Cours 9 Flashcards

(82 cards)

1
Q

Compare la théorie psychanalytique pour la psychose vs pour la névrose.

A

Par opposition à la névrose, les symptômes de la psychose ne sont pas tant conséquence du refoulement que de son échec – on parle d’absence de mécanismes de défense sain.

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2
Q

Explique la perception psychanalytique de la psychose.

A

Chez le psychotique domine un conflit entre les exigences pulsionnelles et la réalité, dans lequel le mécanisme de défense de projection occupe la place centrale.
-La personne projette ses propres frustrations vers l’extérieur.

On parle d’une séparation imaginée entre le sujet et l’objet internalisée – les hallucinations par ex sont vécues comme extérieures à soi alors qu’elles sont des représentations d’une relation passée (souvent parentale).
-Nous avons tous un discours intérieur. Dans les psychose, les personnes se séparent de leur discours intérieur et le voient comme étant extérieur à eux même.

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3
Q

Selon Freud, la schizophrénie de type paranoïaque serait issue de … mal refoulée (cas de Schreber) – fait un lien avec le narcissisme et parle de fixation orale.

A

l’homosexualité

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4
Q

Discute de la nudité psychologique dans la psychose selon la théorie psychanalytique.

A

Certains psychanalystes parlent de ‘nudité psychologique’ dans la psychose – les secrets de la personnes étant accessibles aux autres (via les hallucinations ou délires de pensées transmissibles) – entraînant des émotions de détresse très grandes.
-Souvent, les gens en psychose ont l’impression que les gens peuvent voir leurs plus grands secrets.

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5
Q

Explique la perception psychanalytique de la catatonie.

A

La catatonie est perçue comme une forme d’impuissance acquise face à l’expérience punitive de la projection. De manière similaire, les symptômes négatifs et la désorganisation sont perçues comme une impuissance face à l’incapacité de comprendre ce que la personne vie elle-même.

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6
Q

Selon la théorie psychanalytique, les hallucinations et les délires se nourrissent eux-mêmes. Explique.

A

La relation avec les délires et les hallucinations aide à construire les délires et hallucinations.
-Une fois qu’on commence à avoir des idées délirantes, cela entraîne d’autres idées délirantes. Une fois que ces mécanismes de défense sont enclenchés (halucinations et délires), on reste dans une spirale où ce sont toujours les mêmes mécanismes qui vont être utilisés.

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7
Q

Discute du rôle du Moi dans la psychose selon la théorie psychanalytique.

A

Le ‘Moi’ se serait séparé de la réalité car une réalité intolérable était impossible à refouler.
-Lien entre trauma et psychose

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8
Q

Explique ce qu’est le nom-du-père selon Lacan.

A

Le Nom-du-Père (Lacan) est un signifiant symbolique qui représente la fonction paternelle structurante — pas le père biologique, mais le principe de loi et d’interdit qui vient séparer l’enfant de la fusion avec la mère lors du complexe d’Œdipe.

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9
Q

Explique la théorie psychanalytique «forclusion du nom du père» de Lacan.

A

Selon Lacan, le Nom-du-Père est un signifiant symbolique qui, lors du complexe d’Œdipe, vient séparer l’enfant de la fusion avec la mère et l’inscrire dans l’ordre symbolique (langage, lois, interdits). Dans la psychose, ce signifiant n’a jamais été intégré — c’est la forclusion : contrairement au refoulement (névrose), où le contenu existe mais est repoussé dans l’inconscient, la forclusion implique une absence radicale dès le départ. Sans ce tiers structurant, le sujet reste sans séparation d’avec la mère et ne peut pas symboliser certaines expériences fondamentales. Ces expériences, faute de pouvoir être mises en mots et intégrées, font alors retour non pas de l’intérieur, mais depuis l’extérieur sous forme brute — c’est ce qu’on appelle le retour du forclos dans le réel, qui se manifeste cliniquement par des hallucinations ou des délires.

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10
Q

Vrai ou faux. Plusieurs études viennent appuyer les théorie de Klein et de Lacan.

A

Faux.

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11
Q

Explique la théorie psychanalytique de Klein concernant la psychose.

