE DE LA CHAÎNE MÉDICALE La montée en puissance progressive de la chaîne médicale s’effectue de façon réciproque entre la BSPP et le SAMU dès lors qu’au moins un groupe PMA est demandé. La chronologie de cette mise en place est alors :
►l’alerte réciproque de ces 2 entités ►l’arrivée des premiers intervenants (dont ceux du groupe PMA) ►les demandes ultérieures de moyens
35
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 5 - SECOURS PSYCHOLOGIQUES Sur décision du préfet de police pour Paris ou du préfet du département lorsque l’accident s’est produit dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne, le SAMU 75 - 92 - 93 ou 94, après accord du DSM, déclenche l’intervention d’une ?
antenne de secours médicaux psychologique (ASMP). L’antenne correspond au 1er niveau d’astreinte. Composée d’un psychiatre, d’un psychologue et d’un infirmier, elle peut être renforcée à la demande du DSM, si la situation l’exige. Intégrés aux éléments d’intervention du SAMU, les personnels de l’antenne sont vêtus d’une chasuble de ce service avec le signe distinctif de leur fonction. Placée sous l’autorité directe du DSM, l’antenne a pour mission : ►de mettre en place un poste d’urgence médico psychologique (PUMP) installé à proximité du PMA ►de prendre en charge les personnes atteintes de troubles psychiques manifestes et de faire évacuer vers un établissement hospitalier ►d’apporter des soins médico-psychologiques à toute personne en ayant besoin, à tout endroit de la chaîne où la présence d’un membre de cette antenne sera jugée nécessaire
36
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE 2. CENTRE D’ACCUEIL DES IMPLIQUÉS (CAI) Lieu d’accueil distinct du PMA et du PUMP, le CAI est installé en un endroit fixé par ? Placé sous l’autorité du ... et sous la responsabilité d’un cadre appartenant à une ..., ce CAI comprend des secouristes renforcés si nécessaire par un médecin désigné par le DSM. Cet accueil doit permettre de ? Le CAI est un outil opérationnel de soutien des populations qui doit assurer les missions suivantes : Un CAI doit être capable d’accueillir ? Qui en est responsable ?
le COS. DSM AASC recueillir l’identité des personnes d’enregistrer leurs déclarations éventuelles et de leur apporter notamment une aide de soutien psychologique ainsi que des conseils dans leurs démarches. ►l’accueil et le réconfort ►le soutien médico-psychologique ►l’information et l’aide administrative ►la recherche de solutions pour l’hébergement ►le ravitaillement et l’assistance matérielle un minimum de 50 impliqués. Chaque association est responsable de l’organisation des procédures de diffusion de l’alerte et de mobilisation de ses propres intervenants.
37
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 1. GESTION DE L’INFORMATION Outre les moyens de communication traditionnels (téléphone, radio, fax…) et le portail SYNERGI, la gestion de l’information en présence de nombreuses victimes repose sur un vecteur particulier : ... . En cas d’évènement grave comportant de nombreuses victimes, 3 besoins apparaissent clairement :
SINUS ►l’aide aux enquêtes de police judiciaire ►l’information du public et notamment des proches des victimes ►l’information des autorités pour une gestion de crise et une communication de qualité Le dispositif SINUS (Système d’Information NUmérique Standardisé) répond à ces besoins en fiabilisant la remontée et le traitement des informations indispensables au suivi des victimes.
38
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 1. GESTION DE L’INFORMATION Qui est le seul habilité à valider la liste SINUS ?
La police judiciaire s’appuie sur le dispositif SINUS pour avoir connaissance des données centralisées concernant les blessés, leur identité, leur lieu d’hospitalisation et la gravité de leur état vital. Un officier « évacuation » de la PJ, revêtu d’une chasuble bleue de la même couleur que celle de l’officier « évacuation » de la BSPP est désigné à cet effet et se tient au point de rassemblement des victimes Appuyé par le DSM, le COS est le seul habilité à valider la liste SINUS.
