Cours 6 Flashcards

(46 cards)

1
Q
  1. Selon le texte, qu’est-ce qui contribue principalement à la dynamique culturelle et identitaire contemporaine ?
    A) La stabilité des frontières nationales
    B) Les migrations et l’intensification des échanges internationaux
    C) La diminution des contacts entre les sociétés
    D) La disparition progressive des identités culturelles
A

B)

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2
Q

Pourquoi le migrant est-il souvent associé aux questions d’identité et d’interculturalité ?
A) Parce qu’il représente la culture dominante du pays d’accueil
B) Parce qu’il influence rarement la société d’accueil
C) Parce qu’il n’a pas d’identité culturelle propre
D) Parce qu’il vit des processus d’ajustement culturel visibles et discutés

A

D)

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3
Q

Selon le texte, que suggère-t-on à propos des individus natifs (« autochtones ») ?
A) Qu’ils sont culturellement immobiles
B) Qu’ils sont moins influencés par la diversité culturelle
C) Qu’ils vivent eux aussi des processus de changement identitaire similaires aux migrants
D) Qu’ils rejettent systématiquement toute forme d’interculturalité

A

C)

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4
Q

Qu’impose la complexité interculturelle ?
A) De se concentrer uniquement sur les comportements observables
B) D’ignorer les processus psychologiques
C) D’articuler interculturalité et symbolisation
D) De séparer totalement les dimensions psychologiques des dimensions culturelles

A

C)
La complexité́ interculturelle impose d’articuler les processus d’interculturalité et les processus de symbolisation [processus psychologiques plus ou moins automatiques ou conscients de création de sens] qui concernent autant la personne migrante en situation interculturelle que la personne autochtone qui, du fait qu’elle a en face d’elle une personne migrante, est aussi en situation interculturelle

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5
Q

Comment sont décrits les processus de symbolisation ?
A) Comme des réactions physiques automatiques
B) Comme des processus entièrement inconscients
C) Comme des processus sociaux sans lien avec la psychologie
D) Comme des processus psychologiques automatiques ou conscients permettant de créer du sens

A

D)

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6
Q

Selon le texte, à qui s’applique la question de la construction du sujet (subjectivité, identité) ?
A) Uniquement aux migrants
B) Uniquement aux populations autochtones
C) Aux migrants et aux populations autochtones
D) Aux personnes ayant changé de langue

A

C)

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7
Q

Pourquoi les populations déplacées doivent-elles s’interroger sur leur identité ?
A) Parce qu’elles doivent s’adapter aux normes de la société d’accueil
B) Parce qu’elles n’ont pas de culture d’origine
C) Parce qu’elles rejettent toutes les normes culturelles
D) Parce qu’elles ne vivent aucun changement culturel

A

A)

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8
Q

Pourquoi les populations autochtones peuvent-elles aussi être concernées par des processus identitaires ?
A) Parce qu’elles migrent fréquemment
B) Parce que leur culture disparaît totalement
C) Parce que la cohabitation et la proximité avec des « autres » semblent menacer leurs normes et valeurs
D) Parce qu’elles ne sont plus exposées à aucune influence culturelle

A

C)

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9
Q

Selon le texte, quel rôle jouent les cultures pour les êtres humains ?
A) Elles servent uniquement à organiser la vie politique
B) Elles sont un moyen inventé pour réguler inconsciemment le psychisme
C) Elles visent principalement à uniformiser les comportements
D) Elles empêchent l’individu de se développer psychologiquement

A

B)

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10
Q

Qu’offre la culture à l’individu selon le texte ?
A) Un ensemble de règles fixes et immuables
B) Un cadre symbolique contenant codes, significations et modèles d’action
C) Un système fermé ne permettant aucune interprétation
D) Une absence de repères identitaires

A

B)

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11
Q

Pourquoi les questions culturelles peuvent-elles devenir des lieux de luttes ?
A) Parce que les cultures cherchent toutes à devenir identiques
B) Parce que les repères identitaires sont perçus comme secondaires
C) Parce que les repères identitaires sont cruciaux pour l’ancrage individuel
D) Parce que la culture n’a aucun lien avec l’identité

A

C)

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12
Q

Explique ce passage: Ce qui est alors en cause n’est pas tant la socialisation que l’individuation et le développement d’un sujet social (en interaction avec son environnement), capable de penser et d’agir dans le paradoxe; d’un sujet complexe dont le développement connaît discontinuités et hétérogénéités (les liens ne se feront pas ou difficilement).