A

Selon Klein, le nourrisson passe par une position schizo-paranoïde où il est incapable de percevoir la mère comme un être complet : il la clive en une “bonne mère” (idéalisée) et une “mauvaise mère” (persécutrice), projetant son agressivité sur cette dernière. Normalement, l’enfant dépasse cette phase en intégrant l’ambivalence — comprenant que la bonne et la mauvaise mère sont la même personne (objet total). Dans la psychose, le sujet régresse à cette position schizo-paranoïde, ce qui explique les idées de grandeur (héritées de l’idéalisation totale de la phase infantile) et les idées de persécution (héritées de la projection de l’agressivité sur un extérieur vécu comme menaçant).

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12
Q

Pourquoi peu de psychanalystes s’intéressent vraiment à la psychose?

A

Peu de psychanalystes s’intéressent vraiment à la psychose car elle est considérée ‘incapable de transfert’ et l’analyste devient souvent parti intégrante du délire.

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13
Q

Le mouvement intersubjectif est une rencontre de la … et la thérapie ….

A

psychanalyse et de la thérapie humaniste

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14
Q

Explique la théorie de l’intersubjectivité.

A

Cette théorie veut que les personnes co-construisent leur réalité en interaction avec les autres. Toutefois, dans le cas des psychoses, des expériences perceptuelles anormales font en sorte que la personne ne comprend plus les regards, les visages et émotions des autres et perd confiance en son environnement social et la co-construction du sens se détruit et laisse place à la construction d’une cohérence interne délirante.
-Toutefois, dans la psychose, la personne se construit seul et donc n’a pas accès à du feedback permettant de changer de perceptions.

Selon Fuchs, les personnes souffrant de psychose sur-mentalisent, dans le sens que l’autre prend un rôle très important, s’intéressant trop à lui, mais d’une manière menaçante.
-En surmentalisant, les personnes s’intéressent trop à eux-mêmes et ont donc par la suite l’impression que les autres s’intéressent trop à eux.

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15
Q

Vrai ou faux. La théorie de l’intersubjectivité est soutenue empiriquement.

A

Vrai

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16
Q

Quelles sont les forces et faiblesses de la théorie analytique?

A

Faiblesse:
-Peu de soutien empirique, surtout pour les phases ou l’homosexualité.

Force:
-Mécanisme de défense démontré (projection).
-Lien avec le trauma.

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17
Q

Discute de la théorie comportementale pour ce qui est des psychoses.

A

Un enfant maltraité s’isole et devient socialement bizarre.

À force d’être vu comme socialement bizarre, il adopte ce rôle (renforcé) et devient plus tard ‘schizophrène’ (un peu comme une prophétie qui s’exauce)

Paul et Lentz ont par ailleurs démontré qu’on peut modifier les comportements bizarres avec le renforcement positif.

En gros:
-Si on encourage un comportement bizarre, il va se maintenir.
-Si on n’encourage pas un comportement bizarre, il peut disparaître.

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18
Q

Quelles sont les faiblesses et les forces principales?

A

Faiblesse:
-Théorie basé seulement sur le comportement ‘bizarre’ et non sur les autres symptômes

Force:
-Démontré que des personnes non-psychotiques pouvaient adopter des comportements bizarres en contexte asilaire.

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19
Q

En quoi consiste le modèle simple d’acquisition des croyances.

A

Recherche d’information → Données → Perception et attention → Inférence → Croyance → Rechercher d’information (cycle recommence)

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20
Q

Explique la partie «données» dans le modèle simple d’acquisition de croyances.

A

Certaines recherches soutiennent que les idées paranoïdes seraient liées à des événements réels de victimisation et d’impuissance.
-Les paranoïdes ne sont pas paranoïdes pour rien. C’est souvent lié à des expériences qu’ils ont vécu.
-Il y a donc de vrais évènements à l’origine des croyances délirantes.

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21
Q

Explique la partie «perception et attention» dans le modèle simple d’acquisition de croyances..

A

Certains délires, ex: Capgras, seraient liés à des déficits neurocognitifs tel que la reconnaissance des visages ou des émotions.

Des problèmes d’ouïe seraient aussi liés aux pensées paranoïdes.

La perception va avoir un impact sur les inférences.

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22
Q

Quelle partie du modèle simple d’acquisition de croyances a fait l’objet de plusieurs études?

A

Inférence

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23
Q

Quel biais commun dans les psychoses est illustrer dans cette étude: les personnes avec délires, lorsque confrontées à une tâche de déterminer de quel bocal proviennent des billes, répondent trop rapidement?