39
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 1. GESTION DE L’INFORMATION L’information du public et des médias est du ressort exclusif du ? À ce titre, les chefs de services déconcentrés de l’État et le Général commandant la BSPP mettent à la disposition du Préfet, sur sa demande, un ? Toutes les informations sont validées avant leur diffusion par le préfet de police. Il revient à la Police Judiciaire qui agit sur les instructions du Parquet territorialement compétent, d’ ?
Préfet de Police. responsable de leur cellule « Information - Communication ». avertir les familles des victimes décédées.
40
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 1. GESTION DE L’INFORMATION Le préfet de police ou le préfet du département concerné lorsque l’accident s’est produit dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne sont tenus informés en permanence par ?
le COS et par le CO de l’évolution de la situation.
41
CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 2. LES FONCTIONS PARTICULIÈRES Qui est le COPJ ?
Il avise le procureur de la république territorialement compétent, fait procéder à l’identification et à l’enregistrement des personnes impliquées et des éventuels témoins, afin de faciliter les investigations de la police judiciaire. Il fait assurer la préservation de l’intégralité de la scène de crime, ainsi que des traces et indices, en recommandant aux services de secours de ne pas déplacer les personnes déclarées décédées (sensibilisation des différents intervenants).
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CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 2. LES FONCTIONS PARTICULIÈRES Qui est le COPC ?
En relation avec l’officier contrôle de zone, il est chargé de la mise en place des périmètres de sécurité (zones d’interdiction, zone d’exclusion, zone de stationnements), tout en préservant les traces et indices, et de la gestion de la circulation aux abords du site, permettant ainsi aux services de secours d’évacuer les victimes et d’acheminer les colonnes de renforts
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CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS 3. L’ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS Qui à la responsabilité des investigations judiciaires ?
Dans le cadre de la gestion d’un évènement grave comportant de nombreuses victimes, les services de police assurent l’ensemble des missions de sécurité publique et de police judiciaire. Toutefois, lors d’incendies, les investigateurs de la BSPP, en charge de la recherche des circonstances et des causes d’incendie (RCCI) appuient le personnel du laboratoire central de la préfecture de police (LCPP). Le LCPP s’attache immédiatement à l’examen des lieux où se trouve l’origine du sinistre, mais est également chargé, notamment en cas d’attentat, de sécuriser les lieux (recherche d’un éventuel 2e engin) et de l’établissement définitif du périmètre de sécurité. Le COPC fait procéder à l’identification et à l’enregistrement des personnes impliquées et des éventuels témoins afin de faciliter les investigations de la police judiciaire. Le cas échéant, il les fait retenir sur place.
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CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS ANNEXE I - LES LIAISONS Conformément à OBIDSIC, la mise en œuvre des liaisons s’applique à l’ensembles des plans et répond aux principes suivants :
Liaisons descendantes (PCTAC ou Officier PC de circonstance/COS-chefs de secteur) : ►utilisation des liaisons radio Antares en mode direct ou relayé Liaisons montantes (PCTAC ou Officier PC de circonstance CSO/CO) : ►avant l’activation du PCTAC ou Officier PC de circonstance, les liaisons radio Antares sont utilisées en mode relayé (communications/OPS) ►dès l’activation du PCTAC ou Officier PC de circonstance, les liaisons montantes sont réalisées en mode relayé (communication CDT puis communications attribuées par l’Officier SIC en cas d’interventions multiples) et peuvent être complétées par des liaisons informatiques, satellitaires et téléphoniques Les moyens de renforcement extérieurs à la BSPP provenant de la grande couronne doivent utiliser la communication Antares interdépartementale (TKG 286/SIS IDF) lors de leurs déplacements. Sur les lieux, ils seront intégrés à l’OCT mis en place. La mise en œuvre des Ordres Particuliers de Transmissions (OPT) est de la responsabilité de l’Officier PC.
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CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS ANNEXE II - LE VÉHICULE POSTE MÉDICAL AVANCÉ (VPMA) Missions du VPMA ?