A
  • Ce n’est pas juste apprendre la société, c’est se construire comme individu dans la société
  • L’individu se construit en relation avec ce qui l’entoure : les autres, la culture, les événements, les expériences.
  • Se développer aujourd’hui, c’est être capable de gérer des contradictions :
    être de plusieurs cultures en même temps
    avoir des valeurs différentes qui coexistent
    être tiraillée entre plusieurs repères
    vivre des situations qui ne sont pas cohérentes entre elles
    Bref, être capable de vivre avec des choses qui ne “fit” pas parfaitement ensemble.
  • Le développement d’une personne n’est pas linéaire.
    Ce n’est pas un chemin droit, régulier ou ordonné.
    Au contraire, il y a :
    des pauses
    des ruptures
    des retours en arrière
    des contradictions
    des zones où ça ne se connecte pas bien

Explication du prof:
3e paragraphe: comment je vais réussir à me construire qqchose qi va me paraitre stable, me rassurer, alors que je vis dans un enviro ou la diversité fait en sorte qu’il y a bcp + de contradictions et paradoxe qui doivent cohabiter. Je dois essayer en tant qu’individu a maintenir un coherence dans tout cela, donc individuation qui est en cause. Comment les individus vont conserver un sentiment de coherence, malgré un monde qui m’apparait de plus en plus pleins de contradictions. On a tendance à apprécier les certitudes et la simplicité, mais en étant en contact avec diff pensées (qu’est ce qui est bon ou pas), devient difficile pour certain et certain s’adapte mieux.

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13
Q

Quel est le défi de la diversité?

A

Comment accepter de côtoyer la différence sans céder à mon réflexe de me demander qui a tord qui a raison, qui voit les choses de la bonne/mauvaise manière. Défi aussi grand pour les migrants et les autochtones.

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14
Q

Qu’est-ce qui caractérise un système intégré selon le texte ?
A) L’uniformité totale entre les sous-systèmes
B) L’absence de liens entre les sous-systèmes
C) La souplesse, la flexibilité et l’interdépendance fonctionnelle entre les sous-systèmes
D) La domination d’un sous-système sur tous les autres

A

C)

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15
Q

Que veut dire interdépendance fonctionnelle entre les sous-systèmes?

A

chacun de ces sous-systèmes conservant une identité, une position et une fonction différenciées, mais capable de construire des projets communs, de collaborer, construire un nous malgré les différences.

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16
Q

Un système intégré est donc un système où…
A) Tout le monde doit fonctionner de la même manière
B) Chaque partie garde sa spécificité mais fonctionne en coordination avec les autres
C) Les sous-systèmes ne communiquent pas entre eux
D) Les sous-systèmes fusionnent pour n’en former qu’un seul

A

B)

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17
Q

Selon le texte, qu’est-ce que l’intégration ne doit pas être confondue avec ?
A) L’adaptation et la flexibilité
B) L’assimilation et la différenciation individualiste
C) La coopération entre sous-systèmes
D) L’interdépendance fonctionnelle

A

B)

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18
Q

En quoi consiste l’assimilation selon le texte ?
A) Les sous-systèmes deviennent plus flexibles
B) Les sous-systèmes perdent leurs différences
C) Les sous-systèmes s’articulent mieux entre eux
D) Les sous-systèmes deviennent plus autonomes

A

B)

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19
Q

En quoi consiste la différenciation individualiste (sectaire) ?
A) Les sous-systèmes ne sont plus suffisamment articulés entre eux
B) Les sous-systèmes deviennent plus coopératifs
C) Les sous-systèmes coopèrent tout en gardant leurs différences
D) Les sous-systèmes fonctionnent harmonieusement

20
Q

Quelle est la caractéristique fondamentale d’un système intégratif selon le texte ?
A) La rigidité
B) La flexibilité
C) L’uniformité
D) La séparation stricte des sous-systèmes

21
Q

Au niveau individuel, comment la flexibilité est-elle définie ?
A) Comme la capacité à imiter les autres
B) Comme l’habilité à garder les mêmes stratégies même si elles ne fonctionnent plus
C) Comme la capacité à développer de nouvelles stratégies et abandonner les anciennes si nécessaires
D) Comme la possibilité d’éviter les contradictions

22
Q

Que permet la souplesse adaptative (incluse dans la felxibilité) ?
A) Éliminer toute contradiction dans la vie sociale
B) Refuser toute concession
C) Composer avec des exigences contradictoires
D) Maintenir rigidement ses positions

A

C)
Cette souplesse adaptative implique ainsi la capacité de faire des concessions, à composer au mieux avec des exigences contradictoires [dans le partage de l’espace public par exemple].