A

Sauter aux conclusions hâtives

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24
Q

Le biais de sauter aux conclusions hâtives est encore plus marqué avec du matériel significatif lié à …

A

La perception négative négative de soi

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25
Lorsque nous avons étudié les styles attributionnels chez les personnes psychotiques, quel était l'hypothèse de base?
Les délires paranoïdes sont dus à un style attributionnel erroné d'explication des évènements.
26
Quels sont les résultats des études sur les styles attributionnels chez les personnes psychotiques?
Les personnes paranoïdes ont des attributions stables, externes et globales pour les événements négatifs (self-serving bias extrême).
27
Vrai ou faux. La personne paranoïde s’attribue les évènements positifs et attribue les évènements négatifs aux autres.
Vrai
28
Explique ce que sont des attributions internes, externes, personnelle ou situationelle.
Interne: totalement ma faute Externe personnelle: totalement la faute des autres Externe situationnelle: totalement la faute de la situation (ou malchance)
29
Explique ce qui différencie les dépressifs, psychotiques et les non-cliniques.
Moins d’attributions internes pour des événements négatifs et plus d’externes personnelles (et non situationnelles) différenciaient les psychoses paranoïdes des dépressifs et non-cliniques.
30
Quelles sont les grandes étapes du modèle de délires paranoïdes de Freeman ?
Des déclencheurs activent des événements internes et externes. Ces événements, colorés par une vulnérabilité anxieuse et des biais de raisonnement, mènent à une recherche de sens isolée (sans feedback d'autrui), aboutissant à une idée de persécution/menace.
31
Quels éléments déclenchent le processus menant au délire paranoïde selon Freeman ?
Événements de vie, stress chronique, trauma, troubles du sommeil et abus de substances.
32
Que sont les événements internes et externes dans le modèle de Freeman ?
Internes : vigilance élevée et expériences anomales. Externes : conflits, événements négatifs et situations sociales ambiguës. Ils sont activés par les déclencheurs.
33
Quels facteurs influencent l'interprétation des événements internes et externes selon Freeman ?
La vulnérabilité anxieuse (tendance à l'inquiétude, croyances négatives sur soi/les autres/le monde, issues de l'éducation et des expériences de vie) et les biais de raisonnement (sauter aux conclusions, biais de confirmation, difficulté à envisager des hypothèses alternatives). Ensemble, ils poussent vers une interprétation menaçante des événements.
34
Pourquoi la recherche de sens mène-t-elle au délire selon Freeman ?
La personne cherche à expliquer ses expériences sans en parler à autrui, privée ainsi de feedback correctif. L'idée de persécution s'installe donc sans jamais être remise en question.
35
En quoi consiste le nouveau modèle de Freeman? Explique ce qui mène à une forte croyance de menace.
1. Inquiétude 2. Croyances négatives sur soi 3. Trouble du sommeil 4. Expériences anormales 5. Biais cognitifs 6. Comportements de sécurité
36
Quelles sont les forces et faiblesses de la théorie cognitive?
Faiblesse: -Surtout basée sur la paranoïa, moins sur les idées de grandeur ou autres symptômes ou manifestations. Force: -Le plus de soutien théorique à ce jour (plusieurs méta-analyses). -Lien avec les résultats des traitements (ex., TCC, MCT)
37
Selon Rogers (modèle humaniste), à quoi est liée la maladie mentale?
Selon Rogers, la maladie mentale serait liée à des difficultés d’actualisation personnelle, en lien avec de pauvres conditions de valeurs personnelles.
38
Explique la psychose selon le modèle humaniste.
Les personnes psychotiques sont stigmatisées et donc perçues par la société comme ayant moins de valeur. Les personnes souffrant de schizophrénie internalisent cette stigmatisation et cela engendre un dénigrement du soi… Le but de l’intervention devient d’augmenter l’estime de soi afin de pouvoir ensuite réconcilier un soi actuel au soi idéal… beaucoup lié à l’acceptation de soi.
39
Explique le modèle cognitif-humaniste du délire paranoïde (Bentall et al.)
