Quelles sont les APPLICATIONS PRATIQUES DE L’ATTACHEMENT ?
Au Québec, la théorie de l’attachement est au cœur de la Loi sur la protection de la jeunesse :
Protection du meilleur intérêt de l’enfant dans des cas de maltraitance/d’adoption
On ne demande pas s’il y a une relation d’attachement, mais plutôt sa qualité :
Est-ce que le lien d’attachement sécurise l’enfant ou le désoriente ?
On passe de «maintenir l’enfant dans la famille» à «élaborer un projet de vie permanent pour chaque enfant» (est-ce que le parent est capable d’offrir attachement sécurisant)
Quels sont les problèmes de ces applications ?
Observations non valides d’interactions parent-enfant (procédure non validée, observateur non formé, extrapolation de données d’un individu (l’instrument n’a pas été conçu pour faire les décisions sur la vie de l’enfant))
Insécurité d’attachement = déficiences parentales
Insécurité d’attachement pour justifier le retrait de la famille
Question trop complexe pour utiliser la théorie de l’attachement juridiquement de la façon don’t on le fait
Meilleur intéret est vue comme lié à l’attachement
Problème : on prend pas le temps
Comment est cette application dans les communautés autochtones ?
Critique grandissante en milieux autochtones
Théorie utilisée pour supporter le retrait d’enfant de leurs familles
Théorie défavorise les familles autochtones : Focus primaire sur la relation parent-enfant ne cadre pas avec le réseau de donneurs de soin
Déracinement des enfants (raison similaire à école résidentielle)
Ne tient pas compte des visions du monde autochtone
Les problems avec la dpj sont encore plus grand chez les populations autochtone
Ex. L’enfant n’a pas accès à l’eau potable
Comment est LA TECHNOLOGIE AU SEIN DE LA FAMILLE ?
La technologie est omniprésente dans les familles.
Bénéfices, tels que faciliter :
La communication au sein de la famille
Le maintien de lien avec les proches
La planification familiale (ex. Calendrier)
Le divertissement
Désavantages, tels que :
La réduction de l’activité physique
L’utilisation accrue des écrans chez les enfants et les jeunes
L’interruption des interactions familiales
Quelle est la PRÉVALENCE DE LA TECHNOLOGIE ?
88% des personnes de 15 ans et plus on un téléphone intelligent
45% des Canadiens vérifient s’ils ont reçu un nouveau message texte, courriel ou s’il y a de nouvelles publications au moins au 30 minutes
Les parents de jeunes enfants sont des milléniaux et des Gen Z. Ils ont grandi avec le numérique et les réseaux sociaux.
À quel point les parents utilisent la technologie ?
Étude autorapportée du temps d’écran sur 8 jours :
5.1 heures/jour sur le cellulaire
27.1 % du temps passé avec l’enfant était sur le cellulaire
Ces chiffres ne comptent pas les autres appareils électroniques !
Étude observationnelle au restaurant en 2014 : 29 % du temps absorbé par un écran
Étude observationnelle au parc : 31 % du temps sur un écran
Qu’est-ce que la technoférence ?
Définition : L’interférence de la technologie dans les interactions.
Exemples lors d’interactions :
Envoyer/répondre à des messages
Regarder les réseaux sociaux
Regarder des vidéos
Etc.
Pas de diff si c’est pour le travail ou non
Comment est LA TECHNOFÉRENCE DANS LES RELATIONS PARENT-ENFANT ?
Prévalence : 66% des parents rapportent être distrait par leur téléphone lors d’interactions avec leur enfant (problème : autorapporté)
Impacts :
Moins d’engagement parent-enfant, de jeu dyadique de qualité et de conversations
Moins de capacité à remarquer et répondre aux besoins de l’enfant
Réponses plus négatives face à l’enfant
Plus de blessures de l’enfant
Quelle étude a été faite sur les effets de la technoférence ?
Chez les enfants de 0-5 ans :
En devis transversal : associations entre la technoférence parentale et les troubles de comportement
Limites :
Devis transversal : ne permet pas de distinguer ce qui vient en premier, la technoférence ou les troubles de comportement
Manque de recherche à l’adolescence
Quelle autre étude a été faite sur les effets de la technoférence ?
Capture si l’enfant est tanné de la technoférence plutôt qu’un nombre d’heure
Corrélation : plus de technoférence associée à plus de troubles de comportement
Niveau individuel : plus d’anxiété mène à plus de technoférence. (L’anxiété vient avant la technoférence, peut-être le parent est surmené)
Niveau individuel : plus de comportements technoférence mène à plus de troubles extériorisés
Quelles sont les limites de cette étude ?
