Pour reconnaître les dangers
Pour reconnaître les dangers, il faut prendre conscience de son environnement (conscience de la situation).
Pour les éviter, il faut tenir compte du fonctionnement humain et ses dysfonctionnements.
Le modèle SHELL
Nous nous servirons du modèle de SHELL pour limiter les erreurs qui peuvent survenir.
La conscience de la situation
La conscience de la situation englobe la représentation de la situation actuelle et la projection future que je me fais de cette représentation de la situation.
Nous nous la construisons, en permanence.
La conscience de la situation peut être définie au travers de trois niveaux :
La conscience de la situation est donc individuelle et est le précurseur à la prise de décision.
Conscience collective et partagée
De plus, pour pouvoir agir en cohésion dans une équipe, être synergique, il est nécessaire que l’ensemble des opérateurs partagent des représentations individuelles de situation les plus proches possibles et se construisent une conscience collective et partagée de la situation.
Pour parvenir à construire une conscience de la situation collective, il est indispensable :
Reconnaître et éviter des dangers
Ainsi le D.A.E.L.L. est né, en utilisant les cinq doigts de la main comme moyen mémo technique.
C’est un outil d’Aide à la Décision Normative (A.D.N.) pour limiter les accidents techniques.
D.A.E.L.L.
D.A.E.L.L.
Concrètement, il s’agit :
D.A.E.L.L. et S.H.E.L.L.
Ces thèmes sont issus du modèle de S.H.E.L.L. et adaptés à notre domaine professionnel.
Pour réaliser un D.A.E.L.L.
Pour réaliser un D.A.E.L.L., on commence par faire un “what if” (brainstorming).
Le “what if” :
Il s’agit de rechercher les événements impromptus susceptibles d’affecter le déroulement opérationnel.
Générer un maximum de “what if” garantit la qualité de l’analyse.
Après avoir évalué les menaces avec le “what if”, on va déterminer le risque.
Évaluation des risques
À partir de l’identification des dangers, il convient de procéder à une évaluation des risques. Cette partie de l’analyse cherche à renseigner sur la probabilité d’occurrence (de répétition) et sur la gravité d’un risque et établit une hiérarchie des risques.
L’analyse du risque
L’analyse du risque (R) dépend de la probabilité de survenue d’un événement (P) multiplié par la gravité des conséquences potentielles (G).
Projet d’action
Enfin, on élabore un projet d’action pour s’adapter à la menace ou pour la réduire avant l’action.
L’outil D.A.E.L.L.
Utilisation et but
L’outil D.A.E.L.L. se doit d’être utilisé avant chaque opération et remis en cause à chaque changement de données.
Il a pour but d’anticiper les menaces et les erreurs pour être proactif et ainsi améliorer le niveau de sécurité.
Gérer les urgences
Pour gérer au mieux les urgences, il faut, dans la mesure du possible, classer les tâches par ordre de priorité
Pour maintenir ou améliorer le niveau de sécurité
Pour maintenir ou améliorer le niveau de sécurité, il est essentiel de pouvoir apprendre des événements passés, de disposer d’informations sur les situations à risque et ainsi mettre en place des barrières de prévention ou de récupération efficaces.
Remontée d’informations
La remontée d’informations ainsi que le R.E.T.E.X. peuvent s’effectuer de différentes manières selon la gravité des faits, la nature et le délai de transmission.
Le Compte-Rendu de Fait Technique (C.R.F.T.) :
Ce document est établi sous forme de message par l’unité qui découvre le fait technique afin de rendre-compte des événements passés.
Le Compte-Rendu de Fait Technique (C.R.F.T.) :
Délai de transmission
Selon la nature du fait technique et de son niveau de gravité, le délai de transmission du C.R.F.T. et son impact seront différents.
Niveau de gravité
Lors d’un événement ou d’un fait technique mettant en cause le facteur humain, le niveau de gravité doit être 1 ou 2.
Autres systèmes de remontée des informations :
Phrase latin
“ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM”
“L’erreur est humaine, persévérer (dans son erreur) est diabolique”