Bentall et al (1994) suggèrent qu’une attribution externe minimise la discordance entre le Soi-actuel et le Soi-idéal (théorie humaniste) mais en conséquence elle crée une plus grande discordance entre Soi et Autrui. -En ayant un biais d’attribution externe, cela vient diminuer la discordance entre le soi actuel et idéal. Toutefois, cela implique de se couper des autres. Menace de discordance entre les soi actuel et idéal→ Biais d'attribution externe → Moins de discordances entre le soi actuel et idéal & Plus de discordance entre soi et autrui Le délire paranoïde serait en fait un mécanisme de défense pour préserver l'estime de soi — mais qui se retourne contre la personne en créant une méfiance envers autrui. C'est le lien avec Rogers (diapo 21) : la schizophrénie implique un dénigrement du soi, et la paranoïa serait une tentative (dysfonctionnelle) d'y échapper.
40
Quelles sont les forces et faiblesses de la théorie humaniste?
Faiblesse: -Peu étudiée Forces: -Autostigmatisation a été prouvée -Lien entre l'estime de soi et les symptômes psychotiques a été démontré
41
Dans le modèle méta-cognitif. Lysaker propose que la personne avec une psychose se retrouve avec 4 sphères de sa réalité métacognitive affectée. Quelles sont elles?
L’auto-réflexivité: la capacité à nommer et comprendre ses états d’âmes (cognitifs et affectifs). -L’auto-réflexivité englobe les émotions, les pensées et les comportements. -Les gens psychotiques ont énormément de difficulté avec cela. Difficulté à dire comment ils se sentent ou même ce qu’ils pensent. Le regard sur l’autre: la théorie de l’esprit – la capacité à extrapoler des états d’âmes (émotifs et cognitifs) chez les autres à partir de leurs comportements et paroles. La décentralisation: le fait de ne pas se voir comme étant le centre de l’univers, mais plutôt avoir une certaine distance de son vécu par rapport aux vécus des autres. -Quelqu’un en psychose se voit comme le centre de l’Univers. La maîtrise: la capacité à utiliser ses ressources personnelles pour reconnaître et surmonter des obstacles. -À quel point je suis capable de surmonter les obstacles? Implique de reconnaître les obstacles et de travailler pour les surmonter.
42
Qu'est-ce qui est entendu lorsqu'on dit que le modèle méta-cognitif est athéorique?
Le modèle méta-cognitif se veut ‘athéorique’ dans le sens où un thérapeute d’approche psychodynamique, intersubjective, humaniste ou cognitive-comportementale peut s’y référer.
43
Quel est l'objectif principal du modèle Power Threat Meaning (PTM) ?
Expliquer comment les inégalités sociales, les menaces et les significations qu'on leur attribue se combinent pour produire des réponses émotionnelles et comportementales (souffrance psychologique).
44
Quel est le point de départ du modèle PTM au niveau macro ?
Les inégalités économiques/sociales et les idéologies qui soutiennent l'exercice négatif du pouvoir — créant insécurité, méfiance, violence, discrimination à l'échelle de toute la société.
45
Quel rôle jouent les attachements précoces perturbés dans le modèle PTM ?
Ils constituent un pont entre le niveau sociétal et le risque individuel : les conditions sociales difficiles nuisent à la capacité des parents à créer un lien sécurisant, ce qui augmente directement la vulnérabilité de l'enfant aux adversités futures.
46
Comment les attachements perturbés s'inscrivent-ils dans la transmission intergénérationnelle ?
Un enfant sans attachement sécurisant est plus exposé aux facteurs aggravants (danger, isolement, sentiment d'être piégé). Ces vulnérabilités peuvent se transmettre de génération en génération, perpétuant le cycle d'adversités.
47
Quels types de facteurs aggravent le risque d'adversité selon le modèle PTM ?
Le stade développemental précoce, l'absence de soutien, la durée/répétition du danger, le sentiment d'être piégé, la menace au sens du soi, la trahison par des individus ou institutions, et le nombre d'auteurs.
48
Par quoi sont médiatisés les effets des adversités dans le modèle PTM ?
Par la biologie et les systèmes biologiques de réponse à la menace
49
Quels sont les résultats possibles d'une accumulation d'adversités selon le modèle PTM ?
Impact cumulatif et synergique des adversités, risque accru de nouvelles adversités, réponses émotionnelles et comportementales de menace, et possible re-traumatisation par les services.
50
Comment le modèle PTM explique-t-il la transmission intergénérationnelle dans son ensemble ?