23
Q

Selon le texte, qu’est-ce qui ne suffit pas pour qu’il y ait interculturalité ?
A) La présence d’une langue commune
B) La cohabitation de deux ou plusieurs cultures dans un même espace
C) L’adoption d’une culture dominante
D) La disparition des différences culturelles

24
Q

Quel caractère essentiel de l’interculturalité est souligné dans le texte ?
A) Sa rigidité
B) Son caractère achevé et totalement prévisible
C) Son côté mouvant, incertain et inachevé
D) Sa capacité à éliminer toutes les différences

A

C)
Ce n’est pas parce que deux ou plusieurs cultures cohabitent dans un même espace géographique, linguistique ou institutionnel qu’il y a Interculturalité.
L’Interculturalité n’est pas une superposition, une juxtaposition de cultures. L’Interculturalité est le lieu de l’inter, de l’intrication d’éléments épars (différents), c’est un lieu mouvant, celui de l’incertitude, de l’inachèvement.

Inachèvement: sera jamais définitif, devra toujours redéfinir, remettre en question si on a fait la bonne chose. L’enviro change constamment et la facon des gens d’y réagir change aussi.

25
Que nécessite l’interculturalité selon le texte ? A) Une connaissance parfaite des cultures étrangères B) Une disponibilité psychique pour se mettre en position « méta » C) Une suppression des différences entre soi et l’autre D) Une adaptation automatique sans réflexion
B)
26
Se mettre en position « méta » signifie… A) Ignorer les différences culturelles B) Penser l’écart entre soi et soi, et entre soi et l’autre C) Adopter automatiquement le point de vue de l’autre D) Refuser toute remise en question identitaire
B se mettre dans une position « méta » pour penser l’écart entre soi et soi, entre soi et l’autre ; bref, elle requiert une certaine capacité à symboliser [construction de sens, interprétation]. Position méta: prendre un pas de recul et réfléchir ensemble sur les nouvelles règles du jeu, dans les sociétés où la diversité est en augmentation. Réfléchir entre l’écart entre soi et l’autre, alors qu’avant ces questions se posaient à peu près pas (car avant les sociétés étaient bcp + homogènes, identité genre, apart religieuse).
27
De quoi dépend la maturation de la capacité de symboliser ? A) Uniquement de l’éducation formelle B) Exclusivement du contexte politique C) À la fois des ressources internes du sujet et de la qualité de l’environnement D) Seulement de la personnalité individuelle
C) Sa maturation (individu et sa capacité de symboliser) dépend à la fois des ressources internes d’un sujet, d’un couple ou d’un groupe, et de la qualité d’écoute, d’accueil et de réponse de l’environnement (familial, social, urbain, institutionnel, politique, etc.) à l’émergence de ses signes.
28
Quel est le rôle du modèle de la transitionnalité selon le texte ? A) Expliquer la disparition totale de la culture d’origine B) Mettre l’accent sur un processus intermédiaire dans la séparation d’avec la culture d’origine C) Décrire uniquement le vécu des enfants D) Démontrer que l’interculturalité est automatique
B) permet ici de mettre l’accent sur un processus intermédiaire qui cadre (influence, définit) le processus de séparation d’avec la culture d’origine [possible autant pour la personne migrante qu’autochtone] ainsi que l’écart qui se creuse à travers cette expérience.
29
Qu'est-ce que l'interculturalité?
Comment faire vivre ensemble la diversité le plus efficacement possible, avec le moins de chicanes possibles et un certain vivre-ensemble commun. Qui convient le + possible à tous et de se retrouver dans leurs differences tout en contribuant à qq chose de collectif (construction d’un nous). La réponse ne sera pas l’assimilation.
30
Que signifie la période « anobjectale » (dans le lien avec la transitionnalité) mentionnée dans le texte ? A) Une période où la personne refuse toute relation sociale B) Une période où la personne perçoit la culture d’origine comme extérieure C) Une période où la personne ne conçoit pas encore clairement la réalité extérieure D) Une période d’intégration culturelle complète
C) il est permis de postuler que la personne vit une période «anobjectale» [qui ne tient pas compte ou qui ne conçoit pas la réalité extérieure] où elle ne fait qu’un (ne serait-ce que dans son fantasme/imagination) avec sa culture. Tout comme l’enfant garde traces des soins maternels primaires (expériences tactiles, visuelles, sonores, olfactives...), la personne conserve son bagage sensoriel dans le nouvel environnement culturel.
31