►la projection rapide et la mise à disposition de matériels spécifiques SSUAP ou NRBC, du lot brancardage et des lots SINUS afin de faciliter l’extraction et la prise en charge de nombreuses victimes ►la création d’un abri éclairé et chauffé permettant d’assurer la mise en œuvre d’un PRV ou d’un PMA – mission prioritaire, ou d’une zone de remise en condition du personnel (ZRCP) ►l’aide à la prise en charge rapide de victimes de coup de chaleur Lors de l’engagement d’un VPMA sur une intervention majeure présentant plusieurs secteurs à missions distinctes (SSUAP, RCP, NRBC…), les matériels emportés dans l’engin peuvent, une fois la mission initiale honorée, être répartis sur plusieurs zones sur ordre du COS ou du PC TAC, sur proposition du DSM (premier médecin ou DSM de garde).
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CHAPITRE 2 - PLAN ROUGE TITRE 6 - GESTION DE L’INFORMATION ET ACTION DES SERVICES SPÉCIALISÉS ANNEXE II - LE VÉHICULE POSTE MÉDICAL AVANCÉ (VPMA) Commen est engagé le VPMA ?
Le VPMA est engagé conformément aux BSP 115.1 et 115.2. Il peut également être : ►envoyé par le CO au départ des secours, sur proposition du médecin de la coordination médicale (MCM) ou du DSM ; ►demandé par le COS sous la forme : « je demande un VPMA, telle adresse, pour tel motif ». Il est engagé par le centre de suivi opérationnel territorialement compétent (CSO TC) ou le CO si l’état-major opérationnel de niveau 1 (EMO N1) est activé. Trois matériels ressources du VPMA peuvent être demandés par le COS : le brancard baignoire, le lot de bracelet « SINUS » et la tente « MASTERTENTE ». Dans ce cas, le chef d’agrès se met à disposition directe du COS à son arrivée sur intervention. La ressource en VPMA et en VAS étant comptée, le COS veillera à désengager au plus vite un VPMA sélectionné au titre du PRV ou du PMA dès lors que le matériel SSUAP qu’il emporte n’est pas employé.
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HISTORIQUE DU PLAN ROUGE - 2. DGSNV Quels principes respectent la DG EVENGRAVE ?
Mise en œuvre lors d’un événement avec ombreuses victimes, elle respecte les principes suivants : ►Approche globale et intégrée -> Coordination interservices par une structure de commandement ►Répercussion via le COZ de l’alerte à tous les services concernés ►Information des autorités ►Progressivité, adaptabilité et modularité : Chaque service intervenant a donc la liberté de mettre en œuvre tout ou partie des modalités prévues par la DGSNV. Pour la BSPP, cela se traduit par une réponse allant d’un « groupe SSUAP » au plan dans son intégralité. ►Structuration de la réponse interservices à travers 3 « pôles » opérationnels : 11 BSP 396 - Concepts opérationnels d’organisation des secours à nombreuses victimes ►Structuration de la réponse interservices à travers 3 « pôles » opérationnels : ■ secours sous l’autorité du COS : lutte contre le sinistre initial (DSIS), prise en charge des victimes (DSM) incluant la prise en charge des impliqués (CAI) ■ ordre public et circulation sous l’autorité du commandant des opérations de police et de circulation (COPC) : sécurisation et organisation de la zone de l’incident (périmètre de sécurité, zones PC, zones de stationnement, zones d’attente opérationnelles pour les moyens de renforts zonaux ou nationaux, zones de poser...) circulation (plan de gestion du trafic) ■ investigation judiciaire sous l’autorité du commandant des opérations de police judiciaire (COPJ) ►Organisation d’un « commandement intégré » reposant sur 4 acteurs principaux : ■ DOS : le préfet de police ou par délégation un des 3 préfets de départements (92, 93, 94) ■ COS : le Général commandant la BSPP (ou son représentant) sur tout son territoire de compétence ■ COPJ ■ COPC ►Interopérabilité : à travers des protocoles opérationnels entre acteurs (services et opérateurs) et grâce à des moyens de communication compatibles Ainsi, la DGSNV zonale fixe aux différents acteurs impliqués des objectifs et missions que chacun décline en fonction de ses spécificités propres (domaine et territoire de compétence, moyens, procédures...). Dans la majorité des SDIS, ces dispositions spécifiques ORSEC portent le nom de plan NOmbreuses VIctimes (NOVI). Pour d’évidentes raisons historiques l’appellation de PLAN ROUGE a été conservée à la BSPP.