Les inégalités sociales perturbent les attachements → augmentent les adversités → la biologie amplifie les réponses de menace → les conséquences créent de nouvelles vulnérabilités transmises aux générations suivantes.
51
Vrai ou faux. Le modèle PTM est très axé sur le trauma.
Vrai
52
Vrai ou faux. Les symptômes servent des fonctions psychologiques spécifiques.
Vrai
53
À quoi peuvent servir des comportements comme la dissociation ou la consommation?
À réguler des émotions trop intenses
54
Quels comportements peuvent servir à se protéger d’un danger perçu?
Hypervigilance, insomnie, flashbacks, agressivité
55
Pourquoi une personne peut-elle développer des rituels ou contrôler son alimentation?
Pour maintenir un sentiment de contrôle
56
Donne des exemples de comportements liés à la recherche d’attachement.
Idéalisation, recherche d’attention, utilisation de la sexualité
57
À quoi sert le rejet des autres ou l’isolement?
Se protéger de l’abandon ou de la blessure
58
Pourquoi une personne peut-elle être grandiose ou perfectionniste?
Pour protéger son estime de soi
59
À quoi servent des comportements comme la compétition ou le self-blame social?
Maintenir sa place dans le groupe
60
Quels comportements servent à s’auto-apaiser?
Binge eating, alcool, self-harm, over-eating
61
Comment une personne peut-elle communiquer sa détresse indirectement?
Self-harm, idées inhabituelles, restriction alimentaire
62
À quoi peuvent servir des croyances inhabituelles ou des “high moods”?
Donner du sens et un but
63
Vrai ou faux. Les hallucinations sont associées à des pathologies cérébrales ou physiques.
Faux. Elles ne sont pas associées à cela.
64
Les hallucinations sont influencées par:
1. Aspects culturels -Dans certains contextes, les hallucinations peuvent être perçues comme positives. Par exemple, les chamans. 2. Le stress -Plus le stress est grand, plus les hallucinations deviennent intenses. 3. Le bruit environnant -Influence les hallucinations auditives. Le white noise encourage les hallucinations. Certains bruits environnants augmentent les hallucinations et d’autres bloquent les hallucinations.
65
Les hallucinations auditives sont associées à ...
Des sous-vocalisations -Notre narration interne est interprétée comme venant d’une source extérieure.
66
Les hallucinations auditives peuvent être bloquées par ...
Des tâches verbales
67
Il semble y avoir un lien entre les hallucinations auditives et ...
Les traumatismes dans l'enfance
68
Discute du lien entre les hallucinations et le stress.
Plusieurs stresseurs tels que le deuil (Reese, 1971), des opérations militaires soutenues (Belanky, 1979) et des attaques terroristes (Siegel, 1984) ont été associés aux hallucinations. Grimby (1993, 1998) a trouvé que 71% des vieillards récemment endeuillés ont des hallucinations (auditives ou visuelles) du décédé. Surtout commun dans les marriages heureux et perçu de manière positive – réconfortant.
69
Discute des hallucinations auditives et des bruits.
Les hallucinations auditives s’accentuent lors de périodes de bruit minimal ou sans rythme (white noise). Plus le son est stable (moyennement fort), plus on a des hallucinations auditives. Par exemple, le bruit de la cafétéria.
70
Selon le modèle accepté pour les hallucinations auditives, d’où viennent les hallucinations auditives ?
D’un discours interne mal interprété comme venant de l’extérieur.
71
Qu’est-ce que le discours interne ?
Dialogue interne qu’on a avec soi-même (pensées verbales). Il est accompagné de sous-vocalisations (McGuigan, 1978); Est appris dans l’enfance (Vygotsky, 1961)
72
Donne les preuves qui appuient le modèle accepté concernant les hallucinations auditives.
Les hallucinations sont accompagnées de sous-vocalisations (Gould, 1984; Green &Kinsbourne, 1990; Inouye & Shimizu, 1970; McGuigan, 1966). L’hémisphère gauche s’active pendant les hallucinations ainsi que pendant le discours interne. Les activités qui bloquent le discours interne bloquent aussi les hallucinations auditives (Erickson & Gustafson, 1968; James, 1983).
73
Discute du modèle de Bentall pour les hallucinations auditives.
Stimulus (interne ou externe) → Critère de discrimination → Classification : réel ou imaginaire Le critère de discrimination est influencé par: croyances et attentes + stress émotionnel + bruits de l'environnement
74