Quel parallèle est fait entre le développement de l’enfant et l’expérience migratoire ou autochtone ? A) Les deux construisent une culture totalement nouvelle B) Les deux découvrent progressivement que les objets (ou la culture) sont extérieurs à eux C) Les deux renoncent à leur identité D) Les deux vivent un passage brutal de la réalité interne à la réalité externe
B) À partir d’expériences quotidiennes, à l’image de l’enfant qui va commencer petit à petit à découvrir que l’objet lui est (et lui a toujours été) extérieur, le migrant comme l’autochtone aussi [dans sa rencontre avec le migrant] vont découvrir l’extériorité́ de leur culture, et celle de l’autre, ce qui peut être à la fois source de plaisir et d’angoisse.
32
Comment Winnicott décrit-il le passage entre réalité interne et réalité externe (concernant sa culture) ? A) Comme un passage direct et simple B) Comme un processus automatique et instantané C) Comme une série de processus complexes impliquant des allers-retours D) Comme une étape qui ne concerne que les enfants
C) Comme le souligne Winnicott, l’enfant ne passe pas directement de la réalité interne à la réalité externe. Ce mouvement suppose toute une série de processus complexes où il y a des allers-retours sur le processus représentatif [processus de séparation/individuation].
33
La découverte de l’extériorité de l’objet (cultures/règles) amène la personne à réaliser que : a) Elle devient totalement indépendante de son environnement. b) Elle dépend de l’extérieur pour son équilibre, sa satisfaction et son organisation interne. c) Elle retourne à un état de toute-puissance où elle croit maîtriser tout ce qui lui arrive. d) Elle cesse d’avoir besoin de symboliser ou de créer du sens.
B) C’est comme s’il/elle se disait : je ne suis plus tout puissant, j’ai besoin d’un autre; je ne suis plus avant (un avant magnifique, idéalisé, reconstruit dans le fantasme), je suis maintenant, je dois composer avec les contraintes de maintenant pour à continuer à vivre, je dois construire mon nouvel habitat interne. habitat interne = la representation du monde que j’interne et qui constitue mon enviro interne.
34
L'expérience de la découverte de l’extériorité de l’objet (cultures/règles) va transformer quoi et amènera quoi?
Cette expérience se fait dans une blessure narcissique (!?) qui va transformer la subjectivité de l’enfant ou de la personne. C’est l’amorce d’une activité représentative: la symbolisation [processus de création de sens qui permettra ultimement de concevoir tout cela différemment]. Blessure narcissique: je n’ai pas grand contrôle sur mon enviro et je dois l’accepter. Blesse notre amour propre. J’ai vécu dans une enviro identitaire, je me suis construit dans cet enviro et on me dit va falloir que tu t’adaptes, car les régles ont changé. En a pour qui c’est plus difficile que d’autre.
35
Quel rôle joue l’environnement dans l’émergence de la symbolisation ? a) Aucun rôle, car seule l’intériorité du sujet compte. b) Un rôle purement matériel sans influence psychique. c) Un rôle négatif : il empêche l’intégration identitaire. d) Un rôle central : il perçoit, accueille et soutient les processus de symbolisation.
D) L’environnement est d’une importance capitale dans l’avènement [perception], l’accueil [acceptation] et le traitement des processus de symbolisation que la personne va mettre en œuvre [dans un nouvel équilibre identitaire].
36
L’environnement est d’une importance capitale dans l’avènement [perception], l’accueil [acceptation] et le traitement des processus de symbolisation que la personne va mettre en œuvre [dans un nouvel équilibre identitaire]. Quand on parle d’« environnement » ici, on fait référence à : a) Uniquement la famille proche. b) La culture d’origine seulement. c) Un ensemble de strates : familiale, sociale, culturelle, urbaine, institutionnelle et politique. d) Uniquement la dimension politique.
C) Ces différentes strates environnementales proposent des cadres de pensée, des symboles collectifs dont le sujet [individu] va se saisir pour en faire des symboles intimes [développement identitaire]. Rappelle l’identité de Tajfel qu’on se construit à partir de point de réf qui nous sont externes.
37
La fonction ontologique de l’identité sert principalement à : a) Adapter l’individu aux exigences externes de l’environnement. b) Réorganiser constamment différences et contradictions en une unité cohérente. c) Supprimer tout sentiment d’incertitude ou de paradoxe. d) Maintenir l’identité fixe et immuable.
