Pneumothorax : généralités ?
= présence d’air dans l’espace pleural entraînant un collapsus partiel ou complet du poumon
- FdR : grandes variations de pression atmosphérique (orage, ouragan), vols aériens, plongée subaquatique, tabac, génétique
=> Les efforts physiques ou à glotte fermée ne sont pas des facteurs de risque de pneumothorax
Pneumothorax : physiopathologie ?
Pneumothorax : lésion primaire ?
Lésion associée
- Epanchement pleural réactionnel quasi-constant : de faible abondance, liquide claire, parfois riche en PNE
- Brides symphysaires fréquentes (souvent dans la région apico-axillaire) : souvent richement vascularisé
=> possibilité de pneumothorax partiel/cloisonné ou d’hémopneumothorax spontané par rupture de bride
Pneumothorax : étiologie ?
PNO spontané
Primaire
= Idiopathique : survient sur poumon sain
- Sujet jeune < 35 ans, homme (80%), fumeur (75%), souvent longiligne, de grande taille => ATTENTION dans le syndrome marfanoïde, il existe une atteinte vasculaire (=> non idiopathique)
- Généralement bénin, par rupture de blebs
Secondaire
= Survient sur poumon malade : BPCO ++, asthme, mucoviscidose, cancer broncho-pulmonaire, PID, pneumocystose, pneumonie abcédée, tuberculose, endométriose, syndrome de Birt-Hogg-Dubé…
- Sujet > 40 ans, moins bien toléré peut décompenser la pathologie respiratoire
PNO traumatique
- Traumatisme direct = plaie pénétrante par arme blanche ou balle, fracture de côte (souvent
responsable d’hémothorax) peut être le témoin d’une lésion viscérale grave
- Traumatisme indirect : hyperpression thoracique (écrasement), onde de choc (blast pulmonaire)
- Iatrogène : ponction trans-thoracique, ponction pleurale, VVC, biopsie trans-bronchique, ventilation
en pression positive, malposition de SNG
Pneumothorax : clinique ?
Pneumothorax : paraclinique ?
RP
- Pneumothorax apical : décollement à l’apex de la cavité pleurale
- Pneumothorax avec décollement sur toute la hauteur de la ligne axillaire
- Pneumothorax complet : poumon tassé sur le hile
- Pneumothorax compressif : refoulement controlatéral du médiastin, abaissement voire éversion de la
coupole diaphragmatique, élargissement des espaces intercostaux
=> La RP en expiration ne doit plus être réalisée : scanner non injecté si doute
Autre
- Scanner thoracique en cas de contexte traumatique, doute diagnostique ou pathologie sous-jacente
- Echographie pleurale sus-xiphoïdienne : artefact en « queue de comète », disparition du glissement du
parenchyme pulmonaire => diagnostic immédiat au lit du patient
Pneumothorax : gravité ?
= Définition clinique :
Forme atypique de pneumothorax : pneumothorax récidivant ?
Risque (maximal dans les 2 ans) :
=> La taille du pneumothorax, son traitement initial ou la présence de bulles ou de blebs au scanner n’influencent pas le risque de récidive
Forme atypique de pneumothorax : pneumothorax associé à un pneumo-médiastin ?
= Association rare : généralement en cas de pneumothorax développé en plèvre partiellement cloisonnée (canalisant l’épanchement vers le médiastin) ou par brèche pleurale au niveau du hile pulmonaire
- Pneumo-médiastin : emphysème sous cutané de la région cervicale, faciès lunaire, obstruction des orifices palpébraux, voix nasonnée
Forme atypique de pneumothorax : pneumothorax sous ventilation mécanique ?
= A évoquer devant toute augmentation brutale des pressions d’insufflation, tachycardie, hypotension ou emphysème sous-cutané cervico-thoracique ou abdominal
- Diagnostic par échographie au lit ou scanner (RP : non visible en décubitus)
Traitement des PNO spontanés : abstention ?
= En cas de PNO petit (décollement axillaire < 2 cm), partiel et peu ou pas symptomatique
Traitement des PNO spontanés : exsufflation à l’aiguille ?
= Bien toléré, durée d’hospitalisation brève :
- Patient en position semi-assise ou décubitus dorsal, après AL
- Aiguille introduite sur la voie thoracique antérieure, juste en dehors de la ligne médioclaviculaire, dans le 2ème ou 3ème espace intercostal
- Exsufflation manuelle, accessible partout (seringue de 50 mL)
- Contrôle radiographique du résultat : 50% de succès (indépendant de la taille du PNO)
=> PNO compressif = urgence vitale : décompression immédiate à l’aiguille simple puis drainage thoracique classique
Traitement des PNO spontanés : mini-drain ?
= Mini-drain connecté à une valve anti-retour : alternative à l’exsufflation manuelle
Traitement des PNO spontanés : drainage pleural ?
Indication En 1ère intention si : - PNO compressif (après exsufflation) - Pathologie pulmonaire sous-jacente = 2ndr - PNO bilatéral - Epanchement pleural associé - Patient sous ventilation mécanique En 2nd intention si échec d’exsufflation à l’aiguille
Voie d’abord
Evacuation
- Spontanément : drain relié à une valve unidirectionnelle ou à un bocal
=> Vérifie la présence ou l’absence de fuite entre le parenchyme pulmonaire et la cavité pleurale : bullage au bocal
- Activement : aspiration douce (-10 à -20 cm H2O) pour éviter l’œdème pulmonaire de réexpansion
Ablation
= Après réexpansion complète du poumon, en l’absence d’aspiration ou de fuite
A NOTER : tout PNO spontané finit par se résorber spontanément à raison de 1% de son volume/jour
Pneumothorax : prévention des récidives ?
Indication
Pneumothorax secondaire : traitement ?
PNO traumatique
Bilan des lésions associées
PNO iatrogène
= Brèche généralement minime, se clôt rapidement : évacuation le moins invasive possible
- Abstention : petit PNO, bien toléré, si surveillance rapprochée