Discute de l'analyse de reconnaissance de la source.
La relation entre la présence réelle ou non d’un stimulus et sa reconnaissance peut être comprise par un tableau de contingence: Stimulus externe présent/ stimulus rapporté: «réel» Stimulus externe présent/stimulus non rapporté: Il n'y a rien là Stimulus externe absent/Stimulus rapporté: Hallucination Stimulus externe absent/Stimulus non rapporté: «c'est imaginaire»
75
Discute de l'analyse du signal de détection dans le cadre des hallucinations positives.
Selon les réponses, les personnes peuvent avoir une sensibilité perceptuelle (beaucoup de ‘Hits’ et de ‘rejets correct’, peu d’erreurs) ou un biais de réponse positif (beaucoup de Hits mais moins de rejets corrects et aussi plus de fausses alarmes). Stimulus externe présent/ stimulus rapporté: Hit - correct Stimulus externe présent/stimulus non rapporté: Manqué Stimulus externe absent/Stimulus rapporté: Fausse alarme Stimulus externe absent/Stimulus non rapporté: Rejet-correct
76
Discute des études qui ont été faites sur la sensibilité perceptuelle et le biais de réponse positif chez les personnes avec ou sans hallucinations.
Les personnes ayant des hallucinations n’ont pas de problèmes à percevoir le stimulus mais ont un biais – lié au jugement.
77
Discute du rôle des croyances dans les hallucinations.
Il y a de grandes différences culturelles entre la façon dont les hallucinations sont vécues, la reconnaissance ou non d’hallucinations et leur pouvoir (voir Al-Issa, 1995) – les croyances, valeurs et attentes influencent grandement l’expérience des hallucinations. Certaines études expérimentales ont démontré que les voix peuvent être influencées par la suggestion (Haddock et al., 1995; Mintz & Alpert, 1972; Young et al., 1987). -Les croyances et attentes d'une personne modifient directement son expérience des hallucinations : s'attendre à entendre une voix augmente la probabilité d'en entendre une. Les voix ne sont donc pas un phénomène purement neurologique fixe. Des études cliniques ont démontré l’importance des croyances liées à l’omnipotence ou l’omniscience des voix et que ces croyances affectent comment la personne gère ses voix (Chadwick & Birchwood, 1994; Romme & Escher, 1993). -Ce n'est pas l'hallucination elle-même qui détermine la détresse, mais ce que la personne croit sur la voix. Si elle croit que la voix est omnipotente ou omnisciente, elle va lui obéir et se sentir impuissante. Si elle lui attribue peu de pouvoir, elle la gère mieux.
78
Vrai ou faux. Certaines croyances liées aux voix sont positives.
Vrai
79
Discute des hallucinations auditives positives.
Les personnes ayant des voix ‘gentilles’ cherchent leur compagnie (Charwick & Bichwood, 1994) 50% des ‘patients’ hospitalisés mentionnaient des effets positifs des hallucinations: -Relaxantes, appaisantes -Compagnie – moins seuls
80
Quelles sont les implications cliniques des hallucinations auditives ?
-Les individus ne réalisent pas que leurs voix sont leurs propres pensées -En partie, cela pourrait être lié au fait qu’ils n’écoutent pas le contenu de leurs voix ou trouvent le contenu comme étant trop difficile à accepter comme venant de soi. -Ils ne font pas le lien entre le contenu de leur voix et leurs expériences de vie. -Ils peuvent donc avoir des croyances non-aidantes face à leur voix (pouvoir, menace…)
81
Comment la TCC intervient-elle face aux hallucinations auditives ?
Elle aide la personne à reconnaître que les voix viennent d'elle-même, à explorer et accepter leur contenu, à faire le lien avec ses expériences de vie, et à modifier les croyances non-aidantes sur le pouvoir des voix.
82
Discute des différentes perspectives concernant les symptômes négatifs.
Selon les cognitivistes, les symptômes négatifs sont issus d’une croyance que ‘cela ne sert à rien d’essayer car ce sera un échec’, donc la personne s’isole (Beck & Rector, 2005). On parle ici de biais cognitif défaitiste pour les symptômes négatifs. Selon les cognitivistes, les symptômes négatifs sont issus d’une croyance que ‘cela ne sert à rien d’essayer car ce sera un échec’, donc la personne s’isole (Beck & Rector, 2005). On parle ici de biais cognitif défaitiste pour les symptômes négatifs. Symptômes négatifs sont aussi vu de manière similaire à la dépression et semblent répondre aussi à l’activation comportementale.