Quels sont les trois critères essentiels pour inférer la causalité?
Définissez la validité interne.
Le degré de confiance que la relation observée entre la VI et la VD est réellement causale, c’est-à-dire que les explications alternatives ont été bien contrôlées.
Quelle menace à la validité interne survient quand un événement extérieur à l’étude pourrait expliquer les résultats?
Les facteurs historiques.
La menace où les participants changent naturellement au fil du temps (vieillissement, expérience) est appelée _____.
Maturation.
Quelle menace décrit la tendance des scores extrêmes à se rapprocher de la moyenne lors d’une seconde mesure?
La régression vers la moyenne.
Quelle est la différence FONDAMENTALE entre un plan expérimental et un plan quasi-expérimental?
L’assignation aléatoire des participants, qui est respectée dans le plan expérimental mais non-respectée dans le plan quasi-expérimental.
Dans un plan quasi-expérimental, pourquoi les groupes sont-ils considérés comme “non équivalents”?
Parce qu’il n’y a pas d’assignation aléatoire, les groupes sont souvent préexistants et peuvent différer sur des caractéristiques initiales.
Quel plan est représenté par la structure: Groupe 1: O₁ X O₂ / Groupe 2: O₁ O₂ ?
Plan prétest-posttest avec groupe témoin non-équivalent. O=mesure, X=intervention, / = groupes non-équivalents. Menace principale: Interactions avec la sélection.
Dans l’étude de Sanford (1952) sur les cadets, quelle menace est illustrée par la comparaison entre des cadets de 2e et 3e année?
L’interaction sélection × maturation. Les cadets de 2e et 3e année n’ont pas le même rythme de maturation, ce qui peut confondre les résultats.
Dans un plan prétest-posttest avec groupe témoin non-équivalent, à quoi sert la mesure prétest (O₁)?
À vérifier la comparabilité initiale des groupes sur la variable dépendante et à évaluer l’ampleur du changement.
Un plan quasi-expérimental qui implique de multiples mesures avant et après une intervention sur un seul groupe est un plan à _____.
Séquence temporelle unique (interrompue).
Dans un plan à séquence temporelle unique, comment l’effet de l’intervention est-il généralement détecté?
Par une discontinuité ou une rupture nette dans la séquence de données, qui coïncide avec l’introduction de l’intervention.
Quelle étude est un exemple classique de plan à séquence temporelle unique?
L’étude de Bergen (2009) sur l’effet d’un avertissement de santé publique sur la prescription d’antidépresseurs au Royaume-Uni.
Quelle est la menace principale pour la validité interne dans un plan à séquence temporelle unique?
Les facteurs historiques, car un autre événement pourrait se produire en même temps que l’intervention et expliquer le changement observé.
Dans un graphique de séquence temporelle, que se passe-t-il si la diminution observée survient avec un délai important après l’intervention?
Cela affaiblit l’inférence causale, car un facteur historique alternatif survenu après l’intervention pourrait être la véritable cause.
Quel plan combine des mesures multiples avant et après l’intervention avec un groupe de comparaison non-équivalent?
Le plan à séquence temporelle avec groupe témoin non-équivalent.
Pourquoi le plan à séquence temporelle avec groupe témoin non-équivalent est-il considéré comme l’un des plus robustes des plans quasi-expérimentaux?
Car il contrôle la plupart des menaces (histoire, maturation) en comparant la tendance du groupe cible à celle d’un groupe témoin.
Quelle étude illustre le plan à séquence temporelle avec groupe témoin non-équivalent?
L’étude de Weiss (2011) sur l’impact d’une initiative d’éducation sur l’usage des antibiotiques au Québec comparé aux autres provinces.
Dans un plan à cas unique, à quoi sert la phase A (niveau de base)?
À décrire le niveau courant du comportement et à prédire ce qu’il serait dans le futur sans intervention.
Quelle est la séquence d’un protocole ABAB?
A (Niveau de base) → B (Intervention) → A (Retrait de l’intervention) → B (Réintroduction de l’intervention).
Pour qu’un plan ABAB soit valide, le comportement étudié doit être _____.
Réversible.
Selon Kazdin (2011), quel est le but de la seconde phase A (retrait) dans un protocole ABAB?
Tester si le comportement retourne au niveau de base initial, ce qui renforce l’idée que l’intervention (phase B) était la cause du changement.
Que signifie une “absence de renversement” dans un plan ABAB et quelle est sa conséquence sur la validité?
Le comportement ne retourne pas au niveau de base lors de la phase de retrait (A). Cela affaiblit l’inférence causale car la maturation ou l’histoire deviennent des explications alternatives.
Dans quelles circonstances un protocole BAB (intervention-base-intervention) serait-il utilisé?
Lorsque l’intervention doit être implantée immédiatement en raison de la sévérité du cas (ex: comportement autodestructeur).