B) réaménagement constant des différences et des contraires en une unité qui donne à l’individu le sentiment [la perception] de ne pas être contradictoire, et qui le maintient en état de reconnaissance de lui-même [cohérence cognitive].
38
La fonction pragmatique (ou instrumentale) de l’identité permet surtout : a) De s’adapter aux perturbations et contradictions de l’environnement. b) De refuser les influences de l’extérieur. c) De maintenir l’identité dans une illusion de stabilité totale. d) De fusionner entièrement avec les autres.
a)
39
Qu’est-ce qui caractérise l’émergence de formes identitaires plus complexes ? a) Une simplification progressive de l’identité. b) Une diminution du rôle de la fonction pragmatique. c) Un rôle accru de la fonction pragmatique qui doit gérer pluralité et paradoxes. d) Une disparition totale des contradictions identitaires.
C)
40
Pourquoi la complexification identitaire rend-elle plus difficile le maintien d’une cohérence cognitive ? a) Parce que l’environnement devient plus homogène et stable. b) Parce que la pluralité et les paradoxes identitaires augmentent. c) Parce que la fonction ontologique disparaît. d) Parce que les individus cessent de se percevoir comme uniques.
B) Plus de contradictions, plus de facettes identitaires à intégrer.
41
Quelle fonction de l'identité est la plus importante, ontologique ou pragmatique?
Ontologique sa job c’est que malgré la diversité, enjeux qui changent, doit me garder ca minimalement cohérent et de me donner l’impression qu’on vit pas dans un monde plein de contradictions. Si j’avais juste cela, j’arrêterais d’avancer, de m’adapter à la différence. Pas juste function pragmatique non plus car je dois tenir compte de mes besoins de coherence. Le défi est de faire l’équilibre entre les deux. En termes d’adaptation on nous en demande de plus en plus. -Ontologique = identité intérieure (cohérence, continuité, “être”) -Pragmatique = identité en action (adaptation, stratégie, “faire face”)
42
Dans sa théorie de l’identité sociale, Tajfel part du postulat que tout individu tend vers une identité sociale positive. Cependant, il arrive que cette identité soit menacée ou dévalorisée par autrui [souvent par sa simple présence]. Que fera l'individu pour la restaurer?
Pour la restaurer, l’individu peut alors user de stratégies identitaires qui s’appuient sur des systèmes de croyances et de représentations sociales relatives, la plupart du temps, à l’inscription [l’ancrage] sociale des individus dans le cadre des rapports entre groupes.
43
Comment définit-on les stratégies identitaires?
On définit les stratégies identitaires comme des procédures mises en œuvre [de façon consciente ou non consciente] par un acteur [individuel ou collectif] pour atteindre une, ou des finalités (objectifs). Elles représentent des procédures élaborées en situation d’interaction. -conscientes (ex. défendre son groupe, revendiquer sa culture) -non conscientes (ex. mettre de la distance, réinterpréter les événements, minimiser les différences)
44
Quelles sont les deux fonctions essentielles des stratégies identitaires?
1) Une fonction intégratrice [préserver la subjectivité en tant qu’unité́ intégrée). Même si la personne est confrontée à des contradictions, des tensions ou des jugements extérieurs, elle doit pouvoir continuer à se percevoir comme une même personne cohérente. 2) Une fonction adaptative (trouver une place psychologique et sociale admissible]. Trouver une place sociale acceptable, s’ajuster aux autres
45
Explique cette phrase: Les stratégies identitaires fournissent une marge de manœuvre permettant d’agir sur les éléments qui touchent à la définition de l’identité.
Les stratégies identitaires donnent à la personne un pouvoir d’action pour modifier, ajuster ou revaloriser certains aspects de son identité lorsque celle-ci est menacée ou déstabilisée. En d’autres mots : 👉 On n’est pas totalement passif face à ce qui nous définit. 👉 On peut jouer, ajuster, réarranger des éléments de notre identité pour mieux se sentir et mieux se positionner socialement.
46
Les stratégies identitaires ont tous un but commun, lequel?
Aider le sujet (l’individu) à établir une cohérence subjective afin d’occulter ou résoudre les contradictions objectives. Vit dans un monde pleins de contradictions, d’incertitudes, d’inachèvement. On est nous meme parti prenante de tous cela et nous meme porteur de ces contradictions et doit essayer de construire une coherence avec tout cela pour être capable de fonctionner.