Basée uniquement sur le rapport de l’adolescent·e
Collecte de données pendant la pandémie (+ de technoférence, pas représentatif)
Population surtout blanche et riche
Ne considère pas ce que les parents font sur leurs écrans
Quel autre problème vient avec la technologie ?
Supartage parental :
grande utilisation des réseaux sociaux
Chez les 18 à 34 ans :
59 % suivent des influenceur·ses
Publications fréquentes sur les réseaux sociaux de :
Photos de l’enfant
Vidéos de l’enfant
Anecdotes sur l’enfant
Quelle est la prévalence du surpatage parental ?
90% des enfants de 2 ans ont une identité virtuelle
300 photos par année
82% des parents font du (sur)partage
80% utilisent le vrai nom de l’enfant
Dans plusieurs pays
Quels sont des exemple problématiques de surpartage ?
donner trop d’infos
Prendre une vidéo plutôt qu’aider, utiliser enfant pour le profil, insécurité, intimité
Qui surpartage ?
Parents plus jeunes
Parents avec moins d’éducation (connait moins les dangers)
Parents ne travaillant pas à temps plein
Parents avec plus de followers
Quelles sont les Motivations pour le (sur)partage ?
Documenter la vie de leur enfant
Connection sociale
Renforcement de l’identité parentale
Offrir et recevoir du soutien
Maintenir une certaine image de la famille
Chercher de la validation ou l’approbation des autres
Raisons financières
Pourquoi est-ce problématique ?
Parmi les parents qui font du (sur)partage…
93 % ne connaissent pas les risques du (sur)partage
80 % ont des followers qu’ils n’ont jamais rencontrés
24 % ont des comptes publics sur les réseaux sociaux
Sécurité physique : Plusieurs parents partagent la localisation
Vol d’identité : 14 % des parents américains rapportent que l’identité de leur enfant a été volée
Cyberintimidation : La majorité des parents disent que leur enfant a été victime de cyberintimidation.
Le (sur)partage peut donner des munitions pour la cyberintimidation.
Exploitation sexuelle : solicité pour du contenu, deepfake
Détresse émotionnelle
Comment le surpartage amène de la Détresse émotionnelle ?
Le (sur)partage peut nuire :
Développement de l’autonomie chez l’enfant
Formation identitaire
Sécurité émotionnelle
Compréhensions des limites (qu’est-ce que toi tu vas partager)
L’empreinte numérique peut suivre (et nuire) à l’enfant dans le futur.
Qu’est-ce que l’étude sur le surpartage a montré ?
Important de garder en tête l’âge des participant·es : pas ceux qui en ont vécus le plus
La moitié trouve ça Embarassant et pensent aux impacts négatifs sur le futur
1/3 trouve que ça viole leur vie privée
Seulement 20% rapportent que leur parent demandait le consentement avant de partager
70% considèrent que les parents devraient demander le consentement
46 % des participant·es ont déjà demandé à leur parent de retirer du contenu en ligne portant sur eux.
1 participant·e sur 3 pense que sont parent ne retirerait pas du contenu en ligne s’il·elle le demandait
Quelles études pourraient être importantse à faire dans le futur sur le surpartage ?
Représentation stéréotypée des identités de genre et raciales
Potentiellement plus dommageable pour certains jeunes cherchant à s’affranchir de l’identité imposée ?
Renforcement positif : Important de se questionner sur le pourquoi de certains comportements de (sur)partage
Besoin de soutien psychologique et de validation ?
Influence sur ce qui est considéré comme un bon parent ?
Comment est le rôle de l’IA dans la relation parent-enfant ?
Contextes d’utilité ?
«Enseignement» de pratiques parentales positives (préparation à la parentalité, parents en contexte de protection de la jeunesse)
Risques ?
Peut-on faire confiance à l’IA quant aux informations et au moment ou de la «vraie» aide serait nécessaire ?
Comment serait UNE FAMILLE VIRTUELLE ?
Contextes d’utilité ?
Thérapie et deuil (p.ex., enfant décédé)
Alternatives aux «vraies» familles (p.ex., infertilité, coûts, etc.)
Risques ?
Choix d’une famille virtuelle plutôt que réelle ?
Attentes que les «vrais» enfants se comportent de manière constante et explicable ?
Négligence des «vrais» enfants ?
Exploitation commerciale